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mer., 20 oct. 2021
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Les Maîtres du Monde
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Wall Street

Pour Madoff, les banques savaient

Le fraudeur américain accuse les établissements financiers d'avoir fait preuve d'un aveuglement volontaire.

L'escroc américain ne veut pas couler tout seul. Condamné à une peine de 150 ans de prison pour la plus grosse fraude financière jamais réalisée aux Etats-Unis, Bernard Madoff sort aujourd'hui de son silence et affirme qu'un certain nombre de banques et de fonds d'investissement étaient d'une façon ou d'une autre au courant de ses malversations.

"Ils ne pouvaient pas ne pas savoir", déclare l'auteur de la fraude dans un long entretien inédit publié mardi soir par le New York Times . L'escroc en conclut que cela rend ces établissements "complices" de son montage financier, un mécanisme pyramidal dans lequel seuls les apports de fonds des nouveaux investisseurs payent les intérêts versés aux clients antérieurs. Arrêté fin 2008, Bernard Madoff a été reconnu coupable en juin 2009 de cette vaste escroquerie où quelque 16.000 victimes, ses anciens "clients", ont perdu les dizaines de milliards de dollars qu'elles lui avaient confiées.

Display

La sécurité intérieure américaine ferme 84 000 sites web « par erreur »

L'opération "Protégeons nos enfants" du département américain de la sécurité intérieure (Department of Homeland security, DHS), lancée cette semaine pour lutter contre les sites pédopornographiques, a mal tourné : les autorités ont bloqué "par erreur" 84 000 sites Internet qui ne contenaient pas de contenus illégaux.

Le DHS ne prévoyait pourtant d'agir que contre dix sites, pour lesquels ils avaient un mandat de saisie. L'Icann, l'organisme qui gère les noms de domaine, étant sous juridiction américaine, les services de police américaine peuvent demander directement la saisie du nom de domaine ; dans les autres pays, les services de police doivent se retourner contre les hébergeurs des sites.

USA

Brutale expulsion d'un pacifiste lors d'un discours d'Hillary Clinton sur la liberté d'expression

Un paradoxe flagrant pour l'image des Etats-Unis : mardi, à l'occasion d'une plaidoirie de la secrétaire d'Etat américaine en faveur de la liberté d'expression -notamment dans le monde musulman, un manifestant anti-guerre, debout dans la salle et se contentant pacifiquement de lui tourner le dos, a été vigoureusement évacué.


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Laptop

Un général israélien revendique la création du virus Stuxnet contre l'Iran

Le général israélien Gabi Ashkenazi a reconnu avoir supervisé la création du virus informatique Stuxnet, qui visait les installations nucléaires iraniennes, dans une vidéo filmée à l'occasion de son départ à la retraite, révèle Haaretz (en hébreu).

Le virus Stuxnet, apparu fin 2009, avait principalement infiltré des ordinateurs iraniens. L'analyse de son fonctionnement montrait qu'il était conçu pour perturber les installations d'enrichissement d'uranium iraniennes de Natanz. La sophistication du virus semblait indiquer qu'il avait été conçu par un organisme disposant de ressources et de connaissances avancées, vraisemblablement un Etat.

USA

Dick Cheney traité de « criminel de guerre » et de « terroriste »


Jeudi dernier, l'ancien vice-président américain Dick Cheney a rendu une visite surprise à un rassemblement de la droite conservatrice. A son apparition sur scène, certains militants, proches du Républicain libertaire Ron Paul, se sont mis à le huer avant de quitter la salle en signe de protestation. Malgré la majorité de supporters scandant « USA, USA, USA ! », l'un des réfractaires en profita pour traiter Dick Cheney de « criminel de guerre », ce qui n'a pas manqué de faire ricaner l'intéressé.

Quelques minutes plus tard, le sort s'acharna à nouveau contre le co-responsable des invasions d'Afghanistan et d'Irak : des membres de l'association We Are Change -un mouvement civique réclamant une nouvelle enquête sur les attentats du 11 septembre 2001- ont réussi à s'approcher de Dick Cheney lors de son départ. Luke Rudkowski et James Lane l'interpellent alors vigoureusement, sollicitant auprès de lui une réponse à une seule question : « Pourquoi avez-vous ordonné une non-intervention lors du 11-Septembre ? ». Il s'agit là d'une allusion au témoignage troublant de l'ancien ministre des Transports, Norman Mineta, devant la Commission d'enquête en 2003 : selon lui, Dick Cheney, réfugié ce matin-là dans le bunker souterrain de la Maison Blanche, était non seulement informé en direct de l'approche de l'avion qui allait heurter le Pentagone mais avait également ordonné à son assistant militaire de maintenir une procédure en cours de non-intervention.

Cult

George W. Bush n'est pas le bienvenu en Suisse

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Pas de dîner de gala pour George W. Bush à Genève. L'ex-président américain, qui devait assister samedi soir dernier à un gala de collecte de fonds d'une organisation caritative juive destinés à des « projets sociaux en Israël », a finalement préféré annuler.

