Les Maîtres du Monde
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Chess

Poutine introduit un projet de loi permettant d'éliminer le dollar des échanges commerciaux

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© RIA NOVOSTI
Le président de la Russie, Vladimir Poutine, a introduit mardi un projet de loi qui permettrait d'éliminer le dollar des échanges commerciaux entre les pays de la Communauté des États indépendants (CEI).

Cette loi a notamment pour objectif de créer un marché financier commun entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et d'autres pays de l'ancienne URSS.

L'accès direct aux marchés financiers des pays membres et les conditions avantageuses des opérations interbancaires, prévus par le projet, «bénéficiera à l'extension de l'utilisation des monnaies nationales lors de paiements étrangers, en créant des prémisses pour la hausse de liquidité des marchés des monnaies nationales», lit-on dans la communiqué du Kremlin. La loi permettra finalement de faciliter les échanges commerciaux dans la région et aidera à arriver à la stabilité macro-économique.

La possibilité du passage vers les versements en monnaies nationales a déjà été discutée dans le cadre de l'Union économique eurasiatique (UEEA). Conformément au projet de développement des systèmes de paiement des pays de l'UEEA, adopté en décembre 2014, un tel passage est prévu dans le cadre de l'Union vers les années 2025-2030.

Bad Guys

Les oubliettes de Guantanamo

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© AP
Le camp de Guantanamo, créé il y a treize ans, compte encore cent seize détenus
Il y a « environ une moitié des détenus qui ne peuvent être libérés, point final. » L'administration américaine a beau chercher à fermer la prison de Guantanamo, créée il y a treize ans sur l'île de Cuba, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, une partie des cent seize détenus doivent rester enfermés « indéfiniment », a rappelé mardi 1er septembre Ashton Carter, le secrétaire à la défense des États-Unis.

« La raison pour laquelle il est compliqué de fermer Guantanamo est la suivante : certains des prisonniers qui sont là doivent être détenus indéfiniment, ils doivent simplement être enfermés », a déclaré M. Carter, qui répondait, au Pentagone, à des questions posées par des militaires américains dans le monde entier. « Mon point de vue est qu'il serait bon, si c'est possible, de fermer Guantanamo, si cela peut être fait en toute sécurité », a-t-il ajouté.

Che Guevara

Royaume-Uni : Qui a peur de Jeremy Corbyn ? L'establishment britannique

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Le candidat à la direction du Parti travailliste cristallise peurs et méfiance. Le dernier à avoir lancé une salve est l'ancien Premier ministre Tony Blair qui n'hésite pas à qualifier la ligne politique de Jeremy Corbyn de «fantasme».

«La politique de Jeremy Corbyn n'est qu'illusion, tout comme dans Alice au pays des merveilles». C'est la thèse défendue par Tony Blair dans une tribune publiée par The Guardian. C'est la deuxième fois que l'ancien Premier ministre prend la plume pour avertir contre la possible accession du candidat Corbyn à la tête du Labor. Déjà mi-août, dans le même journal, il estimait que Jeremy Corbyn n'offrait rien de nouveau et que son élection faisait peser «un danger moral mortel» sur le parti. Rien que ça.

Le Pen, Trump, le parti indépendantiste écossais, Syriza et Corbyn... même combat ?

Dans cette nouvelle diatribe, Tony Blair développe d'autres arguments pour empêcher l'élection de celui que tous les sondages donnent favori à 54% pour l'élection du 10 septembre.

Selon lui, Jeremy Corbyn ne serait ni plus ni moins que la version britannique du candidat-antisystème tel qu'on le retrouve ailleurs. Bref à chacun son Syriza-Varoufakis, son Donald Trump, son Le Pen et son SNP. En effet, cet élu du quartier londonien d'Islington, l'un des plus déshérités d'Angleterre, et qui parle socialisme, nationalisation, politique anti-austérité, fait frémir l'establishment travailliste passé par la cure blairiste du réalisme économique.

Sherlock

L'espion britannique retrouvé mort dans un sac enquêtait sur Bill Clinton au grand dam du MI-6

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L'homme dont le corps a été retrouvé il y a 5 ans cadenassé dans un sac de sport dans sa baignoire piratait des données secrètes sur l'ex-président américain Bill Clinton. Pour cela il s'était attiré les foudres de son employeur, le MI-6.

