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dim., 05 déc. 2021
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Comètes

Fireball

La comète Shoemaker-Levy 9 a apporté de l'eau sur Jupiter

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Traces de l'impact de la comète Shoemaker-Levy en 1994. Crédit : R. Evans, J. Trauger, H. Hammel and the HST Comet Science Team

L'eau observée sur Jupiter est liée à l'impact cométaire de 1994, comme le montrent les mesures du télescope spatial infrarouge Herschel, de l'ESA.

En juillet 1994, les astronomes du monde entier ont pu suivre la chute de la comète Shoemaker-Levy 9 sur la planète géante gazeuse. Une première dont les traces étaient restées visibles plusieurs semaines.

De l'eau dans la haute atmosphère jovienne

La première détection de vapeur d'eau dans la haute atmosphère de Jupiter n'a cependant eu lieu que trois ans plus tard, grâce au satellite infrarouge ISO (lancé en 1995 par l'ESA).

Dès cette époque, une origine cométaire de cette eau est suspectée. En effet, bien que l'atmosphère profonde des planètes géantes regorge d'eau, celle-ci n'est pas censée atteindre leur haute atmosphère.

Cependant, ISO ne possède pas la sensibilité et la résolution qui permettraient d'en savoir plus. L'eau pourrait tout aussi bien venir des poussières interplanétaires, voire de l'activité de certains satellites glacés de Jupiter...

Fireball 3

La comète de l'année saisie à distance par Hubble

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La comète ISON vue par le télescope Hubble le 10 avril 2013. Crédit : NASA/ESA/C&E Photos
Le 10 avril, la comète C/2012 S1, mieux connue sous le nom d'ISON, était encore à 630 millions de kilomètres de la Terre. Celle qui s'annonce comme la comète la plus brillante de l'année, entre novembre et décembre 2013, est encore très discrète. Mais sous l'œil perçant du télescope spatial Hubble, elle est déjà spectaculaire, comme le montre cette photo.

Sa chevelure n'est pourtant étendue que de 5000 km environ. Et sa queue ne mesure pas plus de 91000 km. Quand elle passera à seulement 1,1 million de km du Soleil, le 28 novembre 2013, elle devrait s'étendre bien davantage. Le spectacle devrait surpasser celui de la comète Panstarr, en mars dernier.

Comet

Comète Ison : la campagne d'observation s'intensifie avec Swift

Après la sonde Deep Impact, c'est au tour de l'observatoire spatial américain Swift de tourner ses instruments en direction de la comète Ison (C/2012 S1). On attend beaucoup de cette lointaine voyageuse à l'automne prochain.

Comète avec deux chevelures, une de poussière - la blanche - et une ionisée - la bleue
© Dennis di Cicco/Corbis
Comète avec deux chevelures, une de poussière (la blanche) et l'autre ionisée (la bleue)
Admirez les comètes en image - Diaporama

Elle n'est encore qu'à 600 millions de km de la Terre, et pourtant la comète Ison fait déjà l'objet de multiples observations. Découverte le 21 septembre 2012 par deux astronomes russes, C/2012 S1 pourrait bien nous offrir un grand spectacle le 28 novembre prochain quand elle sera au plus près du Soleil. Une animation de la Nasa permet d'ailleurs de visualiser le parcours de la comète dans le Système solaire.

En janvier dernier, c'est la sonde Deep Impact (qui avait survolé la comète 9P/Tempel 1 en 2005 avant d'étudier deux autres comètes, Hartley 2 en octobre 2010 et Garradd fin 2011) qui a révélé une forte activité sur C/2012 S1. Si en général les comètes commencent à dégazer quand elles sont à moins de 3 UA du Soleil (450 millions de km environ), la comète Ison présentait une queue de 60.000 km de long alors qu'elle était presque deux fois plus loin. C'est pourquoi la Nasa a mobilisé une équipe d'experts, regroupés dans la Comet Ison Observing Campaign (CIOC), un programme destiné à coordonner les observations de cette belle voyageuse, qu'elles soient réalisées par des télescopes au sol ou par des sondes spatiales. C'est donc maintenant au tour du télescope spatial Swift de fournir de nouvelles données.

Fireball 5

La comète Panstarrs va frôler la galaxie d'Andromède

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La comète Panstarrs. Photo : Astronomy Education Services/Gingin Observatory
La Terre n'est pas la seule à avoir été très proche de la comète. Elle passera ce jeudi soir aux abords de la galaxie d'Andromède.

