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mer., 24 août 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Histoire Secrète
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Telescope

Des tombeaux préhistoriques auraient servi à des fins astronomiques

Les tombes antiques auraient été utilisées par nos ancêtres comme des télescopes pour observer l'espace, estime des scientifiques britanniques.

Le rapport a été présenté par des chercheurs lors d'une conférence de la Royal Astronomical Society à Nottingham, rapporte The Guardian.

Ses auteurs, d'une équipe de scientifiques de plusieurs universités, affirment que des anciennes tombes en pierre auraient été utilisées à des fins astronomiques. Cette conclusion a été tirée après avoir réalisé une étude détaillée des installations retrouvées au Portugal. Leur âge est d'environ 6.000 ans.

Ainsi, les passages antiques vers des tombes auraient été utilisés par les hommes préhistoriques pour stimuler leur vision du ciel nocturne dans le cadre d'un ancien rituel.

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Et si l'homme préhistorique avait su écrire?

© Desconocido
Encore tout récemment, c'était un fait avéré: l'écriture telle qu'on la conçoit vit le jour en Mésopotamie ancienne environ 3.000 ans avant Jésus-Christ. Cependant, une nouvelle recherche menée par la paléontologue canadienne Genevieve von Petzinger nous incite à réviser ce postulat de fond en comble.À en croire Mme Petzinger (Université de Victoria, Canada), le tout premier système d'écriture, aussi primitif soit-il, fut conçu il y a... 40.000 ans, au plus bas mot.

Pour donner du poids à son hypothèse, l'équipe sous sa houlette a composé une base de peintures et gravures rupestres, présentes partout en Europe, entre l'Espagne et les monts Oural. Au total, 367 spécimens en date du Paléolithique supérieur, y compris des objets de culte couverts de gravures du même type, ont été minutieusement étudiés, précise la chercheuse.

Au terme de sa recherche, Mme Petzinger a réussi à démontrer qu'à l'époque les hommes utilisaient au moins 32 symboles récurrents, qu'on peut observer sur les parois des caves, aussi bien que sur les statuettes et outils datant de la même période.

Quenelle

Québec 1968 à la Saint-Jean : « le lundi de la matraque »

La Saint-Jean de 1968 fut sans doute l'une des plus marquantes de l'histoire du Québec, qualifiée par plusieurs de « lundi de la matraque », en référence aux violentes émeutes - de même qu'à la non moins violente répression policière - y ayant pris place. Comme chacun le sait, l'atmosphère de 1968 est survoltée, marquée par de nombreuses grèves et émeutes un peu partout en Occident. Au Québec, le contexte de la fête nationale est polarisé par la présence de Pierre-Elliott Trudeau sur l'estrade d'honneur située sur la rue Sherbrooke devant le parc Lafontaine, lui qui a été invité en sa qualité de Premier ministre, au grand damne des regroupements indépendantistes, le RIN de Pierre Bourgault au premier chef. Mentionnons au passage qu'il n'est pas peu symptomatique que l'emblème du RIN, un bélier stylisé, symbole de force et de détermination, ait justement été adopté comme une subversion du mouton national, jugé faiblard et infantilisant.

De son côté, Trudeau, qui cherche alors à se faire élire Premier ministre pour la première fois lors des élections fédérales ayant lieu le lendemain, suscite alors de vives critiques dans les rangs nationalistes, ses positions en regard de la nation canadienne-française développées dans un essai paru l'année précédente suscitant de virulentes critiques (Cf. Trudeau, 1967). Le ton est alors à la confrontation ouverte, Pierre Bourgault le prévenant même que sa présence provoquerait une émeute, ce qui ne refroidit en rien le père de la loi sur les mesures de guerre.

Jet5

Russie : 22 juin, journée de la mémoire et du deuil

Des décennies se sont écoulées, mais la Seconde Guerre mondiale fait toujours trembler à sa seule idée. D'abord, les gens, désorientés, ne comprenaient pas ce qui se passait... "Des parachutistes! Des parachutistes!", se réjouissaient-ils... Ils ne savaient pas que c'étaient des mines. Le sol tremblant sous les bombes qui tombent. Les villes en feu. Et puis, soudain, ils ont compris: la guerre a commencé.

