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jeu., 27 jan. 2022
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Santé et Bien-être
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Trop de stress ferait rétrécir le cerveau

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Un stress intense et prolongé peut diminuer la taille du cerveau, selon des chercheurs du Albert Einstein College of Medicine, à New York.

L'impact peut être si important qu'il peut constituer un facteur de risque dans le développement de la démence. De nouvelles données scientifiques laissent croire que le stress peut avoir un effet encore plus néfaste sur la matière grise que ce que l'on croyait jusqu'ici, parce qu'il perturbe le système immunitaire et influe sur le taux de glucose dans le sang.

C'est la conclusion à laquelle en sont arrivés le Dr T. Byram Karasu et son équipe, alors qu'ils étudiaient les conséquences du stress engendré par les événements du 11 septembre 2001 sur des travailleurs de Wall Street. Le Dr Karasu explique que le stress peut causer une «érosion» du cerveau. Les effets peuvent être identiques à ceux d'autres types d'événements traumatisants, comme l'inceste ou le viol, mais peuvent également se produire dans des cas moins dramatiques, comme un mariage malheureux. «En particulier si la personne ne peut pas sortir de ce mariage», précise le Dr Karasu.

Red Flag

30% de naissances prématurées en plus dans les villes à cause de la pollution

Selon une récente étude américaine, les femmes enceintes qui vivent dans de grandes villes ont trois fois plus de chance d'accoucher prématurément à cause de la pollution de l'air.

A l'heure où les scientifiques tirent régulièrement la sonnette d'alarme au sujet de la pollution urbaine, c'est une découverte préoccupante qu'ont confirmée des chercheurs de l'université de Californie. Selon leurs travaux publiés dans la revue Environmental Health, le taux de naissance prématurée serait 30% plus important dans les villes, à cause de la pollution et des produits chimiques qui la constituent.

Pour arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont observé 100.000 naissances situées dans un rayon de 8 kilomètres autour des stations de surveillance de qualité de l'air dans l'Etat de Californie. Etat qui comprend la ville de Los Angeles, célèbre pour sa pollution liée au trafic automobile. Ils ont ainsi constaté que la concentration des polluants était plus importante en hiver qu'en été et que les villes côtières présentaient un air plus sain que celles dans les terres. Mais concernant les naissances, ils ont établi, grâce à leurs données, que les futures mères qui habitaient dans les grandes villes avaient 3 fois plus de chances d'accoucher prématurément et ce, à cause de plusieurs substances chimiques.

Health

Le sel & moi

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Alors que les médecins, sans véritablement beaucoup de justification scientifique, ont mis la France au coeur fragile au régime sans sel (beurk) depuis les années 60, après que certains fissent procès contre d'autres qui mettaient le sel en correctionnelle, voici un article de NATURE qui publie cette semaine de nouvelles études scientifiques indiquant qu'il n'y a pas vraiment de corrélation entre la consommation de sel et les maladies cardio-vasculaires...

Une étude controversée met en doute le lien maintes fois répétée entre la consommation de sel et le développement de maladies cardiovasculaires. La méta-analyse, publiée aujourd'hui en ligne dans l'American Journal of hypertension1, a examiné les résultats de sept études cliniques et n'a trouvé aucune preuve solide que la réduction de la consommation de sel empêche les maladies cardiaques.

L'Organisation mondiale de la Santé recommande que pas plus de 5 grammes de sel par jour doivent être consommés, alors que les gens dans de nombreux pays occidentaux en général manger deux fois plus. Les Autorités de santé publique sont déjà à la recherche des moyens pour réduire la teneur en sel des aliments.

Einstein

Les smartphones modifient le fonctionnement du cerveau

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Le besoin compulsif d'utiliser son smartphone est alimenté par un petit groupe de structures cérébrales formant le « circuit de récompense » du cerveau. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro
Les nouvelles technologies mettent le cerveau dans une situation permanente de multitâche pour laquelle il n'est pas conçu.

