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mer., 28 sept. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Santé et Bien-être
Carte

Smoking

La nicotine protège le cerveau de la maladie d'Alzheimer

© Inconnu
Inattendu : la nicotine, pourtant un poison notoire que des milliards d'habitants de la planète s'administrent quotidiennement en fumant, tout en étant pleinement conscient de ses dangers, pourrait être "le" moyen de protéger de la maladie d'Alzheimer !

La nicotine bloque le mécanisme du déclin cognitif

Des chercheurs de l'Institut Pasteur, à Paris, ont en effet découvert que les récepteurs qui se trouvent dans le cerveau, sur lesquels la nicotine vient normalement se fixer pendant que le fumeur tire sur sa cigarette, étaient impliqués dans la dégénérescence cérébrale provoquée par la maladie d'Alzheimer. C'est en effet sur ces récepteurs que les peptides qui déclenchent la maladie viennent se fixer. Mais si ces récepteurs sont occupés par la nicotine...

Bien entendu, la solution ne consiste pas à dire aux potentiels malades de se mettre à tirer toute la journée sur des cigarettes, car la nicotine, et les 400 substances toxiques qui l'accompagnent, sont notoirement connus pour provoquer des pathologies graves, à commencer le cancer.


Il faut trouver une molécule proche de la nicotine sans ses effets

Mais en revanche, si l'on pouvait trouver une molécule qui viendrait se fixer sur les mêmes récepteurs, sans avoir les effets néfastes de la nicotine, on serait alors capable de protéger les malades du déclin cognitif provoqué par Alzheimer ! La maladie ne serait pas éradiquée, mais ses conséquences sur le système nerveux central seraient retardées, amoindries, voire, annihilées.

Reste maintenant à trouver cette molécule proche de la nicotine. Cette étude a été publiée dans la revue médicale de référence Neurobiology of Aging.

Telescope

La neuvième planète aurait-elle fait basculer les orbites du Système solaire ?

© Tomruen, nagualdesign cc by sa 4.0, Wikipédia
Une vue d'artiste de la supposée neuvième planète du Système solaire. Le cercle autour du Soleil symbolise l'orbite de Neptune.
La neuvième planète du Système solaire n'a toujours pas été observée. Mais en attendant la preuve de son existence, les astronomes viennent de découvrir un argument de plus pour la prendre au sérieux. Les perturbations gravitationnelles qu'elle exercerait rendent compte d'une énigme de la mécanique céleste, l'inclinaison des orbites des autres planètes par rapport à l'équateur du Soleil.

Fin août 1846, l'astronome français Urbain Le Verrier rendait public le résultat des calculs qu'il avait menés en utilisant la théorie des perturbations en mécanique céleste, intensément développée par Lagrange et Laplace des dizaines d'années plus tôt pour étudier notamment la stabilité des orbites du Système solaire. Il en résultait qu'une nouvelle planète existait au-delà d'Uranus et que c'est l'influence de sa gravité qui expliquait les anomalies des mouvements de la planète découverte au XVIIIe siècle par Herschel. Il s'agissait bien sûr de Neptune, autour de laquelle un autre astronome français, André Brahic, découvrira des anneaux au XXe siècle.

Commentaire: A propos d'une neuvième planète, de la planète X, de nibiru ou du corps celeste 2014 EE72, c'est qu'on finirait par ne plus savoir qui est quoi, à force, voici :


Brain

Le cerveau aussi affecté par la maladie de Crohn

© Inconnu
La maladie de Crohn n'affecterait pas seulement l'intestin mais aussi le cerveau, suggère une étude australienne publiée dans l'United European Gastroenterology Journal (UEGJ).

Daniel van Langenberg de l'université Victoria et ses collègues ont mené cette étude avec 49 personnes atteintes de la maladie (âgées de 44 ans en moyenne) et 31 personnes en bonne santé. Celles atteintes de la maladie avaient des temps de réponse plus longs dans des tests cognitifs. Plus les symptômes de la maladie étaient importants, plus les temps de réponse étaient longs.

