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sam., 06 juin 2020
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Enfant de la Société
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Che Guevara

Place Tahrir, la colère monte à nouveau : où est passée la révolution pour laquelle la foule s'est battue ?

Traduction : JFG - Questions Critiques

Moubarak est peut-être parti, mais l'ordre nouveau piétine. Au Caire, la fureur est de retour, alors que le peuple réclame toujours le changement.
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11 juillet 2011, place Tahrir... Le retour des manifestants
Quelque chose a vraiment mal tourné avec la révolution égyptienne. Le Conseil Suprême des Forces Armées au pouvoir - on peut aisément deviner ce que « Suprême » signifie au juste - se soumet aux Frères Musulmans et aux Salafistes moyenâgeux, les généraux bavardant avec ces pseudo-islamistes tandis que les jeunes, les libéraux, les pauvres et les riches qui ont fait tomber Hosni Moubarak sont ignorés. L'économie s'effondre. L'anarchie se glisse chaque nuit dans les rues d'Egypte. Le sectarisme fleurit dans l'obscurité. Les flics reprennent leurs sales manières.

C'est vraiment aussi grave que cela. Il suffit de marcher dans les rues du Caire pour comprendre ce qui est allé de travers. Il suffit de faire un tour du côté de la Place Tahrir et d'écouter ceux qui insistent pour la démocratie et la liberté, alors que les anciens du régime Moubarak se cramponnent, qui comme Premier ministre, qui comme sous-ministre, tel le personnage même du Maréchal Mohamed Tantawi, le chef de ce conseil « suprême », ami d'enfance et fidèle de Moubarak - même s'il a obligé le vieil homme à partir. La tête tout aussi âgée de Tantawi est à présent placardée autour de Tahrir et le bon vieux slogan de janvier-février est de retour : « Nous voulons la fin du régime ! »

Sur ce refuge, les groupuscules de la révolution ont maintenant leurs tentes individuelles avec des petits tapis et des chaises en plastique posés sur la poussière. Ils débattent du nassérisme, de la laïcité, de l'union chrétienne pour les droits civiques (« Le Bureau de Masse du Mouvement des Jeunes »). Les Frères Musulmans sont évidemment absents, tout comme les Salafistes.

Nuke

Un nouveau SOS du Japon, en provenance de Minamisoma


Message d'un habitant de Minamisoma publié sur Youtube le 18 juillet. Cette vidéo fait vraiment mal au ventre. Je partage l'angoisse de ces gens, et admire le comportement digne et paisible de cet homme dans l'adversité.
Merci à Mil pour le lien.


Voici ma traduction de la vidéo:

''Salut mes amis, mon nom est Koichi Ohyama, je suis membre indépendant du conseil de Minamisoma dans la préfecture de Fukushima.
Ma ville souffre toujours autant de contamination radioactive et les gens ont toujours aussi peur du danger constant venant de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui se trouve à environ 30 km des portes de notre cité

J'aimerai que vous tous qui m'écoutez, tous les habitants de Minamisoma et de la préfecture de Fukushima, tous les japonais et les gens du monde entier, sachent ce qu'il se passe maintenant ici à Minamisoma.

Le 8 juillet, M. Katsunobu Sakurai, maire de Minamisoma, ville sur la liste de l'édition 2011 du Time, a demandé aux habitants qui avaient été évacués de la zone des 20 km pour une zone de 30 km, de revenir chez eux.

HAL9000

Russie : Bref retour de l'interdiction de voyager, comme durant l'ère soviétique

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© Foto di ztephen/Flickr
Traduit par Noele Belluard-Blondel

La liberté de mouvement est un droit essentiel de notre monde. Mais il semblerait que celle-ci puisse facilement être ôtée par ce même État qui est appelé à protéger ce droit.

Le 6 juillet dernier, les leaders de l'opposition politique Boris Nemtsov [italien] et Vladimir Milov [anglais] se sont retrouvés soudainement face à l'interdiction de quitter la Russie sur ordre du Service judiciaire fédéral du pays.

