Bienvenue à Sott.net
sam., 23 juin 2018
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
Carte

Snakes in Suits

Serial trader, psychopathie et marchés financiers

Image
© Flickr
Résistance au stress, concentration, rapidité... Quelles qualités faut-il pour être un bon trader ? Être un peu psychopathe, montrent des études scientifiques. Chercheurs et psychiatres ont comparé le comportement de traders avec celui de patients internés dans des hôpitaux sécurisés. Résultats : les plus agressifs ne sont pas ceux que l'on croit.

Les traders seraient plus agressifs et manipulateurs que les psychopathes, démontre une étude récente, menée à l'école de management de l'université de Saint-Gall, en Suisse. Pascal Scherrer, expert légiste, et Thomas Noll, médecin, psychiatre et juriste, directeur de l'application des peines du plus grand pénitencier de Suisse (la prison de Pöschwies au nord de Zurich), ont comparé le comportement d'un groupe de 24 psychopathes enfermés dans des hôpitaux sécurisés allemands, et d'une trentaine de traders, travaillant sur des plateformes de trading sur produits dérivés ou de capital investissement. Ils les ont soumis à des tests d'intelligence et de comportement « coopératif », ainsi qu'à des évaluations sur leur désir de pouvoir, leur capacité de résistance au stress ou à se rebeller.

Magnify

Vol MH17 : le danger d'une affaire en sommeil

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr

Image
© Aero Icarus de Zürich, Suisse
Un Boeing 777 de la Malaysia Airways comme celui qui s’est écrasé en Ukraine orientale le 17 juillet 2014
L'administration Obama continue de traîner des pieds pour publier les preuves détenues par le renseignement US plus de six mois après la destruction du Vol 17 de Malaysia Airlines, un comportement laissant aux coupables le temps de se disperser, créant ainsi un terreau fertile aux théories du complot, écrit Robert Parry.

Plus de six mois maintenant après la destruction d'un avion de la Malaysia Airlines au-dessus de l'Ukraine, le refus de l'administration Obama de rendre publiques les preuves des services de renseignement qu'elle détient concernant les responsables a créé un terreau fertile pour des thèses conspirationnistes, réduisant en même temps les espoirs de trouver les responsables.

Etant donné les capacités de surveillance du gouvernement US - des photographies satellite et aériennes en passant par les interceptions téléphoniques et électroniques aux sources humaines - le renseignement américain a sûrement une bonne idée de ce qui s'est produit le 17 juillet 2014, quand le vol 17 de la Malaysia Airlines s'est écrasé en Ukraine orientale tuant les 298 personnes à bord.

Bad Guys

L'euro, une arme de destruction massive

Image
© Inconnu
L'union politique doit absolument précéder l'union monétaire, étant entendu que, dans un cadre démocratique, l'union politique (autrement dit la constitution d'un État fédéral), ne peut être une simple construction technique, mais doit résulter de la volonté librement consentie de plusieurs nations de partager un destin commun. Par ignorance, par inconséquence, ou par calcul, il n'a pas été tenu compte de cette règle essentielle lors de l'institution de la monnaie unique par le traité de Maastricht.

D'où la situation actuelle, où cette monnaie unique est un échec économique avéré, et où, au sein de la zone euro, les écarts entre pays ont été aggravés, et une situation conflictuelle s'est créée. De plus, loin d'être une protection, par un piège de l'endettement artificiellement créé, l'euro livre les nations ainsi mises en difficulté aux intérêts et ambitions du monde entier, ainsi qu'à une dictature de plus en plus intrusive de la Commission européenne, elle-même cheval de Troie du mondialisme, et dont la dépendance politique vis-à-vis des États-Unis est évidente.

Une seule solution : reprendre tout simplement sa liberté, sans se laisser impressionner par les perspectives de catastrophes purement imaginaires que nous promet une ahurissante propagande, et se retrouver enfin à pied d'égalité avec l'immense majorité des autres pays de la planète. C'est en outre la seule façon de permettre la reprise de la construction européenne sur la seule base possible : celle d'une Europe des nations.

Gear

Vers un rapprochement de la Grèce et de la Russie ?

