Pierre Lescaudron
Sott.netlun., 14 oct. 2019 15:10 UTC
En finalisant la rédaction de l'article intitulé «
Mammouths gelés et catastrophes cosmiques », j'ai rencontré une anomalie inattendue.

© Inconnu
L'époque de la disparition des mammouths est également connue sous le nom de
Dryas récent, une période de refroidissement global au cours de laquelle les
températures de surface
ont baissé d'environ 7 °C, période qui s'étend de 12 900 à 11 700 ans avant aujourd'hui, soit de 10 900 à 9 700 ans avant J.-C.
En théorie, un refroidissement aussi sévère devrait augmenter le volume de glace polaire et réduire subséquemment le niveau de la mer. Cependant, au cours du Dryas récent, le niveau de la mer a augmenté de 17 mètres sur plus d'un millénaire, comme l'illustre le graphique ci-dessous.

© InconnuNiveau de la mer en regard de la température globale (d'il y a 20 000 ans à aujourd'hui) - La zone verte représente le Dryas récent, le trait rouge la courbe des températures et le trait noir la courbe du niveau de la mer.
Si le niveau de la mer s'est élevé alors que les calottes glaciaires s'accumulaient, la source de l'eau peut s'avérer avoir été exogène. Mais alors, d'où a-t-elle bien pu venir ?
Coïncidence ou pas, la majeure partie de l'hémisphère nord de la planète Mars était autrefois recouverte d'eau, et cet océan a depuis mystérieusement disparu. Par conséquent, où est donc passée l'eau de Mars ?
Les niveaux de la mer sur TerreLe Dryas récent a été provoqué il y a environ 12 900 ans par d'importants impacts météoriques sur l'inlandsis des Laurentides, tel que décrit dans l'article précédemment mentionné des
mammouths gelés. Ces impacts ont très probablement fait fondre des quantités massives de glace et entraîné une élévation du niveau de la mer. Cependant, les 1 200 années de températures froides qui ont suivi auraient au moins dû geler une certaine quantité d'eau et faire baisser le niveau de la mer, mais il s'avère pourtant que ce dernier s'est considérablement élevé pendant la même période.
Commentaire: On peut également ajouter à cette somme d'informations
traduites depuis l'anglais, la récente découverte de deux cratères d'impact géant au Groenland :
- Le premier cratère a été repéré sous 950 mètres de glace dans le Nord-Ouest du Groenland par une équipe menée par des scientifiques danois en juillet 2015, découverte qui a fait l'objet d'une publication vidéo de la Nasa en novembre 2018 (ci-dessous). Plus large que la ville de Paris avec 31 km de diamètre et une profondeur estimée à 300 mètres, le
cratère de Hiawatha occupe la 25e place des plus grands cratères connus sur Terre :
- Le deuxième cratère a été découvert enfoui sous 2 000 mètres de glace en février 2019 à 183 km du premier. Légèrement plus large avec un diamètre de 36,5 km, mais moins profond avec ses 160 mètres, il occupe la 22e place des plus grands cratères connus sur Terre. Grâce notamment à une anomalie gravimétrique négative (mesure d'écart entre la pesanteur mesurée et théorique), typique d'un cratère d'impact, la piste d'un ancien volcan a
pu être écartée. «
Les données ont été obtenues par les instruments de spectroradiomètre d'imagerie à résolution modérée des satellites
Terra et
Aqua de la NASA. » :
À ce point, les chercheurs tentent d'établir le lien possible entre ces deux cratères, bien que les données (Joseph A. MacGregor
et al.,
Geophysical Research Letters, 2019) relatives à l'âge minimum de la couche de glace recouvrant les cratères ne soient pas identiques :
