Robert Bibeau
Les 7 du Québec
mer., 22 mai 2013 07:59 CDT

© Inconnu
La guerre contre l'Iran n'était pas pour hier, mais pour après demain
Il y a deux ans nous avions annoncé que «
La guerre contre l'IRAN n'aurait pas lieu pour le moment », alors que les pseudos analystes internationaux prédisaient l'attaque imminente d'Israël contre l'Iran au motif que le bouffon de Jérusalem s'agitait énormément. L'année 2013 est bien engagée et nous attendons toujours l'imminente frappe contre l'Iran [
Agoravox].
Elle a eu lieu pourtant cette première frappe... personne ne l'a vue parce que tout le monde regardait dans la mauvaise direction y compris l'expert Robert Fisk qui écrivait ceci dans le quotidien
The Independant : «
Des lumières apparaissent dans le ciel de Damas. Un autre raid israélien - « audacieux » bien sûr, selon les partisans d'Israël. C'est le deuxième raid en deux jours contre des dépôts d'armes et des installations militaires de Bachar al-Assad. L'histoire est déjà connue : les Israéliens auraient voulu empêcher une cargaison d'armes de fabrication iranienne - comprenant des missiles Fateh-110 - de parvenir dans les mains du Hezbollah au Liban » [
Le Grand Soir].
Il y a deux ans dans l'article pré cité nous avions indiqué les paramètres de l'équation Syrie-Iran-Russie-États-Unis-Chine ; nous les reprenons sommairement :
1. Derrière Israël - la petite entité paria excitée - il y a le vrai patron, l'impérialisme américain aux abois - pas du tout triomphant et pas du tout à même de remodeler un Grand Moyen-Orient renouvelé. Les USA en crise économique sévère, en faillite financière, surendetté, ayant délocalisé leur industrie lourde vers son pire ennemi, la Chine... mais conservant pour un temps un avantage militaire qui se dégrade peu à peu (le pays de l'Oncle Sam ne sait plus fabriquer l'avion F-35, ni un porte-avions de nouvelle génération). Sans oublier bien entendu la coterie des puissances impérialistes européennes et canadienne regroupées sous le sceptre de l'OTAN.
2. Derrière l'Iran il y a la superpuissance industrielle et économique chinoise montante et la puissance militaire et nucléaire russe ainsi que quelques pays de leurs alliances militaires respectives, tous prêts à en découdre avec le camp de l'OTAN.