Traduction/Relecture : jefke/ jj et Diane

Image
© Inconnu
Avec des médias allemands se demandant qui est le plus dangereux pour nous? La Grèce ou la Russie?, des actions récentes des deux protagonistes dans cette question suggèrent qu'ils peuvent être mis sur le même pied plus tôt que beaucoup ne s'y attendaient.

Avec les tensions qui montent entre la Grèce et l'Eurogroupe, les visites récentes et futures en Russie ont gagné en importance depuis que le ministre des Finances russe a confirmé que Moscou «pourrait considérer une aide financière pour la Grèce». Alors que cet idée de pivot russe était un truc de conspirationnistes il y a seulement quelques semaines, la BBC se demande maintenant directement si l'Europe pourrait abandonner la Grèce au profit de la Russie. Sachant que 61% des Grecs ont un regard positif envers la Russie et seulement 23% envers l'Europe, cela ne devrait choquer personne.

L'approfondissement des liens entre le nouveau gouvernement de la Grèce et la Russie a déclenché des sonnettes d'alarme à travers l'Europe. Tandis que les leaders d'Athènes s'étripent avec leurs créanciers internationaux sur des réformes pour éviter la faillite, et que la Grèce peut fixer les yeux sur Moscou comme un atout en réserve, certains craignent qu'elle s'éloigne inexorablement de l'Ouest, vers un allié plus bienveillant, un investisseur potentiel et un créancier. Comme la BBC le constate, l'Europe n'est pas satisfaite. Devrait-elle en plus s'en s'inquiéter ?

Snakes in Suits

Traité transatlantique : toujours rien de bon à l'horizon

Image
© Inconnu
Le milliardaire américain Warren Buffett déclarait en 2005 sur la chaîne de télévision CNN : « Il y a une lutte des classes, ma classe la gagne, alors qu'elle ne le devrait pas ».

En ce début de siècle où le pouvoir de l'argent peut désormais s'exhiber avec le plus parfait cynisme et un mépris toujours plus exacerbé des populations, faut-il s'étonner de voir surgir un nouveau projet de traité rédigé par les têtes-pensantes de l'oligarchie occidentale ?

D'abord l'AMI (Accord Multilatéral sur l'Investissement), hier le TAFTA pour Trans-Atlantic Free Trade Agreement (Traité de Libre-échange Transatlantique), aujourd'hui le TTIP pour Transatlantic Trade and Investment Partnership Agreement (Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement), les acronymes changent, peu importe, car les objectifs demeurent les mêmes. Quant aux causes de la réactivation actuelle d'un projet qui remonte aux années 90, elles sont intimement liées aux difficultés des États-Unis à imposer leur hégémonie par l'intermédiaire de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Airplane

Aux USA, les pilotes de drones quittent l'armée de l'air en masse

Image
Les pilotes de drones américains commencent à avoir le sentiment de faire partie d'une "légion de la mort" et quittent leur poste en nombre, écrit la revue analytique Tom Dispatch.

Les "guerres de drones" de Washington au Moyen-Orient et en Afrique n'échouent pas seulement à cause des opérations ratées, mais aussi car ceux qui pilotent ces drones à distance "désertent" en nombre, écrit le site Tom Dispatch.

La revue commence par rappeler que l'armée de l'air américaine compte près de mille opérateurs de drones, et que 180 personnes terminent chaque année des formations sur les bases américaines au Nouveau-Mexique et au Texas. Les statistiques montrent également qu'en douze mois, près de 240 pilotes formés avaient quitté l'armée de l'air, et ce phénomène reste inexpliqué pour l'instant. Dans le cadre du programme de la CIA pour l'utilisation des drones, ces derniers sont commandés en général par des pilotes d'autres unités de l'armée de l'air à cause du taux extrêmement élevé de "désertion" des opérateurs des programmes en question.

Snakes in Suits

Un agent des services secrets arrêté en Turquie après avoir aidé 3 collégiennes britanniques à rejoindre l'Etat islamique en Syrie

Traduit par SLT

Image
Selon le ministre des Affaires étrangères de la Turquie, Mevlut Cavusoglu, un homme a été arrêté pour avoir aidé trois collégiennes britanniques à passer en Syrie.


L'homme a déclaré travailler pour l'agence de renseignement d'un pays qui fait partie de la coalition contre l'Etat islamique (EI).