Une nouvelle hypothèse vient s'ajouter au tableau dans l'affaire de la mort inexpliquée de l'agent du MI-6 (services secrets britanniques) Gareth Williams, 31 ans, dont le corps avait été découvert dans un sac de sport placé dans sa baignoire à Londres il ya cinq ans.

En effet, il semblerait aujourd'hui que l'espion aurait pu avoir découvert une liste d'invités pour une mystérieuse soirée à laquelle devait se rendre l'ex-président américain Bill Clinton.

Car selon une source, «le piratage de la correspondance de Clinton arrivait à un stade extrêmement sensible du travail de Williams avec les Etats-Unis» sur fond de tensions entre les services secrets américains et britanniques, selon le Sun on Sunday.

«Pour sir John Sawers, le nouveau directeur du MI6 à l'époque, c'était un véritable cauchemar diplomatique, il était furieux».

Chess

Les USA prépareraient des sanctions contre la Chine

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Alors que le président chinois doit se rendre bientôt à Washington, les Etats-Unis prépareraient la publication de sanctions économiques contre des entreprises et des particuliers de Chine, accusés d'avoir commandité ou profité de piratages informatiques contre des intérêts américains.

Cinq ans après le piratage de Google attribué à l'administration chinoise, les Etats-Unis seraient sur le point de prendre pour la première fois des sanctions économiques contre des entreprises et des particuliers de Chine, accusés d'avoir profité de l'espionnage économique réalisé à leur bénéfice par les services chinois, par le biais de cyberattaques. Selon le Washington Post, l'administration Obama pourrait dévoiler un train de sanctions d'ici deux semaines, alors que le président Xi Jinping doit se rendre en visite officielle dans la capitale américaine le mois prochain.

Stock Down

La crise financière ou le trou noir systémique

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Nouveau séisme financier, similaire en intensité à celui de septembre-octobre 2008, parti cette fois de Chine. Mais c'est bien le cœur du système de l'Empire occidental qui est dans la tourmente.

La nouvelle secousse a commencé par toucher en août l'ensemble des places boursières mondiales, asiatiques d'abord, occidentales ensuite. Un plongeon qui entrainait immédiatement le yoyo caractéristique des tsunamis financiers, comme à la veille de celui de 2008, avec les ordinateurs haute fréquence au taquet pour sauver les apparences à défaut des meubles, mais en pure perte.

C'est que les meubles économiques ne sont guère plus vaillants que l''édifice financier, avec une croissance mondiale toujours atone, aux États-Unis comme en Europe (0% en France au second trimestre), au Japon, au Canada, en Australie... Et ce malgré les injections massives de liquidités par les banques centrales, BCE en particulier.

Car ce qui marque ce nouvel épisode de l'effondrement systémique, c'est précisément la perte contrôle de la situation par les banques centrales, derniers remparts du système contre le trou noir financier d'une dette qui n'en finit plus d'exploser.

Bomb

Thalys : la version officielle est contredite par le témoignage d'une passagère

Une passagère du train Amsterdam-Paris affirma qu'il n'y avait eu aucun "coup de feu". Trois jours plus tard, François Molins, procureur de la République, a déclaré que des "détonations" auraient retenti.

Le vendredi 21 août, à 23h55, le site de la chaîne I Télé a mis en ligne le témoignage de Margaux, revenue d'un congrès à Anvers et passagère du train Amsterdam-Paris dans lequel se serait déroulée, six heures plus tôt, une violente altercation entre le Marocain Ayoub El-Khazzani et un groupe d'Américains présents à bord.

Détail particulier : présente dans le "compartiment juste à côté", elle rejeta le terme -employé par le correspondant d'I Télé- de "fusillade" (à 2'10) et affirma catégoriquement ne pas avoir entendu de "coup de feu".



"C'était juste une tentative d'ouvrir le feu qui s'est produit", déclara-t-elle.

Bad Guys

De l'instrumentalisation de la crise des réfugiés

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker francophone

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Des centaines de milliers de réfugiés et de migrants ont pris récemment le chemin de l'Europe, mais seul un observateur superficiel n'y verrait qu'un effet du hasard. En réalité, ce à quoi nous assistons est un phénomène provoqué artificiellement.

