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jeu., 20 jan. 2022
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USA

Dick Cheney traité de « criminel de guerre » et de « terroriste »


Jeudi dernier, l'ancien vice-président américain Dick Cheney a rendu une visite surprise à un rassemblement de la droite conservatrice. A son apparition sur scène, certains militants, proches du Républicain libertaire Ron Paul, se sont mis à le huer avant de quitter la salle en signe de protestation. Malgré la majorité de supporters scandant « USA, USA, USA ! », l'un des réfractaires en profita pour traiter Dick Cheney de « criminel de guerre », ce qui n'a pas manqué de faire ricaner l'intéressé.

Quelques minutes plus tard, le sort s'acharna à nouveau contre le co-responsable des invasions d'Afghanistan et d'Irak : des membres de l'association We Are Change -un mouvement civique réclamant une nouvelle enquête sur les attentats du 11 septembre 2001- ont réussi à s'approcher de Dick Cheney lors de son départ. Luke Rudkowski et James Lane l'interpellent alors vigoureusement, sollicitant auprès de lui une réponse à une seule question : « Pourquoi avez-vous ordonné une non-intervention lors du 11-Septembre ? ». Il s'agit là d'une allusion au témoignage troublant de l'ancien ministre des Transports, Norman Mineta, devant la Commission d'enquête en 2003 : selon lui, Dick Cheney, réfugié ce matin-là dans le bunker souterrain de la Maison Blanche, était non seulement informé en direct de l'approche de l'avion qui allait heurter le Pentagone mais avait également ordonné à son assistant militaire de maintenir une procédure en cours de non-intervention.

Cult

George W. Bush n'est pas le bienvenu en Suisse

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Pas de dîner de gala pour George W. Bush à Genève. L'ex-président américain, qui devait assister samedi soir dernier à un gala de collecte de fonds d'une organisation caritative juive destinés à des « projets sociaux en Israël », a finalement préféré annuler.

Motif ? Des organisations de défense des droits de l'homme (comme l'Organisation mondiale contre la torture et la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme) avaient préparé un dépôt de plaintes pour pratique de torture contre « W » s'il se rendait en Suisse.

Ces plaintes, rédigées au nom de deux anciens détenus du camp d'internement de Guantanamo, accusent l'ex-président américain d'être responsable et d'avoir autorisé, à Guantanamo et dans les prisons plus ou moins secrètes de la CIA, des actes considérés par le droit international comme relevant de la torture (notamment des techniques avalisées par la Maison-Blanche comme le supplice de l'eau, la privation de sommeil...).

Dollar

France : le pays des patrons rois

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© Inconnu
La rémunération des présidents de conseils d'administration des entreprises du CAC 40 est repartie à la hausse en 2009 avec quelque 928 000 euros en moyenne contre un peu plus de 864 000 euros en 2008, année marquée par la crise financière, a indiqué lundi le cabinet Proxinvest.

Wall Street

Le FMI appelle à un remplacement du dollar

Traduit par IG

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NEW YORK (CNNMoney) - Le Fonds monétaire international a publié un rapport jeudi sur un éventuel remplacement du dollar comme monnaie de réserve mondiale.

Le FMI a déclaré que les droits de tirage spéciaux, ou DTS, pourrait aider à stabiliser le système financier international.

Les DTS représentent des créances potentielles sur les monnaies des pays membres du FMI. Ils ont été créés par le FMI en 1969 et peuvent être convertis en n'importe quelle monnaie qu'un emprunteur exige à un taux de change fondé sur un panier de monnaies internationales pondérées. Le FMI prête habituellement aux pays des fonds libellés en DTS.

Même s'ils ne sont pas une monnaie tangible, certains économistes affirment que les DTS pourraient être utilisés comme une alternative moins volatile par rapport au dollar U.S..

Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, a reconnu qu'il y avait quelques « obstacles techniques » avec les DTS, mais il croit qu'ils pourraient aider à corriger les déséquilibres mondiaux et renforcer le système financier international.

