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La tragédie syrienne : le crime par excellence

La tragédie de Syrie est entrée dans sa septième année. Incrustée dans l'actualité, elle fait partie du paysage. Mais ses 400 000 morts, ses 2 millions de blessés ou d'handicapés, ses 14 ou 15 millions de réfugiés, déplacés ou exilés, son territoire dévasté à plus de 60% et son économie ruinée par les pillages, les sanctions, les embargos, ne suscitent pas d'émotion permanente.

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© GEORGE OURFALIAN / AFPSyrie
En effet, vus de nos « grandes démocraties » dont les langues sont mondiales, les valeurs universelles, la vocation planétaire et les deuils transnationaux, et qui se considèrent comme l'essence de l'humanité ou le nec plus ultra de sa conscience, les conflits de l'Orient compliqué sont lassants quand ils ne sont pas franchement hermétiques.

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Un scénario à l'afghane attend-il la Syrie?

La frappe des États-Unis contre une base aérienne en Syrie rappelle bien l'opération «punitive» des Américains en Afghanistan en 2001, suite à laquelle Washington s'est enlisé dans le «bourbier afghan», ont relevé les experts et les politiciens afghans interviewés par Sputnik.

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© InconnuUn soldat de l'Empire en Afganistan
On est en présence d'une violation pure et simple de l'intégrité territoriale d'un État indépendant et de sa souveraineté nationale, a déclaré à Sputnik le membre de la commission pour la défense du parlement afghan, Akbar Qasemi.

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Bombardement étasunien en Syrie : entente entre Trump-Poutine ou Trump est-il devenu la marionnette de l'Etat profond ?

La poussière commence doucement à retomber, mais l'image reste toujours aussi floue et nous ne sommes pas plus avancés. Les observateurs restent perplexes, désarçonnés presque, même si à peu près tout le monde s'accorde sur le fait qu'il ne reste que deux thèses, celles que nous présentions dans notre dernier billet : entente Trump-Poutine sur le dos de l'Etat profond américain ou changement radical du Donald, finalement happé par le système impérial.
Putrump
© New Stateman
Certains sautent hardiment le pas et prennent parti pour l'une ou l'autre thèse mais, à vrai dire, sans beaucoup d'éléments en main. Pour notre part, contentons-nous pour l'instant de donner quelques pistes de réflexion...

Les 36 missiles manquants


C'est l'un des aspects les plus curieux de l'affaire. Les Américains, tout pleins de leur gloriole habituelle, ont affirmé que 58 des 59 Tomahawks lancés avaient touché au but et que la base était "presque entièrement détruite". En réalité, les avions syriens redécollaient de la même base quelques heures après seulement et les Russes ont démontré, preuves à l'appui (photos et vidéos de drones, cartes), que seuls 23 missiles étaient arrivés à bon port. Où diable sont donc passés les 36 autres ?

Première hypothèse : ils se sont perdus dans la nature. Même si le Tomahawk est un vieux missile, cela paraît quand même tiré par les cheveux. 39% de réussite serait une gifle pour l'armée américaine, surtout face à la redoutable efficacité du Kalibr. Et comment expliquer dans ce cas-là que les autres aient visé si juste, c'est-à-dire sur les cibles secondaires de la base ?

Binoculars

L'attaque américaine en Syrie manque son objectif

Pour éviter la défense antiaérienne russe et toucher la base syrienne de Shayrat, les militaires américains ont dû envoyer leurs missiles Tomahawk à travers l'espace aérien du Liban. Dans la hâte, il a également fallu utiliser des missiles modernes allégés qui n'ont pas infligé de sérieux préjudice à l'aérodrome ou à ses bâtiments. Par contre, l'opération pourrait affecter les plans américains de prise de Raqqa car la Russie est capable de bloquer entièrement l'accès à l'espace aérien syrien aux avions de la coalition.
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© Sputnik. Mikhail Voskresensky
Quel itinéraire ont suivi les Tomahawk? Le Pentagone a annoncé avoir tiré 59 missiles de croisière Tomahawk contre la base aérienne de Shayrat mais les militaires américains n'ont livré aucun commentaire sur l'itinéraire qu'ils ont emprunté pour arriver à leur objectif.