12 800 ans pour le premier (découverte annoncée en novembre 2018) et 79 000 ans pour le second (découverte annoncée en février 2019). Considérant la datation ci-dessus mentionné pour le premier cratère d'impact, il est d'ores et déjà possible d'envisager qu
'il faisait partie du même essaim cométaire dont il est question dans l'article des «
mammouths gelés » et dans celui-ci. Il faudra sans doute attendre plus de résultats ultérieurs pour le déterminer de façon plus nette, notamment grâce aux mesures de datation, d'orientation des impacts, de composition minérales communes, etc.
Encore plus récemment, notons également la découverte sur le site de Wonderkrater - dans la province du Limpopo en Afrique du Sud - de hautes concentrations de platine. L'étude publiée dans la revue scientifique
Palaeontologia Africana, explique que ce pic de gisement de platine a été mis au jour dans d'anciens gisements de tourbe vieux
datés de 12 800 ans. Une autre découverte - une première sur ce continent - qui renforce l'hypothèse de l'impact cosmique du Dryas récent.
On peut également ajouter que ces événements seraient en lien avec « l'hypothèse », d'une part de la Comète de Clovis — nommée d'après la Culture Clovis qui n'aurait pas survécue à ou aurait été dispersée par le cataclysme d'un bombardement cométaire
survenu il y a 12 900 ans, dont
la preuve quasi irréfutable a été apportée par l'équipe dirigée par Douglas Kenneth de l'université de l'Oregon — et d'autre part, celle des
Carolina Bays (« plus de 500 000 de ces cuvettes peu profondes parsèment la plaine côtière depuis la Géorgie jusqu'au Delaware »), et étroitement lié au déclenchement du Dryas récent :
« En 2007, une étude publiée par l'équipe de Richard Firestone du Lawrence Berkeley National Laboratory démontra qu'il y a 12 900 ans, à la limite Dryas récent, un objet de plus de 4 km explosa au-dessus du dôme glaciaire du massif des Laurentides, provoquant l'extinction de 33 espèces dont de nombreuses espèces de la mégafaune, des petits mammifères et des oiseaux, et provoqua une cassure du glacier. Cette période correspond à la datation des échantillons prélevés dans les formations des Carolina Bays. [...]
L'étude de Richard Firestone fut confirmée en 2012 par les recherches de l'équipe de Richard Lane de la Direction des Sciences de la Terre de la NSF. Leur étude démontra qu'une grande explosion ou un impact s'est produit sur Terre il y a 12 900 ans. »
Source : Sciences-Faits-Histoires
Et pour conclure, quelques suggestions de lecture en français et en anglais :
- Hiver cosmique, Dr Victor Clube et Dr Bill Napier
- Les comètes et les cornes de Moïse, Laura Knight-Jacdzyk
- Les changements terrestres et la connexion anthropocosmique, Pierre Lescaudron
- Les grands bouleversements terrestres, Dr Immanuel Velikovsky
- Mondes en collision, Dr Immanuel Velikovsky
- The cycle of Cosmic catastrophes - Flood, fire, and famine in the history of civilization, Richard Firestone, Allen West and Simon Warwick-Smith
- The Noah Syndrome, Laura Knight-Jacdzyk
- The Apocalypse, Laura Knight-Jadczyk
Les Éditeurs
Sott.netmar., 15 oct. 2019 11:31 UTC
Septembre 2019 restera dans les mémoires comme le mois où la prophétesse Greta Thunberg, 16 ans, a pris la parole à l'ONU à New York pour alerter le monde sur la catastrophe mondiale qui se produira si les gens ne changent pas leurs comportements. Du moins, c'est ainsi que les médias voulaient apparemment que les gens se souviennent de septembre.

