La Science de l'EspritS


Caesar

La Boétie et la servitude volontaire via la crétinisation et les jeux

La Boétie : « Mais cette ruse de tyrans d'abêtir leurs sujets ne se peut pas connaître plus clairement que Cyrus fit envers les Lydiens, après qu'il se fut emparé de Sardis, la maîtresse ville de Lydie, et qu'il eut pris à merci Crésus, ce tant riche roi, et l'eut amené quand et soit : on lui apporta nouvelles que les Sardains s'étaient révoltés ; il les eut bientôt réduits sous sa main ; mais, ne voulant pas ni mettre à sac une tant belle ville, ni être toujours en peine d'y tenir une armée pour la garder, il s'avisa d'un grand expédient pour s'en assurer : il y établit des bordels, des tavernes et jeux publics, et fit publier une ordonnance que les habitants eussent à en faire état.
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Il se trouva si bien de cette garnison que jamais, depuis contre les Lydiens, il ne fallut tirer un coup d'épée ».

Green Light

« J'ai peur que l'humanité n'avance plus ». Quand Tocqueville annonce la Fin de l'Histoire

« Oserais-je le dire au milieu des ruines qui m'environnent ? Ce que je redoute le plus pour les générations à venir, ce ne sont pas les révolutions... Je tremble, je le confesse, qu'ils ne se laissent enfin si bien posséder par un lâche amour des jouissances présentes, que l'intérêt de leur propre avenir et de celui de leurs descendants disparaisse, et qu'ils aiment mieux suivre mollement le cours de leur destinée, que de faire au besoin un soudain et énergique effort pour le redresser... »
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C'est dans un chapitre de la Démocratie, of course : « Pourquoi les grandes révolutions deviendront rares. » Ici, Tocqueville annonce la Fin de l'Histoire au sens de Fukuyama : on laisse de côté le Grand Jeu (qui est devenu petit) de la géopolitique et on constate l'émergence d'un citoyen mondial, homme de confort et de médias, celui qu'entrevoient à la même époque (revoyez mes textes) Poe, Thoreau, Balzac ou Baudelaire.

Book 2

Machiavel et l'art difficile de gouverner

Le Prince de Nicolas Machiavel est un texte qui ne vieillit pas. Antonio Gramsci, qui en a tiré les coordonnées pour esquisser la figure du "nouveau prince", ordonnateur de la politique moderne, le savait bien. Dans ses Noterelle, il disait : "Le caractère fondamental du Prince est de ne pas être un traité systématique mais un livre "vivant", dans lequel l'idéologie politique et la science politique se confondent sous la forme dramatique du "mythe"".
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Cela signifie que l'élément doctrinal et rationnel s'incarne dans un "condottiere" qui résume la "volonté collective" lorsqu'elle se forme à travers un processus d'appropriation de l'élément le plus humain par le sujet actif, à savoir la passion qui anime l'esprit du peuple. Cesare Borgia, le duc Valentino, était-il capable de susciter un phénomène similaire ? L'histoire s'interrogera longuement sur ce point. Mais certainement, en suivant les pages de Machiavel, nous dirions qu'il a incarné l'"exceptionnalité" dans le monde déchiré de son époque, en dirigeant un projet qui n'a pas laissé indifférents ceux qui avaient le cœur de sentir et la raison de comprendre : la création de l'État national.

Take 2

Quel pouvoir occulte John Carpenter vise-t-il dans « Invasion Los Angeles » ? (They Live)

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Vous nous connaissez, partout où c'est possible, on pourchasse la désinformation. C'est donc avec une colère froide que nous sommes partis en chasse de ce Carpenter pour fermer son clapet complotiste à ce fameux « Charles », qui veut influencer nos lecteurs dans le sens du complotisme, pourtant interdit par Rudy Reichstadt, l'homme aux 60 000 euros du fonds Marianne.

Video

Kubrick et la question russe

Entre Spartacus, héros communiste (et excellent ballet), 2001 et les cosmonautes russes (dirigés par des femmes) et l'argot russe des voyous d'Orange mécanique — sans oublier bien sûr la Lolita de Nabokov ou Dr Folamour - Kubrick semble obsédé par les Russes — et pas négativement. En musique aussi : pensons à Chostakovitch (EWS), à Khatchaturian (2001)...
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Citons notre livre sur Kubrick alors pour balayer le problème et offrir quelques pistes de réflexion. On n'évoquera pas son frère Raoul, membre du parti communiste...