Shamima Begum, Amira Abase, 15 ans et Kadiza Sultana, 16ans, ont quitté le Royaume-Uni le mois dernier pour rejoindre l'EI.

On ne sait pas de quel pays l'homme arrêté est originaire.

Snakes in Suits

Venezuela : une « inhabituelle et extraordinaire menace pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis »

Image
© Inconnu
Maduro
En préambule d'un décret imposant un régime de sanctions (interdiction d'accès au territoire, gel des avoirs bancaires) à 7 responsables vénézueliens impliqués dans la répression violente de manifestations ayant eu lieu récemment et dirigées contre le président Maduro, Barack Obama a publié une déclaration estimant que le Venezuela était responsable «d'une inhabituelle et extraordinaire menace pour la sécurité nationale et la politique extérieure des États-Unis». Le Vénézuela est ainsi assimilé à la Syrie, l'Iran ou la Birmanie, sans mentionner la Russie. Barack Obama a ajouté qu'il déclarait « l'urgence nationale pour faire face à cette menace.»

Le président Nicolas Maduro a vivement réagi à la décision américaine. « Le président Barack Obama [...] a décidé de se charger personnellement de renverser mon gouvernement et d'intervenir au Venezuela pour en prendre le contrôle », a-t-il affirmé, au cours d'un discours télévisé de deux heures. En réponse, il a décidé de nommer ministre de l'Intérieur le chef des services de renseignements sanctionné par les Américains. Le plus haut responsable diplomatique à Washington a également été rappelé.

Chess

Venezuela : la Russie répond à l'appel

Image
© Inconnu
Le président Obama doit se mordre les doigts d'avoir ouvert toutes grandes les portes à la présence militaire russe en Amérique latine et dans les Antilles. Par son décret, véritable déclaration de guerre contre le Venezuela, il aura incité ce dernier à faire appel aux bons offices de la Russie et de sa technologie militaire pour assurer sa défense. S'il s'agit pour le Venezuela d'un appui de grande importance, c'est pour la Russie, à n'en pas douter, une opportunité tout à fait inattendue. Une occasion en or pour Poutine de donner la pareille à Washington qui se fait si présent politiquement et militairement en Ukraine, dans les Balkans, la Mer noire et la Méditerranée.

La nouvelle du jour qui va interpeller très fortement les bien-pensants des politiques guerrières étasuniennes est que la Russie et le Venezuela vont se joindre aux manœuvres militaires défensives planifiées pour cette fin de semaine (14 et 15 mars) dans tout le Venezuela. Le ministre de la Défense, Serguéi Shoigu, a accepté l'invitation de son collègue vénézuélien, Vladimir Padrino Lopez, pour que la Russie participe aux exercices militaires des forces de défense antiaérienne et aux manœuvres de tir de lance-roquettes multiple russe BM-30 Smerch. À ceci s'ajoute l'entrée amicale de navires russes dans les ports du Venezuela.

Bad Guys

Valse occidentale en Syrie pour une recomposition du Moyen-Orient

Image
© Inconnu
« Refuser de faire la paix avec des gens avec lesquels on est en guerre, cela signifie continuer de faire la guerre ». Jérôme Lambert, député socialiste français.

La guerre imposée au peuple syrien dure depuis près de quatre ans. Un organe autoproclamé comme indépendant, à partir de Londres compte les morts et les évalue à 200.000 morts qu'il impute naturellement au gouvernement légitime syrien. Les oppositions off-shore, pour reprendre la judicieuse expression de René Naba, ont fait long feu, de Burhan Ghalioun, universitaire français, et à l'occasion à Madame Kodmani, fille d'une dignitaire du régime (son père était ambassadeur en France), l'opposition au fil des ans s'est effilochée. Bachar tient toujours malgré toutes les coalitions, il s'est même permis le luxe d'être réélu pour un nouveau mandat. On a même accusé Assad de gazer son peuple et l'histoire retiendra qu'il n'en est rien ; la ligne rouge a pourtant été franchie selon les critères américains, mais Obama a décidé de ne pas bombarder Damas, il sera suivi par la Grande-Bretagne qui, du fait d'un vote aux communes négatif, s'est retirée de la coalition. Le feuilleton gazage s'est arrêté avec le veto russe et sa proposition de détruire le stock d'armes chimiques. Ce qui fut fait. Reste la France et son obsession de punir Assad.