© theholocaustinpictures.tumblr.com
Le professeur du Conservatoire de Moscou, Professor Ilchenko, jouant du violon pour les troupes russes
C'était l'été. Il est monté dans le train, maman a pris sa fille dans ses bras, et lui a dit au milieu des sanglots: « Fais signe à papa ». La petite fille pleurait tellement qu'elle ne pouvait pas bouger la main. Elles ne le revirent plus jamais... Comment la guerre était-elle ressentie à l'intérieur? Donnons la parole à ceux qui l'ont vécue.

Chess

De Gaulle, ce décrypteur de complot

Une connaissance hors pair de l'Histoire lui permettait de saisir les ressorts secrets des événements.

Hier, le 18 juin fut célébré comme toujours en termes les plus convenus. Prenons un angle plus inhabituel et louons une faculté particulièrement remarquable du Général, une lucidité souvent prophétique. On sait que le fameux « appel » procédait d'une fine analyse des forces dans le monde : l'Allemagne ne pouvait manquer d'attaquer un jour la Russie, comme le Japon, les États-Unis, de sorte que, comme il l'annonça dès le 25 juin 1940 à Maurice Schumann : « Cette guerre est une affaire terrible mais réglée, l'essentiel est pour nous d'y ramener non pas quelques Français, mais la France. » Prescience qui s'étendit d'ailleurs en tous domaines : la nécessité d'une politique industrielle, l'inévitable retour au régime des partis, la drogue de la dette... L'ouvrage récent de Gérard Bardy, De Gaulle avait raison (Éd. Télémaque), cite, par exemple, cette sortie dans un Conseil des ministres de 1963 : « Il y a eu 40.000 immigrants d'Algérie en avril. C'est presque égal au nombre de bébés nés en France pendant le même mois. J'aimerais qu'il naisse plus de bébés en France et qu'il y vienne moins d'étrangers. »

Mars

Le mécanisme d'Anticythère servait aussi à prédire l'avenir

La calculatrice astronomique vieille de 2000 ans que les Grecs utilisaient pour visualiser le mouvement du Soleil, de la Lune et des planètes connues à l'époque aurait pu servir à prédire l'avenir.


Cette histoire débute en 1901, année où l'épave d'une galère romaine datée de 87 av. J.-C. fut retrouvée près de l'île grecque d'Anticythère, entre Cythère et la Crête.

On aurait vite oublié cette découverte, si un appareil unique en son genre n'avait pas été retrouvé au milieu des épaves — le mécanisme d'Anticythère.

Rappelons au passage que le mécanisme d'Anticythère est considéré comme le tout premier calculateur analogique au monde permettant de calculer des positions astronomiques. Garni de nombreuses inscriptions grecques, ce mécanisme comprend des dizaines de roues dentées, disposées sur plusieurs plans.

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Une cité perdue découverte près d'Angkor au Cambodge

© Getty
Kip slona u Sra Damrei, dio Kambodžanskog 'izgubljenog grada' Mahendraparvate otkriven ispod rastinja džungle
A l'aide de techniques utilisant des lasers, des archéologues ont découvert des traces d'une énorme cité perdue à proximité du complexe monumental datant du 12e siècle d'Angkor Vat, au Cambodge. Ils parlent d'une ville aussi grande que la capitale Phnom Penh.

"Nous avons découvert de nombreuses cités sous les forêts, dont personne ne connaissait l'existence", confie l'archéologue australien Damian Evans au journal britannique The Guardian.

Leurs recherches ont débuté en 2012. En tirant des faisceaux laser depuis un hélicoptère, les archéologues ont pu cartographier le sol précisément. Dans une première phase, seule une petite zone de la ville a été découverte (Mahendraparvata), qui était reliée à Angkor Vat par un réseau de chemins et de canaux. "Cette fois, nous avons trouvé l'entièreté du site et il est énorme: la taille de Phnom Penh", s'extasie Damian Evans.

