Bienvenue à Sott.net
ven., 18 août 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
Carte

Star of David

Israël se définit lui-même comme État d'Apartheid

Image
© Inconnu
Le gouvernement vient d'adopter une série de textes qui, tous, visent a (ré)affirmer le caractère juif de l'état d'Israël. Sous le titre « Loi Fondamentale - Israël l'État-nation du peuple juif », les trois partis d'extrême-droite qui forment la majorité gouvernementale proposent, chacun avec ses formulations propre, de redéfinir la caractérisation constitutionnelle d'Israël. Pour différentes raisons, Israël n'a jamais adopte de constitution, se contentant d'adopter des « lois fondamentales » sensées, a terme, être regroupées dans un texte constitutionnel.

La nouvelle loi fondamentale vient réaffirmer le caractère juif de l'État d'Israël. On pourrait facilement dire « et qu'y a-t-il nouveau dans ces projets de lois ? », ou encore ironiser sur la concurrence d'extrémisme entre ces trois partis, qui passent leur temps a proposer des lois encore plus liberticides et discriminatoires que celles votées quinze jours plus tôt.

Et pourtant cette nouvelle initiative peut avoir, dans la constellation politique actuelle, des implications très concrètes et ouvrir la voie a de nouvelles lois qui renforceraient encore plus les discriminations entre citoyens Juifs et Arabes. Comme par exemple des lois qui exigeraient un serment d'allégeance à cet État juif pour avoir accès a certains emplois, voire pour être candidat sur des listes électorales. Il serait donc erroné de ne voir dans ce projet de loi constitutionnelle sur le caractère juif de l'État d'Israël qu'une manifestation de plus du nationalisme ambiant : elle peut avoir des implications pratiques qui limiteront encore plus les droits civiques, conquis de haute lutte, par la minorité palestinienne d'Israël. Ce n'est pas un hasard si, contrairement a la Déclaration d'Indépendance d'Israël, le mot « égalité » ne figure pas dans les projets de lois. L'engagement pris par Israël en 1948 a garantir l'égalité entre tous ses citoyens avait servi, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, dans de nombreuses jurisprudences de la Cour Suprême visant a réduire les discriminations. Cette même Cour Suprême avait d'ailleurs affirme a plusieurs occasions qu'Israël était suffisamment forte pour se permettre un « certain ré-équilibrage » entre « État Juif » et « État Démocratique », en faveur du second.

Star of David

Israël et le pillage des ressources palestiniennes


Et maintenant, le pétrole ! Après l'eau, la terre et les minéraux, le sous-sol : la chaîne Arte a diffusé samedi 29 novembre un reportage implacable sur la colonisation de la Cisjordanie par Israël. L'équipe de la chaîne franco-allemande a notamment bénéficié de l'aide du « lanceur d'alerte » israélien Dror Etkes, qui établit depuis des années la cartographie de l'Etat colonial.

On y voit comment Israël a commencé l'exploitation d'un gisement pétrolier, d'un potentiel de 2 milliards de barils, dans la région de Qalghilya, mais interdit évidemment aux Palestiniens d'en faire de même.

A suivre, aussi, les séquences montrant comment des agriculteurs palestiniens sont obligés de louer, aux colons, les terres qui leur ont été volées par l'occupant, ou encore le vol des ressources de la mer Morte par la compagnie de cosmétiques Ahava.

Star of David

Marine Le Pen épaulée par Israël ?

Quelle différence y a-t-il entre François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen ? Aucune. Ils vendent tous la France au même acheteur, mais par des intermédiaires différents. Si les deux premiers le font par le biais des États-Unis, Marine le Pen, elle, a choisi Israël, ces deux pays n'étant que des interfaces complémentaires pour le (ou les) même(s) commanditaire(s).

Une vaste campagne médiatique est menée autour du prêt de 9 millions d'euros accordé au Front National par la First Czech Russian Bank de Roman Popov Yakubovich. Tant de bruits pour un simple prêt sont peut-être destinés à cacher l'essentiel. Dans ce jeu de billard où Marine le Pen vient de jouer un coup à plusieurs bandes, essayons d'y voir un peu plus clair en suivant le déroulement de la campagne.

Tout commence par une révélation de Médiapart. Et les fuites de Médiapart mériteraient que l'on se pose des questions sur leur origine et pourquoi elles atterrissent dans les bureaux de ce journal.

Bad Guys

Le groupe Etat islamique est approvisionné directement par l'OTAN, via la Turquie

Traduit par ilfattoquotidiano.fr


La chaine allemande Deutsche Welle (DW) a publié un reportage vidéo d'une importance capitale ; c'est sans doute le premier grand média occidental à admettre que ce qu'on appelle l'EIIL (ou ISIS, ou encore Islamic State) est alimenté, non pas par le marché noir du pétrole, ou par les prises d'otage avec rançons, mais par des approvisionnements et du matériel pour plusieurs milliards de dollars, transportés quotidiennement par camion jusqu'en Syrie à travers la frontière avec la Turquie, pays membre de l'OTAN.

