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mar., 07 juil. 2020
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
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La violence à la télé influence les enfants

Les scènes de violence à la télévision auraient une influence sur le comportement des enfants, selon une étude réalisée par une scientifique montréalaise.

Caroline Fitzpatrick, chercheuse postdoctorale au Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, a établi un lien entre l'exposition à des contenus télévisuels violents vers l'âge de quatre ans et des comportements antisociaux et le désintérêt pour l'apprentissage scolaire en deuxième année du primaire.

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Se parler à soi-même améliorerait les performances visuelles

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Parler tout seul est généralement mal considéré, mais dans des proportions raisonnables, cela est finalement très courant. Cette pratique porte le joli nom de soliloquisme, et des recherches récentes soutiennent l'idée qu'elle nous aiderait, en fait, à être plus performants.

Encore peu étudié malgré sa fréquence, le soliloquisme était néanmoins soupçonné d'être utile. Depuis 2007, l'équipe du chercheur Lupyan avait montré que l'écoute du mot « chaise », par exemple, permettait de repérer plus vite des chaises parmi une collection d'images présentées sous leurs yeux.

Dans le papier Self-directed speech affects visual search performance, publié récemment dans The Quarterly Journal of Experimental Psychology, ce chercheur et son collègue Daniel Swingley ont cette fois demandé à certains participants de prononcer des mots eux-mêmes.

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Les symptômes psychotiques tels qu'entendre des voix sont relativement fréquents

Les symptômes psychotiques tels qu'entendre des voix seraient beaucoup plus fréquents chez les enfants et les adolescents que ce qui est actuellement considéré, selon une étude publiée dans le British Journal of Psychiatry. Des études ont déjà montré que de tels symptômes seraient vécus par jusqu'à 17% de la population adulte.

Mary Cannon et Ian Kelleher du département de psychiatrie du Royal College of Surgeons (Dublin, Irlande) ont mené cette étude avec 2666 enfants âgés de 11 à 16 ans dans 4 études séparées.

21% à 23% des 11-13 ans et 7% des 14-16 ans rapportaient avoir vécu ces symptômes. Les hallucinations peuvent varier, consistant à entendre une phrase isolée à l'occasion, jusqu'à entendre des conversations entre 2 ou plus de personnes pendant plusieurs minutes.

Family

Le bien-être mental diminue le risque de maladies cardiovasculaires

L'optimisme, la satisfaction ou le bonheur permettraient de réduire notre risque de maladies cardiovasculaires.

Des chercheurs de Harvard ont décidé d'examiner l'ensemble des données à ce jour traitant du lien entre le bien-être psychologique et la santé cardiovasculaire. En effet, alors qu'un grand nombre d'études ont mis en évidence un lien entre un état psychologique négatif (agressivité, stress, dépression) et un risque augmenté de maladies cardiovasculaires, peu d'informations existent encore sur le lien entre ces maladies et un état psychologique positif.

Les chercheurs ont donc analysé les résultats de plus de 200 études et constatent que certains facteurs psychologiques positifs très précis sont associés à une diminution du risque de maladies cardiovasculaires, indépendamment des facteurs de risque connus comme le tabagisme, la consommation d'alcool, l'activité physique, le mode alimentaire ou d'autres facteurs biologiques. Ces facteurs positifs sont l'optimisme, la satisfaction quotidienne et la sensation de bonheur.

Cult

Ponérologie : pourquoi l'élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance

Traduction SOTT

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© Editions Pilule Rouge
La question peut-être la plus importante de notre époque est pourquoi, tout au long de l'histoire de l'humanité, des personnages méprisables se sont à maintes reprises hissés jusqu'aux sommets du pouvoir. Le 20° siècle à lui seul a connu environ 140 millions de victimes de guerre et autres 16 millions de génocide. La famine collective tue des millions de personnes à une époque où il y a bien assez de nourriture pour alimenter le monde. Et ce n'est pas une coïncidence si dans notre monde d'aujourd'hui, 40 % de la richesse mondiale est détenue par 1 % de ses habitants tandis que les 50 % inférieurs ne possèdent que '1 % de la richesse mondiale. Cela signifie que le 1 % au sommet de l'échelle possède 40 fois plus de biens que la moitié de la population mondiale. Il y a bien sûr de nombreuses raisons à cet état de fait désolant. Mais certainement que l'énorme disparité des richesses et du pouvoir dans le monde, ainsi que l'abus de ce pouvoir par un grand nombre de ceux qui en possèdent le plus, explique un tas de choses. Pourquoi autant de personnages méprisables au cours de l'histoire ont acquis la capacité d'infliger autant de souffrance au reste de l'humanité ?

J'ai lu deux livres en particulier qui éclairent grandement cette question : The Authoritarians de Bob Altemeyer (Ce lien renvoie à une version électronique gratuite de l'intégralité du livre d'Altemeyer) ; et La Ponérologie Politique - Science de la nature du mal servant des buts politiques d'Andrew M. Lobaczewski. Ces deux livres traitent à peu près du même processus mais l'approche d'Altemeyer l'aborde depuis un angle psychologique individuel tandis que celle de Lobaczewski se situe plus à un niveau sociétal. Ces deux livres m'avaient été recommandés par mon camarade Duer Larry Ogg.