Star of David

Jérusalem : feu vert pour un musée israélien situé sur des tombes musulmanes

Photo prise le 9 août 2010 à Jérusalem du vieux cimetière musulman Ma'man Allah
© © AFP/Archives
Le ministère de l'Intérieur israélien a donné son feu vert pour le début des travaux de terrassement du musée de la Tolérance à Jérusalem, qui doit être construit sur un site de tombes musulmanes datant de plusieurs siècles, a indiqué mercredi une porte-parole.

Family

Les psychopathes parmi nous : il tue ses parents pour faire la fête

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© Bureau du Shérif de Port St Lucie
Tyler Hadley, 17 ans, aurait assassiné ses parents à coups de marteau et donné une fête pour ses amis le soir-même, ce que lui avait été interdit. Les corps de son père et de sa mère se trouvaient à l'étage, dans la chambre.

Gear

Syrie : un million de manifestants. Vraiment ?

La Syrie connait des troubles socio-politiques depuis plusieurs semaines. Les grands médias relatent ces évènements en affirmant qu'il s'agit d'une révolte populaire comparable à celles survenues en Tunisie ou en Égypte. Pour confirmer leurs propos, ils présentent des manifestations qui auraient lieu dans tout le pays et qui souffriraient d'une répression féroce. Par exemple, dans la ville considérée comme l'un des principaux centres de la contestation, Hama, il y aurait eut ce vendredi 500.000 manifestants dans les rues de l'agglomération de ... 530.000 habitants (en comptant les villages alentours).

Leurs uniques sources viennent d'opposants politiques basés à l'extérieur du pays. Les preuves matérielles ? Des photos floues où on peut distinguer des foules de quelques dizaines d'hommes. La défense des journalistes face à ces failles professionnelles ? La presse ne pourrait pas rentrer dans le pays et Internet serait coupé. Or voici le témoignage de Pierre Piccinin, chercheur belge actuellement sur place : il commente cette dépêche du million de manifestants*.

N.B. Ici encore, il ne s'agit nullement de défendre un régime qui n'applique pas le modèle politique occidentale de la démocratie, ni de nier de la présence d'une contestation, mais de montrer la malhonnêteté professionnelle des journalistes occidentaux chargés, consciemment ou pas, de véhiculer la propagande des gouvernements occidentaux non amis avec le régime syrien actuel.

Info

BP doit faire face à une nouvelle fuite d'hydrocarbures en Alaska

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© inconnu
La rupture d'un pipeline ce week-end en Alaska vient s'ajouter à une longue liste d'accidents pétroliers à mettre au débit de la multinationale britannique
Le géant britannique n'a décidément pas son pareil pour se faire haïr. Un peu plus d'un an après l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, à l'origine de l'apocalypse environnementale que l'on sait dans le Golfe du Mexique, c'est cette fois en Alaska - un Etat où il accumule les déboires depuis quelques mois - que BP s'est tristement distingué. L'entreprise a officialisé hier une fuite sur son gisement pétrolier onshore de Lisburne, lequel produit chaque jour l'équivalent de 30 000 barils et était fermé depuis le 18 juin dernier pour maintenance. Ironie du sort : c'est justement durant un test qu'un de ses pipelines s'est rompu samedi dernier, déversant une mixture de méthanol et d'eau mélangée à des hydrocarbures.

Selon le Département de conservation de l'environnement de l'Alaska, entre 7 950 et 15 900 litres de ce liquide polluant se seraient déjà répandus sur près de 461 mètres carrés de graviers et, plus grave, sur environ 190 mètres carrés de toundra humide et aquatique. Un écoulement qui aux dires de Tom DeRuyter, un responsable du département dépêché sur place, ne serait pas sans conséquence pour la végétation : « vous avez des plantes jeunes en pleine croissance ici, qui sont très sensibles aux polluants ».