Wall Street

Le plus gros détenteur de la dette américaine n'est plus la Chine, c'est...

L'analyse de l'ex-trader Marc Fiorentino sur l'"arnaque américaine" de 2011. Découvrez qui a supplanté la Chine et le Japon pour le rachat de la dette des Etats-Unis. Stupéfiant !

Madoff était finalement un petit joueur. Avec ses 50 ou 60 milliards de dollars détournés, il n'a pas exploité toutes les possibilités de la fameuse chaîne de Ponzi... Face au tandem Geithner-Bernanke, nos nouveaux Robert Redford et Paul Newman dans ce remake de « l'Arnaque », il faut dire que la concurrence est rude. Décortiquons cette fraude massive car le montage est d'une subtilité perverse et d'une perversité subtile.

Commençons tout d'abord par un petit rappel : le Trésor américain et la Fed sont deux poches différentes du même argent... Même si la banque centrale américaine est indépendante, ses moyens sont les mêmes que ceux du Trésor américain. Quand la Fed perd de l'argent, et elle va perdre une fortune sur ses achats massifs d'obligations d'État avec la remontée des taux d'intérêt qui s'amorce, cette perte va directement, chaque année, s'imputer au déficit budgétaire américain, un déficit qui est déjà en lambeaux.

Cult

Les contre-révolutions émergentes en Tunisie et en Egypte

Traduit par Résistance 71

"Le président Hosni Moubarak a décidé de laisser la présidence de l'Egypte et a designé le haut conseil des forces armées pour présider aux affaires du pays." A déclaré Souleiman dans ine breve annonce télévisée. "Puisse Dieu nous venir en aide".

Des cris de joie pouvaient être entendus dans les rues du Caire avant même que Souleiman s'arrêta de parler. Et bien qu'il n'y ait eu un moyen quelconque de savoir si l'armée suivrait sa promesse de sauvegarder le processus d'élections démocratiques, la foule était euphorique a la nouvelle que les trente ans de régime Moubarak étaient terminés. "L'Egypte est libre, l'Egypte est libre", chantait la foule sur la place Tahrir. "Le régime est tombé."
(Washington Post du 11 Février 2011)

Un pharaon arrogant est tombé. Les Egyptiens chantent peut-être que leur pays est libre, mais leurs peines et luttes sont loin d'être terminées. La République Arabe Unifiée d'Egypte n'est pas encore libre. L'ancien régime et le vieil appareil d'état sont toujours en place et attendent que l'affaire se décante. L'armée égyptienne est officiellement en charge du pays et la contre-révolution émerge déjà. Une nouvelle phase de lutte pour la liberté a commencé. Les soi-disant "phases transitoires" désirées par les régimes en place en Tunisie et en Egypte sont utilisées pour gagner du temps afin de réaliser trois choses.

Red Flag

Le régime tunisien réclame des pouvoirs exceptionnels contre les protestations de masse

Hier (7 février), la chambre basse du parlement a voté à 177 voix pour et 16 contre l'attribution de pouvoirs exceptionnels au premier ministre Mohamed Ghannouchi, chef du régime tunisien depuis que le président Zine El Abidine Ben Ali a été forcé le 14 janvier de fuir les protestations de masses. On s'attend à ce que le Sénat adopte la loi mercredi, après quoi elle pourra être ratifiée par le président intérimaire Fouad Mebazza.

Ghannouchi, responsable financier de haut rang sous Ben Ali et qui avait aidé à concevoir la politique de privatisation bénéfique à l'élite financière tunisienne, a salué la loi. Il a dit, « Ces décrets-loi, la Tunisie en a vraiment besoin pour écarter les dangers. Il y a des personnes qui veulent faire revenir la Tunisie en arrière, mais nous devons honorer nos martyrs, qui se sont battus pour la liberté. »

Au moment où les législateurs discutaient de la loi, des centaines de manifestants se rassemblaient à l'extérieur pour exiger la dissolution du parlement - qui n'a pas été dissout après la fuite de Ben Ali. Le parti dirigeant de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), détient toujours 80 pour cent des sièges au parlement.