Ceux qui l'ont déclenché poursuivent deux buts. Premièrement, ils veulent utiliser le mécontentement croissant des Européens à l'égard des élites locales, pro-américaines, ainsi qu'à l'égard de la bureaucratie bruxelloise servilement dévouée à l'atlantisme et rediriger cette colère contre les nouveaux arrivants. Deuxièmement, cette vague de migration est utilisée pour faire pression sur ces élites et obtenir un moyen de contrôle supplémentaire sur elles, au cas où elles pourraient tenter de se distancier de la ligne anti-russe des États-Unis et de l'Union européenne sur des questions relatives au commerce et à l'énergie.

Après tout, les célèbres quotas de l'UE sur les réfugiés et les migrants illégaux que Bruxelles établit pour chaque pays d'accueil peuvent être manipulés en permanence (aussi longtemps qu'il y a une Union européenne, du moins) - comme peut l'être la façon dont les fonds sont attribués - ou non - pour les infrastructures d'accueil de ces migrants.

Bad Guys

Stratégie paramilitaire et guerre économique : l'effroyable exemple colombien

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En Colombie, l'oligarchie n'est pas favorable à un changement de modèle de développement, ni à une réforme agraire, ni au respect de la souveraineté alimentaire ; parce que c'est dans le modèle actuel qu'elle s'enrichit, sur le dos du peuple.

La tronçonneuse et la diplomatie

En Colombie, la terreur d'État vise à déplacer les populations et à les soumettre : elle continue en 2015. Lorsque nous parlons de Terreur d'État en Colombie, il s'agit de niveaux d'horreur qui impliquent que l'instrument paramilitaire commet des massacres en démembrant des personnes avec des tronçonneuses. Plusieurs paramilitaires ont confessé qu'ils utilisent des crématoires où ils brûlent leurs victimes vivantes, des élevages de caïmans nourris avec des disparus, des empalements, des viols collectifs et autres aberrations.

Les victimes qui ont survécu témoignent des tortures les plus atroces. Les massacres sont commis avec la participation et la totale collaboration de l'armée. Il y a des cas terriblement évidents comme le massacre de Mapiripán, dans lequel les paramilitaires furent emmenés par les avions de la force aérienne du nord vers le sud de la Colombie, afin qu'ils commettent des viols et démembrements contre la communauté de Mapiripán pendant 10 jours ; tandis que l'armée empêchait les victimes de s'enfuir: 60 paysans furent dépecés. Le général Uscátegui avoua que son travail était d'assurer le massacre et, pour cela, de combattre la guérilla des FARC qui essayait de rompre le siège militaire pour aider la population.

Bad Guys

La destruction de l'héritage culturel du Moyen-Orient

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Après les destructions systématiques des sites historiques de l'Irak et de la Syrie, le patrimoine culturel du Yémen est pris pour cible. À croire que les conflits armés au Moyen-Orient ne visent qu'un seul objectif : raser la mémoire plusieurs fois millénaire de cette partie du monde, pour ne garder qu'une terre témoin de sang et d'horreur.

« Les pillages et les destructions des sites archéologiques ont atteint une échelle sans précédent. » Selon un rapport de l'Organisation des Nations unies basé sur des images satellites, près de 300 sites du patrimoine culturel syrien ont été détruits, endommagés ou pillés. En Irak, la liste n'en finit pas de s'allonger : Mossoul, Assour, la cité antique de Hatra, les ruines de Nimrud (XIIIe siècle avant J.-C.), la citadelle de Tal Afar, ou encore Samarra, la capitale du califat abbasside, sont saccagées au marteau-piqueur ou à coups de bulldozers et d'explosifs. Et depuis des mois, l'héritage historique de l'Arabia Felix (Arabie heureuse, surnom qui n'est plus d'actualité, évidemment...) est ravagé par la violence du conflit armé opposant les houthis à la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite.

Les informations reçues par l'Unesco à Beyrouth font état d'importants dommages affectant des zones inscrites au patrimoine mondial de l'humanité, notamment à Sanaa, Shibam, Saada et Zabid, ainsi que le site archéologique de la ville préislamique de Baraqish.