Les temps de réponse étaient notamment plus lents que ceux évalués chez des personnes dépassant la limite légale d'alcoolémie (supérieure à 0,05 g/100 ml) dans des études précédentes de l'équipe de recherche. Les résultats démontrent la présence d'un déficit cognitif léger chez les personnes atteintes de la maladie et confirment leurs plaintes fréquentes de difficultés de concentration, troubles de la pensée et pertes de mémoire. L'étude montre également qu'elles ont, en moyenne, un score de dépression plus élevé et une moins bonne qualité du sommeil, lesquels sont associés à un déficit cognitif plus sévère.

Ces résultats renforcent la notion que maladie de Crohn a des conséquences multi-systémiques et que son impact va bien au-delà du tube digestif, souligne le chercheur.
Ils sont en concordance avec ceux d'expériences qui ont montré que l'inflammation de l'intestin a pour conséquence une augmentation de l'activité inflammatoire de l'hippocampe du cerveau. Ce qui pourrait expliquer les temps de réponse plus lents observés dans l'étude."

Commentaire: L'on aurait envie de dire : comment le cerveau pourrait-il ne pas être affecté par la maladie de Crohn ? Quand on sait maintenant à quel point notre ventre, fameux « second cerveau », interagît avec le premier, il n'y a pas de doute possible :


Brain

Ravages du sevrage des médicaments psychiatriques


Comment: On savait déjà que les personnes dépressives pouvaient, grâce aux traitements miraculeux inventés par les grands labos, s'enfoncer plus profondément encore dans la dépression, avoir des idées toujours plus suicidaires, avoir des comportements toujours plus imprévisibles. On mentionnera aussi en passant, accessoirement, des effets secondaires physiques embêtants, petits soucis de rien du tout : athérosclérose, augmentation de risque de crise cardiaque, risque d'autisme doublé pour l'enfant à naitre.

Créer ou entretenir ou amplifier les maux que les médicaments sont censés soigner, n'est-ce pas là la réalité de la médecine d'aujourdh'ui ?

© Inconnu
Beaucoup de gens qui ont pris des médicaments psychiatriques ont découvert que les effets de sevrage de ces derniers peuvent persister durant des mois, voire des années, après qu'ils cessent de les prendre. Les patients ne sont fréquemment pas avertis de ce fait, et on leur dit souvent qu'il s'agit tout simplement de symptômes de leur « trouble mental » qui réapparaissent. Pourtant, diverses études confirment qu'après l'arrêt de la prise de certains médicaments psychiatriques, les effets de sevrage peuvent durer plusieurs mois ou années.

Le Psychotherapy and Psychosomatics Journal a publié en octobre 2012 une étude sur les effets de sevrage persistant six semaines après l'arrêt de la prise d'antidépresseurs ISRS. Les chercheurs ont examiné les effets indésirables rapportés par les patients entre février 2010 et septembre 2010 et ont découvert que les symptômes post-sevrage « peuvent durer plusieurs mois à plusieurs années ». Les symptômes signalés étaient notamment les suivants : troubles de l'humeur, labilité émotionnelle, irritabilité et mauvaise tolérance au stress.

Cheesecake

Sucre et inflammation : le fructose, ce poison


Comment: On peut certainement dire que l'humanité est devenue malade du sucre. Il a été prouvé maintes et maintes fois que celui-ci, sous toutes ses formes, est nocif pour l'être humain. Comme il est dit dans cet article :
Or, dans notre culture, le sucre est désormais lié au bonheur dans l'inconscient : événements heureux, anniversaires, soirées, déserts... Le sucre donne du goût à la vie, tout le monde l'aime et s'attaquer à lui revient à s'attaquer à notre façon d'être heureux.
Et c'est peut-être bien notre façon d'être heureux qui pose problème. Car si ce qui nous rend soi-disant heureux nous rend finalement malade, peut-être avons-nous confondu les plaisir des sens avec la joie et la satisfaction intérieure ?

