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sam., 30 juil. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
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USA

Les Etats-Unis ont formé l'EIIL dans une base secrète de Jordanie

Traduit par SLT

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Les membres de l'Etat islamique d'Irak et du Levant, ou EIIL, ont été formés en 2012 par des instructeurs états-uniens travaillant dans une base secrète en Jordanie, selon des responsables jordaniens bien informés.

Les fonctionnaires ont déclaré que des dizaines de membres de l'EIIL ont été formés dans le cadre de l'aide secrète aux insurgés visant le régime du président syrien Bachar al-Assad. Les fonctionnaires ont déclaré que cette formation n'a pas été conçue pour servir à une future campagne en Irak.

Les autorités jordaniennes ont déclaré que tous les membres de l'EIIL qui ont reçu une formation US pour combattre en Syrie ont d'abord été sélectionnés en raison de l'absence de liens avec des groupes extrémistes comme al-Qaida.

Bad Guys

Le Pentagone se prépare à des troubles sociaux massifs

Traduit par UPR (Elisabeth McCormick)

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Le Pentagone finance des recherches en sciences sociales dans le but de modéliser les risques de « contagion sociale » qui pourraient compromettre les intérêts stratégiques américains. Photographe : Jason Reed/REUTERS
Les sciences sociales se militarisent afin de développer des « outils opérationnels » visant à cibler des militants pacifiques et des mouvements de protestation.


Le Département de la Défense américain (DoD) finance un programme de recherche universitaire dont le but est de modéliser la dynamique, les risques et les points de basculement de troubles civils à grande échelle à travers le monde, sous la supervision de diverses agences militaires américaines. Ce programme de plusieurs millions de dollars est conçu pour élaborer des « éclairages pertinents pour les combattants » à court et à long terme, destinés aux hauts fonctionnaires et décideurs de « la communauté de la défense ». Il vise également à informer la politique menée par « les commandements de terrain.»

Lancée en 2008 - l'année de la crise bancaire mondiale - « l'initiative de recherche Minerva » du DoD a noué un partenariat avec les universités, «visant à améliorer la compréhension de base des forces sociales, culturelles, comportementales et politiques qui façonnent les régions du monde d'importance stratégique pour les États-Unis.»

Parmi les projets retenus pour la période 2014-2017 figure une étude dirigée par l'Université de Cornell, gérée par le Bureau scientifique de recherche de l'US Air Force, visant à développer un modèle empirique « de dynamique de mobilisation du mouvement social et des phénomènes de contagion. » Ce projet déterminera « la masse critique (points de basculement) » des contagions sociales à partir de l'étude de leur « empreinte numérique » dans les cas de « la révolution égyptienne de 2011, des élections de 2011 à la Douma en Russie, de la crise du carburant subventionné au Nigéria en 2012, et des manifestations au parc de Gazi en Turquie en 2013. »

Dollar

Face à l'Argentine, les fonds vautours ont gagné

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© NA/AFP
Cristina Kirchner, présidente de l’Argentine, a déclaré que son pays n’allait « pas se déclarer en défaut de paiement ».
La haute Cour confirme ainsi la décision d'une cour d'appel de New York qui, en août 2013, avait condamné l'Argentine à rembourser ses créances aux fonds spéculatifs - dits « vautours » - NML Capital et Aurelius Management.La présidente argentine Cristina Kirchner a assuré que le pays n'allait « pas se déclarer en défaut de paiement ».

Michel Aglietta, conseiller scientifique au CEPII :

« Cette décision est navrante. Elle est le résultat d'une campagne de lobbying menée à Washington avec des moyens considérables par ces fonds vautours. C'est la victoire de la vision anglo-saxonne de la justice, fondée sur le droit coutumier. Ce droit donne plus d'importance aux intérêts privés qu'aux intérêts collectifs. Les spéculateurs ont ainsi gain de cause face au peuple argentin. Dans cette vision, le droit de la propriété privée doit l'emporter sur tout autre intérêt économique. C'est l'argent qui fait de l'argent qui a gagné face à l'argent qui a une utilité économique et sociale ».