Par Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche, Centre de recherche en neurosciences de Lyon*

Toujours à portée de main, nos iPhone, BlackBerry et autres smartphones détournent régulièrement notre attention du moment présent pour la plonger dans un monde d'informations abstraites. Comment notre cerveau réagit-il? Les découvertes récentes des neurosciences nous aident à mieux comprendre l'attraction qu'exercent ces appareils et ses conséquences.

Commentaire: Le cerveau sait très bien fonctionner en multitâche après un apprentissage, conduire et parler en même temps par exemple. Mais pas besoin d'étude cognitive poussée pour se rendre compte que les nouveaux téléphones peuvent effectivement pousser à l'addiction et déconnecter l'utilisateur de l'instant présent, lui permettre de se fuir à l'envie.


Heart - Black

Les effets négatifs du végétarisme

Certaines personnes changent leurs habitudes alimentaires pour devenir végétariennes. Quelques effets négatifs sont à prévoir.

Des neurologues de l'Artemis Health Institute
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de Gurgaon, en Inde, mettent en garde les gens qui veulent devenir végétariens.

Même s'il y a de nombreux avantages pour la santé à manger plus de fruits et légumes, le végétarisme apporte aussi son lot d'effets négatifs, comme celui d'augmenter les risques de subir certains problèmes cérébraux telle la perte de mémoire.

Les végétariens qui abandonnent la viande pour des raisons de goût, de style de vie ou pour perdre du poids, doivent faire attention à consommer suffisamment de vitamine B12. Cette vitamine est couramment consommée lors de l'absorption de poisson, de viande, de lait et d'autres produits souvent abandonnés par certains végétariens. Or, le manque de vitamine B12 peut réduire certaines habiletés du cerveau, dont la mémoire.

Pills

Les Français consomment 48 boites de médicaments par an

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L'Afssaps a rendu un rapport cette semaine indiquant que les Français ont consommé en moyenne 48 boites de médicaments en 2010. Si ce chiffre est en légère baisse (-1,8%) par rapport à l'année précédente, il n'en reste pas moins étonnamment élevé : Cela représente, pour l'habitant moyen de l'hexagone, pratiquement une boite par semaine. Et pour l'industrie pharmaceutique, un gain annuel de 27,5 milliards d'euros.

Qu'ils aient recours à des traitements de longue durée ou nécessitent des pastilles et comprimés, au final, les Français restent parmi les champions du monde de la consommation de médicaments. En 2010, comme en 2009, 79% des ventes de médicaments ont été réalisées en officines, contre 21% à l'hôpital. Et derrière ce chiffre global, une tendance se fait jour : 24,5% des médicaments remboursables achetés dans une officine en 2010 étaient des génériques, contre 23,7% en 2009 et 21,7% en 2008.

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La pollution rogne 9 mois d'espérance de vie aux Français

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Chaque année, 2 millions de personnes meurent des suites de maladies liées à la pollution de l'air, autant dans les pays développés que dans les pays en développement. Et plus de la moitié de ces décès auraient pu être évités si les normes avaient été respectées, selon une étude publiée le 26 septembre par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'enquête, d'une ampleur sans précédent, rassemble les données sur la qualité de l'air fournies par 1 100 villes dans 91 pays. Dans 80 de ces pays, les normes de référence fixées par l'OMS concernant la pollution de l'air ne sont pas respectées. La concentration des particules fines est jusqu'à 15 fois supérieure au seuil maximum fixé [1]. La conséquence : les particules PM10, d'une taille égale ou inférieure à 10 micromètres, peuvent « pénétrer dans les poumons, entrer dans la circulation sanguine et provoquer des cardiopathies, des cancers du poumon, des cas d'asthme et des infections respiratoires », indique l'OMS. « La pollution atmosphérique atteint des niveaux dangereux pour la santé dans de nombreuses villes. »

Robot

Risque «nano» au travail: comment se protéger?

