Bienvenue à Sott.net
mar., 07 juil. 2020
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
Carte

Handcuffs

Covid-19 : la culpabilité, une arme de destruction massive

L'autre jour, après avoir entendu, à la TV, tout un plateau de vertueux imbéciles culpabiliser « les Français » ( comme ils disent depuis que nous sommes redevenus une nation à la faveur d'une épidémie justifiant même des frontières intérieures ), qui ne portaient pas de masques dans l'espace public (ce qui n'a rien d'obligatoire, ni même de sain), il m'a pris l'envie de taper les mots coronavirus et culpabilité sur Google, et j'ai été surprise du grand nombre d'entrées.
cccc
On dirait que beaucoup de monde en France s'est senti coupable pendant l'épidémie. Les médias grand public qui adorent et encouragent à longueur de journée ce sentiment avilissant à coups de : « Regrette ! Condamne ! Dénonce ! », nous en donnent quelques exemples.

Book 2

Lire aujourd'hui « Jalons » de Dag Hammarskjöld

L'auteur de Jalons, le Suédois Dag Hammarskjöld ( 1905-1961 ), prix Nobel de la paix à titre posthume, n'était ni empereur, ni prince, mais secrétaire général de l'ONU entre 1953 et 1961, date de son décès dans un accident d'avion à la frontière du Congo ( actuelle République démocratique du Congo ) et de la Rhodésie du Nord (actuelle Zambie), à l'époque de la sécession du Katanga.
jjjj
Présenté dans le cadre d'une nouvelle édition introduite par le professeur Carlo Ossola, Jalons est un ouvrage difficilement classable : il ne s'agit ni d'un journal intime, ni d'une suite de notes politiques, mais plutôt d'un ensemble de textes (poèmes, allégories, courts récits, aphorismes) rédigés entre 1925 et 1961 et qui, rassemblés, donnent une idée de la formation intellectuelle et spirituelle, mais aussi des convictions et des inquiétudes du diplomate humaniste.

Stormtrooper

Sublimez votre « fasciste intérieur » — Un « précepte intemporel » au Temps du Corona

Bon, il faut parler du fascisme. Pas de n'importe quel type de fascisme. Un type de fascisme particulièrement insidieux. Non, pas le fascisme du début du 20e siècle. Pas le parti national fasciste de Mussolini. Pas le NSDAP d'Hitler. Pas le fascisme franquiste ni aucun autre type de mouvement ou de parti fasciste organisé. Pas même les redoutables nazis du Tiki-torch.
baby hitler moustache
© consentfactory.org
C'est de l'autre type de fascisme dont nous devons parler. Le genre qui ne vient pas dans la rue en agitant de grands drapeaux néo-nazis. Le genre qu'on ne reconnaît pas quand on le regarde. C'est comme cette blague sur les poissons et l'eau... le poisson ne reconnaît pas l'eau parce qu'il nage dedans. L'eau l'enveloppe. Le poisson en est inséparable. Il la respire à l'instant où il naît au monde.

Nous l'avons appris de nos parents, qui l'ont appris de leurs parents. Nos enseignants nous l'enseignent à nouveau à l'école. Il est quotidiennement renforcé au travail, dans les conversations avec les amis, dans nos familles et dans nos relations amoureuses. Nous l'absorbons dans les livres, les films, les émissions de télévision, les publicités, les chansons pop, les informations du soir, dans nos voitures, au centre commercial, au stade, à l'opéra... partout, car il est littéralement partout.

Pour nous, cela ne ressemble pas à du fascisme. Le fascisme ne ressemble au fascisme que lorsque vous lui êtes extrinsèque ou que vous le regardez de façon rétrospective. Quand on est dedans, le fascisme ressemble à la « normalité », à la « réalité », au « c'est comme ça ».

Dreamsicle

Les ailes de la liberté

Il fut un temps jadis où le maintien de l'ordre était une question de doigté et de tactique comme le chantait si bien Bourvil. Le gendarme devait avoir de très bons pieds, mais c'est pas tout, mais c'est pas tout. Le fonctionnaire se devait encore et surtout de se montrer débonnaire pour rassurer la population par sa seule présence, sans ostentation guerrière ni défiance systématique.

aaaaaa
© Inconnu
Je sais que les plus jeunes ne me croiront pas, mais l'uniforme ne dispensait pas alors d'un bonjour, souvent accompagné d'une marque de déférence ?, la main à la visière. La cape et la bicyclette suffisaient amplement à couvrir le terrain. Le pandore même moqué avait bonne presse sans éprouver le besoin de se déguiser en Robocop du bitume. Il était hirondelle de nos faubourgs.

Dominoes

Rien ne change tant que vous obéissez

J'ai entendu les mêmes plaintes que vous au sujet des politiciens. Et bien que je comprenne ces plaintes, le fait est que se plaindre n'apporte presque rien. Et il y a une raison très simple pour laquelle se plaindre n'a aucun effet réel :
Parce que ceux qui se plaignent continuent à obéir.
Tant que vous obéissez, les choses dont vous vous plaignez continueront à se produire.

