Traduit par NoT

Bien que ce soit la prémisse principale du livre Wheat Belly, je crains que certains n'aient pas compris tout le message :
Le blé moderne est un opiacé.
Et, bien sûr, je ne dis pas que le blé est un opiacé parce que comme vous trouvez ça bon vous avez l'impression d'être accro. Non, le blé est réellement addictif.

Le blé est addictif dans le sens où il finit par dominer les pensées et les comportements
. Le blé est addictif dans le sens où si vous n'en avez pas pendant quelques heures, vous commencez à être nerveux, confus, tremblant, et commencez désespérément à chercher une autre "dose" de crackers, petits pains, ou baguette, même si ce sont les vieux crackers périmés de 3 mois au fond de la boîte. Le blé est addictif dans le sens où il y a un syndrome de sevrage distinct caractérisé par une fatigue écrasante, un « brouillard » mental, une incapacité à faire de l'exercice, et même une dépression qui dure plusieurs jours, parfois plusieurs semaines. Le blé est addictif dans le sens où ce processus de sevrage peut être provoqué par l'administration d'un médicament bloquant les opiacés comme la naloxone ou la naltrexone.

Mais la "défonce" du blé n'est pas comme la défonce de l'héroïne, morphine, ou Oxycontine. Cet opiacé, bien que se liant aux récepteurs opiacés du cerveau, ne nous « défonce » pas. Il nous donne faim.

C'est l'effet que provoque la gliadine, la protéine dans le blé qui a été modifiée par inadvertance par les généticiens dans les années 70 lorsqu'ils cherchaient à augmenter les rendements. Juste quelques changements des acides aminés et de la gliadine du blé moderne - à haut rendement et à moitié nain - l'ont fait devenir un puissant stimulant de l'appétit.

Le blé stimule l'appétit. Le blé stimule la consommation de calories : 440 calories en plus par jour, 365 jours par an, pour chaque homme, femme, et enfant. (440 calories par personne est une moyenne.) Nous en sommes témoins, sentons la prise de poids qui arrive et repoussons l'assiette, nous nous contentons de plus petites portions, et faisons plus de sport... et pourtant nous continuons à grossir, grossir, et grossir. Demandez à vos amis et voisins qui essayent d'inclure plus de « céréales complètes saines » dans leur régime. Ils font du sport, ont un « régime bien équilibré », et pourtant prennent 5, 10, 15, 35 kilos ces dernières années. Accusez vos amis de boire trop de Coca Cola à la bouteille, ou d'être des gloutons des buffets « à volonté » et vous aurez des regards noirs. Beaucoup de gens essayent fortement de contrôler leurs pulsions, leur appétit, et de contrôler leurs portions, leur poids, mais perdent la bataille à cause de l'opiacé qu'il y a dans le blé qui stimule l'appétit.

L'ignorance des effets de la gliadine du blé est responsable des imbécilités qui sortent de la bouche de gastroentérologues comme le Dr. Peter Green de l'Université de Columbia qui déclare :
"Nous disons aux gens que nous pensons qu'un régime sans gluten n'est pas un régime très sain. Les substituts sans gluten des aliments avec gluten ajoutent de la graisse et du sucre. Les patients souffrant de la maladie coeliaque prennent souvent du poids et leur taux de cholestérol augmente. La majeure partie du monde mange du blé. La majeure partie du monde qui en mange va très bien à moins d'avoir une maladie coeliaque."
Dans la pensée simpliste du gastroentérologue et du monde coeliaque, si vous n'avez pas la maladie coeliaque, vous devriez manger autant de blé que vous le souhaitiez... et ne jamais penser aux effets stimulants l'appétit de la gliadine, sans parler des troubles intestinaux et du colon irritable généré par les lectines du blé, ou les sucres sanguins élevés et de l'insuline de l'amylopectine A du blé, ou des nouvelles allergies provoquées par les nouvelles alpha amylases du blé moderne.