© Sott.net
Loin de tout ce cirque, l'augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes et des bouleversements sismiques avance à grand pas.
Le mois dernier, des crues soudaines et catastrophiques au Maroc et en Algérie ont fait 18 morts ; l'ouragan Dorian a complètement détruit les Bahamas ; de graves inondations en Asie du Sud-Est et en Inde ont fait des centaines de morts ; l'Espagne a été frappée par son pire système cyclonique depuis au moins 140 ans ; des tremblements de terre destructeurs ont frappé le Cachemire et l'Indonésie ; des dizaines de boule de feu météoriques ont illuminé les cieux nocturnes ; des records de froid et de chutes de neige précoces ont été battus dans l'hémisphère Nord.
Sputniklun., 14 oct. 2019 21:38 UTC

© CC BY-SA 2.0 / Pom'Laval, Mayenne, France
Le centre-ville de Laval, dans la Mayenne, s'est retrouvé inondé ce lundi 14 octobre suite à un violent orage, relatent les médias, alors que des internautes publient des photos et vidéos du cataclysme sur les réseaux sociaux.
Adapt 2030 Ice Age Report
Sott.netdim., 13 oct. 2019 19:02 UTC
La Chine a montré sans l'ombre d'un doute que sa population a du mal à se nourrir avec la quantité de nourriture disponible. Les importations de porc ont été multipliées par 7 au cours du dernier mois et l'inflation alimentaire générale est de 45 %, et maintenant la plus grande nouvelle de toutes est que les ventes aux enchères sur le marché chinois du maïs ne sont plus en vigueur. Les quatre dernières années ont été en moyenne de 100 millions de tonnes par an, cette année c'est 22 millions et c'est tout, ajoutez le blizzard historique qui a balayé les zones de culture américaines et canadiennes,
ce qui signifie que deux des plus grands producteurs alimentaires de la planète sont en difficulté.La vidéo (en anglais) :
Damien Altendorf
SciencePostdim., 13 oct. 2019 21:20 UTC
Entre le 9 et le 11 de ce mois, une large partie des États-Unis est brutalement passée de l'été à l'hiver. Si l'on pouvait se promener en T-shirt et manger en terrasse le 9 octobre, les habitants ont dû faire face à un paysage enneigé et un froid mordant le lendemain matin !Le climat d'Amérique du nord nous fait encore une fois la démonstration de son aptitude à engendrer des variations extrêmes. En effet, au cours des 72 dernières heures, une masse d'air polaire s'est engouffrée par le nord-ouest des États-Unis. En provenance du Canada, elle a brutalement emboîté le pas à temps chaud et ensoleillé tout en envahissant à vive allure le centre et le sud du territoire. Aussi, la baisse des températures a été
fulgurante au passage du front froid - lequel délimitait la zone très étroite de transition thermique.
De l'été à l'hiver : chute spectaculaire des températures
Commentaire: La situation au Canada n'est pas mal non plus. La météo (mais aussi le climat) peuvent visiblement changer très très brutalement sur la Terre. Soleil au ralenti et sûrement aussi, influence de l'environnement cosmique.

© Hydro ManitobaJusqu’à présent, environ 200 chambres d’hôtel dans le nord-ouest de Winnipeg et à proximité de l’aéroport ont été réservées pour les aînés et les parents ayant de jeunes enfants.
Après avoir passé
des jours sans électricité en raison de la tempête de neige qui s'est abattue sur la province, plusieurs Premières Nations du Manitoba sont contraintes de quitter leur communauté.
Selon le directeur général du conseil de bande des réserves de la région d'Entre-les-Lacs, Karl Zadnik, six communautés se préparent pour une évacuation dimanche.
Les communautés sont très vulnérables aux catastrophes naturelles telles que celles-ci, a mentionné Karl Zadnik. Soixante-douze heures, c'est une attente très longue pour déclarer l'état d'urgence.

© PHOTO JOHN WOODS, LA PRESSE CANADIENNEÀ Winnipeg même, le nombre de clients privés d’électricité atteignait plus de 26 000, samedi après-midi.
Il pourrait s'écouler des jours avant que Hydro-Manitoba soit en mesure de rétablir le courant de tous les clients qui en sont privés en raison d'une tempête de neige qui a dévasté les régions méridionales de la province et entraîner le décret de l'état d'urgence.
La société d'État a indiqué qu'un peu plus de 30 000 clients étaient toujours privés de courant dimanche à 16 h.« Il est clair que les efforts considérables déployés pour rétablir le courant et que d'autres activités se poursuivront pendant un certain temps », a déclaré dimanche le premier ministre Brian Pallister.
« L'état d'urgence contribuera à cet effort », a-t-il soutenu.
Portage la Prairie, une municipalité située à environ 90 kilomètres à l'ouest de Winnipeg a été particulièrement touchée. Elle a indiqué sur Twitter que les stations de pompage des eaux usées fonctionnaient grâce à des génératrices et que les résidents ne devaient pas tirer la chasse d'eau — du tout.
MIWA SUZUKI
La Pressedim., 13 oct. 2019 17:04 UTC

© Inconnu
(Tokyo) Au moins 26 personnes ont été tuées, selon les médias japonais, par le passage dévastateur du typhon
Hagibis alors que 110 000 secouristes s'apprêtaient dimanche soir à passer la nuit à venir en aide aux habitants piégés par les nombreuses inondations.
Brian Kahn - Gizmodo
Sott.netsam., 12 oct. 2019 21:59 UTC

© Gizmodo Australia
Le Midwest américain ignore l'automne et se dirige tout droit vers l'hiver pour terminer la semaine.
Un blizzard potentiellement record s'abat sur la région et pourrait déverser de la neige du Colorado au Minnesota. Le Dakota est situé près de l'épicentre de la tempête et pouvait voir jusqu'à trois pieds de neige d'octobre (oui, vous avez bien lu).
Ajoutez à cela des rafales de vent et vous obtenez une combinaison pour des conditions mettant votre vie en danger. Pour une région qui a déjà fait face à une tempête de neige en début de saison, la dernière vague d'hiver n'est guère la bienvenue.
La neige est déjà tombée dans certaines parties des Rocheuses et du chaînon Front Range en fin de matinée jeudi. De nombreux accidents et carambolages ont été signalés dans la région métropolitaine de Denver. Les routes ont été fermées alors que la police s'efforce d'intervenir dans des conditions de plus en plus difficiles.
Après avoir atteint 27 degrés Celsius jeudi, Denver aura du mal à supporter le point de gel ce vendredi. Au milieu de l'après-midi, les températures n'atteignaient que -5 degrés Celsius avec un refroidissement éolien de -10 degrés Celsius.
Amanda Woods - New York Post
Sott.netjeu., 10 oct. 2019 19:18 UTC

