Commentaire: Et oui, on a l'habitude, avec les Etats-Unis, c'est « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ». Donc, Washington peut faire des essais à tire-larigot, mais les autres, pas trop. Car, on le sait, puisqu'ils nous le disent, les bombes c'est de la dissuasion, et que ça : les syriens peuvent en témoigner ; alors que les bombes des nord-coréens sont « menaçantes », eux, qui sont en conflit avec... personne.
En réalité, lorsque les Etats-Unis voudront réellement semer le chaos en Asie le moment venu, quel meilleur prétexte que la Corée du Nord ? Pour comprendre un peu la psychologie étasunienne, malade, et comprendre l'influence qu'elle peut avoir sur l'ensemble de la planète :

Le colonel Chris Moss, commandant de la base Vanderberg, précise dans un communiqué que l'essai balistique a pour vocation de vérifier « le statut des forces nucléaires des [Etats-Unis], et de démontrer [ses] capacités nucléaires ». Si les tests de missiles Minuteman III sont fréquents aux Etats-Unis - environ quatre fois par an, dont le plus récent en février dernier - le timing de celui-ci, au plus fort des tensions avec la Corée du Nord, interpelle.
C'est ce qu'estime David Krieger, président de la Fondation pour l'âge de la paix nucléaire, qui a publié un communiqué dans lequel il juge que, en ce qui concerne les essais balistiques, les Etats-Unis font preuve d'un deux poids deux mesures évident : « Ils voient leurs propres tests comme justifiés et utiles, alors qu'ils considèrent ceux de la Corée du Nord comme menaçants et déstabilisants. »