Commentaire: Pour comprendre un peu mieux le fonctionnement de ces fonds vautours :

- Crise financière : comment des « fonds vautours » commencent à attaquer l'Europe
- L'arbitrage international, une pratique scandaleuse méconnue
- La City de Londres, capitale de la mafia planétaire


USA

Irak, les pages d'histoire effacées

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Depuis 24 ans, Washington « pacifie » l’Irak.
L'invasion ce mois-ci d'une partie de l'Irak par une armée privée, l'Émirat islamique d'Irak et du Levant (ÉIIL), encadrée par les États-Unis, la France et l'Arabie saoudite n'est que la troisième guerre livrée par Washington à l'Irak. Ou plutôt, c'est la continuation d'un guerre qui a débuté en 1990 et n'est pas terminée, malgré le retrait des forces états-uniennes le 15 décembre 2011. Manlio Dinucci nous rappelle le sens de cette invasion dans sa perspective longue.

Comme dans le roman d'Orwell, 1984, le Grand Frère politico-médiatique réécrit continuellement l'histoire, en effaçant des pages comme celles des deux guerres contre l'Irak, essentielles pour comprendre les événements actuels. Il est donc important de les reconstruire dans leurs termes essentiels.

La Première guerre de l'après-Guerre froide

L'Irak de Saddam Hussein, qui en envahissant le Koweït le 2 août 1990 fournit aux États-Unis le moyen de mettre en pratique la stratégie de l'après-Guerre froide, est le même Irak soutenu jusque peu de temps auparavant par les États-Unis. Depuis 1980, ils l'ont aidé dans la guerre contre l'Iran de Khomeiny, alors « ennemi numéro un ». Le Pentagone a également fourni au commandement irakien des photos satellitaires du déploiement iranien. Et, sur instruction de Washington, le Koweït a concédé à Bagdad de gros prêts.

Cowboy Hat

La balkanisation de l'Irak

Si ce qu'on est en train de raconter à Washington était vrai, que les USA ont été pris par surprise par l'offensive irakienne de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le président Obama devrait immédiatement destituer les dirigeants de la Communauté d'intelligence, formée par la CIA et par de nombreuses autres agences fédérales qui espionnent et conduisent des opérations étasuniennes secrètes à l'échelle mondiale.

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Sans aucun doute, au contraire, ont-ils été félicités, en privé, par le président. L'EIIL est en fait fonctionnelle à la stratégie étasunienne de démolition des Etats à travers la guerre secrète. Plusieurs de ses chefs proviennent des formations islamiques libyennes qui, d'abord classifiées comme terroristes, ont été armées, entraînées et financées par les services secrets étasuniens pour renverser Kadhafi. C'est l'EIIL même qui le confirme, en commémorant deux de ses commandants libyens : Abu Abdullah al Libi, qui a combattu en Libye avant d'être tué par un groupe rival en Syrie le 22 septembre 2013 ; et Abu Dajana qui, après avoir combattu lui aussi en Libye, a été tué le 8 février 2014 en Syrie dans un affrontement avec un groupe d'Al Qaida, auparavant son allié. Quand a commencé la guerre secrète pour abattre le président Assad, de nombreux militants sont passés de Libye en Syrie, en s'unissant à ceux, en majorité non Syriens, provenant d'Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie et autres pays. L'EIIL a construit une grande partie de sa force justement en Syrie, où les « rebelles », infiltrés de Turquie et Jordanie, ont été approvisionnés en armes, provenant aussi de Croatie, à travers un réseau organisé par la CIA (dont l'existence a même été documentée par une enquête du New York Times du 26 mars 2013).