Martin Luther King Jr
La preuve

Cette idée selon laquelle "rien ne change tant que l'on obéit" a une preuve moderne - celle des Noirs américains du sud des États-Unis. Plus précisément, entre la guerre civile et l'affaire Martin Luther King Jr.

King est très mal compris. Son héritage est devenu un outil de conquête du pouvoir politique. Il a été transformé en un symbole semi-mystique et utilisé par des preneurs de pouvoir de toutes sortes.

Le vrai Martin King, cependant, était un ministre qui a révélé la vérité selon laquelle l'obéissance nous maintient enchaînés. Sa synthèse cruciale était de combiner la désobéissance avec la bonté. Son travail crucial (et cela est grandement sous-estimé) était de faire tenir ensemble la désobéissance et la bonté.

Les Noirs ont souffert pendant de nombreuses décennies dans le sud des États-Unis. Ils se plaignaient sans cesse, mais les lois étaient contre eux et le restaient. Un nombre important de Blancs étaient compatissants, mais tout le monde obéissait à la loi et peu de choses ont changé.

Jusqu'à ce que King arrive, bien sûr, avec sa nouvelle stratégie de bonté associée à la désobéissance.

King, quels que soient ses défauts, était un ministre sérieux et avait une vision claire de ce qu'impliquait la bonté. Et il est devenu très doué pour la communiquer. King ajouta la désobéissance à la bonté, et les combina avec des enseignements sur le courage et la maîtrise de soi.

Black Magic

Le masque du confinement : occultation du visage et enfermement de la personne

Ce 11 mai 2020 restera probablement, dans les annales de notre « civilisation », une date historique : elle marque, pour la plupart des pays de l'Europe aussi bien que de l'Amérique ou de l'Asie (l'Afrique demeure, sur ce point, incertaine, sinon problématique), le progressif début de ce déconfinement...
masque
© Inconnu
où ces mêmes Etats, il y a deux mois maintenant, avaient pourtant décidé, de façon autoritaire et fût-ce pour notre « bien - la fameuse « sécurité collective » au détriment de la liberté individuelle - de nous enfermer afin, arguaient-ils de manière souvent confuse ou contradictoire, moyennant une aberrante et parfois incompréhensible série d'injonctions paradoxales, d'endiguer l'effroyable pandémie du Covid-19, virus particulièrement meurtrier, on le sait, et dont personne bien évidemment ne nie, en ces lignes, l'extrême dangerosité sur le plan sanitaire.

Commentaire: Lire aussi :


Brain

Une nouvelle étude pourrait expliquer pourquoi certains psychopathes « réussissent »

Psychopathy
© Getty Images
Une nouvelle étude menée par des chercheurs du VCU met en lumière les mécanismes qui sous-tendent la formation de psychopathes qui "réussissent".
La psychopathie est largement reconnue comme un facteur de risque de comportement violent, mais de nombreux individus psychopathes s'abstiennent d'actes antisociaux ou criminels. Comprendre ce qui conduit ces psychopathes à "réussir" est un mystère.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université du Commonwealth de Virginie fait la lumière sur les mécanismes qui sous-tendent la formation de ce phénotype " gagnant ".

"Les psychopathes sont très enclins à adopter des comportements antisociaux, mais nos conclusions suggèrent que certains d'entre eux sont en fait plus à même que d'autres d'inhiber ces pulsions", a déclaré l'auteur principal, Emily Lasko, doctorante au département de psychologie de la faculté des sciences humaines. "Bien que nous ne sachions pas exactement ce qui provoque cette augmentation du contrôle consciencieux des impulsions au fil du temps, nous savons que cela se produit chez des individus présentant certains traits psychopathiques qui ont relativement mieux "réussi" que leurs pairs".

L'étude intitulée "Qu'est-ce qui fait qu'un psychopathe « réussit » ? Longitudinal Trajectories of Offenders' Antisocial Behavior and Impulse Control as a Function of Psychopathy", sera publiée dans un prochain numéro de la revue Personality Disorders : Théorie, recherche et traitement.

Book 2

« Pilote de guerre », une aventure héroïque de l'homme confronté à la défaite ou la remise en question personnelle

Paru en Amérique, Pilote de guerre évoque le drame vécu par Saint-Exupéry, aviateur en France, lors de la débâcle de 1940. Mobilisé dans l'armée de l'air, il dut accomplir des missions de reconnaissance photographique. L'une d'elles fut le vol effectué dans le nord de la France au-dessus d'Arras le 23 mai 1940, prétexte à l'écriture du roman.
bbbb

Saint-Exupéry, 1900-1944
Démobilisé après l'armistice et persuadé que le salut pour son pays viendrait de l'Amérique, il s'exila aux Etats-Unis. Furieux d'entendre les Américains dire que les Français s'étaient mal battus, il entreprit la rédaction de ce livre pour montrer la vraie réalité de la guerre. Son entreprise permit à Saint-Exupéry de se livrer à une réflexion sur l'homme et les valeurs de la civilisation occidentale.

Si l'on veut avoir la meilleure idée du contexte de l'époque, il faut s'imaginer l'Iliade racontée par un Troyen, les guerres puniques narrées par un Carthaginois.