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Monkey Wrench

Peter Hitchens : l'attaque sur Idlib c'est à nouveau le coup des armes de destruction massives ! Pourquoi vous ne vous en rendez-vous pas compte ?

En fait, savoir quelque chose, se rappeler les faits historiques ou avoir de l'expérience dans ce monde devient un désavantage. Oh combien il serait plus facile de rejoindre le flux des opinions sur la Syrie, d'écouter attentivement et de lire avec satisfaction les rapports sur le sujet donné par les médias.
cnn fake news syria gas attack
© InconnuFAUSSES NOUVELLES

70 personnes mortes dans une présumée attaque au gaz en Syrie
Et pourtant, je ressens quelque chose de proche d'une douleur physique si je fais cela.

La frénésie d'aujourd'hui sur l'utilisation présumée de gaz toxiques en Syrie est la version 2017 des armes de destruction massive d'Anthony Blair en Irak. Pourquoi ne pas le voir ? Avez-vous pensé qu'ils raconteraient l'histoire exactement de la même manière ? Vous êtes assailli par vos émotions, de manière à agir en premier et réfléchir longtemps après et trop tard.

Comment *peuvent* des journalistes formés (et des diplomates expérimentés) manquer de volonté ou de capacité de questionner ce qu'on leur dit ? Comment est-ce qu'ils acceptent sans hésitation des rapports qui ne sont pas venus de leur propre personnel, mais proviennent des zones de guerre terrifiantes où les gangs de meurtriers fanatiques sont la seule loi ? Un ou deux au moins ont eu la décence de se référer à ces nouveaux rapports d'attentats comme « suspects » ou allégués, mais la plupart les présentent comme des faits établis. « Toutes les caractéristiques » signifie, dans de tels cas, quoi ? Bien que des millions de personnes croient que cela a été prouvé, les accusations passées sur l'usage de gaz par Damas n'ont jamais été démontrées de façon indépendante.

Eh bien, comment les faits *peuvent*-ils être indépendamment établis à propos de ces événements ? Pas facilement. Hélas, cela rend terriblement simple de faire de la propagande sans jamais pouvoir faire de vérifications sérieuses.

Les pressions exercées sur quiconque communique avec les médias occidentaux à partir de tels endroits ne peuvent être qu'imaginées.

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Trump envoie un porte-avions vers la Corée du Nord


Commentaire: S'agit-il d'une autre pantomime, comme la dernière affaire syrienne en date ? C'est possible. Si, pour contenter du monde, Trump agite plus qu'il n'utilise ses armes, il ne va pas pouvoir le faire bien longtemps : c'est que les bombes, c'est quand même du symbolisme concret, ça ne tue pas qu'un peu, ça ne détruit pas que moyennement, ça n'élimine pas que les vrais « méchants » ; ça excite aussi des exigences de résultat. Donc ici, nous avons un porte-avion qui se dirigent vers un pays qui possède l'arme nucléaire... A propos du « joker » nord-coréen :
Ils sont de reeeeeeeetour ! Oui, la Corée du Nord sort du néant géopolitique tous les deux ou trois ans environ pour inonder les grands médias avec des titres d'apocalypse. Chaque nouvelle avancée de missile ou test de fusée par Pyongyang évoque des images d'ICBM et de champignon atomique. La Corée du Nord semble être la cible privilégiée des globalistes à certains moments. Si jamais ils ont besoin d'une guerre, la Corée du Nord est plus qu'heureuse de la leur servir. Si jamais ils ont besoin d'un méchant à placer au premier plan d'une attaque terroriste sous drapeau faux, la Corée du Nord est un candidat parfait. Et, avec la relation « unique » de la Corée du Nord avec la Chine, la situation diplomatique et le potentiel de conflit généralisé deviennent encore plus explosifs.

