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ven., 02 déc. 2016
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John McCain, le chef d'orchestre du « printemps arabe », et le Calife


Barack Obama et John McCain sont-ils des adversaires politiques comme ils le prétendent ou collaborent-ils ensemble à la stratégie impérialiste de leur pays ?
Chacun a remarqué la contradiction de ceux qui qualifiaient récemment l'Émirat islamique de « combattants de la liberté » en Syrie et s'indignent aujourd'hui de ses exactions en Irak. Mais si ce discours est incohérent en soi, il est parfaitement logique au plan stratégique : les mêmes individus devaient être présentés comme des alliés hier et doivent l'être comme des ennemis aujourd'hui, même s'ils sont toujours aux ordres de Washington. Thierry Meyssan révèle les dessous de la politique US à travers le cas particulier du sénateur John McCain, chef d'orchestre du « printemps arabe » et interlocuteur de longue date du Calife Ibrahim.

John McCain est connu comme le chef de file des républicains, candidat malheureux à la présidence états-unienne, en 2008. Ce n'est, nous le verrons, que la partie de sa biographie réelle, celle qui lui sert de couverture pour conduire des actions secrètes au nom de son gouvernement.

Lorsque j'étais en Libye durant l'attaque « occidentale », j'ai pu consulter un rapport des services de renseignement extérieur. On pouvait y lire que l'Otan a organisé, le 4 février 2011 au Caire, une réunion pour lancer le « printemps arabe » en Libye et en Syrie. Selon ce document, elle était présidée par John McCain. Le rapport détaillait la liste des participants libyens, dont la délégation était conduite par le numéro 2 du gouvernement de l'époque, Mahmoud Jibril, ayant brusquement changé de bord à l'entrée de cette réunion pour devenir le chef de l'opposition en exil. Je me souviens que, parmi les délégués français présents, le rapport citait Bernard-Henry Lévy, bien qu'officiellement celui-ci n'ait jamais exercé de fonction au sein du gouvernement français. Bien d'autres personnalités participaient à ce symposium, dont une forte délégation de Syriens vivant à l'étranger.

Magnify

Le monde a t'il vraiment besoin des États-Unis ou d'Israël?

Traduction : Fabio Coelho pour Croah.fr

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© Inconnu
Washington, les capitales européennes et les pressetituées occidentales sonnent les tambours de guerre. La une du Asia Times titre d'ailleurs : « L'OTAN cherche désespérément une guerre ».

Les conséquences tragiques d'une telle guerre pourrait bien s'étendre au-delà de la Russie, de l'Europe et des États-Unis, et atteindre le reste du monde. L'emploi du mensonge de la part de l'Occident met en danger la vie sur Terre et révèle que l'Occident est à la fois téméraire et irresponsable. Pourtant, quelques voix s'élèvent contre cette impétuosité doublée d'irresponsabilité.

Ron Unz nous rapporte le témoignage important d'un journaliste néerlandais respectable, Karel Van Wolferen. Wolferen et Unz lui-même sont l'exception de ce que Unz appelle, selon moi très justement, « la corruption flagrante et le manque de fiabilité des médias de masse américains ».

Bad Guys

Ukraine, guerre froide, torture, Cuba, politique intérieure : petit panorama de la déliquescence états-unienne

Traduction : Les Crises

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© Inconnu
Pendant la Première Guerre froide, nous, la gauche radicale américaine, nous étions mis en situation de devoir défendre l'Union soviétique, parce que le gouvernement américain se servait de ce pays contre nous.
Aujourd'hui, il nous faut parfois défendre la Russie, car c'est peut-être le dernier et meilleur espoir d'arrêter l'EDM (L'Empire qui dévora le monde). Oui, pendant la Première Guerre froide nous en savions suffisamment sur Staline, les simulacres de procès et les goulags.
Mais nous en savions tout autant sur la politique étrangère des États-Unis.


