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ven., 29 mai 2020
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Enfant de la Société
Carte

Handcuffs

Six mois de prison pour vol de muffins dans une poubelle

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© BELGA PHOTO DIRK WAEM
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Frank Scheerlinck avocat de la défense, ici en 2006
Un juge de Termonde a condamné un homme à six mois de prison (avec sursis) parce qu'il avait volé des muffins périmés dans le container à déchets d'un supermarché. Depuis plus de dix ans, l'homme faisait les poubelles de supermarchés pour son usage propre, mais aussi pour aider les gens dans le besoin.

Ambulance

Bahreïn : Le corps médical traîné devant les tribunaux militaires

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C'est un acquis du droit humanitaire international de considérer que le corps médical a obligation de soigner tous les blessés d'un conflit indépendamment de leurs appartenances partisanes. Il n'en va plus ainsi à Bahreïn où soigner un manifestant est désormais considéré comme acte de sédition.

Vingt-quatre médecins et vingt-trois infirmières bahreinis ont été arrêtés et seront traduits devant le tribunal militaire. Le pouvoir en place les accuse « d'incitation au renversement par la force, du régime ». Qu'ont-ils fait en réalité ? Ils ont soigné des manifestants blessés par les forces de l'ordre et par l'armée. Cela fait suite à la prise d'assaut des hôpitaux et des centres de soins que l'ONU s'est contentée de dénoncer... sans suite, évidemment. Dans le cas de la répression à Bahreïn, il n'est pas question de sanctions à l'encontre du régime soutenu par les monarchies pétrolières et par l'USraël. Selon l'association Médecins pour les Droits de l'Homme (Physicians for Human Rights), cette répression contre le corps médical a une cause précise : ces médecins et infirmières disposent de preuves des atrocités commises par la police et par l'armée. Il faut donc les réduire au silence et intimider, à travers eux, tous ceux qui oseraient dénoncer la réalité de la situation à Bahreïn.

Sheeple

L'esprit crédule expliqué

Traduction copyleft de Pétrus Lombard pour Alter Info

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Compte tenu de la ribambelle de salades flagrantes pondues ces jours-ci par les autorités de Zunie (FDA, DHS, Maison Blanche, etc.), il est stupéfiant de voir que tant de gens gobent toujours ce que disent les « sources autorisées. » Ça soulève la question du mécanisme de leur cerveau : Comment quelqu'un peut-il avaler les boniments officiels d'une manière aussi naïve et consommée, sans même se poser des questions de bon sens quant à leur sérieux ou base factuelle ?

Il s'avère que ces gens-là, les Candide, procèdent de ce que j'ai appelé un Esprit Crédule. Il s'agit d'un dysfonctionnement du processus mental, qui fait retenir les informations en fonction de leur source au lieu de leur plausibilité. Ces gens-là ont tendance à avoir une confiance absolue envers les gouvernements, institutions, grands médias, médecins, scientifiques, ou toute personne portant l'habit de l'autorité apparente.

Quand une personne normale intelligente se pose des questions sensées sur toute nouvelle reçue de source quelconque, Candide accepte inconditionnellement toute info provenant de sources ayant une fonction d'autorité apparente dans la société.

Commentaire: Pour plus d'informations sur cette partie de la population caractérisée par un haut taux de soumission aux autorités, une absence totale d'esprit critique ainsi que la capacité de cette frange de la population à ne voir ni l'hypocrisie ni les mensonges des pouvoirs en place, lisez le livre de Bob Altemeyer sur les personnalités autoritaires et leurs suiveurs.

Citons également Richard Dolan, qui nous dit dans UFOs and the National Security State :
D'un point de vue historique, la seule réalité est celle du complot. La dissimulation, le secret, la richesse et l'indépendance sont synonymes de pouvoir ; la tromperie est l'élément clé de l'art de la guerre (l'instrument des élites au pouvoir), et lorsque la victoire est tout ce qui importe, la moralité traditionnelle des gens ordinaires devient une entrave. La dissimulation découle d'un élément omniprésent à la base de l'exis- tence au sein de notre monde, à savoir que ceux qui sont en haut de l'échelle pren- dront toujours toutes les mesures - quelles qu'elles soient - nécessaires au maintien du statu quo.

(...)

La seule étiquette [de complot] déclenche un rejet automatique, comme si personne n'agissait jamais secrètement. Mettons quelque peu cette question en perspective, et apportons-y un peu de bon sens. Les États-Unis sont constitués de grands organismes - de corporations, de bureaucraties, de « groupes d'intérêt », et ainsi de suite - organismes qui sont par essence comploteurs. C'est-à-dire qu'ils sont hiérarchiques, les décisions importantes y sont prises en secret par quelques dirigeants majeurs qui n'hésiteraient pas à mentir sur leurs activités. Telle est la nature du comportement propre à ces organismes. Le « complot », pris dans ce sens-clé, est monnaie courante sur toute la planète. Au sein des appareils militaires et des services secrets du monde entier, cette tendance est amplifiée au plus haut point.