Comme pour le plafond de la dette, nous avons vu de nombreux cas de tensions accrues avec la Corée du Nord se profiler, exagérées par les médias et le Pentagone, peut-être pour rappeler au monde pourquoi nous devrions continuer à avoir peur. Cela dit, encore une fois, cette fois-ci, cela semble différent.

Le secrétaire d'État Rex Tillerson a déclaré de façon très flagrante que les frappes préventives contre la Corée du Nord sont immédiatement sur la table. Autrement dit, le simple soupçon d'une menace, réelle ou imaginaire, pourrait être utilisé comme un argument rationnel pour une frappe cinétique. Pas de sanctions économiques ou de pression diplomatique, mais une guerre totale.

Est-ce que je pense que c'est possible ? Cette fois, oui, plus que jamais. Si Trump doit être utilisé par l'establishment comme bouc émissaire pour l'effondrement comme je l'ai prédit bien avant son élection, alors une situation doit se produire dans laquelle la force militaire manifeste à l'étranger et à la maison est solidifiée. La guerre est l'écran de fumée par lequel le terrorisme, réel ou parrainé par l'État, fleurit. La loi martiale est le résultat inévitable. La guerre peut également être accusée d'être le déclencheur d'une crise économique en gestation depuis déjà de nombreuses années. Et la guerre déchire et détruit les relations diplomatiques avec les nations périphériques, causant plus de détresse économique. Un conflit avec la Corée du Nord offrirait aux globalistes une boite de Petri parfaite pour leur chaos dirigé.
On pourra bien sûr consulter l'excellent résumé Sott concernant la Syrie : Et puis, histoire d'avoir le tableau d'ensemble :

Porte avion
© Jo-Jung ho/APLe porte-avion Carl Vinson
Moins de deux jours après avoir frappé une base aérienne syrienne pour punir le régime Assad d'une attaque chimique présumée, les États-Unis montrent leurs muscles au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Un porte-avions américain, son escadron aérien, deux destroyers lanceurs de missiles et un croiseur lanceur de missiles font route vers la péninsule coréenne, a ainsi révélé samedi le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique. Une « mesure de précaution » face à « la menace numéro un dans la région » qui « reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite (de ses recherches) en vue de disposer d'armes nucléaires » a souligné le porte-parole.

Multipliant les provocations, Pyongyang a tiré mercredi un missile balistique qui s'est abîmé en mer du Japon, à la veille de la première rencontre entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping. La Corée du Nord a réalisé cinq tests nucléaires, dont deux en 2016, et les images satellites décortiquées par les experts de « 38 North » suggèrent que le régime de Pyongyang serait en train de préparer un sixième essai. Selon les services de renseignement américains, la Corée du Nord pourrait être à même de disposer d'un missile à tête nucléaire capable de frapper le sol américain d'ici moins de deux ans.

Bullseye

36 missiles américains tirés sur la Syrie ne parviennent pas à destination. Où sont-ils passés ? demandent les Russes

Les commandants militaires russes n'ont pas réussi à obtenir une explication de la part de leurs homologues militaires américains sur la localisation des 36 missiles de croisière Tomahawk (évalués à 54 millions de dollars [1] ) que les Américains ont envoyés sur la Syrie et, qui, apparemment ont simplement disparu. Ont-ils été abattus par les défenses anti-aériennes russo-syriennes S-300 ? On ne le dit pas, mais les Russes posent ironiquement la question aux Américains : où sont passés vos 36 Tomahawks ?

Idlib
Voici la déclaration officielle du MoD (Ministère de la Défense Russe) concernant cet incident: "Le 7 avril, de 3,42 à 3,56 (heure de Moscou), deux destroyers de la marine américaine (USS Ross et USS Porter) ont fait une frappe massive avec 59 missiles de croisière Tomahawk de la région près de l'île de Crète contre la base aérienne syrienne Shayrat (province d'Homs ). Selon les données de surveillance objectives, 23 missiles ont atteint la base aérienne syrienne.

