La Science de l'EspritS


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Les personnes à tendance psychopathique auraient un odorat moins développé

Publiant leurs travaux dans Chemosensory Perception, des chercheurs australiens ont montré expérimentalement une certaine corrélation entre tendances psychopathiques et capacités olfactives, les unes comme les autres ayant leur siège dans la partie antérieure du cerveau.

Des scientifiques de l'Université Macquarie de Sydney (Australie), ont étudié, chez 79 adultes (non criminels), d'une part les performances de l'odorat, et d'autre part les tendances psychopathiques. Le but était en fait de savoir si, comme le soupçonnent certains chercheurs, il existe une corrélation entre ces deux éléments dans la mesure où ceux-ci font essentiellement intervenir une même portion du cerveau, sa partie antérieure.

Au cours de l'expérience, l'équipe a donc évalué les capacités et la sensibilité du système olfactif de ces personnes, ainsi que cinq tendances de la personnalité (qui peuvent d'ailleurs affecter aussi des sujets sains) : la manipulation, l'insensibilité, le caractère erratique du mode de vie, les tendances criminelles et les capacités d'empathie. L'étude a alors révélé que les personnes à traits psychopathiques marqués sont davantage susceptibles de peiner à identifier et différencier les odeurs. Plus précisément, les scientifiques ont constaté que les régions cérébrales contrôlant les processus olfactifs étaient moins efficaces chez ces personnes que chez d'autres sujets.

People

Les convictions de l'homme sont naturellement bousculables

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© Inconnu
Lorsque des gens sont confrontés à des opinions faussement présentées comme les leurs, ils défendent souvent l'inverse de leurs premières impressions. Face à un questionnaire dont les questions ont été modifiées après que des volontaires y ont répondu, la moitié d'entre eux n'a pas réalisé les changements quand ils ont relu les questions. Plus surprenant, 53% d'entre eux se sont mis à défendre l'inverse des positions qu'ils avaient choisies quelques minutes auparavant.

Bulb

Le langage, une autre musique pour bébé

Le développement du langage chez l'enfant est un domaine d'étude sans fin pour les chercheurs. L'acquisition de l'écoute, de la compréhension et de l'expression est des plus complexes. L'analyse du fait musical est souvent liée. Beaucoup pensent que ces deux processus ne sont pas liés ou que la musique est un des descendants de l'apprentissage du langage. Quelques chercheurs américains de la University's Shepherd School of Music et de l'Université du Maryland pensent différemment. Pour eux, la musique est sous-jacente à l'acquisition du langage. Le langage parlé ne serait qu'une musique, un peu différente des autres.

Dans le papier paru dans Frontiers in Cognitive Auditory Neuroscience, les scientifiques expliquent que d'abord apparaît la musique, puis venant de la musique apparait le langage. Les enfants écoutent des sons, puis, seulement plus tard, commencent à associer des significations à ces sons. La capacité des nourrissons à s'intéresser au langage dépend de leur capacité à percevoir distinctement chacun des sons du langage. Il s'agit là, certainement, du côté le plus musical du langage. L'étude reprend les résultats de différents papiers. On retrouve les analyses concernant la capacité du cerveau du nouveau-né à distinguer les phonèmes, les unités du langage ou même les timbres, les tonalités ou les rythmes.

Red Flag

La France malade : 12 millions de français souffrent de troubles psychiatriques

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Munch, le cri.
Selon un article publié par la revue European Neuropsychopharmacology, les autorités français ont très largement sous-estimé le nombre de français souffrant d'une pathologie mentale qui toucherait en fait 12 millions de personnes sur 69 millions.

L'objectif premier des auteurs étaient de déterminer le coût des pathologies psychiatrique en France. Pour évaluer ce coût les chercheurs du département de santé publique de Créteil ont cumulé les coûts de tous les services hospitaliers psychiatriques publics et privés, des unités de réhabilitation, des soins ambulatoires, des consultations (psychologues, psychiatres médecins généralistes), des médicaments, des examens de laboratoires, et des transports médicaux. A ces coûts médicaux directs s'ajoutent les coûts indirects, les allocations financières aux patients, le coût des organisations fournissant un soutien aux adultes et aux enfants atteints de troubles psychiatriques, le coût des soins apportés par la famille des patients, les coûts sociaux liés à l'impossibilité de travailler, au chômage, et à la perte de productivité, et le coût de la dégradation de la qualité de vie.

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Les adolescents s'automutilent de plus en plus

De plus en plus d'adolescents s'automutilent, selon un psychiatre de l'Hôpital de Montréal pour enfants.

Le Dr Martin Gauthier souligne que cette tendance augmente à un rythme alarmant, de plus en plus de jeunes tailladant, coupant ou mordant leur chair pour composer avec leur malaise intérieur. Il précise que la moitié des patients adolescents qu'il traite s'automutilent.

Les blessures faites avec une lame de rasoir, un couteau, des ciseaux ou un autre outil coupant sont la forme la plus courante d'automutilation, mais les adolescents peuvent aussi recourir aux coups, aux pincements, aux brûlures, aux griffures et aux morsures. Ils se blessent généralement aux bras, aux jambes et à l'abdomen, et cachent souvent leurs cicatrices sous leurs vêtements.

