Les Maîtres du Monde
Carte


Bomb

La crise des migrants est une conséquence des guerres impérialistes de l'Occident au Moyen-Orient

Le Président de la République Tchèque s'est exprimé sur la question des migrants, arguant que la crise était une conséquence directe des interventions militaires de l'occident en Irak, Syrie et Libye.

«La vague de migrants [en Europe] prend racine dans l'idée absurde [des États-Unis] de lancer une intervention en Irak, qui était sensé avoir des armes de destruction massive, mais rien n'a été trouvé». Ainsi résonne Milos Zeman, le Président de la République Tchèque, sur la question des migrants. Dans une interview au journal populaire tchèque Blesk, dimanche 2 août, le chef de l'état a fustigé les interventions occidentales au Moyen-Orient, pointant du doigt ces initiatives comme les causes directes de la crise des migrants que connaît l'Europe.

Pour Zeman, les américains ne sont pas les seuls responsables de cette situation. Ils partagent la faute avec leurs alliés occidentaux qui ont participé à «coordonner les opérations en Libye». Selon l'homme politique, la volonté occidentale de «restaurer l'ordre» en Libye et en Syrie aura été à l'origine d'un embrasement des conflits dans ces deux pays et à l'émergence d'organisations terroristes, poussant les populations locales à fuir leur pays.

Eye 1

France : une loi de surveillance implacable approuvée par le conseil constitutionnel

Image
© Inconnu
Le 23 juillet, le Conseil constitutionnel a approuvé avec des modifications mineures une loi de surveillance électronique réactionnaire, qui légalise l'espionnage de masse et la rétention des données électroniques sans l'autorisation d'un juge. La loi, qui met en place l'infrastructure de surveillance d'un état policier en France, a été adoptée en dépit de nombreuses critiques de groupes de droits de l'homme.

Après l'adoption de la loi par le parlement le 24 juin, pour tenter de répondre aux critiques que la loi piétine les droits démocratiques, le président François Hollande a pris l'initiative inhabituelle de soumettre la loi au conseil pour assurer qu'elle ne serait pas contestée comme étant illégale. C'était la première fois qu'un président français a envoyé une loi au Conseil constitutionnel pour approbation avant même qu'elle ait été officiellement promulguée.

Le Conseil a publié un communiqué déclarant la loi conforme à la Constitution. Il a déclaré :
« Le Conseil constitutionnel a enfin jugé conformes à la Constitution l'ensemble des dispositions du code de justice administrative qui régissent le contentieux de la mise en œuvre des techniques de renseignement. »

Dollar Gold

France : la grande distribution, fléau national

Image
© Inconnu
Alors que se poursuivent les manifestations d'éleveurs protestant contre les trop faibles prix de la viande qui ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production, Périco Légasse analyse les raisons pour lesquelles le secteur agricole est en crise.

LE FIGARO. - Quelle est la responsabilité de la grande distribution dans la dégradation de la condition des éleveurs ?

Périco LEGASSE. - Si ce n'était que ça. Autant demander à l'insecte quelle est la responsabilité de l'araignée sur la toile dans laquelle il vient de se prendre. Il suffit d'aller faire un tour au rayon boucherie des grandes surfaces et de pointer l'origine des étiquettes, la part des produits en provenance de l'étranger ne cesse de croître, payés à des tarifs avec lesquels l'élevage français ne peut entrer en compétition. Quant à la viande française, issue du plus bas de la gamme, elle est payée à des tarifs si bas que les éleveurs vendent à perte. Certes, les premiers interlocuteurs sont les abattoirs, mais, loin d'être des saints, ces derniers sont tenus par une course à la compétitivité par la grande distribution. Comment un éleveur peut-il accepter de vendre sa viande 3,98€ et de la retrouver à 14,50€ sur les étals des grandes surfaces ? Qui se goinfre au passage ? Quand on est au bord du gouffre, on a le droit de s'en exaspérer.

Eye 1

Une base de renseignements américaine bientôt aux Açores ?

Image
© DR
La Base de Lajes, sur l'île de Terceira aux Açores, en 2009
Alors que la base de l'US Air Force de Lajes, sur l'archipel des Açores, devait être fermée par Washington, elle pourrait trouver une seconde vie. Des députés américains voudraient installer sur cet archipel portugais un centre d'analyse des renseignements américain.

En janvier dernier, l'annonce de la fermeture de la base américaine de Lajes, située dans les Açores, avait provoqué le tollé du gouvernement portugais, mais aussi un grand émoi sur l'archipel. Celle-ci abritait alors 600 militaires et 900 civils sur l'île de Terceira. Le quotidien portugais Diário Economico avait alors évalué à "5 500 habitants l'exode qui serait provoqué par cette fermeture".