Neige dans le Dakota du Sud
Une tempête de neige d'automne "potentiellement historique" va frapper une grande partie du pays, se transformant en un "blizzard généralisé" en passant au-dessus du Dakota et envoyer un souffle arctique dans une grande partie du nord des États-Unis, prédisent les météorologues.
Denver a connu un mercredi tout à fait doux avec un maximum dans les 26°C - mais la température avait déjà chuté dans les -6 degrés C à 1 heure du matin quand la neige a commencé à tomber, selon Accuweather. De 1 à 3 pouces de neige devrait tomber dans la ville haute du Mile jeudi.
Commentaire: On peut également ajouter à cette somme d'informations traduites depuis l'anglais, la récente découverte de deux cratères d'impact géant au Groenland :
- Le premier cratère a été repéré sous 950 mètres de glace dans le Nord-Ouest du Groenland par une équipe menée par des scientifiques danois en juillet 2015, découverte qui a fait l'objet d'une publication vidéo de la Nasa en novembre 2018 (ci-dessous). Plus large que la ville de Paris avec 31 km de diamètre et une profondeur estimée à 300 mètres, le cratère de Hiawatha occupe la 25e place des plus grands cratères connus sur Terre :
- Le deuxième cratère a été découvert enfoui sous 2 000 mètres de glace en février 2019 à 183 km du premier. Légèrement plus large avec un diamètre de 36,5 km, mais moins profond avec ses 160 mètres, il occupe la 22e place des plus grands cratères connus sur Terre. Grâce notamment à une anomalie gravimétrique négative (mesure d'écart entre la pesanteur mesurée et théorique), typique d'un cratère d'impact, la piste d'un ancien volcan a pu être écartée. « Les données ont été obtenues par les instruments de spectroradiomètre d'imagerie à résolution modérée des satellites Terra et Aqua de la NASA. » :
À ce point, les chercheurs tentent d'établir le lien possible entre ces deux cratères, bien que les données (Joseph A. MacGregor et al., Geophysical Research Letters, 2019) relatives à l'âge minimum de la couche de glace recouvrant les cratères ne soient pas identiques : 12 800 ans pour le premier (découverte annoncée en novembre 2018) et 79 000 ans pour le second (découverte annoncée en février 2019). Considérant la datation ci-dessus mentionné pour le premier cratère d'impact, il est d'ores et déjà possible d'envisager qu'il faisait partie du même essaim cométaire dont il est question dans l'article des « mammouths gelés » et dans celui-ci. Il faudra sans doute attendre plus de résultats ultérieurs pour le déterminer de façon plus nette, notamment grâce aux mesures de datation, d'orientation des impacts, de composition minérales communes, etc.
Encore plus récemment, notons également la découverte sur le site de Wonderkrater - dans la province du Limpopo en Afrique du Sud - de hautes concentrations de platine. L'étude publiée dans la revue scientifique Palaeontologia Africana, explique que ce pic de gisement de platine a été mis au jour dans d'anciens gisements de tourbe vieux datés de 12 800 ans. Une autre découverte - une première sur ce continent - qui renforce l'hypothèse de l'impact cosmique du Dryas récent.
On peut également ajouter que ces événements seraient en lien avec « l'hypothèse », d'une part de la Comète de Clovis — nommée d'après la Culture Clovis qui n'aurait pas survécue à ou aurait été dispersée par le cataclysme d'un bombardement cométaire survenu il y a 12 900 ans, dont la preuve quasi irréfutable a été apportée par l'équipe dirigée par Douglas Kenneth de l'université de l'Oregon — et d'autre part, celle des Carolina Bays (« plus de 500 000 de ces cuvettes peu profondes parsèment la plaine côtière depuis la Géorgie jusqu'au Delaware »), et étroitement lié au déclenchement du Dryas récent : Et pour conclure, quelques suggestions de lecture en français et en anglais :