Les Maîtres du Monde
Carte


Dollars

Le Trou Noir Financier : origine et destinée

Traduit par Hervé, relu par jj pour le SakerFrancophone

Image
Il y a quelque temps, j'ai eu le plaisir d'entendre Sergey Glazyev - économiste, homme politique, membre de l'Académie des sciences, conseiller du Président Poutine - dire quelque chose qui confirme complètement ma propre pensée. Il a dit que tous ceux qui connaissent les mathématiques peuvent voir que les États-Unis sont au bord de l'effondrement parce que leur dette a augmenté de façon exponentielle.


Ce ne sont pas des mots qu'un Américain ou un homme politique européen peut proférer en public, et peut-être même pas chuchoter à leur moitié sous la couette, parce que les oreilles indiscrètes américaines pourraient les entendre. Puis l'homme politique en question obtiendrait le traitement de Dominique Strauss-Kahn (dont la carrière illustre s'est terminée lors d'une visite aux États-Unis, où il a été faussement accusé de viol et arrêté). Et donc aucun politicien européen (et à fortiori américain) ne peut énoncer une évidence, peu importe sa force.

Les Russes ne l'ont que trop bien compris à ce jour. Oui, le maintien d'un dialogue et de relations cordiales avec les Européens est important. Mais il est bien entendu que les Européens ne sont qu'un tas de marionnettes américaines sans volonté ou capacité de prise de décision autonome. Alors pourquoi ne pas parler aux Américains directement? Hélas, les Américains sont aussi des marionnettes. Les fonctionnaires et les politiciens américains sont définitivement des marionnettes, contrôlées par les lobbyistes des entreprises et des oligarques œuvrant dans l'ombre. Mais voici une nouvelle sensationnelle : ce sont, eux aussi, des marionnettes contrôlées par les simples impératifs de rentabilité et de préservation de la richesse. En fait, toute la hiérarchie est un jeu de marionnettes. Et ce qui sous-tend l'ensemble est un trou noir financier gigantesque en constante expansion.

Che Guevara

De nouveau, la Grèce peut sauver l'Occident

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Image
Comme à Marathon, aux Thermopyles, à Platées et à Mycale, il y a environ 2500 ans, de nouveau, la liberté occidentale dépend de la Grèce. Aujourd'hui, Washington et son empire d'États vassaux européens jouent le rôle de l'Empire perse, et les Grecs ont, tardivement, formé un gouvernement, Syriza, qui refuse de se soumettre à l'Empire de Washington.

Peu de gens comprennent que le sort de la liberté occidentale, ce qu'il en reste, est en jeu dans le conflit et, en fait, le sort de la vie sur terre. Il est certain que le gouvernement allemand ne le comprend pas. Sigmar Gabriel, un vice-chancelier allemand, a déclaré que le gouvernement grec était une menace pour l'ordre européen. Ce qu'il entend par ordre européen est le droit des pays les plus forts de piller les plus faibles.

La crise grecque n'est pas à propos de la dette. La dette est la propagande à laquelle l'Empire recourt pour nier la souveraineté partout dans le monde occidental.

Le gouvernement grec a demandé à la brochette de pays qui composent la démocratique Union européenne une prolongation d'une semaine pour rembourser la dette afin de permettre au peuple grec d'approuver ou de désapprouver les conditions léonines imposées à la Grèce par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI, sur l'insistance de Washington.

La réponse de l'Europe et du FMI, et de Washington, a été NON.

Stock Down

Le miracle européen : en Espagne, austérité et privatisations détruisent le système de santé publique et nuisent à la qualité des soins

Image
© Hugo Atman
Marches blanches à Madrid en février 2013
En Espagne, la politique d'austérité s'est traduite par des coupes budgétaires et des suppressions de postes massives dans les hôpitaux et les dispensaires publics. Aux dépens du personnel soignant, maltraité par une organisation du travail dégradé, et des patients, victimes de délais d'attente à rallonge et de négligences médicales en hausse. Le secteur privé profite, lui, d'une hausse des deniers publics, et de la privatisation rampante des hôpitaux. Les fortes mobilisations syndicales et citoyennes, ainsi que la victoire du nouveau parti de gauche Podemos à Madrid, ont pour l'instant mis un coup d'arrêt à cette destruction programmée du système de soins publics et universels. Enquête.