Créée en 1941 par le gouvernement portugais, puis utilisée par la RAF en 1943, la base avait été réquisitionnée par l'US Air Force au sortir de la guerre. L'armée américaine n'en était jamais partie. Située en plein milieu de l'Atlantique, elle était un point d'appui essentiel vers l'Europe et le Moyen-Orient.

Bad Guys

TAFTA : la mise en place d'un OTAN économique

Image
© Reuters
Un graffiti dans les rues de Bruxelles
Professeur associé à l'Institut d'études européennes de l'Université Paris 8, Jacques Nikonoff évoque les dangers que le TAFTA représente pour l'économie européenne.

C'est lors de la réunion du G8 qui s'est tenue à Lough Erne, en Irlande du Nord, les 17 et 18 juin 2013, que les négociations ont été lancées officiellement pour aboutir à un Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI), Transatlantic Trade & Investment Partnership (TTIP) en anglais, ou encore Trans-Atlantic Free Trade Agreement (TAFTA). Quelques jours avant, à Luxembourg, dans une opacité totale, les ministres du Commerce des Vingt-Sept avaient adopté le mandat à confier à la Commission européenne pour conduire les négociations au nom de l'Union européenne. Il n'y aurait rien à redire si ces négociations entre les États-Unis d'Amérique et l'Union européenne avaient pour objectif de rapprocher les peuples des deux côtés de l'océan. Un tel partenariat, s'il avait pour ambition de construire la paix, d'améliorer la prospérité générale, de s'attaquer radicalement aux désastres environnementaux, d'établir des normes de haut niveau en matière de protection sociale, d'éradiquer définitivement le chômage et la précarité, et donc la pauvreté, susciterait un enthousiasme universel. Il serait un exemple pour le reste du monde.

Handcuffs

Une menace d'inculpation pour Haute Trahison à l'encontre de Varoufakis ?

Image
La menace d'une inculpation pour Haute Trahison pesant désormais sur Yanis Varoufakis a quelque chose d'absurde, mais aussi de terriblement révélateur[1]. Elle éclaire de manière crue le faite que la zone Euro est désormais devenue un monstre, ou plus précisément un tyran qui s'est dégagé de toute règle.

Les faits

Yanis Varoufakis, en tant que Ministre des finances, a pris la décision de faire pénétrer clandestinement le système informatique de l'administration fiscale grecque. On a rendu compte de ce « plan B » dans ce carnet[2], et c'est ce qui lui est reproché. Mais, il a pris cette décision en accord avec le Premier ministre, Alexis Tsipras. Il a pris cette décision concernant le système informatique de l'administration fiscale grecque parce que ce dernier était en réalité sous le contrôle d'hommes de la « Troïka », c'est à dire du Fond Monétaire International, de la Banque Centrale Européenne et de la Commission Européenne. C'est donc le Premier ministre conservateur, M. Samaras, battu lors des élections du 25 janvier, qui a en réalité commis cet acte de Haute Trahison en confiant l'administration fiscale à une (ou des) puissances étrangères. C'est lui, et lui seul, qui porte la totale responsabilité de ce qui est alors survenu.

Cette décision avait pour but de mettre en œuvre un système de paiements parallèles qui aurait permis au gouvernement grec de contourner le blocage des banques qui fut organisé par la BCE à partir de la fin juin 2015. Ceci aurait été nécessaire pour éviter la destruction du système bancaire grecque qu'a provoquée l'action de la Banque Centrale Européenne. Cette action illégale de la BCE a mis en péril le système bancaire alors que l'une de ses missions, inscrites dans la charte de la BCE est justement d'assurer le bon fonctionnement de ce système bancaire. Si Yanis Varoufakis doit être inculpé, il serait logique, il serait juste, que le Président de la BCE M. Draghi ainsi que le Président de l'Eurogroupe, M. Dijsselbloem, le soient aussi.

Megaphone

Leçons de choses, Poutine au tableau


Lorsque j'étais enfant, il existait encore, à l'école primaire, une matière joliment appelée Leçons de choses. Cette discipline, ouverte à l'imagination, au parfum de poésie, parlait de choses simples de la vie, des abeilles et des moissons, des sciences naturelles, de l'eau qui bout et qui gèle, de baromètres, d'hygromètres, de nuages, de dinosaures et autres mystères d'adultes, évidents pour un enfant, des effets et des causes des phénomènes, de la logique et de ses conséquences, etc. en somme le b.a-ba d'une tenue digne du monde d'alors, dans ce monde là.