Le reportage qui s'intitule 'IS' supply channels through Turkey (" Les circuits d'approvisionnement de l'EIIL viennent de Turquie") confirme ce qui avait été rapporté par plusieurs analystes politiques dès 2011, à savoir que la Turquie, bien que membre de l'OTAN, permet le passage d'énormes quantités de fournitures, d'armes et de combattants à travers sa frontière avec la Syrie à destination des positions tenues par l'EIIL.

Dans une scène surréaliste du reportage de DW, on voit des terroristes anti-syriens traverser tranquillement la frontière et une fois arrivés de l'autre côté, être abattus par des combattants kurdes.

Les habitants et les commerçants locaux interviewés par DW admettent que le commerce qu'ils exerçaient avec la Syrie s'est interrompu dès le début du conflit et que les camions de marchandise qui traversent la frontière proviennent de « l'ouest de la Turquie. » Le reportage de DW ne s'attarde pas sur ce que signifie l'expression « ouest de la Turquie », mais cela désigne visiblement Ankara, les différents ports utilisés par l'OTAN, et bien évidemment la base aérienne de l'OTAN à Incirlik.

Handcuffs

Merkel serait-elle tenue par les américains ?

Image
© Inconnu
Pastiche de la célèbre photo du film « Jeune et Innocent » d’Alfred Hitchcock
Différents journaux reprennent dorénavant, avec une prudence qui les honore, une hypothèse qui effectivement circule de plus en plus, selon laquelle la NSA américaine disposerait, par telle ou telle voie, d'un dossier compromettant pour Angela Merkel, montrant une compromission coupable de la jeune Merkel à l'égard de la Stasi, ou toute autre affaire gênante de cette nature [1].

En menaçant Merkel de rendre public ce dossier, la diplomatie américaine l'aurait convaincue, tout récemment, de soutenir à 100 % la position américaine dans l'affaire ukrainienne, alors que, jusque-là, comme le monde entier l'avait observé auparavant, elle ne l'appuyait qu'à... disons 60 %. Virement cap pour cap qu'elle a effectué incontinent, et d'une façon qui a surpris la plupart de ceux s'intéressant à cette actualité chaude.

Nous pensons en effet qu'il ne s'agit pas là d'une simple hypothèse amusante, du type : Pierre a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu le loup. Il s'agit d'une affaire méritant d'entrer dans la grande Histoire, compte tenu des conséquences en chaine désastreuses de la soumission soudaine d'Angela Merkel aux pressions américaines. Les intérêts allemands sont les premiers à souffrir du divorce dorénavant hélas sans doute définitif entre l'Allemagne et la Russie. Mais nos intérêts français en souffrent aussi, car nous avons la faiblesse de suivre comme des moutons les consignes de Washington, en ce domaine comme en tous les autres.

Si quelqu'un, selon des voies que nous ne pouvons pas à notre place imaginer, apportait des preuves du chantage de la NSA et de la capitulation d'Angela Merkel, l'histoire pourrait être changée. Nous avons pour le moment, en ce qui nous concerne, le devoir de faire écho à cette rumeur, de façon ce qu'elle devienne virale et que la preuve dont nous avons tous besoin sorte peut-être de l'ombre (à moins bien évidemment, qu'un démenti éclatant puisse être apporté).

Cela ne paraîtra pas très digne, mais que faire d'autre ? Passer l'affaire sous silence serait encore moins digne.

Ajoutons que, mais il ne s'agit que d'un point mineur, pourrait ainsi se comprendre la gentillesse soudaine de la Chancelière à l'égard des espionnages américains contre elle révélés dans le cadre de l'affaire Snowden. Longtemps virulente contre la NSA à l'égard de la découverte de ces espionnages, d'un jour à l'autre, elle n'en a plus parlé.

Sans doute s'agissait-il d'un effet collatéral de la menace américaine : Taisez-vous un peu et faites ce que nous vous disons de faire, ou alors gare...

USA

Obama a-t-il encore une politique militaire ?

Thierry Meyssan, qui avait été le premier à annoncer la possible nomination de Chuck Hagel au département de la Défense, s'interroge sur les raisons de son renvoi. Elles ne sont pas pour lui à rechercher dans les actes du secrétaire, mais dans le changement de politique du président. Au demeurant, observe-t-il, Washington n'a plus de politique précise et l'administration Obama mène des actions dangereusement contradictoires.


Chuck Hagel, qui avait été nommé pour mettre en oeuvre la politique de Barack Obama, a refusé de le suivre dans sa dérive. Il a préféré démissionner.
Force est de constater que l'administration Obama n'a plus de boussole pour déterminer sa politique de sécurité nationale. En mai 2013, la Maison-Blanche sabordait le Conseil consultatif présidentiel du Renseignement sans le renouveler et, cette semaine, elle se débarrassait de son fidèle secrétaire à la Défense, Chuck Hagel. Surtout, elle ne cesse de remettre à plus tard la publication de la nouvelle Doctrine de sécurité nationale, que la loi lui impose de présenter au Congrès depuis 7 mois déjà.