Après avoir frôlé la terre en mars dernier, la comète Panstarrs continue son chemin dans l'espace. Baptisée du nom du télescope qui l'a découverte, la comète passera très près ce jeudi soir de la galaxie d'Andromède.

Comet 2

Une nouvelle comète

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

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Courbe orbitale de la comète 2012 S1.
Crédit : JPL Small Body Database.

Les comètes seraient des « boules de neige sale » ?


La Comète 2012 S1, un objet d'environ trois kilomètres de diamètre, se trouve en ce moment à l'intérieur de l'orbite de Jupiter. Elle est « remarquablement brillante » d'après les astronomes, bien qu'elle soit toujours à des millions de kilomètres du Soleil. Parce qu'elle est déjà très lumineuse, on a spéculé qu'elle pourrait devenir l'une des comètes les plus brillantes jamais vues.

Les comètes passent le plus clair de leur temps loin du Soleil, là où la densité du potentiel électrique du Système solaire est faible. Se déplaçant relativement lentement, leur charge électrique parvient à s'équilibrer avec le faible champ radial du Soleil. Mais, en se rapprochant du Soleil, leur noyau fonce à travers des régions dont la charge augmente et le flux électrique fluctue de plus en plus. Leurs polarité et caractéristiques de charge réagissant aux forces solaires croissantes, une chevelure (gaine de charge) se forme autour d'elles. Des projections de décharges se déchaînent et se déplacent à la surface, à la façon des panaches de Io, la lune de Jupiter. Si le déséquilibre entre la charge de la comète et celle de l'espace environnant devient trop grand, comme un condensateur surchargé, le noyau peut exploser, éclater en morceaux ou disparaître à jamais.

Mars

Une comète pour Curiosity en 2014

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Une comète au ras de Mars en 2014 (vue d'artiste). Crédit : Science@Nasa.
Une vidéo de la Nasa explique comment les sondes actuellement en activité sur Mars vont pouvoir observer une comète frôler la planète rouge en octobre 2014.

La nouvelle est connue depuis le mois de février : la comète C/2013 A1, découverte à l'observatoire australien de Siding Spring en janvier 2013, suit une trajectoire qui la conduit tout près Mars.

Les premiers calculs donnaient même une petite probabilité de collision entre les deux corps célestes. Après de nouvelles observations, il reste seulement une chance de 2000 pour que pareil événement se produise. Mais l'astre glacé, dont le noyau mesure entre 1 et 3 km de diamètre, passera à moins de 300000 km de la surface martienne.

Fireball 4

Les dinosaures auraient été tués par une comète

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Reconstitution du cratère de Chicxulub, sur les côtes du Yucatán (Mexique). Il se serait formé à la suite de la chute d'une comète de longue période. Il s'agit d'une cartographie gravimétrique. © LPI, USGS
Selon une nouvelle théorie, c'est une comète, et non un astéroïde, qui aurait mis à mal les dinosaures. Seule cette explication justifierait la quantité, surestimée par le passé, d'iridium trouvé dans les sédiments datant de la crise du Crétacé-Tertiaire. Certains experts sont sceptiques.

La nouvelle est tombée voici quelques semaines : un corps céleste a bien scellé le sort des dinosaures voilà 66,038 millions d'années très précisément. Il est tombé sur la péninsule du Yucatán (Mexique), où il a donné naissance à un astroblème de 180 km de diamètre dit de Chicxulub. L'origine météoritique de ce site est confirmée depuis de nombreuses années, puisque de grandes quantités d'iridium ont été trouvées dans les sédiments de l'époque. Or, aucune source naturelle terrestre ne peut expliquer les valeurs détectées. Il est donc plus que probable que cet iridium soit arrivé de l'espace.

En s'intéressant à cet élément, Jason Moore du Dartmouth College (États-Unis) s'est dernièrement rendu compte, en compagnie de plusieurs collaborateurs, que les quantités évoquées étaient surestimées. Pour ce faire, il a réalisé des comparaisons avec la concentration d'osmium d'origine extraterrestre, qui peut lui aussi être trouvé au sein des sédiments datant de la crise du Crétacé-Tertiaire. L'origine spatiale du cratère du Yucatán n'est cependant pas remise en cause. En revanche, des doutes ont été émis sur la taille de l'impacteur.