C'était l'époque où il y avait encore des écrevisses dans nos ruisseaux et des lance-pierres dans nos besaces de gosses. Où l'on apprenait à l'école primaire ce qu'est un PPCM ou un PGCD. Il semblerait qu'il faille, aujourd'hui, attendre d'être en troisième, au collège, pour goûter à ces friandises, alors que d'autres appâts, moins revêches, sont déjà à nos mains.

Progrès, quand tu nous tiens ! En écoutant parler Poutine, j'ai le sentiment de revenir à ces temps simples où les mots enveloppaient harmonieusement les choses, sans entourloupe. Retour vers un futur espéré : écoutez une leçon de choses de Poutine, une de plus. Le Saker Francophone.

Bomb

La Corée du Nord sur le pied de guerre...

Image
© REUTERS/ KCNA
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a assisté aux exercices des forces aériennes nationales qu'il a qualifiés de "préparation à la guerre avec les États-Unis et la Corée du Sud".

Les exercices se sont déroulés sur une base militaire située à proximité de la ville portuaire de Wonsan (sud-est) à l'occasion du 62e anniversaire de la signature de l'armistice à l'issue de la guerre de Corée de 1950-1953, rapporte l'agence de presse nord-coréenne KCNA. Selon l'agence, les exercices étaient censés "aboutir à un changement radical dans les manœuvres préparatoires à la guerre" qui devrait "régler les comptes avec les impérialistes américains et le groupe de marionnettes sud-coréennes qui (...) incitent à la confrontation entre compatriotes".

Le chef d'état-major de l'Armée populaire de Corée Ri Yong-gil a pour sa part déclaré que la péninsule coréenne se trouvait "au bord d'une guerre" dont l'ampleur risquerait de s'avérer similaire à celle du conflit de 1950-1953. Il a également accusé les États-Unis et la Corée du Sud de "proférer des mensonges" et d''attiser l'hystérie militaire". Cette annonce intervient suite aux récentes déclarations de l'ambassadeur nord-coréen à Pékin Ji Jae-ryong qui a déclaré que Pyongyang n'avait pas l'intention de rouvrir les négociations avec les États-Unis sur son programme nucléaire. Le diplomate a également appelé la Corée du Sud et les États-Unis à renoncer aux exercices militaires conjoints sur la péninsule coréenne prévus pour les prochaines semaines.

Family

La démocratie aux ordures

Image
© Inconnu
A propos de la déclaration finale du Sommet de la zone euro sur la Grèce.

1. Volonté manifeste de briser l'expression du suffrage universel ; peuples tournés les uns contre les autres ; prise en otage des classes populaires (travailleurs précaires, immigrés, chômeurs, salariés, petits épargnants, retraités) par la mise en place d'un blocus financier destiné à forcer la main d'un gouvernement élu ; chantage à la sortie désordonnée de l'euro, précipitant la signature d'un accord odieux ; mise sous tutelle des pouvoirs législatif et exécutif ; appropriation des ressources d'un pays ― tout ceci dans le cadre d'une Union à laquelle chaque État est censé appartenir de plein droit : rarement les institutions issues du processus d'intégration européenne amorcé après-guerre auront montré visage plus repoussant que lors du dernier tour de négociations entre la Grèce et ses créanciers. Jamais non plus les dirigeants européens n'avaient été contraints de pousser à leur dernière extrémité les conséquences des politiques économiques inscrites dans les traités de l'union monétaire : si les dirigeants de l'eurozone ont fini par se dévoiler, il importe de le souligner, c'est qu'ils y ont été acculés et que la capacité de résistance du gouvernement grec, démontrée par six mois de négociations, a finalement contraint l'Europe à jeter aux ordures son masque démocratique.

Bad Guys

TAFTA : menace de mort pour les éleveurs européens

Image
© Inconnu
Et pourtant... Et pourtant, la distorsion de prix entre viandes françaises et viandes « européenne » tourne autour de quelques dizaines d'euros à la tonne. Mais se présente à l'horizon une menace d'un tout autre calibre...Un risque qui risque de balayer irrémédiablement non seulement l'élevage français (axé sur la qualité et les exploitations de 80 à 200 bêtes) mais aussi européens (axé, en Allemagne, au Pays-Bas, sur les volumes et les exploitations de 1000 à 3000 têtes). Cette menace de mort à un nom : TAFTA.

Il est prévu, dans ces accords transatlantiques menés dans la plus sournoise opacité, l'importation annuelle en Europe de 300.000 à 600.000 tonnes de bœuf, soit entre 4 et 8%, de la production européenne, en provenance du Canada, des Etats-Unis, et du Brésil, puisqu'un accord doit être signé simultanément entre les Etats membres du Mercosur et de l'Europe. Des viandes produites dans des conditions qui n'ont rien à voir avec ce qui se fait en Europe ! Qu'on en juge :