Motif ? Des organisations de défense des droits de l'homme (comme l'Organisation mondiale contre la torture et la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme) avaient préparé un dépôt de plaintes pour pratique de torture contre « W » s'il se rendait en Suisse.

Ces plaintes, rédigées au nom de deux anciens détenus du camp d'internement de Guantanamo, accusent l'ex-président américain d'être responsable et d'avoir autorisé, à Guantanamo et dans les prisons plus ou moins secrètes de la CIA, des actes considérés par le droit international comme relevant de la torture (notamment des techniques avalisées par la Maison-Blanche comme le supplice de l'eau, la privation de sommeil...).

Dollar

France : le pays des patrons rois

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© Inconnu
La rémunération des présidents de conseils d'administration des entreprises du CAC 40 est repartie à la hausse en 2009 avec quelque 928 000 euros en moyenne contre un peu plus de 864 000 euros en 2008, année marquée par la crise financière, a indiqué lundi le cabinet Proxinvest.

Wall Street

Le FMI appelle à un remplacement du dollar

Traduit par IG

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NEW YORK (CNNMoney) - Le Fonds monétaire international a publié un rapport jeudi sur un éventuel remplacement du dollar comme monnaie de réserve mondiale.

Le FMI a déclaré que les droits de tirage spéciaux, ou DTS, pourrait aider à stabiliser le système financier international.

Les DTS représentent des créances potentielles sur les monnaies des pays membres du FMI. Ils ont été créés par le FMI en 1969 et peuvent être convertis en n'importe quelle monnaie qu'un emprunteur exige à un taux de change fondé sur un panier de monnaies internationales pondérées. Le FMI prête habituellement aux pays des fonds libellés en DTS.

Même s'ils ne sont pas une monnaie tangible, certains économistes affirment que les DTS pourraient être utilisés comme une alternative moins volatile par rapport au dollar U.S..

Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, a reconnu qu'il y avait quelques « obstacles techniques » avec les DTS, mais il croit qu'ils pourraient aider à corriger les déséquilibres mondiaux et renforcer le système financier international.

Wall Street

Le plus gros détenteur de la dette américaine n'est plus la Chine, c'est...

L'analyse de l'ex-trader Marc Fiorentino sur l'"arnaque américaine" de 2011. Découvrez qui a supplanté la Chine et le Japon pour le rachat de la dette des Etats-Unis. Stupéfiant !

Madoff était finalement un petit joueur. Avec ses 50 ou 60 milliards de dollars détournés, il n'a pas exploité toutes les possibilités de la fameuse chaîne de Ponzi... Face au tandem Geithner-Bernanke, nos nouveaux Robert Redford et Paul Newman dans ce remake de « l'Arnaque », il faut dire que la concurrence est rude. Décortiquons cette fraude massive car le montage est d'une subtilité perverse et d'une perversité subtile.

Commençons tout d'abord par un petit rappel : le Trésor américain et la Fed sont deux poches différentes du même argent... Même si la banque centrale américaine est indépendante, ses moyens sont les mêmes que ceux du Trésor américain. Quand la Fed perd de l'argent, et elle va perdre une fortune sur ses achats massifs d'obligations d'État avec la remontée des taux d'intérêt qui s'amorce, cette perte va directement, chaque année, s'imputer au déficit budgétaire américain, un déficit qui est déjà en lambeaux.

Cult

Les contre-révolutions émergentes en Tunisie et en Egypte

Traduit par Résistance 71

"Le président Hosni Moubarak a décidé de laisser la présidence de l'Egypte et a designé le haut conseil des forces armées pour présider aux affaires du pays." A déclaré Souleiman dans ine breve annonce télévisée. "Puisse Dieu nous venir en aide".

Des cris de joie pouvaient être entendus dans les rues du Caire avant même que Souleiman s'arrêta de parler. Et bien qu'il n'y ait eu un moyen quelconque de savoir si l'armée suivrait sa promesse de sauvegarder le processus d'élections démocratiques, la foule était euphorique a la nouvelle que les trente ans de régime Moubarak étaient terminés. "L'Egypte est libre, l'Egypte est libre", chantait la foule sur la place Tahrir. "Le régime est tombé."
(Washington Post du 11 Février 2011)

Un pharaon arrogant est tombé. Les Egyptiens chantent peut-être que leur pays est libre, mais leurs peines et luttes sont loin d'être terminées. La République Arabe Unifiée d'Egypte n'est pas encore libre. L'ancien régime et le vieil appareil d'état sont toujours en place et attendent que l'affaire se décante. L'armée égyptienne est officiellement en charge du pays et la contre-révolution émerge déjà. Une nouvelle phase de lutte pour la liberté a commencé. Les soi-disant "phases transitoires" désirées par les régimes en place en Tunisie et en Egypte sont utilisées pour gagner du temps afin de réaliser trois choses.