Fireball

La comète PanSTARRS et sa chevelure hirsute photographiée par le satellite Stereo B

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La queue panachée de la comète PanSTARRS
La queue hérissée de la comète PanSTARRS photographiée par le satellite Stereo B et, toujours en lien avec notre Soleil, une éjection de masse coronale qui a provoquée de superbes aurores polaires pour le jour de la Saint Patrick ! Pour ceux qui ont la chance d'avoir un beau ciel dégagé en direction de l'ouest, la comète PanSTARRS est repérable dans une paire de jumelles ces jours-ci : timide lueur à rechercher dans les dégradés du ciel crépusculaire ...


Vu de l'espace, le spectacle est très différent. En témoigne la vidéo ci-dessus crée à partir des images capturées par le satellite d'observation solaire Stereo B (Solar Terrestrial Relations Observatory) entre le 10 et le 15 mars 2013. Le Soleil se devine hors champ, à gauche. Les panaches blancs sont des éjections de masses coronales ― Coronal Mass Ejections (CME) ― dispersées dans l'espace interplanétaire. La Terre, par ailleurs gros point visible à droite de l'image, n'échappe pas aux déferlantes quand elles se précipitent dans notre direction. Au centre, impossible de manquer la petite comète PanSTARRSet sa longue chevelure qui fulmine, "éclaboussant » l'espace des débris de son écorce de glace et de poussières. Un corps minuscule qui se fraie un chemin dans les turbulences solaires ...

Fireball 4

La comète Panstarrs victime d'un coup de Soleil ?

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Cette image a été prise le 13 mars par la sonde Stereo B. La comète Panstarrs est au centre, le Soleil (en train d'éjecter de la matière coronale) à gauche et la Terre à droite. Les deux bandes noires verticales sont provoquées par la forte luminosité de la Terre et de la comète qui sature le capteur de la caméra. © Nasa, Stereo

La traque de la comète Panstarrs se poursuit avec de nouvelles images prises au sol, mais également depuis l'espace par la sonde Stereo B. Une mobilisation qui porte ses fruits : on a peut-être assisté en direct à la fragmentation du noyau.


Tous les télescopes de l'hémisphère nord sont désormais pointés sur la comète Panstarrs, vedette des soirées de cette fin d'hiver. Si la belle voyageuse reste difficile à repérer pour les néophytes dans les lueurs du crépuscule, les astronomes amateurs et professionnels se régalent et accumulent les images. La Nasa a par exemple présenté la vidéo du déplacement de la comète entre le 9 et le 12 mars depuis l'un de ses observatoires spatiaux, Stereo B. Lancées en octobre 2006, les sondes Stereo A et B sont des engins de 620 kg installés sur l'orbite terrestre de part et d'autre de la planète. Ceci permet de surveiller la totalité de la surface du Soleil avec l'appui de la sonde SDO. Les sondes Stereo ont pu également observer par le passé un transit lunaire devant notre étoile, ainsi que la queue gazeuse de Mercure.

Sur la vidéo présentée par la Nasa du déplacement de Panstarrs pendant quatre jours (et sur l'image ci-dessus), le Soleil est à gauche en dehors du champ de vision de Stereo B, et la Terre est le point brillant à droite. La comète Panstarrs est tellement lumineuse qu'elle sature le capteur de la caméra de la sonde. En outre, des images réalisées au sol semblent révéler que la queue de cette comète est principalement constituée d'atomes de fer, comme celle de la comète McNaught en 2007. Mais l'observation la plus excitante est sans doute celle d'une possible dislocation du noyau de la comète Panstarrs.

Comet

Comète : des montages vidéos montrent l'impressionnant passage de Panstarrs

La comète Panstarrs passe actuellement près de la Terre. Elle est visible à l'œil nu. L'occasion pour quelques passionnés d'astronomies d'observer sa magnifique chevelure.

Sublime, extraordinaire, rarissime. Autant de superlatifs qui correspondent bien au passage de la comète Panstarrs. Celle-ci, depuis le 8 mars, frôle la Terre. Elle devrait le faire encore jusqu'à la fin du mois. Et phénomène assez exceptionnel : elle est visible à l'œil nu. "Il s'agit d'une comète nouvelle, jamais aperçue auparavant, et qui ne fera qu'une seule et unique incursion dans notre ciel avant d'être éjectée dans les profondeurs de la Galaxie", a indiqué l'Observatoire de Paris dans un communiqué. Pan-STARRS C/2011 L4 tient son surnom de l'acronyme du télescope de l'Université de Hawaï qui l'a détectée en 2011. "Je pense qu'avec une bonne paire de jumelles on la verra très bien, il n'y a pas de problème", a déclaré Patrick Rocher, de l'Observatoire de Paris. "Normalement", celle-ci devrait même être visible à l'œil nu, mais les spécialistes restent prudents.