Telephone

L'OTSC renonce au dialogue avec l'Otan

Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) juge nécessaire de renoncer au dialogue avec l'Otan et de resserrer les liens avec la Chine et l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), a annoncé lundi le secrétaire général de l'OTSC Nikolaï Bordiouja.

« Le Conseil des ministres des Affaires étrangères a jugé nécessaire de suspendre les tentatives de relancer le dialogue avec l'Otan [...]. Le Conseil a également recommandé de promouvoir la coopération avec l'OSCE », a affirmé M. Bordiouja à la Douma lors d'une rencontre avec les chefs des délégations parlementaires représentant les pays membres de l'OTSC à l'Assemblée parlementaire de l'OSCE.

Selon M. Bordiouja, la priorité est désormais accordée au renforcement de la coopération avec l'Organisation de coopération de Shanghai et des relations bilatérales avec la Chine.

Pirates

Le délire des autorités ukrainiennes sur l'attaque de l'ambassade de Russie à Kiev

C'est un false flag russe, dit en substance le ministre de l'intérieur ukrainien, Anton Guerachtchenko. Selon lui, « ces événements peuvent être le fruit d'une provocation réussie de la part des services spéciaux de la Fédération de Russie ».

Généralement, un false flag c'est quand un état commet une action contre lui-même de manière clandestine pour pouvoir en accuser un groupe ou un autre état. Ceux qui, pour diverses raisons, ne croient pas à la version de l'état coupable sont appelés « conspirationnistes », « complotistes », ou encore « adeptes de la théorie du complot ». M. Guerachtchenko serait-il devenu un conspirationnistes ?

Eye 1

Le chaos absolu de notre système-monde

Traduit de l'anglais par Frédérique Rey

La liste des pays qui s'enlisent dans des conflits politiques de plus en plus durs ne cesse de s'allonger. Tandis que tout récemment, les médias du monde entier avaient encore les yeux rivés sur la Syrie, c'est désormais l'Ukraine qui défraie la chronique. Qu'en sera-t-il demain ? Les regards convergeront-ils vers la Thaïlande ? Une seule chose est sûre : la diversité des thèses avancées pour expliquer les affrontements en cours et l'ardeur avec laquelle ces analyses sont défendues sont particulièrement saisissantes.
© Sergei Chuzavkov/AP
Bagarre au parlement ukrainien pour le vote sur le maintien de la flotte russe en Crimée.

Commentaire : Deux choses sont bien certaines : l'effondrement du dollar comme monnaie d'échange et la pauvreté grandissante pour les étasuniens, et par ricochet, celle des pays liés économiquement avec les États-Unis, c'est-à-dire, presque tout le monde...


Notre système-monde moderne est censé permettre aux élites de l'establishment, qui tiennent les rênes du pouvoir, de s'entendre entre elles afin d'aboutir à un « compromis » dont elles puissent garantir la pérennité. Ces élites se divisent schématiquement en deux camps - celui du centre-droit et celui du centre-gauche. Il existe de fait des différences entre elles, mais le résultat de leurs « compromis » est que le nombre de changements intervenus dans les sociétés au fil des années a été minimal.

Ceci a été rendu possible par l'existence d'une structure politique verticale (fonctionnant du sommet à la base) qui a organisé ce processus au sein de chaque pays et, sur le plan géopolitique, entre chacun d'entre eux. Le résultat a été la mise en place d'un équilibre des forces se déplaçant progressivement vers le haut de la structure. De ce fait, la plupart des analystes tendent à supposer que c'est encore l'establishment qui tire les ficelles. Dans ce contexte, chaque camp affirme que la base de soutien populaire du camp adverse est manipulée par ses élites, et semble penser qu'en exerçant une pression suffisante sur ces dernières, il parviendra à un « compromis » plus conforme à ses intérêts.

