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mar., 24 jan. 2017
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« L'ordre congelé du monde » ou la guerre des médias est commencée

Depuis plusieurs jours, le torchon brûle entre RT (anciennement Russia Today) et de nombreux sites de presse traditionnelle français, en particulier leurs experts du fact-checking (vérificateurs de faits, en bon français). Par articles assassins interposés, chacun accuse l'autre de propagande. En substance, chacun scande : c'est celui qui dit qui l'est ! On se croirait dans une cour de récré !

© Google
La guerre de l'information
Ce qui semble vraiment avoir mis le feu aux poudres, c'est la publication le 13 décembre par RT d'une vidéo qui s'est avérée virale, celle d'une journaliste indépendante, Eva Bartlett, qui dénonce les mensonges des médias occidentaux sur la guerre en Syrie. Son titre cogne : "ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie". A ce jour, elle a été vue plus de 700.000 fois sur YouTube, et plus de 3 millions de fois sur la page Facebook de In the NOW, nouvelle déclinaison en ligne de RT.

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Che Guevara

Eva Bartlett - Les médias contre la réalité en Syrie ou pourquoi démoniser un vrai travail journalistique

La journaliste canadienne qui a critiqué la couverture médiatique de la crise syrienne lors d'un récent sommet de l'ONU, a déclaré à RT que ses rapports avaient été qualifiés de « partiaux » en faveur des gouvernements russe et syrien.
© Inconnu
Eva Bartlett : « Ceux que je cite sont des civils syriens que j'ai rencontrés en Syrie »
Eva Bartlett, journaliste indépendante et militante des droits de l'homme qui tient un blog sur RT.com, a récemment suscité une polémique en s'exprimant à l'ONU. Lors d'une conférence de presse organisée par la mission syrienne auprès de l'ONU, elle a qualifié d'« erronée » la couverture médiatique occidentale de la guerre en Syrie, affirmant que leurs sources de l'Occident n'étaient « pas crédibles » et même, dans le cas d'Alep, irréelles. Pour la journaliste, qui couvre les événements en Syrie depuis les années d'avant-guerre civile, bien qu'il y ait « certainement des journalistes honnêtes au sein des très corrompus médias d'establishment », nombreux sont ceux qui semblent tout simplement éviter la vérification des faits. La réaction sévère qu'ont rencontré ses critiques était tout à fait illégitime, selon elle.

« Certaines personnes ont contesté ce que j'avais dit parce que je critiquais la plupart des reportages sur la Syrie et, au lieu de digérer ce que j'ai dit et de critiquer en détails ce que j'ai dit, les gens ont opté pour la tactique habituelle, essayant de faire courir des rumeurs sur ce que je suis et de prétendre que je suis un agent de la Syrie ou de la Russie, ou des deux », a déclaré Bartlett, ajoutant qu'il avait été ouvertement dit qu'elle était salariée des gouvernements syrien et russe. Le fait qu'elle contribue activement à la section « opinions » de RT a également été évoqué un peu partout.

« Il semble qu'aux yeux de certaines personnes, le fait que je contribue à la section « opinions » de RT, soit compromettant. J'ai commencé à contribuer à [cette] section quand je vivais à Gaza, et ce n'était pas un problème pour les gens, qui appréciaient mes écrits », a-t-elle déclaré. La journaliste a également nié avoir été payée par le gouvernement syrien pour son intervention à l'ONU.

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Cards

Effet du hasard ou propagande médiatique organisée ? L'assassinat de journalistes a permis aux « militants médiatiques » de dominer l'information

Comme nous l'avons souligné hier, une récente série de tweets du Club des Cordeliers a donné quelques indications intéressantes sur la campagne de propagande #StandWithAleppo.
© Russia Today
La campagne « Stand with Aleppo » a été lancée aux États-Unis par Becky Carroll qui est membre du Parti démocrate et également PDG d'une société de relations publiques et « conseillère en affaires stratégiques » à Chicago.

Les Cordeliers ont aussi fait quelques remarques sur la propagande anti-syrienne. Elles portent sur la guerre d'information menée par les États-Unis depuis l'intérieur de la Syrie. Cela m'amène aux réflexions suivantes sur la guerre non conventionnelle menée par les États-Unis en Syrie et sur la façon dont elle pourrait être responsable de l'élimination de journalistes « neutres » sur le terrain.

Commençons par les remarques du Club des Cordeliers sur la campagne de vidéo qui sort de Syrie, et pour le moment surtout d'Alep-Est.

Le Département d'état étasunien forme ouvertement des « militants » syriens aux techniques de propagande dans les médias sociaux depuis 2012. Ambassade des Etats-Unis à Genève, 21 août 2012, L'opposition syrienne reçoit de l'équipement de de la formation des Étasuniens :
Le Département d'Etat dispose de 25 millions de dollars d'aide non létale qu'il peut consacrer à de la formation, et selon [la porte-parole du Département d'Etat Victoria] Nuland, « une large gamme de militants » en Syrie et dans les pays voisins bénéficient d'un entraînement « très actif » qui se focalise sur les Syriens qui n'ont pas quitté leur pays.