Heart - Black

Autoritarisme et psychopathie

Traduction SOTT

J'ai récemment redécouvert le blog Orcinus qui comporte une série d'articles de Sara Robinson sur l'autoritarisme. Elle entame la série (cliquez ici) avec un résumé et une critique du livre de John Dean, Conservatives Without Conscience [Conservateurs sans Conscience - NdT]. J'ai été très intrigué par cette redécouverte pour plusieurs raisons. Tout d'abord, je ne savais pas que John Dean (que le Watergate a rendu (tristement) célèbre et qui ne fait pas partie de ma famille, pour ce que j'en sais) avait écrit sur l'autoritarisme ; deuxièmement je n'ai rien lu parmi la littérature universitaire qui concerne l'autoritarisme (voir Dr. Robert Altemeyer) depuis des années, probablement pas depuis l'école primaire ; et troisièmement, je suis à nouveau frappé par le chevauchement significatif qui existe entre le concept d'autoritarisme et le concept de psychopathie (qui est un domaine qui m'intéresse beaucoup, cliquez ici).

Family

Homophobie ou autophobie ?

La question que l'on se pose depuis longtemps était de savoir si les personnes homophobes ne font-elles pas que trahir leur propre passé et expériences... et attirance (non officielle) pour les personnes du même sexe ! Une étude confirme que l'homophobie est plus répandue chez ceux qui éprouvent effectivement cette attirance et qui ont grandi avec des parents autoritaires qui ont réprimé ces désirs.

C'est la première étude qui révèle à la fois le rôle des parents et de l'orientation sexuelle dans la formation d'une haine viscérale contre les homosexuels et des biais de discrimination. Ces individus se déclarent comme « plus hétérosexuel tu meurs », mais des tests psychologiques révèlent une forte attraction pour le même genre sexuel. En bref, ces gens sont plongés dans une guerre intérieure et expriment cette violence vers l'extérieur.

Einstein

La coopération avec ses semblables a rendu l'homme plus intelligent

Selon une étude publiée hier, l'être humain aurait développé son cerveau au fil du temps parce qu'il s'est vu obligé de travailler en équipe, de coopérer avec ses semblables pour survivre.
Le cerveau des Homo sapiens est beaucoup plus développé que celui des hominidés précédents. Or, selon une équipe de chercheurs irlandais et écossais, ce développement viendrait de l'obligation qu'ont eu les humains de coopérer pour survivre. Avec un cerveau développé, l'homme a pu mettre en place des relations d'ordre social. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont réalisé un modèle informatique reproduisant le cerveau humain, au sein duquel le réseau de neurones était capable d'évoluer pour orienter la réaction à adopter dans une série de défis sociaux. Ce cerveau virtuel a été confronté à deux situations différentes.

Dans le premier, deux criminels sont arrêtés par la police et chacun peut décider ou non de dénoncer son complice. Dans le second, les deux individus sont prisonniers dans leur voiture ensevelie par la neige et ils doivent évaluer la situation pour déterminer s'ils unissent leurs efforts pour s'en extraire ou s'ils se contentent de laisser l'autre agir. Les résultats publiés par la revue britannique Proceedings of the Royal Society B montrent que, plus son "cerveau" évoluait, plus l'individu était enclin à coopérer, ont découvert les chercheurs. Pourtant, dans les deux cas, l'individu était censé obtenir davantage de bénéfices en se montrant égoïste.

Family

Les enfants bilingues sont meilleurs pour le multitâche

Grandir dans un milieu où l'on parle deux langues a des avantages. Les enfants bilingues sont en effet plus à l'aise pour réaliser deux tâches simultanément. En revanche, cela a aussi ses inconvénients. Dans les tests de vocabulaire et de grammaire, les meilleurs sont ceux qui ne connaissent qu'une seule langue.

On le sait, la génétique n'explique pas tout, l'environnement a également son mot à dire sur le développement de l'enfant. Une nouvelle étude publiée dans Child Development vient d'en apporter une preuve supplémentaire en comparant les résultats d'enfants bilingues avec ceux ne maîtrisant qu'une langue, dans différents tests cognitifs. Et ils sont différents !

Des chercheurs de l'université York (Toronto, Canada) ont réalisé leur travail grâce à la coopération de 104 enfants de 6 ans, classés dans quatre groupes en fonction des langues parlées : anglais, chinois-anglais, français-anglais, espagnol-anglais. Au programme : des épreuves linguistiques et un exercice multitâche.

Evil Rays

Comment les stress psychologiques nous rendent malades physiquement

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Le stress peut provoquer des maladies. Des chercheurs viennent d'expliquer comment.

Stress et maladies

L'influence du stress sur la santé est de plus en plus reconnu. Néanmoins il reste parfois difficile à concevoir : comment un simple état psychologique pourrait-il augmenter ou diminuer nos chances de survie face à un cancer par exemple ? L'utilisation d'une psychothérapie de type cognitive pour gérer le stress s'est même montrée capable d'améliorer le pronostic dans le traitement du cancer du sein (1).

Le professeur Cohen et son équipe de chercheurs Américains ont mis au point un concept pour expliquer ces phénomènes : le stress provoque la production d'une hormone, le cortisol, dont le rôle est de mettre l'organisme en état d'alerte et qui contrôle les réactions inflammatoires de défense. Lorsque cette production de cortisol se prolonge les tissus deviendraient insensibles aux effets régulateurs du cortisol et la réaction inflammatoire s'emballerait. Les mécanismes inflammatoires sont en effet impliqués dans la plupart des maladies, physiques ou psychologiques.