© Inconnu
La goutte est un type d'arthrite caractérisée par des articulations douloureuses, raides et enflammées. Elle peut apparaître sur n'importe quelle articulation du corps mais touche le plus souvent le gros orteil. La raideur et le gonflement sont dus à l'excès d'acide urique qui forme des cristaux au niveau des articulations, et la douleur est provoquée par la réaction inflammatoire du corps aux cristaux d'acide urique. La goutte touche entre 2 et 5 millions d'américains et la prévalence augmente tant aux États-Unis que dans les pays en voie de développement. Ceci n'est pas une surprise, car la raison principale de l'augmentation de l'incidence de ce type douloureux d'arthrite résulte de notre alimentation moderne, qui déborde de fructose, principalement sous la forme de sirop de glucose-fructose.

Une nouvelle preuve confirme le lien fructose/acide urique/goutte

La dernière étude du JAMA, citée plus haut, a utilisé les données d'une étude sur la santé des femmes qui a été menée pendant 22 ans (la « Nurses' Health Study ») et a porté sur près de 79.000 femmes. L'analyse a montré que les femmes qui boivent plus de deux canettes de soda par jour ont deux fois plus de chances de développer la goutte, par rapport aux femmes qui consomment rarement du soda. Boire 35 cl ou plus de jus d'orange par jour produit à peu près les mêmes effets.

De plus, comme rapporté par CNN :

Attention

Spécial hôpitaux - Trop d'erreurs médicamenteuses

Enquête. Après les ratés chirurgicaux et les infections nosocomiales, elles sont le troisième fléau des hôpitaux. Des praticiens s'y attaquent.

Il y a deux ans jour pour jour, un patient âgé de 61 ans est admis au centre régional de lutte contre le cancer de Bordeaux, l'institut Bergonié, et peu après y décède des suites d'une détresse cardiorespiratoire. Cette défaillance n'a rien à voir avec sa maladie, mais est causée par une erreur d'administration médicamenteuse. À la place des corticoïdes qui lui ont été prescrits, il reçoit par voie intraveineuse du chlorure de potassium prévu pour un autre patient alité dans une chambre voisine [...]

Commentaire: Les praticiens ne devraient pas avoir à s'y attaquer car le problème ne devrait même pas exister.


Health

Cancer : les promesses du traitement métabolique

Le Dr Laurent Schwartz, cancérologue, et le Pr Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, proposent une nouvelle approche pour soigner les patients atteints de cancer : le traitement métabolique.

Dans le numéro de juin 2016 de « Mutuelle et Santé », la revue de la MTRL, le Dr Laurent Schwartz, cancérologue, et le Pr Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, co-signent un article intéressant sur le traitement métabolique du cancer, une approche thérapeutique inspirée des travaux d'un autre Nobel, le biochimiste allemand Otto Warburg.

Le point de départ, expliquent-ils, est le suivant : toutes les cellules se procurent de l'énergie sous forme d'adénosine triphosphate (ATP) grâce à leurs « centrales énergétiques », les mitochondries, qui fournissent l'ATP par oxydation du sucre. Mais les cellules cancéreuses ont des mitochondries déficientes.

Commentaire: Inutile d'attendre d'avoir un cancer pour suivre un régime cétogène ou au moins pauvre en sucre. Il serait également intéressant de savoir si les chercheurs on pensé à tester l'iode dans leur protocole.


Microscope 1

Virus géants


Commentaire: Un documentaire très intéressant sur les nouvelles espèces de virus géants découverts ces dernières années. Ou l'on apprend que les stratégies de tromperie, de dissimulation et d'imitation ne sont pas l'apanage du genre humain.

Imaginons-donc, audacieusement, à l'image des virus, puisque la Nature elle-même nous fournit toujours les meilleurs exemples, une espèce voisine de l'espèce humaine, lui ressemblant en bien des points. Qu'à défaut d'infecter le corps de sa cible, corsons la chose, elle puisse infecter la conscience de celle-ci, pour un même résultat final : maladie, mort, destruction. Quelle épouvantable réalité histoire.