« La formation porte sur les médias libres pour lutter contre les techniques de contournement du gouvernement, tout ce qui concerne la loi, la justice et le fait de rendre des comptes, et la manière de traiter les crimes commis pendant ce conflit ; il y a aussi des programmes pour les étudiants militants qui encouragent les manifestations pacifiques sur les campus universitaires, [et] des programmes pour les femmes », a déclaré Nuland.

Elle a ajouté que le Département d'État travaille depuis des années avec les Syriens et d'autres sur les moyens de contrer la censure Internet, et au soutien des programmes syriens de droits humains et de justice.

Wolf

Si vous êtes pour la paix, c'est que vous êtes un agent russe

Puisque l'époque est aux « fausses nouvelles », le dernier numéro du National Enquirer, vendu aux caisses du supermarché, donne aux médias pressetitués une bonne longueur d'avance : « Confession de Castro sur son lit de mort : j'ai tué JFK. Comment j'ai manipulé Oswald. »

C'est presque aussi bon que la fausse nouvelle qui circule dans les médias pressetitués, comme les stations de télévision, le Washington Post, le New York Times et le Guardian - oui, même l'ancien journal britannique de gauche a rejoint les rangs des prostituées de la presse - disant que la CIA a conclu que « les agents russes ont secrètement interféré dans la campagne électorale, dans le but d'assurer la victoire du candidat républicain ».

Si la CIA est assez stupide pour le croire, c'est que les États-Unis n'ont pas d'agence de renseignement compétente. Bien sûr, la CIA n'a jamais dit et ne croit pas une telle chose. Les fausses nouvelles dans les médias pressetitués sont toujours fournies par des fonctionnaires anonymes. L'ancien ambassadeur britannique Craig Murray a décrit les articles avec précision : « Un tas de conneries ».

Commentaire: Pour rappel, SOTT est dans la liste des 200 sites de PropOrNot.


Gem

Petit hommage à la Russie

Tiens, le grand méchant ours ne va pas mettre son véto à une proposition française visant à sécuriser l'évacuation des civils et des terroristes d'un petit quartier d'Alep écrasé sous les bombes. C'est bien. C'est même très bien. Gargarise-toi François. Plus fort qu'Obama, t'as réussi à te faire entendre sinon écouter par Vlad-le-terrible, ce Poutine que la propagande ultralibérale affuble de tous les défauts et traite d'infâme dictateur liberticide. Pire encore : protecteur de Bachar el Aassad, suppôt de l'enfer !

© Google
La Russie, notre soeur
Au fait, ce Poutine, élu en 2000, il va prendre en main un pays en pleine désintégration, saccagé par des oligarques avides cornaquées par des officines occidentales, surtout yankees ou allemandes, leur déléguant des « experts » préconisant des thérapies ultralibérales.

War Whore

/!\ Fusillade en Suisse au centre musulman de Zurich

© Blick
Trois blessés après des coups de feu dans le centre islamique.
Une fusillade a éclaté lundi dans un centre islamique situé non loin de la gare centrale de Zurich (nord de la Suisse) faisant trois blessés. Lundi en début de soirée, la police recherchait activement l'auteur des tirs. Les tirs se sont produits à l'intérieur d'un centre islamique de Zurich, lieu de réunion et de prière pour les musulmans, a précisé la police à une journaliste de la télévision suisse publique RTS présente sur place.

La police a bouclé le quartier, à la recherche de l'auteur de la fusillade, a constaté le photographe de l'AFP sur place. D'après les médias suisses, la fusillade a fait trois blessés. La police, qui ne souhaitait pas donner plus d'information dans l'immédiat, a précisé qu'un communiqué serait publié dans la soirée.

Gingerbread

/!\ Attentat à Berlin, un camion fonce dans un marché de Noël

Berlin, marché de Noël, un camion vient de foncer sur le public d'un marché de Noël. il y a plusieurs blessés.

22:32 : le maire de Berlin annonce que la situation est sous contrôle.

22:29 : Les Etats-Unis ont informé les services de renseignements européens le 21 novembre d'un risque important d'attentats sur les marchés de Noël.

22:24 : Selon le Daily Mirror, le gouvernement allemand avait été mis en garde par les renseignements britanniques de l'imminence d'une attaque.

22:11 : selon le Washington Times, l'Etat islamique revendique l'attentat du marché de Noël.

22:08 : communiqué de la police : aucune indication de la présence d'un autre danger dans le quartier du marché de Noël.

22:04 : Après que la police ait déclaré qu'il s'agit d'une attaque, le ministre de l'intérieur de Mazière déclare qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions.

22:03 : police : le camion a écrasé les gens sur environ 80 mètres.