Au cours des années 1940, [...] l'armée et ses scientifiques développèrent les armes les plus terrifiantes au monde dans le secret le plus total... Quiconque a vécu dans une société répressive sait que la manipulation officielle de la vérité est un fait quotidien. Mais les sociétés ont leurs élites et leurs petites gens. De tout temps et en tout lieu, c'est l'élite qui gouverne, et c'est l'élite qui exerce une influence dominante sur ce que l'on pourrait appeler la culture officielle. [...] Toutes les élites prennent soin de manipuler l'information publique pour maintenir au pouvoir les structures existantes. C'est une vieille méthode. Les États-Unis sont théoriquement une république et une société libre, mais en réalité, c'est un empire et une oligarchie, vaguement consciente de sa propre oppression, à l'intérieur comme à l'extérieur.

J'ai utilisé le terme « État de sécurité nationale » pour décrire ses structures de pouvoir. C'est une façon appropriée d'évoquer les communautés de l'armée et des services secrets, tout comme les milieux qui s'en nourrissent, comme les fournisseurs de la défense et autres entités clandestines nébuleuses. Ses caractéristiques fondamentales sont la dissimulation, la richesse, l'indépendance, le pouvoir et la duplicité. Presque tout ce qui fut entrepris d'important par la communauté de l'armée et des services secrets des États-Unis dans les cinquante dernières années le fut en secret. Le projet de construction d'une arme atomique, mieux connu sous le nom de Projet Manhattan, reste le grand modèle de toutes les activités qui suivirent. Pendant plus de deux ans, pas un seul membre du Congrès ne fut même tenu informé de ce projet, bien que son coût total excédât deux milliards de dollars. Pendant et après la Seconde Guerre mondiale, d'autres projets importants tels que le développement d'armes biologiques, l'immigration de scientifiques nazis, les expériences terminales de manipulation mentale, l'interception à l'échelle nationale du courrier et des transmissions télégraphiques d'une population inconsciente, l'infiltration des médias et des universités, les coups d'État secrets, les guerres secrètes et les assassinats, furent non seulement tous tenus éloignés des regards du public étasunien, mais aussi de la plupart des membres du Congrès et de plusieurs présidents.

À vrai dire, parmi les agences de renseignements les plus puissantes, plusieurs furent elles-mêmes mises en place secrètement, inconnues du public ou du Congrès pendant des années. Depuis les années quarante, les organes de la Défense et des services secrets étasuniens ont plus d'argent à leur disposition que la plupart des pays. En plus des dollars officiels, une grande partie de l'argent est de source inconnue. Depuis ses débuts, la CIA est engagée dans une série « d'affaires » officieuses qui ont généré d'énormes sommes d'argent liquide. Les relations entre la CIA et le crime global organisé (et donc, de facto, avec le commerce international des narcotiques) sont abondamment prouvées et documentées depuis des années. Une grande partie des investissements initiaux nécessaires au fonctionnement de la communauté des services secrets étasuniens fut fournie par des familles étasuniennes très puissantes et reconnues, qui ont depuis longtemps un intérêt à financer des opérations de sécurité nationale jugées nécessaires à leurs intérêts. En théorie, il existe une surveillance civile des organes de sécurité nationale
étasuniens. Le président est le commandant suprême des armées. Le Congrès a un droit de regard officiel sur la CIA. Le FBI doit répondre devant le ministère de la Justice. En pratique, tout ceci est peu appliqué. L'une des raisons en est la dissimulation. [...]

Un exemple glaçant d'une telle indépendance eut lieu au cours des années 1950, lorsque le président EISENHOWER perdit véritablement le contrôle de l'arsenal nucléaire. La situation se détériora à un point tel qu'au cours de ses deux dernières années de mandat, EISENHOWER demanda à plusieurs reprises une audience au chef du Strategic Air Command afin de connaître le plan de représailles nucléaires des États-Unis. Ce qu'il apprit finalement en 1960, la dernière année de son mandat, l'horrifia : la moitié de l'hémisphère nord serait anéantie ! Si un héros militaire révéré tel qu'EISENHOWER n'a pu contrôler l'arsenal nucléaire étasunien, ni obtenir une réponse franche de la part du Pentagone, comment diable les présidents TRUMAN, KENNEDY, JOHNSON ou NIXON l'auraient-ils pu sur des questions comparables ? La dissimulation, la richesse et l'indépendance sont synonymes de pouvoir. Au fil des années, l'État de sécurité nationale a accédé à la technologie la plus sophistiquée au monde, barré l'accès de milliers d'hectares de territoire au public, obtenu la possibilité illimitée d'espionner à l'intérieur et à l'extérieur des frontières étasuniennes, mené des actions officielles ou clandestines contre d'autres nations, et poursuivi des guerres sans subir de critique sérieuse de la part des médias. Au niveau national, il garde sous influence les élus et les groupes qui espèrent obtenir quelques milliards de dollars du budget de la défense.