S'il existe des directives claires en matière d'objectifs à long terme (empêcher le développement économique de la Russie et de la Chine) et sur les moyens d'y parvenir (faire pivoter les troupes stationnées en Europe et dans le Golfe vers l'Extrême-Orient), nul ne sait quels sont les objectifs fixés face au monde arabe actuel.

Il semble qu'en 2010 le « printemps arabe », préparé de longue date par le département d'État pour placer les Frères musulmans au pouvoir un peu partout, ait été une surprise - tout au moins partiellement - pour le président Obama. Même remarque pour le changement de régime en Ukraine, en 2013.

Aujourd'hui, une partie de l'appareil d'État US se bat contre l'Émirat islamique, tandis qu'une autre partie du même appareil d'État le soutient et combat avec lui la République arabe syrienne.

Bulb

South Stream et le nouveau coup de maître en Turquie de Vladimir Poutine

© Photo : RIA Novosti/Michael Klimentyev
Vladimir Poutine vient d'annoncer le traité historique passé avec la Turquie et, en même temps, l'annulation du projet gazier South Stream. Le premier journaliste protestataire de France, créateur et directeur du site boulevard voltaire des plus visités (1 Million tous les jours) Thierry Meyssan résidant à Damas admire le doigté génial du Président de Russie.


La Voix de la Russie : Thierry Meyssan, selon la décision de Vladimir Poutine le projet South Stream se trouve annulé. En revanche un autre projet avec la Turquie vient d'éclore. Qu'en dites-vous ?

Passport

« Guerre contre le terrorisme » - La Grande-Bretagne se joint à la campagne de révocation des passeports

Le nouveau projet de loi relatif au contre-terrorisme et à la sécurité rendu public cette semaine par le gouvernement britannique doit fonctionner comme une sonnette d'alarme. Une fois de plus, sous le prétexte de « guerre contre le terrorisme », l'État s'attribue des pouvoirs autoritaires, dont la capacité de rendre effectivement apatride un citoyen britannique.

Les passeports britanniques sont établis par le ministre de l'Intérieur qui dispose du pouvoir exécutif en vertu de la prérogative royale. Ces dernières années, il y a eu une augmentation sensible du nombre de passeports retirés à des personnes soupçonnées - mais pas obligatoirement accusées - d'actes « liés au terrorisme. »

Selon un rapport de 2013 publié par l'organisation dédiée au journalisme d'enquête « Bureau of Investigative Journalism, » 53 personnes ont été privées de la citoyenneté britannique depuis 2002 ; 48 d'entre elles l'ont été dans les trois années écoulées depuis l'arrivée au pouvoir de l'actuelle coalition conservatrice-libérale. Parmi elles figurent les détenteurs de passeports ayant été naturalisés ou ayant la double nationalité et le ministre de l'Intérieur pouvait prétendre que ceux qui étaient ainsi visés ne devenaient pas apatrides.

Dominoes

Ne sachant que faire de ses Mistral, la France pleurniche !

Résumé des épisodes précédents : selon les contrats en vigueur, la France est tenue de livrer le premier vaisseau Mistral ; sous les pressions US, Paris reporte la livraison ; la Russie insiste pour que la France honore le contrat, ou s'acquitte des pénalités contractuellement prévues.

Et Paris se plaint de ce qu'il s'agirait là de menaces injustes de la part de la Russie.

Image
Ceux qui suivent les alertes internet concernant le sujet en question - et il a sa propre communauté, de partisans comme d'opposants - ont immédiatement réagi lorsque l'identification octroyée par le MMSI (l'administration des identifications de navires à la mer) a changé, désignant le navire non plus comme un bâtiment de « France » mais de « Russie »; instantanément, les spéculations se sont déchaînées sans modération.

Le groupe des « pour » jubilait, quoique de façon mesurée, considérant que ce n'était que le résultat logique auquel il fallait s'attendre.

Ambulance

La Russie a livré plus de 10 000 tonnes d'aide dans l'est de l'Ukraine

Image
Entre août et novembre des convois humanitaires du ministère des Situations d'urgence de Russie ont livré plus de 10 700 tonnes d'aide aux habitants des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk dans l'est de l'Ukraine.

Dimanche des camions ont acheminé à Donetsk et à Lougansk 1 200 tonnes de denrées, de matériaux de construction et d'autres produits nécessaires.

Le ministère des Situations d'urgence a souligné que l'aide humanitaire serait poursuivie « autant qu'il le faudrait ». Pendant chaque livraison d'aide humanitaire dans l'est de l'Ukraine les autorités ukrainiennes déclarent que l'arrivée des convois n'a pas été concertée et qu'elles ne savaient pas quel fret était transporté. D'après leurs affirmations, les camions auraient pu être chargés d'aide militaire pour les miliciens. Moscou a rejeté ces accusations.