Pistol

Bientôt des manifestants abattus d'une balle dans la tête ?

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C'est un décret gouvernemental passé presque inaperçu : daté du 30 juin, il liste « les armes à feu susceptibles d'être utilisées pour le maintien de l'ordre public ». On y retrouve différents types de grenades lacrymogènes, les flashball (« Lanceurs de balles de défense de 44 mm et leurs munitions » en langage officiel), les « grenades de désencerclement », ou grenades flashbang destinées à étourdir les manifestants par leur explosion à 165 décibels (davantage qu'un supersonique au décollage). À la fin de la liste, surprenante découverte... Une nouvelle arme a été ajoutée, et pas un vulgaire lanceur de grenades lacrymo : le « fusil à répétition de précision de calibre 7,62 × 51 mm et ses munitions ». Une arme de guerre utilisée par les forces de l'OTAN... « Destinée aux tireurs d'élite, cette arme est conçue pour traiter des objectifs jusqu'à 800 m suivant la configuration et le calibre », décrit PGM précision, une PME qui fabrique ce type de fusil haute précision. Le décret précise qu'il pourra être utilisé par les gendarmes ou les policiers dans le cadre d'opérations de maintien de l'ordre « à titre de riposte en cas d'ouverture du feu sur les représentants de la force publique » (voir le décret).

Star of David

Flottille : les passagers du « Dignité » doivent quitter Israël dans la journée

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Le "Dignité-Al-Karama" arraisonné par la marine israélienne, le 19 juillet.REUTERS/RONEN ZVULUN
Trois des personnes appréhendées à bord du navire français Dignité-Al-Karama arraisonné mardi par la marine israélienne sont arrivées mercredi 20 juillet à Paris. Neuf autres passagers sont attendus dans la soirée, a constaté une journaliste de l'AFP.

On nous a reproché de vouloir pénétrer en Israël or s'il y a bien une chose qu'on ne voulait pas faire c'est aller en Israël", a déclaré à son arrivé l'ancien député communiste Jean-Claude Lefort. M. Lefort qui a évoqué des "vexations" subies pendant sa détention, est un des trois passagers arrivés mercredi à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Les deux autres sont des journalistes de la chaîne de télévision Al-Jazira.

Quatre autres passagers du navire, qui ne sont pas français, ont également transité par Paris pour rejoindre ensuite leur pays d'origine, Grèce, Canada et Suède.

Le Dignité-Al-Karama était l'ultime rescapé de la flottille internationale constituée pour forcer le blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza. Il a été abordé dans les eaux internationales après plusieurs heures d'encerclement par des bâtiments israéliens. Le bateau français a été conduit jusqu'au port d'Ashdod, dans le sud d'Israël.

Red Flag

Psychopathie en action : Le massacre des dromadaires australiens bientôt programmé ?

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Dromadaires sauvages en Australie
© dannebrog
En juin dernier, le gouvernement australien a dévoilé ses propositions pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre du pays. L'un des trois projets consiste à éradiquer les quelques 1,2 millions de dromadaires sauvages présents dans la région de l'Outback.

Des dromadaires en Australie ?

Les dromadaires ont été introduits en Australie dans les années 1840 par les explorateurs et les pionniers ayant besoin de bêtes de somme robustes pour prospecter l'intérieur aride du pays. Abandonnés par la suite à leur sort et sans prédateur naturel, ils ont su s'adapter à cet environnement pour atteindre aujourd'hui plus d'un million d'individus et représenter la plus grande population sauvage au monde.

La carbon farming initiative

L'Australie est un pays qui affiche un taux d'émission de CO2 par habitant parmi les plus élevés de la planète. Pour réduire ces émissions de gaz à effet de serre, le parlement australien propose d'éradiquer les camélidés en échange de crédits carbone négociables sur les marchés internationaux. Son but est d'atteindre un taux de 5% inférieur au taux de 2000 d'ici 2020.