Courrier électronique envoyé au Washington Post, le 23 juillet, 2014 à propos de la destruction du vol 17 de Malaysia Airlines :

Alarm Clock

L'héroïsme palestinien, la barbarie israélienne et le syndrome juif de l'Occident

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Réagissant à l'expression « complexe de culpabilité » de l'Occident envers les juifs, utilisée dans l'entretien publié le 4 août 2014 dans Le Soir d'Algérie, un lecteur m'a amicalement reproché de n'avoir pas suffisamment développé mon point de vue à propos de ce complexe ou syndrome, qui expliquerait, sans bien entendu le justifier, le parti pris systématique de l'Occident envers Israël et son soutien multiforme à cet État créé quasiment de toutes pièces, par les Européens eux-mêmes, sur un territoire qui ne leur a jamais appartenu.

Le reproche qui m'est fait me paraît fondé. Je dirais cependant à ma décharge que dans un entretien, les réponses de l'interviewé doivent être nécessairement brèves et concises. Cependant, c'est volontiers que j'exposerais ci-après les conditions dans lesquelles ledit complexe de culpabilité est apparu puis a évolué au point de devenir un élément déterminant de la politique arabe de nombreux pays européens. Ce syndrome juif des Européens c'est surtout ce qui permet à Israël de tout faire contre les Palestiniens, et ce, en toute impunité.

Star of David

Gaza 2014 : Comment l'Europe aide Israël à tuer

© Jean Feyder
Déclaration de l'ancien représentant permanent du Luxembourg auprès des Nations Unies à Genève*

Les crimes commis par Israël ces dernières semaines à Gaza n'auraient pas été possibles sans les complicités des Etats occidentaux, américaines en premier lieu, mais européennes également.

Sur ce plan militaire, de graves complicités existent entre l'Europe avec Israël à travers la coopération menée par 13 des 28 Etats membres en particulier par la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne, la Pologne et la Belgique. La valeur des licences d'exportation d'armes vers Israël émises par des gouvernements de l'UE est passée de 157 millions d'euros en 2011 à 630 millions en 2012, soit une augmentation de 290 %. Certains spécialistes estiment que la valeur réelle de cette coopération s'élève à des milliards d'euros et non pas à des centaines de millions.

Attention

UKRAINE « Delirium tremens » : Les perpétuels et dangereux mensonges de Kiev et Washington

© RIA Novosti/Yulia Nasulina
En difficulté dans le Donbass, malgré son avancée sur les pro-russes, Kiev reste viscéralement attaché à sa propagande crasse. Ecoutant la voix de son maître Obama, Kiev est reparti dans la même logorrhée, ses diatribes, ses mensonges, son langage fleuri et surtout morbide et mortifère. Comment peut-on de nos jours affirmer qu'on a mis hors service des véhicules dans un convoi militaire russe sur le sol ukrainien sans en indiquer le lieu ni même montrer une seule image ? Les thuriféraires de ces nazillons trouveront toujours une excuse...

Mais bien sûr, pour couronner le tout, les Etats-Unis ont appelé hier, vendredi, la Russie à cesser ses « provocations » en Ukraine, estimant que l'augmentation de l'activité russe pour déstabiliser l'Ukraine ces dernières semaines était « extrêmement dangereuse et provocatrice ». Sur quelle base ? Le sempiternel vide sidéral américain à l'épreuve de ses propres mensonges surannés : Afghanistan, Irak, Syrie avec notamment l'« attaque chimique » attribuée au Gouvernement syrien, sans le début de commencement de preuve.

Chess

Israël : Des dizaines d'usines risquent la fermeture

Selon le journal israélien Maariv, des dizaines d'usines en Israël risquent de fermer leurs portes. « Le boycott des produits israéliens par l'Union européenne risquent de pousser des usines à déposer leur bilan. l'Europe refuse désormais d'importer les produits laitiers en provenance des colonies israéliennes. Au moins les activités de 80 usines sont en danger, affirme le journal. Selon le directeur du département des produits laitiers au ministère israélien de l'agriculture, les exportations israéliennes vers l'Europe cesseront dès le mois de septembre ». L'union européenne a annoncé vouloir publier une liste des marchandises en provenance des colonies, construites dans les territoires palestiniens pour que les Européens évitent de les acheter."

Star of David

Gaza : un terrain d'expérimentation de la technologie militaire israélienne

Traduction : Dominique Muselet

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Israël est peut-être un relativement petit état mais il a le plus gros ratio d'exportation d'armes par personne de la planète. Les marchands d'armes israéliens ont l'avantage de pouvoir dire à leurs clients que leurs produits ont été testés en situation de guerre.