Beaker

Perturbateurs endocriniens, déni et pensée magique des industriels et des médecins


Comment: Songeons à toutes ces substances chimiques qui n'existaient pas à l'état naturel il y a à peine plus d'un siècle. 100 fois nous l'avons dit : aujourd'hui, notre environnement est tellement saturé de ces molécules issues de l'industrie que nous les retrouvons dans l'eau de pluie, dans les fosses océaniques, dans les glaces polaires. Est-ce normal, naturel ? Sont-ce les inévitables conséquences du « progrès scientifique » ? Cela va t'il continuer comme cela jusqu'à ce que les choses s'arrangent d'elles-mêmes ? Pas du tout. Les choses empirent et tout nous indique que cela va continuer ainsi. La "mécanique du déni" à laquelle il est fait allusion plus bas ne touche pas seulement les industriels. Elle touche tous les secteurs de l'activité humaine et n'est que la fille légitime d'un mal plus grand : un manque, congénital ou pas, de conscience. Mensonges, manipulations, avidités et égoïsme en sont les corollaires les plus évidents. Voici donc, parmi tant d'autre, un exemple des conséquences que cela entraine, pour tout un chacun.

Pour aller plus loin :


L'industrie, l'agriculture, la société s'est longtemps abandonnée au totem du progrès, sans trop savoir ce qu'elle y voyait. Elle a préféré rester aveugle aux blessés pour n'entendre que le son des rendements fabuleux, chaussant pour cela les lunettes de la statistique sur lesquelles est écrit « il faut attendre la preuve absolue ». Ce fétichisme du chiffre qui dit tout est un autre Grand-Tout... tel que je l'ai dénoncé avant-hier. Démonstration par l'histoire du Distilbène, dans un livre que j'ai écrit il y a cinq ans. Un médicament qui a démontré le rôle très perturbateur pour notre système hormonal de molécules de la même famille, celles dont on a parlé dans Cash Investigation, et la mécanique du déni des industriels.

Une molécule miracle pour la grossesse

Entre 1966 et 1969, les cancérologues de l'hôpital général de Boston diagnostiquent huit cas d'un cancer extrêmement rare, l'adénocarcinome vaginal à cellules claires. Une tumeur maligne qui, d'ordinaire, ne frappe que les femmes ménopausées. Et que l'on soigne le plus souvent par l'ablation totale du vagin et de l'utérus. Une mutilation d'autant plus épouvantable qu'à Boston, les huit malades sont toutes âgées de moins de trente ans. Pourquoi tant de cas, ici, d'une maladie quasi-inexistante ailleurs ? Pourquoi les patientes sont-elles aussi jeunes ? Il faut envisager une cause commune. Pour tenter de la trouver, l'équipe des professeurs Herbst et Ulfelder récupèrent les dossiers médicaux de chaque famille. Le 22 avril 1971, dans le New England Journal of Medicine, ils dénoncent le responsable de ce cas unique dans l'histoire de la médecine américaine : Distilbène. Les mères de sept de leurs huit patientes avaient pris ce médicament durant les trois premiers mois de leur grossesse.

Microscope 2

L'affaire fera du bruit : 500 mille cas diagnostiqués de cancer de la thyroïde... qui ne l'étaient pas

L'affaire fera du bruit. Le Centre international de la recherche sur le cancer (CIRC/IARC) vient de dénoncer une illusion : l'augmentation, ces vingt dernières années dans les pays développés, de l'incidence des cancers de la thyroïde est, pour l'essentiel, la conséquence de surdiagnostics massifs. La communication du CIRC renvoie à la publication, ce même jour d'un travail dans The New England Journal of Medicine : "Worldwide Thyroid-Cancer Epidemic? The Increasing Impact of Overdiagnosis".

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500 mil cas diagnostiqués de cancer qui ne l'étaient pas
Douze pays concernés.Ce travail évalue à plus de 470.000 femmes et 90.000 hommes le nombre des personnes qui pourraient avoir fait l'objet d'un surdiagnostic de cancer de la thyroïde en l'espace de 20 ans - et ce dans douze pays développés (Australie, Danemark, Angleterre, Finlande, France, Italie, Japon, Norvège, République de Corée, Ecosse, Suède et Etats-Unis).

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