22:00 : le propriétaire du camion dit qu'il devait être conduit par son cousin, mais il pense qu'il a été volé.

21:59 : correction de la police allemande, la personne interpellée est soit le conducteur soit le passager du camion.

21:55 : le conducteur du camion qui a été appréhendé n'était pas armé.

21:54 : la seconde personne dans le camion est morte pendant l'attaque selon la police.

21:42 : une autre personne a été arrêtée.

21:39 : le conducteur a été appréhendé près du zoo. La seconde personne du camion a été tuée.

21:35 LA PERSONNE ARRÊTÉE EST LE CONDUCTEUR DU CAMION

21:33 : la police appelle les Berlinois à ne pas sortir dans les rues.

21:31 : la police vient d'arrêter un suspect.

21:30 : selon la police, il y avait deux personnes dans le camion, ils ont fui tous les deux.

21:16 : le camion est immatriculé en Pologne, (région de Gdansk), et l'on a pensé que le conducteur était polonais.

21:12 : le nouveau bilan est de 9 morts.

21:09 : au moins 4 morts pour l'instant.

21:08 : au moins 50 blessés, et plusieurs morts, chiffre encore inconnu.

20:47 : le camion aurait écrasé les visiteurs sur plus de 50 mètres.

20:42 : on compte maintenant 2 morts.

20:41 : les médias locaux parlent d'un « carnage absolu », comme à Nice le 14 juillet.

20:36 : première vidéo, des victimes au sol.

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20:3O heure de Paris : au moins 1 mort et de nombreux blessés.

People 2

Les familles reviennent à Alep retrouver enfin leur foyer natal

Avec la libération de leur ville natale, des centaines de familles d'Alep ont désormais la chance de quitter les camps de tentes pour les réfugiés à Lattaquié, où ils habitent depuis quelques années, et de rentrer chez eux.
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Les habitants d'Alep rentrent enfin chez eux !
La guerre a forcé des milliers d'habitants de la ville syrienne d'Alep à fuir leurs maisons. Et bien qu'ils aient vécu dans de bonnes conditions, ayant à leur disposition nourriture, soins médicaux et même écoles pour leurs enfants, le foyer natal signifie beaucoup pour eux, surtout dans un contexte de guerre.

Maintenant que les combattants d'Alep quittent la ville, ceux qui y avaient habité avant que la guerre ne la gangrène démantèlent leurs maisons temporaires et rentrent chez eux.

Blackbox

Et si Trump perdait ?

C'est un point de non-retour dans l'élection présidentielle. Le collège électoral américain, composé de 538 grands électeurs, doit confirmer lundi le républicain Donald Trump au poste de président des États-Unis. Mais peuvent-ils voter contre la volonté du peuple? Tout est possible... Bien que le vote des grands électeurs représente la dernière étape permettant de connaître la véritable issue de la course présidentielle, le collège électoral reste une instance assez formelle.
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Le Collège électoral
538 politiciens inconnus devraient simplement soutenir la volonté du peuple. Pour emporter la présidentielle, il suffit au candidat d'obtenir 270 électeurs. À l'issue du scrutin du 8 novembre, Donald Trump en a engrangé encore plus, à savoir 306 électeurs. Mais si 37 « électeurs infidèles » décidaient d'abandonner Donald Trump ? Le vote du collège électoral promet d'être imprévisible.

Commentaire: Lire aussi :


Newspaper

« Fausses nouvelles » : de la pathologisation de la dissidence politique à la fabrique de la normalité

Auparavant plus anecdotique et marginale sous le pouvoir d'hommes politiques efficacement secondés par des médias bienveillants, la chasse aux sorcières 2.0 - autrefois hésitante et balbutiante - s'affirme et prend une ampleur gargantuesque sous des airs à peine dissimulés de police de la pensée.

Toutes matraques dehors, cette police intellectuelle entend bien faire rentrer dans le rang toute voix contestataire aux déclarations des médias dominants dont la parole évangéliste et manichéenne ne doit être remise en cause. Sous couvert d'épurer le web des « fakes news » (ou « fausses nouvelles »), nos décideurs s'engagent dans la voie de la pathologisation, voir même de la criminalisation du doute, confirmant une nouvelle fois s'il en était besoin l'avènement d'une dictature sous de faux airs démocratiques.

Cet engouement contre les médias dissidents s'est nettement accentué durant des élection présidentielles américaines, et à l'issue desquelles l'establishment a constaté avec effroi que la défaite de leur protégée, Hillary Clinton, était en grande partie due a une lassitude croissante du public face aux déclarations de la presse officielle qui se voit délaissée au profit des médias alternatifs. De plus, la cinglante et inattendue victoire de Donald Trump à l'issue des votes a eu pour effet d'accentuer ce processus, aidé en cela par le fait que le nouveau président affiche clairement son intérêt aux médias alternatifs, au détriment de la presse mainstream.