La dissimulation est l'élément clé de l'art de la guerre, et lorsque la victoire est tout ce qui importe, la moralité traditionnelle des gens ordinaires devient une entrave. Ensemble, les exemples de duplicité officielle forment un tout quasiment homogène. Ils incluent des morceaux de choix tels que la crise « bidon » de la guerre de 1948, le « missile gap » imaginaire rapporté par l'armée de l'air au cours des années 1950, les incidents soigneusement orchestrés menant au vote de la Résolution sur le golfe du Tonkin... La dissimulation découle d'un élément omniprésent à la base de l'existence au sein de notre monde, à savoir que ceux qui sont en haut de l'échelle prendront toujours toutes les mesures - quelles qu'elles soient - nécessaires au maintien du statu quo. Les sceptiques demandent souvent : « Pensez-vous vraiment que le gouvernement pourrait cacher [quoi que ce soit] pendant si longtemps ? » La question elle-même reflète l'ignorance de la réalité, qui est que la dissimulation est monnaie courante au sein de l'État de sécurité nationale. Cependant, la réponse est en fait oui, et non. « Oui », dans le sens où les opérations de dissimulation sont le modus operandi habituel - elles sont souvent ignorées du public pendant des décennies, et révélées au grand jour par le simple fait du hasard. Mais aussi « non », dans la mesure où [...] il y a fuite d'informations dès le départ. Il est impossible de tout verrouiller complètement.

La clé est de neutraliser et discréditer les informations gênantes, parfois par un démenti officiel, parfois en utilisant les médias par personnes interposées. Il est peu probable que les preuves [d'un complot] provenant d'échelons inférieurs survivent au conflit inévitable avec la culture officielle. Et la reconnaissance de la réalité des [complots] n'aura lieu que lorsque la culture officielle la jugera digne d'intérêt ou nécessaire.



Star of David

Israël : la chasse aux « négros » est ouverte

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Des milliers d'Israéliens ont défilé cette semaine dans un quartier de Tel-Aviv peuplé d'immigrés d'Afrique noire pour exiger du gouvernement l'expulsion immédiate de ces derniers.

Des Philippins ont, eux aussi, été pris à partie. Aux cris de « Négros voleurs et violeurs ! », « Négros criminels, dehors ! » ou « Israël n'est pas une poubelle ! », les manifestants, qui brandissaient des pancartes portant les mêmes revendications, ont pris à partie tous les vendeurs de rue à la peau noire qu'ils rencontraient sur leur passage.

Ni la presse occidentale ni les belles âmes donneuses de leçons du genre Bernard Henri-Lévy ou Alain Finkielkraut n'ont élevé la moindre protestation contre cette agression à caractère ostensiblement raciste. Barack Obama non plus ! Ce qui est tout de même étrange puisque lui, l'allié fidèle d'Israël, celui qui, après Bush, couvre toutes leurs exactions, se serait vu aussi menacé d'expulsion étant donné sa couleur.

Che Guevara

Couvre-feu à Tunis après de nouvelles manifestations

Le gouvernement tunisien a décrété samedi un couvre-feu à Tunis et sa banlieue à la suite de nouvelles manifestations, quatre mois après la chute du président Zine el-Abidine Ben Ali.

Le couvre-feu s'applique de 21 h à 5 h, heure locale, et est en place pour une durée indéterminée, ont déclaré les ministères de l'Intérieur et de la Défense dans un communiqué cité par la télévision et l'agence TAP.

Les ministères disent avoir pris cette décision « en raison des violences et pillages commis dans la banlieue de Tunis vendredi et samedi et surtout dans la nuit de vendredi à samedi ». Le couvre-feu vise à « garantir la sécurité des citoyens et la protection des biens », selon le texte gouvernemental.

Camcorder

Les Etats-Unis publient des films de Ben Laden


Des images sans paroles. Cinq vidéos d'Oussama ben Laden, dont le son a été volontairement coupé par les Etats-Unis, ont été rendues publiques ce samedi par le Pentagone. Selon l'administration américaine, elles ont été saisies par le commando américain qui a tué le chef d'Al-Qaïda dans sa résidence pakistanaise, le 1er mai à Abbottabad.