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La civilisation de l'Indus vieillit de 2 500 ans

Des découvertes récentes sur des sites archéologiques du nord de l'Inde et du Pakistan font remonter les origines des Harappéens à 7 000 ans avant Jésus-Christ.

Va-t-il falloir corriger les livres d'histoire en Inde ? Des scientifiques de l'Institut de technologie de Kharagpur (Bengale-Occidental) et de l'Agence d'archéologie du gouvernement indien (Archeological Survey of India, ASI) viennent de créer la stupeur en affirmant que la civilisation de la vallée de l'Indus remontait à "au moins 8 000 ans", et non à 5 500 ans, comme on le pensait jusqu'à présent, rapporte The Times of India.

Fireball 5

La dague de Toutankhamon a été forgée grâce une météorite


La dague a été découverte en 1925. Elle se trouvait à l'intérieur de la tombe de Toutânkhamon, dans le sarcophage de la momie. Elle est actuellement exposée au musée du Caire.
Daniela Comelli/University of Oxford
La légende voulait que la dague du Pharaon soit d'origine sinon divine, au moins céleste. Une récente étude vient de confirmer.

Pas divine, pas extra-terrestres, mais en tout cas céleste! Des chercheurs italiens et égyptiens ont découvert que le fer utilisé pour forger la dague du Pharaon Toutânkhamon était au moins d'origine céleste. Selon l'étude des scientifiques, publiée dans la revue Meteoritic & Planetary Science, la lame a été forgée grâce au fer d'une météorite!

L'origine météorique du fer est claire

Pour le démontrer, Daniela Comelli (École polytechnique de Milan), Massimo d'Orazio (université de Pise) et Mahmud el-Galwagy (musée du Caire) ont utilisé la spectrométrie de fluorescence des rayons X. Un procédé qui permet d'analyser la composition d'un objet sans le détériorer. Ils y ont découvert 10,8 % de nickel et 0,58 % de cobalt. Or aucun objet en fer façonné avant le XIXe siècle ne contient plus de 4% de nickel, là où les météorites en fer en contiennent entre 5% et 35%.

Nuke

Hiroshima : pourquoi le Japon préfère qu'Obama ne s'excuse pas

© Hervé Pinel
Le président américain devrait essentiellement se concentrer sur un discours plaidant pour un monde sans armes nucléaires, au grand soulagement du Premier ministre nippon, Shinzo Abe.

Commentaire : Un point de vue intéressant qui permet de comprendre un peu comment s'organise la réécriture de l'histoire.


Barack Obama a choisi de ne pas prononcer d'excuses, au grand soulagement de Shinzo Abe et des élites japonaises, tant cette tragédie occulte encore aujourd'hui le vrai rôle du Japon pendant la guerre.

Au Japon, c'est la saison des voyages scolaires. Jeudi, à la veille de la visite historique de Barack Obama, premier président américain en exercice à venir dans la ville martyre, des milliers d'élèves de primaire et de secondaire se pressaient dans les allées du musée de la Paix d'Hiroshima pour tenter d'appréhender le drame.

Ils ont vu les statues de cire, à taille réelle, représentant des enfants brûlés vifs dans les trois secondes qui ont suivi l'explosion, le 6 août 1945, de la bombe atomique « Little Boy » au-dessus de la ville. Plus loin, des restes de peau et d'ongles prélevés par une mère sur le cadavre de son fils. Et des images atroces, en noir et blanc, de corps irradiés. Dans le dernier couloir, ils ont signé un livret appelant la communauté internationale à renoncer aux armes nucléaires. Enfin, ils sont ressortis effarés par la violence et l'inhumanité du drame qu'a vécu leur nation il y a soixante et onze ans. A aucun moment, ils n'auront été exposés aux causes du drame.