OF THE
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« Pour endiguer le phénomène [la poussée du « populisme »], on s'en est remis aux métaphores biomédicales et épidémiologiques («pathologie », « diagnostic », « remède »). On a multiplié les invectives rituelles, invoqué les « années les plus sombres » et le « retour des années 1930 », accumulé les « points Godwin » en assimilant le populisme à l'« extrême-droite » ou au « fascisme », pratiquant ainsi un amalgame que l'on condamnait hautement dans d'autres domaines. Concrètement, cela s'est réduit par la tentative d'instaurer un « cordon sanitaire » permettant de séparer dans les esprits (et les bureaux de vote) les parties « convenables » et les « infréquentables. Mais la diabolisation a fait long feu. Cette stratégie des « digues morales », forcément morales, n'ayant pas servi à grand-chose, on s'en est remis au « pacte républicain », consistant pour les partis dominants à se désister les uns en faveur des autres au nom de la « défense des valeurs républicaines que nous avons en commun », au risque d'administrer ainsi la preuve du bien-fondé du discours populiste qui tend à les rejeter en bloc (le « système UMPS ») au motif que rien ne les sépare vraiment - et avec comme conséquence, pour l'un des deux grands partis, réduit au rôle de force d'appoint de son adversaire de la veille, de n'être plus représenté du tout. Plusieurs politiciens, enfin, se sont efforcés de récupérer certains thèses populistes en les intégrant dans leur propre discours, au risque de le légitimer en les « banalisant » sans pour autant que l'électeur soit convaincu d'abandonner l'original au profit de la copie. »Voir aussi :
~ Alain de Benoist, Le moment populiste - Droite-Gauche c'est fini !, Éditions Pierre Guillaume de Roux

Commentaire: Est-ce qu'on essaie de nous faire comprendre que nous ne sommes plus en démocratie ?
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