L'une de ces vidéos, qui circulent en boucle sur les chaînes de télévision américaine, montre Ben Laden avec une barbe blanche regardant sa propre image à la télévision, dans la maison où il se cachait depuis plusieurs années. L'image d'un vieillard très éloigné de celle de l'ennemi public numéro un.

«Grâce à ce raid, nous avons mis la main sur la plus importante quantité de documents appartenant à un chef terroriste jamais réalisée», affirme un haut responsable du renseignement sous couvert d'anonymat. Les Navy Seals, les forces spéciales qui ont mené l'assaut contre la villa-forteresse du chef d'Al-Qaïda, ont retrouvé dans la résidence des dispositifs d'enregistrement, des ordinateurs, des notes manuscrites, a-t-il détaillé. Mercredi, un autre responsable américain avait annoncé qu'une dizaine d'ordinateurs, des disques durs et une centaine de dispositifs de stockage de données (CD, DVD, clés USB) avaient été récupérés.

Handcuffs

Le juge gaze un prévenu, la police obéit : une complicité écoeurante

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Me Myriam Unal, avocate de Nicolas, 18 ans, est finalement parvenue à l'apaiser. PHOTO E. F.
Un toxicomane de dix-huit ans devait être jugé en comparution immédiate (procédure expéditive réserve aux flagrants délits) devant le TGI de Bayonne. On lui reprochait des vols à l'arraché.

Le président du TGI de Bayonne, Alain Tessier-Flohic, est un homme qui ne badine ni avec l'ordre, ni avec la justice : comme le prévenu, en manque, hurlait et se débattait dans la cellule où il était gardé à vue, le magistrat a tout simplement ordonné à l'escorte policière de l'asperger avec du gaz lacrymogène ! Dont acte : quand on donne à la police l'ordre de torturer un prévenu, elle ne se le fait pas dire deux fois...

Et elle n'y va pas avec le dos de la cuiller, la police ! D'après la journaliste de Sud-Ouest qui rapporte cette affaire, "la dose de gaz lacrymogène administrée au détenu n'a manifestement pas été dosée. Ceux qui l'approchent sont pris de picotements des yeux, d'irritations de la gorge. La salle d'audience a des relents de manifestation qui aurait mal tourné. Le grand-père du prévenu a les yeux rougis".

Star of David

Les enfants palestiniens, premières victimes de l'occupation par Israël

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Le Rapporteur spécial de l'ONU pour les Territoires palestiniens, Richard Falk, a alerté mardi la communauté internationale sur la terrible situation des enfants palestiniens « touchés de manière disproportionnée par l'occupation israélienne ».

Une déclaration de Richard Falk

« Depuis l'année 2000, 1335 enfants palestiniens ont été tués à cause de la présence militaire israélienne et des colons dans les Territoires palestiniens. L'ouverture arbitraire du feu par les forces israéliennes sur des enfants palestiniens est choquante », a déclaré Richard Falk dans un communiqué.

« Les politiques de confiscation des terres, d'expansion des colonies, de démolition de logements et de déplacements forcés des familles, la révocation des permis de résidence et les restrictions sur la liberté de mouvement continuent d'avoir un impact grandissant sur les enfants », a-t-il ajouté.

Nuke

La situation reste « très sérieuse » dans la centrale nucléaire de Fukushima

La situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi reste très sérieuse presque deux mois après la survenue du séisme et du tsunami qui l'ont gravement endommagée, d'après ce qu'a déclaré un haut responsable de l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique des Nations Unies.

Ce dernier a détaillé les mesures en cours prises par les autorités japonaises en réponse à l'incident catastrophique, d'après un communiqué des Nations Unies.

La centrale nucléaire a subi de nombreux dommages majeurs à cause du séisme et du tsunami qui ont ébranlé le Japon le 11 Mars dernier, et rejette depuis une contamination radioactive dans l'environnement de la région.

Info

Seuls 20% des Français font encore confiance à Sarkozy

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy a de nouveau atteint un plus bas niveau en mai, à 20%, en baisse de trois points, selon le baromètre politique mensuel TNS Sofrès pour le Figaro Magazine.

Seules 20% des personnes interrogées font désormais confiance au président "pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement". Nouveau record négatif, ce chiffre est en baisse de 3 points par rapport à avril.

Le Premier ministre François Fillon subit lui aussi une baisse de 3 points, à 33%, retrouvant son plus mauvais score déjà atteint en mars.