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Le stress peut nuire à l'apprentissage

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Le stress que vit un enfant soumis à des conditions difficiles, comme la peur de manquer de biens essentiels ou l'obligation de partager souvent avec ses frères et sœurs, pourrait nuire à son développement cognitif, social et affectif.

Un chercheur américain va jusqu'à avancer que le stress réduirait les capacités d'apprentissage de l'enfant, plus particulièrement s'il provient d'un milieu défavorisé. De nombreuses études, étalées sur plusieurs années, l'amènent à penser que le stress s'avère toxique pour le jeune enfant. «Ce que vit l'enfant le pousse à adopter certaines stratégies face au stress qui peuvent affecter son futur développement physique et mental», affirme Clancy Blair, professeur en psychologie appliquée à l'Université de New York.

Son équipe de recherche a mené une étude auprès de 170 enfants âgés de 4 ans, participant à un programme destiné aux familles américaines défavorisées. Elle a évalué le niveau de stress des enfants - en mesurant le taux de cortisol (hormone du stress) dans leur salive - pendant que ces derniers effectuaient des tests simples, telle l'association de formes ou d'objets.

Cult

Ces psychopathes à la tête des Etats-Unis

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Connaît-on vraiment les individus qui dirigent nos pays ? A moins de huit semaines de leur scrutin présidentiel, les électeurs américains feraient bien de méditer la question. Depuis plusieurs semaines, ils assistent, à grand renfort de meetings et de conventions, à un inventaire en règle de la personnalité, du parcours et de la famille des candidats démocrates et républicains. Mais une étude menée à l'université américaine Emory, publiée en septembre 2012 et relayée par Slate, montre que les présidents américains sont caractérisés par une absence de peur qui les rapprocheraient en de nombreux points d'un psychopathe "lambda".

Les hommes - car le beau sexe demeure jusqu'à présent écarté de la fonction - qui ont été élus président des Etats-Unis présentaient en effet une "fearless dominance", qui n'est autre qu'un "critère du test américain PPI pour détecter un individu psychopathe", rappelle Slate. Ce "trait psychopathique" leur permettrait, selon l'étude, d'avoir notamment une meilleure image de leader dans le monde entier."Le caractère dominant, qui reflète un certain courage associé à une certaine psychopathie, provoque de meilleures performances présidentielles en matière de gouvernance, de persuasion, de gestion de crise, de relations avec le Congrès", note encore l'étude.

Family

Meilleur du Web: Une expérience radicale d'empathie

En accompagnant étape par étape son auditoire à travers le processus de pensée, le sociologue Sam Richards lui pose un défi extraordinaire : peuvent-ils comprendre - non pas approuver, mais comprendre - les motivations d'un insurgé irakien? Et par extension, peut-on vraiment comprendre et éprouver de l'empathie pour autrui ?

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Les hommes et les femmes ne sont pas égaux face aux rêves

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Une étude menée entre 1997 et 2008 révèle que les hommes et les femmes ne rêveraient pas des mêmes choses durant leur sommeil. De même, les deux sexes ne se souviendraient pas autant des rêves qu'ils ont fait la nuit précédente.

S'il ne se passe bien évidemment pas la même chose dans la tête d'une femme et dans celle d'un homme, cette différence se manifeste aussi pendant le sommeil. C'est du moins ce que suggère une étude menée sur 28.888 personnes âgées de 10 à 80 ans entre 1997 et 2008. En effet, celle-ci indique notamment que les rêves nocturnes marqueraient davantage les femmes que les hommes. Ainsi, dans les résultats recueillis à partir d'un questionnaire en ligne, on retrouve un écart assez constant entre les femmes et les hommes pour ce qui est du souvenir des rêves tout au long de la vie (un point et demi de moins de souvenir de rêve au cours du dernier mois chez les hommes).

Concrètement, l'étude visait en fait à évaluer non seulement l'importance de la mémoire des rêves mais aussi la variété des thèmes oniriques selon l'âge et le sexe. Les données de Toré Nielsen, professeur au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal, qui a supervisé l'étude, montrent ainsi que le nombre de rêves diminue avec l'âge. Plus précisément, "ce déclin est précédé, durant l'adolescence, d'une augmentation des rêves dont on se souvient et cette augmentation est plus forte chez les filles. Le déclin débute plus tôt chez les hommes, soit entre 30 et 40 ans, alors qu'il survient dans la quarantaine chez les femmes et il est alors plus abrupt", indique le scientifique cité par Techno-science

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Point de vue : l'homme voit le mouvement, la femme la couleur

EXPÉRIENCE SCIENTIFIQUE - Hommes et femmes sont bien différents sur de nombreux points. Voilà une affirmation qui ne va pas remettre en cause l'humanité, mais une récente étude publié dans la revue Biology of Sex Differences apporte un nouvel élément qui explique peut-être bien des choses quant à nos différences de point de vue.

Des études scientifiques avaient déjà montré, ainsi que la vie quotidienne d'ailleurs, que la femme disposait d'un odorat plus fin et que sa perception auditive n'était pas exactement la même que chez l'homme.