Le spectacle n'est pas très flatteur pour la direction de l'établissement hospitalier. Des lits sont entassés en quinconce dans les couloirs et dans les chambres individuelles. Les issues de secours sont bloquées et le travail du personnel soignant entravé. Avec l'augmentation des maladies hivernales, le service est rapidement saturé. La plupart des patients sont des personnes âgées, demandant une attention particuliers. L'exiguïté interdit toute intimité. Pendant que l'on vide les flacons d'urine de certains, on sert le repas à d'autres. L'odeur ambiante est désagréable. La tension entre le personnel soignant est palpable. Le service des urgences l'Hôpital 12 de Octubre, au sud de Madrid, semble au bord du burn out.

Chess

Théatre des crises, gouvernement mondial à venir

Traduit par Hervé, relu par Diane et jj pour le Saker Francophone

Image
© Inconnu
Afin de comprendre ce qu'il se passe réellement dans le monde entier en termes d'effondrement de l'économie, nous devons mettre de côté les fausses versions grand public de la réalité. Quand on pense à l'UE et à ses turbulences financières actuelles, il est très important, à certains égards, d'ignorer la Grèce complètement. C'est ça, oubliez tout le drame entourant les supposées obligations de la dette grecque. Vont-ils trouver un moyen de payer les créanciers? Vont-ils faire défaut? Va-t-il y avoir un accord entre la Russie et les BRICS? Y aura-t-il des concessions de dernière minute pour sauver le système? Peu importe. Tout ce cinéma n'est qu'un soap-opera, un théâtre Kabuki complexe géré par des financiers internationaux et des élites mondialisées.

Il est très important de rappeler les fondamentaux. La Grèce va faire défaut sur ses dettes. Il n'y a pas moyen d'éviter cela. Peut-être que la Grèce conclura un accord aujourd'hui, peut-être le fera-t-elle demain; mais finalement, la capacité du pays à étirer ses ressources afin de répondre à ses engagements exponentiels aura une fin. C'est inévitable, et ce n'est pas le deal de dernière minute qui va changer la donne sur le fond.

Bad Guys

TISA : Un traité néolibéral toujours aussi anti-démocratique

Image
© Inconnu
WIKILEAKS est en train de filtrer le contenu des négociations clandestines entre une cinquantaine de gouvernements visant à conclure un accord secret en matière de commerce international de services, qui opérera en dehors de toutes les dispositions et normes étatiques et parlementaires, au profit des grandes entreprises.

Le Traité secret de libre-échange TTIP entre les États-Unis et l'Union européenne semblait le meilleur cheval de Troie des multinationales. Mais en réalité, c'est pratiquement une sorte de rideau de fumée pour dissimuler la véritable alliance néolibérale planétaire : le Trade in Services Agreement (TiSA), un accord encore plus anti-démocratique d'échange de services entre une cinquantaine de pays, y compris l'Espagne, lequel, non seulement est négocié dans le secret le plus absolu, mais que l'on prétend maintenir classifié, caché au public, pendant encore 5 ans jusqu'à ce qu'il soit entré en vigueur et conditionne 68,2% du commerce mondial des services.

Le niveau de confidentialité avec lequel sont élaborés les articles et les annexes du TiSA - qui couvrent tous les domaines depuis les télécommunications et le commerce électronique jusqu'aux services financiers, les assurances et les transports - est encore plus élevé que celui du Trans-Pacific Partnership Agreement (TPPA) entre Washington et ses partenaires asiatiques, pour lequel il est prévu quatre ans de fonctionnement dans la clandestinité.

Bomb

« Washington est incapable d'empêcher l'Armageddon », P.C. Roberts

Traduction : Résistance authentique


Discours de Paul Craig Roberts à la conférence sur la crise Europe / Russie à Delphes, Grèce, 20-21 juin 2015

Family

Grèce et mafia européenne : la pression monte

Traduction : Dominique Muselet

Image
Les créanciers de la Grèce augmentent la pression sur le gouvernement grec à mesure que le jour du référendum annoncé par Alexis Tsipras approche. Après la fermeture des banques et le contrôle des capitaux, les créanciers tentent par tous les moyens d'ajourner l'expression du droit démocratique du peuple grec. Nous assistons à une nouvelle étape de la guerre de propagande féroce qui fait rage à l'intérieur et à l'extérieur de la Grèce, à propos du référendum.

Tsipras a pris ses créanciers par surprise en annonçant un référendum à très courte échéance et, de ce fait, la mécanique de propagande de la mafia financière fonctionne à plein régime et multiplie les scénarios terrifiants pour pousser le peuple à voter oui. Le décor de banques fermées joue le même rôle.

La propagande a deux objectifs. Le premier est de montrer au public que les créanciers sont de retour avec de nouvelles propositions en vue de parvenir à un accord avec le gouvernement grec. C'est clairement destiné à forcer celui-ci à renoncer au référendum, car ces propositions n'auraient aucun sens dans une situation différente.