Brain

Le fondement neurologique du manque d'empathie chez les psychopathes

Lorsque des personnes atteintes de psychopathie imaginent la souffrance chez les autres, les zones du cerveau nécessaires pour ressentir de l'empathie et se préoccuper des autres ne s'activent pas et ne se connectent pas à d'autres régions importantes qui interviennent dans le processus affectif et la prise de décision, selon une étude publiée dans la revue en accès libre Frontiers in Human Neuroscience.
Citation Robert Hare Psychopathie
© Sott.net adapté en français de hare.org
La psychopathie est un trouble de la personnalité caractérisé par un manque d'empathie et de remords, un affect superficiel, une désinvolture, une attitude manipulatrice et une insensibilité. Des recherches antérieures indiquent que le taux de psychopathie dans les prisons est d'environ 23 %, ce qui est supérieur à la moyenne de la population qui est d'environ 1 %.

Pour mieux comprendre les bases neurologiques du dysfonctionnement de l'empathie chez les psychopathes, les neuroscientifiques ont utilisé l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle sur le cerveau de 121 détenus d'une prison de moyenne sécurité aux États-Unis.

Des scénarios visuels illustrant la douleur physique, comme un doigt coincé entre une porte ou un orteil coincé sous un objet lourd, ont été présentés aux participants. Ils ont ensuite été à tour de rôle invités à imaginer que cet accident leur était arrivé à eux ou à quelqu'un d'autre. Des images de contrôle qui ne représentaient aucune situation douloureuse, par exemple une main sur une poignée de porte, leur ont également été présentées.

Pi

Éthique et valeurs fondamentales en période de Corona

Quand il s'agit de la prétendue crise du Corona, tout le monde semble parler de chiffres. Le virus n'est-il pas à peine plus dangereux que la grippe ? Si tel est le cas, pourquoi n'avons-nous pas imposé des mesures de confinement pour la grippe saisonnière ? Et même si le Covid-19 est pire que la grippe, les mesures de confinement ne tuent-elles pas plus de gens que le virus lui-même ?
Morality, good and evil, devil and angel
© Inconnu
Bien que ces arguments soient valables et importants, ils reposent néanmoins sur une compréhension utilitariste simpliste de l'éthique : il s'agit de calculer le meilleur résultat, de compter les morts, de maximiser le bien-être de l'humanité en mettant deux choses en balance : le virus et les mesures de confinement. Le débat ne porte que sur les variables.

Mais je pense que la plupart de ceux d'entre nous qui critiquent l'hystérie actuelle ressentent en leur for intérieur que ce raisonnement est faussé, et cela n'a pas grand-chose à voir avec les chiffres.

Supposons que ce virus soit vraiment meurtrier et que nous puissions raisonnablement nous attendre à ce qu'il tue, disons, 10% de la population de chaque pays. Accepteriez-vous les mesures actuelles dans ce cas-là ? Trouveriez-vous normal que l'État vous retire la liberté et la responsabilité de prendre les bonnes décisions dans votre vie ? De rendre visite à un ami en difficulté, de serrer votre père dans vos bras, d'aller à l'église ou de vendre vos produits et services à ceux qui sont encore prêts à les acheter ?

Plus précisément, ne devriez-vous pas être à même de décider si vous voulez prendre le risque de rendre visite à vos parents fragiles - par exemple, si vous n'avez pas de symptômes - parce que cette bienveillance et cette attention envers vos parents l'emportent sur le risque de transmettre le virus ? Les personnes âgées ne devraient-elles pas décider par elles-mêmes si elles veulent ou non embrasser leurs petits-enfants ? Ou encore, n'est-ce pas à vous de décider si vous voulez retrouver - ou non - des amis pour faire de la musique, en pesant le pour et le contre, en mettant en balance le risque de mort et ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue ?

Si votre réponse est non à l'une ou plusieurs de ces questions, vous êtes dans le pétrin. Parce que dans le monde d'aujourd'hui, il semble que nous n'ayons pas les connaissances qui nous permettraient de justifier l'intuition que certaines choses ne devraient jamais être interdites, que certaines libertés ne devraient jamais être restreintes, et que certaines choses ne devraient jamais être dictées par l'État. Si nous disons que nous voulons aller à l'église ou embrasser nos parents, ou rendre visite à un ami qui a besoin de nous, et que quelqu'un nous répond que cela pourrait tuer des gens et que certainement, éviter la mort est plus important que serrer son père dans ses bras, que pouvons-nous répondre à cela ? Cela nous laisse sans voix. Oui, nous voyons plus ou moins où cette personne veut en venir... mais...

En outre, nous référer à la constitution n'est pas suffisant. Si nous ne comprenons pas pourquoi quelque chose figure dans la constitution en premier lieu et que nous sommes incapables de le défendre, ne serait-ce que vis-à-vis de nous-mêmes, alors pourquoi quiconque devrait-il s'en soucier ? Les gens feront simplement remarquer que sauver des vies est plus important que tel ou tel argument juridique mesquin.

Prenons donc un peu de recul et éclairons le contexte philosophique de nos constitutions occidentales, avant de faire le lien avec les mesures « anti Corona ».