Vader

Israël bombarde un dépot de médicaments à Gaza

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Non content de maintenir un blocus abject sur la bande de Gaza, qui prive de soins les Gazaouis qui ont besoin d'accéder à des traitements et médicaments non disponibles, Israël vient de bombarder délibérément un dépot de médicament à Gaza.

Israël, qui se considère comme très avancé dans le domaine des technologies médicales, l'est surtout en matière de destruction de médicaments permettant aux Palestiniens de se soigner.

Son armée a largué cette semaine deux bombes sur le centre de traitements médicaux AL-Qerem à Jabalya, dans la bande de Gaza.

MIB

Qui est Omar Souleymane ?

Traduit par Michèle Mialane pour Tlaxcala

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Omar Souleymane, un des "hommes nouveaux" présentés comme alternative possible au Président Moubarak, n'est pas si nouveau que ça pour tous ceux qui suivent la politique des USA en matière de transfert des personnes suspectes de terrorisme. Après avoir dissous son gouvernement, Moubarak a nommé Souleymane vice-président. Selon de nombreux commentateurs, il se positionne en successeur potentiel de Moubarak et se présente comme une alternative au fils de celui-ci, Gamal, qui devait hériter de la présidence. Souleymane est une pointure bien connue à Washington. Aimable, raffiné et parlant couramment l'anglais, il a longtemps fait office de canal principal entre Moubarak et les USA. Il est certes connu pour être loyal et efficace, mais pour ceux qui souhaiteraient quelqu'un d'irréprochable en matière de droits humains, son passé douteux pose problème. Comme je l'ai exposé dans mon livre ,The Dark Side"[Le côté obscur, Ndlt], Souleymane est depuis 1993 le chef des redoutés services secrets égyptiens. Dans ce cadre il a été en Égypte la tête de pont de la CIA pour les "transferts", le programme secret de la CIA pour enlever dans le monde entier les suspects de terrorisme et les ramener en Égypte ou ailleurs pour y subir des interrogatoires souvent très musclés.

Eye 1

Enlarge my Patriot Act

MàJ du mercredi 9 février: Alors que l'extension du Patriot Act semblait actée, un attelage inattendu composée de Démocrates et de membres du Tea Party a fait basculer le vote. A 277 voix pour et 148 contre, le Patriot Act n'est - pas encore - reconduit, pour 7 voix.
A la fin du mois, le Patriot Act arrivera à expiration outre-Atlantique. Et mardi 8 février, pendant que nos parlementaires entérineront le vote de la Loppsi 2, le Congrès américain planchera sur une nouvelle version "étendue" de la loi anti-terroriste controversée, de la même manière qu'on prolonge l'état d'urgence d'une année sur l'autre. Loi d'exception votée juste après les attentats du 11 septembre, le USA Patriot Act (son sigle officiel, pour Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act) a considérablement renforcé le pouvoir des agences de renseignement américaines, leur octroyant des prérogatives qui, dans bien des cas, ne nécessitent pas l'aval d'une autorité judiciaire compétente.

Le but? Laisser les mains libres à la CIA, au FBI, à la NSA et à leurs déclinaisons pour prévenir tout risque menaçant la "sécurité nationale". Outre les perquisistions in abstentia ou les entraves au premier amendement - la sacro-sainte liberté d'expression anglo-saxonne -, on peut citer l'exemple des 50.000 "National Security Letters" envoyées chaque année par les agents fédéraux aux fournisseurs d'accès à Internet. Dans celles-ci, ils réclament de manière confidentielle des informations relatives à leurs utilisateurs, sans que ceux-si en soit avisés.