En conséquence, un dépôt d'équipement, un bâtiment d'entraînement, un mess, six avions MiG-23 en réparation dans un hangar ainsi qu'une station radar ont été détruits. La piste, les voies de circulation et les aéronefs de l'armée de l'air syrienne dans leurs places de stationnement n'ont pas été endommagés. Selon les informations reçues du Commandement de la base aérienne, deux militaires syriens sont portés disparus, 4 ont été tués et 6 ont eu des blessures de brûlures en luttant contre les incendies. Par conséquent, l'efficacité de combat de la frappe massive de missiles américains sur la base aérienne syrienne est extrêmement faible ".

SOTT Logo

SOTT Focus: Récapitulatif SOTT : Hillary sort de son trou pour appeler les États-Unis à détruire les bases aériennes d'Assad. Trump obéit et fait tirer 59 missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne

Trump
© Jim Lo Scalzo / Associated France Presse
Vendredi 7 avril, la méchante sorcière de l'Ouest a fait une apparition au Women of the World Summit à New York. Invoquant les puissances des ténèbres, elle leur a demandé de s'abattre sur la Syrie pour un sacrifice sanglant destiné à apaiser la soif de sang des dieux. Bon, ce n'est pas tout à fait cela, mais ça y ressemble. Il s'agissait d'Hillary Clinton, qui s'est exprimée en ces termes :
« Assad possédait une armée de l'air, et cette armée est à l'origine de la mort de la plupart des civils que nous avons pu observer au fil des années, et comme nous l'avons vu au cours des derniers jours. Je pense vraiment que nous aurions dû, et que nous devrions, éliminer ses bases aériennes, et l'empêcher de les utiliser pour bombarder des innocents et de les attaquer au gaz sarin », a-t-elle déclaré, s'alignant ainsi avec la position des architectes de la Guerre en Iraq tels que Bill Kristol et des néoconservateurs tels que le sénateur républicain John McCain.

Eh bien, il semble que Trump ait obéi à cette demande. Les individus de la même engeance que Clinton, McCain et les autres malades assoiffés de sang officiant au sein du lobby va-t-en-guerre de Washington sont plus que ravis, à n'en pas douter. Mais commençons par le commencement : quelle est la teneur de ces informations ?

Alarm Clock

Syrie : la déroute toxique

« Ces actes barbares du régime Assad ne peuvent pas être tolérés ». Ainsi a parlé le président des États-Unis.
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© Inconnu
Traduction immédiate : Donald Trump - et/ou les agences soupes aux lettres de renseignement américaines, sans enquête ou détails - sont sûrs que le ministre de la Défense russe leur ment, tout simplement. C'est une accusation grave. Le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général-major Igor Konashenkov, a apporté des informations « totalement objectives et vérifiées » sur une frappe des forces aériennes syriennes contre un hangar de « rebelles modérés », à l'est de Khan Cheikhoun, qui leur servait à produire et stocker des cartouches de gaz toxique.

Arrow Up

Le message de Maria Zakharova sur l'attaque des USA sur la Syrie

Moscou estime que les frappes américaines sur une base en Syrie traduisent la lutte entre des clans et structures militaires, politiques et financiers des États-Unis qui ne parviennent pas à accepter les résultats de la présidentielle, dont les Américains auront honte.
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© InconnuMaria Zakharova
« Je dirais que ce que nous voyons aujourd'hui, c'est le jeu de "trônes" américain. C'est une guerre entre les clans politiques et les structures militaro-financières et politico-financières qui refusent d'accepter les résultats de la présidentielle », a signalé Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, vendredi soir, en direct sur la chaîne de télévision NTV.

« Ce que nous avons vu aujourd'hui est vain, inepte et dangereux parce que les objectifs ne sont pas compréhensibles. Les États-Unis sont absolument dépourvus de toute stratégie à l'égard de la Syrie. La frappe est une mesure forcée résultant de cette lutte politique intérieure colossale », a-t-elle noté.

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