Star of David

Psychopathie en action - Le président du Parlement palestinien arrêté

Israël n'a pas aimé que le Fatah se réconcilie avec le Hamas et veut le montrer, en organisant un enlèvement bidon de trois jeunes gens qui sont peut-être en train de se marrer en ce moment même devant leur télé. Cela a suffi pour arrêter une personnalité palestinienne éminente, après avoir arrêté quelques passants pour faire plus vrai dans une pseudo recherche de kidnappeurs dont personne ne peut imaginer de motivations plausibles.
© Inconnu
Le président du Parlement palestinien, Aziz Dweik
Israël sait qu'il peut le faire impunément, car de tous les hypocrites qui parlent « d'état » palestinien, pas un ne lèvera le petit doigt pour faire quelque chose. Quand Israël estimera que son objectif aura été atteint, la « communauté internationale » se précipitera pour acheter la libération de l'otage à coup de millions et de concessions « pour calmer la colère légitime » de ce pauvre pays entouré de barbares qui, finalement n'a fait que se défendre.

Jusqu'à quand durera cette comédie ?
L'armée israélienne a arrêté dans la nuit de dimanche à lundi le président du Parlement palestinien, Aziz Dweik, membre du Hamas, dans le cadre d'une opération pour retrouver trois jeunes israéliens enlevés jeudi soir en Cisjordanie occupée, a indiqué l'armée. « L'armée se concentre sur ceux qui ont participé, ont été impliqués (dans l'enlèvement, NDLR) ou ont des informations sur le lieu où se trouvent Gilad Shaar, Naftali Frenkel et Eyal Yifrah », a affirmé dans un communiqué Peter Lerner, un porte-parole de l'armée.

Il a en outre fait état de l'arrestation de 40 Palestiniens dans la nuit, portant ainsi à 150 le nombre d'arrestations depuis l'enlèvement des trois adolescents jeudi soir.

Les trois jeunes ont disparu jeudi soir alors qu'ils faisaient de l'auto-stop près du Gush Etzion, un bloc de colonies situé entre les villes palestiniennes de Bethléem et de Hébron (sud de la Cisjordanie) pour se rendre à Jérusalem, d'après les médias israéliens.

Source

Bomb

Le Nouveau Moyen-Orient ou le chaos en Irak

Encore une fois le peuple irakien traverse une tourmente effroyable qui a démarré il y a quelque trente-quatre ans de cela avec la guerre Iran-Irak qui a fait des centaines de milliers de morts dans les camps. C'était le premier conflit réorganisateur avant la lettre du Moyen-Orient. Bien avant les prophéties de Samuel Huntington, les conflits religieux chiite- sunnite étaient savamment entretenus par l'Occident qui avait deux fers au feu. Il ne faut jamais oublier que ce sont les Américains qui ont vendu des armes aux Iraniens (fameux Irangate, avec le lieutenant-colonel North) et dans le même temps la France livrait des Mirages à Saddam Hussein.
© Welayat Salahuddin/AFP photos/HO
Des djihadistes de l'EiiL en Irak
« Nous avons amené la torture, les bombes à fragmentation, l'uranium appauvri, d'innombrables assassinats commis au hasard, la misère, la dégradation et la mort au peuple irakien, et on appelle ça apporter la liberté et la démocratie au Proche-Orient. »

~ Harold Pinter, prix Nobel de littérature
Les mêmes Mirages qui lui ont servi à gazer les Kurdes à Hallabja et qui ont été invoqués comme motif pour son ignominieuse pendaison un jour de l'Aïd El Adha sous le règne sanguinaire et actuel de Nouri Al Maliki. L'Irak, berceau de la civilisation sumérienne (IIIe millénaire av. J.-C.), chez laquelle on retrouve les cités-États de Mésopotamie, en particulier Babylone. Au viie siècle, Baghdad devient la capitale du califat islamique et une des plus grandes villes du monde, au grand rayonnement intellectuel. Au cours de la Première Guerre mondiale, l'Irak est conquis par les Britanniques. Le partage de Sykes-Picot est en train d'être remis en cause par les peuples. Un nouveau Moyen-Orient va émerger.