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Fluorescents, les Quantum dots forment la nouvelle génération de nanomatériaux
Les nanomatériaux ont envahi notre quotidien. Le Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail, qui s'est achevé à Istanbul le 14 septembre dernier, a mis l'accent sur «le nouveau défi pour la santé des salariés». En France, un nombre croissant de salariés sont exposés au risque. Que sait-on de l'impact de ces matériaux sur la santé des salariés?

Quel est le point commun entre l'hôtel de police de Bordeaux, la cité de la musique de Chambéry, un béton auto-nettoyant, un cathéter, un clavier d'ordinateur et une crème solaire? Tous peuvent contenir des nanomatériaux. Entre la peinture, les vitres et la carrosserie, chaque voiture contiendrait environ 10 kilogrammes de nanomatériaux. Présents aussi dans les cosmétiques, les aliments, les vernis, les raquettes de tennis, les vêtements, le nombre de produits contenant des nanomatériaux -dont la taille est de l'ordre du milliardième de mètre- serait passé de 54 en 2005 à 1.317 en 2010. Rapidement, ils envahissent notre quotidien.

Pills

Un usage chronique de tranquilisants et de somnifères favoriserait l'apparition d'Alzheimer

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Les premiers résultats d'une étude dévoilée par le magazine Sciences et avenir montrent que l'abus de tranquillisants et de somnifères durant des années augmenterait le risque d'entrée dans la maladie d'Alzheimer.

Si la consommation chronique de certains médicaments est régulièrement pointée du doigt par les autorités sanitaires, c'est une nouvelle préoccupante qu'a révélée le magazine Sciences et avenir. D'après une étude française, la consommation chronique de benzodiazépines aurait un lien réel avec un développement de la maladie d'Alzheimer. Or, cette annonce apparait d'autant plus inquiétante que la France détient le record du monde dans la consommation de ces molécules sous forme de tranquillisants ou de somnifères.

"Pas loin du tiers des plus de 65 ans consomment des benzodiazépines comme tranquillisants ou comme somnifères, c'est énorme, et le plus souvent de façon chronique," relève ainsi le professeur Bernard Bégaud, pharmaco-épidémiologiste à l'université de Bordeaux. Il souligne : "on ne va pas attendre encore quinze ans de continuer à être les champions du monde de la consommation de psychotropes", avant de réagir. D'autant plus que ce n'est pas la première fois qu'une telle association entre la consommation au long cours des benzodiazépines et la maladie d'Alzheimer est identifiée, rappelle le Pr Bégaud.

Pills

Longévité : elle n'est pas due aux médicaments.

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Les pouvoirs publics ne cessent de rabâcher que nous vivons de plus en plus vieux grâce aux progrès de la médecine, qu'avant l'ère pasteurienne personne n'atteignait un âge avancé, et tout le monde les croit. Au point que le Dr Claire-Anne Siegrist, qui collabore avec l'OMS et s'est autoproclamée « meilleure spécialiste au monde des vaccins », a déclaré à La Tribune de Genève (20-21 décembre 2008) qui lui consacrait sa première page : « Laissez faire la nature, c'est la sélection naturelle : l'espérance de vie à 35 ans et la moitié des enfants qui meurent avant 5 ans. »

Il est consternant de voir qu'un journal dit « sérieux » ose imprimer de telles inepties, même si elles sont proclamées par une « autorité de référence » que personne n'a l'audace de contredire.

Cette amélioration de notre espérance de vie par la médecine est l'une des plus grandes contrevérités de ce siècle et relève d'une manipulation des chiffres. Il est exact que la mortalité infantile, en bas âge et en couche, a fortement diminué grâce à l'hygiène, mais la mortalité prématurée, c'est-à-dire celle qui intervient avant l'âge de soixante-cinq ans, est à l'origine de 25 % des décès annuels dans l'hexagone. D'ailleurs, ce pourcentage est très supérieur à celui des autres pays de la Communauté européenne, excepté le Portugal. D'après l'Inserm, la mortalité pour le Français de 25 ans est le double de celle des Suédois ou des habitants du Royaume-Uni. De même, les Grecs de 25 à 65 ans sont en meilleure santé que nous, avec des dépenses de santé très loin d'égaler les nôtres.