Eye 1

Ecoutes illégales : la France n'a rien à envier aux américains

Image
© Agence photohohost
Un projet de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) autorisé par Nicolas Sarkozy il y a sept ans et poursuivi sous François Hollande constitue une raison de plus pour le président français d'étouffer l'affaire, annonce le Nouvel Observateur dans une enquête journalistique.

Scandalisée par les écoutes américaines, la France n'est pas non plus innocente

Le Nouvel Observateur a pu révéler cette histoire grâce aux témoignages anonymes de plusieurs responsables actuels et passés. Il s'agit d'un plan top secret que L'Obs révèle désormais au grand public. Il s'agit d'après l'hebdomadaire d'une" vaste entreprise française d'espionnage que la loi sur le renseignement, adoptée le 24 juin, vient de légaliser en catimini".

Padlock

Le virage sécuritaire espagnol

Image
© Inconnu
Mercredi 1er juillet, à quelques mois des élections parlementaires de novembre prochain, trois lois phares et controversées du mandat de Mariano Rajoy entreront en vigueur. Toutes trois ont trait à la sécurité et l'ordre public: la loi de sécurité citoyenne, une réforme du code pénal et une loi anti-terroriste.

La première de ces trois mesures, communément appelée « loi bâillon » par ses détracteurs, prévoit de transformer en sanctions administratives des infractions jusqu'ici sujettes à jugement. En d'autres termes, elle octroie à la police une plus grande liberté d'infliger des amendes aux contrevenants. La loi définit un certain nombre de comportements susceptibles de sanctions et auparavant non-punis par la justice. Parmi ceux-ci, "la célébration de spectacles publics ou activités récréatives violant l'interdiction ou la suspension ordonnée par l'autorité correspondante pour des raisons de sécurité publique" sera passible de 30.000 à 600.000 euros d'amende, "la perturbation grave de la sécurité citoyenne à l'occasion de réunions ou manifestations en face du Parlement, du Sénat et des assemblées législatives des communautés autonomes" pourra coûter jusqu'à 30.000 euros, et "le manque de respect et de considération envers un membre des forces de l'ordre dans l'exercice de ses fonctions" pourra être l'objet d'une sanction de 600 euros. La loi comporte par ailleurs une disposition déjà entrée en vigueur le 1er avril dernier et consistant à légaliser la reconduite immédiate à la frontière, sans donc faire l'objet de jugement, des immigrés arrêtés lors d'une tentative d'entrée sur les territoires espagnols de Ceuta et Melilla.

Bomb

Les Etats-Unis reconnaissent financer des terroristes pour services rendus en Syrie

Traduit par SLT

Image
Lorsque des chercheurs comme moi ont rapporté que les Etats-Unis finançaient al-Qaïda, al-Nosra, l'Etat islamique (EI) et bien d'autres organisations terroristes connexes en Syrie, nous ne plaisantions pas. Pourtant, malgré le fait que même le gouvernement US lui-même a admis qu'il finançait directement les terroristes - et indirectement via l'Arabie saoudite, ces allégations ont été accueillies avec scepticisme, morgue, ou furent entièrement ignorées.

Néanmoins, à présent, le gouvernement des États-Unis a de nouveau admis qu'il finançait des terroristes sur le terrain en Syrie, en assurant une rémunération pour l'assistance fournie.

Selon le Pentagone, les «rebelles» syriens formés et «sélectionnés» par les États-Unis reçoivent une «indemnité» entre 250 $ à 400 $ par mois pour agir en tant que forces de procuration des Etats-Unis au Moyen-Orient. Reuters rapporte que les niveaux de rémunération ont été confirmés par le Pentagone et également par le secrétaire de la Défense, Ashton Carter, ainsi que le commandant de la marine, Elissa Smith, qui ont admis chacun le fait que ces «nouveaux» terroristes recevaient un salaire.

Reuters a également présenté un rapport sur les obstacles présumés que le Pentagone prétend avoir rencontré en ce qui concerne la capacité de former ses escadrons de la mort bénévoles en raison d'un manque de capacité à "examiner" de manière appropriée la désertion des combattants qui abandonnent leur mission après avoir reçu une formation de l'armée US. La raison fournie par le Pentagone était que ces combattants ne voulaient pas signer un contrat pour éviter de combattre Assad. Mais, dans le même rapport, le Pentagone affirme qu'il n'y avait pas de tel contrat - les obligeant à "respecter les droits humains" et "les règles du droit international", de sorte que la raison de la disparition de ces combattants manque de légitimité. On ne peut que spéculer quant à l'endroit où ces «stagiaires» se sont enfuis.