Books

Briques de culture aux Cafés Littéraires de Kontre Kulture

On sera sobres, car l'essentiel est dit en deux minutes chrono. Alain Soral propose ici 5 livres qui ont compté pour lui, et dont certains l'ont construit. Voyons ces briques de culture.
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C'est le cas de Sexe et Caractère d'Otto Weininger, ce juif de génie qui s'est suicidé à 23 ans, qui a le premier établi une sociologie politique profonde de la femme. L'homme serait esprit, la femme chair.

Caesar

« L'âge des ténèbres » - Le Kali Yuga a toujours existé...

Il n'y a pas de doute sur le poids qu'ont eu un certain ésotérisme et une pensée traditionnelle dans le monde bigarré du fascisme et surtout du néo-fascisme. L'une des thèses centrales consiste à associer le concept de kali yuga au sentiment européen de décadence — résultat de la révolution industrielle et de la sécularisation engendrée par la modernité (la fameuse "perte de l'auréole" de Baudelaire) — et à son pendant philosophique, à savoir le nihilisme.
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Le cas le plus illustratif à cet égard est peut-être celui de Chevaucher le Tigre d'Evola. Dans les toutes premières pages du livre, il en explique la signification :
« dans le monde classique, il était présenté comme une descente de l'humanité depuis l'âge d'or jusqu'à ce qu'Hésiode appelait l'âge de fer. Dans l'enseignement hindou correspondant, l'âge terminal est appelé kali-yuga (= l'âge des ténèbres), et l'idée essentielle est ici clarifiée en soulignant que le kali-yuga est précisément un climat de dissolution, le passage à un état libre et chaotique des forces individuelles et collectives, matérielles, psychiques et spirituelles, qui étaient auparavant contraintes de diverses manières par une loi venue d'en haut et par des influences d'un ordre supérieur. »

Heart

Dante et le miracle de l'amour

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Le culte de Notre Dame était, à mon humble avis, ce que le catholicisme avait de plus bienfaisant. Et il est bien coupable, le concile de Vatican II, pour l’avoir dévalué sous prétexte de superstition : « Que les fidèles se souviennent qu’une véritable dévotion ne consiste nullement dans un mouvement stérile et éphémère de la sensibilité, pas plus que dans une vaine crédulité. » (Paul VI en 1964) [1]
Le culte de Notre Dame était, à mon humble avis, ce que le catholicisme avait de plus bienfaisant. Et il est bien coupable, le concile de Vatican II, pour l'avoir dévalué sous prétexte de superstition : « Que les fidèles se souviennent qu'une véritable dévotion ne consiste nullement dans un mouvement stérile et éphémère de la sensibilité, pas plus que dans une vaine crédulité. » (Paul VI en 1964) [1]

Commentaire:




Music

De la musique pour s'émerveiller : BACH, PUCCINI...

Le concert s'ouvre avec ce joli concerto en ré mineur pour violon et hautbois de Bach : une musique enjouée, pleine de charme et de vivacité... les deux instruments semblent se répondre dans un duo magnifique...
fghj
Le deuxième mouvement lent nous invite à une douce rêverie : on se laisse bercer par cette musique aérienne, légère, vaporeuse... un pur bonheur !Avec le troisième mouvement, on est à nouveau emporté dans un tourbillon de notes...

Hearts

« Nous devons cultiver 3 choses pour nous relier à notre âme » - Philippe Guillemant

Philippe Guillemant
Philippe Guillemant est ingénieur physicien du CNRS et docteur en physique. Spécialiste de la théorie du chaos et de l'intelligence artificielle, ses travaux lui ont valu plusieurs distinctions, dont la médaille de cristal du CNRS.

Il vient de publier « La physique du futur lumineux — Dialogues entre artisans d'une science plus humaine » aux éditions Trédaniel. Un livre qui présente ses recherches sur la physique de la conscience et la façon dont elles pourraient bouleverser notre vision du monde et de l'univers.