Des officiers de haut rang de l'armée israélienne font souvent une seconde carrière dans l'industrie de l'armement après leur retraite et, pendant qu'ils sont dans l'armée, ils en profitent pour rendre d'inestimables services à leurs futurs employeurs en testant les systèmes d'armement mis au point par l'industrie de l'armement israélienne, en convainquant le gouvernement israélien que ces armes sont nécessaires pour gagner la guerre et en encensant les firmes qui les produisent.

Les foires commerciales de technologie militaire et d'équipement de sécurité à usage interne sont fréquentes en Israël, particulièrement après chaque attaque et/ou invasion de Gaza. Le principal argument de vente de ces entreprises d'armement est que la technologie « a déjà été utilisée par l'armée israélienne ».

L'industrie d'armement israélienne opère en coopération étroite avec sa grande sœur étasunienne. L'aide militaire que les Etats-Unis donnent à Israël garantit cette coopération, et chaque conflit au Moyen-Orient augmente les profits des géants de l'armement étasuniens (comme Boeing, General Dynamics, Lockheed Martin, et Raytheon) encore plus que ceux des marchands d'armes israéliens.

Bad Guys

Le meurtre de Michael Brown aux mains de la police et la militarisation de la société américaine

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Encore une fois, un jeune homme qui n'avait pas d'arme a été abattu par la police, à la manière d'une exécution, dans les rues d'une ville américaine. En réaction aux manifestations de colère populaire, la police antiémeute a attaqué les manifestations avec du gaz lacrymogène et des balles de caoutchouc et arrêté des dizaines de personnes. Une femme enceinte dit qu'elle a été projetée au sol, aspergée de gaz incapacitant et tenue en joue.

La victime s'appelle cette fois Michael Brown, 18 ans. Samedi dernier, il a été criblé d'une dizaine de balles tirées par un policier à Ferguson, une banlieue de St-Louis, dans le Missouri.

La colère qui s'est emparée de la région de St-Louis est entièrement justifiée. La police a avancé des mensonges éhontés, la méthode classique qui a été utilisée dans toute une série de violences meurtrières commises contre des travailleurs et des jeunes. La police de Ferguson a choisi d'invoquer un prétexte déjà souvent utilisé dans les précédents meurtres de la police, le fait que Brown «a tenté de s'emparer du pistolet» du policier meurtrier.

Stock Down

2017 : Hollande président du Kurdistan

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© REUTERS
La France n'a pas assez d'argent pour réduire ses déficits alors on va faire la guerre au Mali et on arme les Kurdes.
La France va mal.
Cette semaine les chiffres relatifs à l'état de l'économie Française sont sortis. Ils sont catastrophiques. Après plus de 2 ans et demi aux commandes du pays, François Hollande et la parti socialiste affichent un bilan qui démontre leur totale incompétence. Jugez plutôt.


Croissance au 2nd trimestre 2014 : nulle, comme la croissance au 1er trimestre. On ne sait pas quelle voyante Michel Sapin, le ministre des finances, est allé voir pour affirmer que sur l'ensemble de l'année, la croissance devrait atteindre 0,5%. Chez moi, 0 + 0 + 0 + 0, ça fait la tête à toto et toujours 0, non pas 0,5.
Et encore, ça, c'est dans l'hypothèse où on fait aussi bien au 3ème et 4ème trimestre, c'est-à-dire 0. Si jamais on faisait moins, on aurait une « croissance négative » comme nous racontent les journalistes qui n'osent parler de récession de peur de se faire virer.

Le déficit du PIB, lui, sera supérieur à 4% nous annonce le même Michel Sapin après avoir regardé dans sa boule de cristal. La principale conséquence de ce déficit, la France va la sentir passer l'année prochaine. La commission Européenne a en effet donné 2 ans à la France pour revenir dans les clous de Maastricht et réduire son déficit sous la barre des 3%. Une procédure d'infraction a été engagée contre la France.
Concrètement, si en 2015 nos dirigeants nous infligent un déficit supérieur à 3% nous allons prendre une amende record dans la poire.
Le montant de cette amende sera au minimum de 4 milliards d'euros...
4 milliards d'euros, au choix, 100 Airbus, 200 rames de TGV, 18 000 appartements, ou encore 1 an de smic net pour 300 000 personnes.