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Les Maîtres du Monde


Eye 1

JPMorgan réclame des régimes autoritaires en Europe

Dans un document publié à la fin du mois de mai, le géant des banques d'investissement américain JPMorgan Chase réclame l'abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires.

Le document de seize pages a été réalisé par le groupe Europe Economic Research de JPMorgan et est intitulé « L'ajustement de la zone euro - bilan à mi-parcours. » Le document commence par faire remarquer que la crise de la zone euro a deux dimensions.

Pour commencer, il affirme que des mesures financières sont nécessaires pour garantir que les principales institutions d'investissement comme JPMorgan puissent continuer à engranger d'énormes bénéfices de leurs activités spéculatives en Europe. Ensuite, les auteurs soutiennent qu'il est nécessaire d'imposer des « réformes politiques » destinées à supprimer l'opposition aux mesures d'austérité massivement impopulaires qui sont appliquées au nom des banques.

Le rapport exprime sa satisfaction vis à vis de l'application par l'Union européenne d'un certain nombre de mécanismes financiers visant à garantir les intérêts bancaires. A cet égard, l'étude souligne que la réforme de la zone euro en est pratiquement à mi-chemin. Mais le rapport réclame aussi davantage d'action de la part de la Banque centrale européenne (BCE).

Depuis l'éruption de la crise financière mondiale de 2008, la BCE débloque des milliers de milliards d'euros en faveur des banques pour leur permettre d'effacer leurs créances douteuses et de redémarrer une nouvelle série de spéculations. En dépit d'une pression grandissante venant des marchés financiers, le chef de la BCE, Mario Draghi a déclaré l'été dernier qu'il ferait le nécessaire pour consolider les banques.
Star of David

Le laboratoire israélien et les cobayes palestiniens

Traduction E&R

« The Lab » est un nouveau documentaire israélien avant-gardiste qui redéfinit toute notre compréhension de l'État juif, ses objectifs, son identité et son rôle de destruction globale. Je pense honnêtement que ce film est le commentaire le plus profond et le plus important sur Israël.


Dans « The Lab », le réalisateur Yotam Feldman dévoile l'industrie militaire israélienne et son fonctionnement, il interviewe des protagonistes majeurs du marché israélien de la sécurité. Il développe sur le rôle de l'industrie au sein de la société et de l'économie israéliennes - durant les dernières années les exportations militaires israéliennes ont atteint le niveau sans précédent de 7 milliards de dollars par an. 20% des exportations israéliennes sont militaires ou d'ordre militaire. Près de 150 000 familles en Israël dépendent de cette industrie. Israël est maintenant le quatrième plus gros exportateur de matériel militaire.

Dans la dernière décennie, chaque opération militaire israélienne a conduit à une augmentation brusque et immédiate des exportations militaires israéliennes dans le monde : armement, systèmes d'armes, renseignement, tactiques, doctrines, connaissance et expérience.
Stormtrooper

Le « Lion Impatient » de mettre en pièces sa proie

Alors que les chef d'Etat et de gouvernement du G8 ont constaté leur désaccord sur la Syrie, les puissances de l'OTAN et du CCG conduisent en Jordanie les manœuvres Eager Lion. Il s'agit d'une préparation d'une attaque de l'armée de l'air syrienne depuis la Jordanie pour l'empêcher de survoler une zone transformée en havre pour les jihadistes internationaux. Cependant, contrairement aux déclarations de l'OTAN, cette opération nécessite une autorisation du Conseil de sécurité.

Quand le président Napolitano rencontra l'an dernier en Jordanie S.M. le roi Abdallah II, il lui exprima « la haute considération avec laquelle l'Italie voit la volonté de paix et la ligne de modération poursuivie depuis toujours par la dynastie hachémite ». C'est dans cet esprit, à coup sûr, que l'Italie participe en Jordanie à la manœuvre « Eager Lion » (lion impatient) sous commandement étasunien, en cours du 9 au 20 juin. Y participent 19 pays, unis par l' « objectif commun de renforcer la sécurité et stabilité régionale », menacées, ils n'en ont aucun doute, par la Syrie d'el-Assad qui utilise des armes chimiques pour écraser la rébellion.

Les « preuves » ont été fournies par la CIA, la même qui, il y a dix ans, fournît la documentation photographique, montrée par Colin Powell au Conseil de sécurité, sur la possession par l'Irak de 500 tonnes d'armes chimiques et biologiques et de laboratoires mobiles pour la guerre biologique. On a découvert ensuite, comme a reconnu Powell lui-même, que de telles armes n'existaient pas et que les laboratoires mobiles étaient en réalité des générateurs de gaz pour des ballons aérostatiques à usage météorologique. Mais désormais les jeux étaient faits : les « preuves » de la CIA avaient servi à justifier la guerre contre l'Irak.
Eye 1

La Grande-Bretagne aurait espionné des diplomates lors du G20 de Londres

Le Guardian révèle que Londres aurait espionné des participants au G20 en 2009.

C'est à Lough Erne, presqu'île en l'Irlande du Nord (Royaume-uni), que se déroule aujourd'hui et demain le G8, réunion de huit des principales puissances économiques du monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis,France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie). Un rendez-vous impacté par plusieurs événements : l'aggravation de la crise syrienne et les difficultés économiques mais aussi des révélations selon lesquelles Londres aurait espionné les délégués du G20 lors des réunions sur son sol d'avril et septembre 2009.

L'agence des services secrets britannique Government Communications Headquarters (GCHQ) aurait utilisé "des capacités révolutionnaires de renseignement" pour contrôler les communications des personnalités qui ont participé à ces deux réunions, selon des documents dont a eu connaissance le quotidien the Guardian. Ces documents suggèrent que les services de renseignement ont installé des cafés Internet où ils pouvaient intercepter des communications et surveiller les e-mails et les appels téléphoniques passés par les BlackBerry des délégués.
USA

Obama écrase Bush

Où sont-ils aujourd'hui les benêts qui faisaient d'Obama, le président le plus « cool du monde » ?

L'administration Obama n'est pas à l'origine du Patriot Act. Sur ce point l'affaire est entendue.

Comme le révèle cruellement l'actualité, la loi scélérate votée par un Congrès US en apnée dans la foulée de la tragédie du 11 septembre, et qui permet l'espionnage policier de masse ainsi que la détention pour une durée indéfinie, d'individus auxquels on n'est pas tenu d'en communiquer les raisons, n'en finit pas de saper les fondements de la démocratie américaine.

Rappelons tout de même à nos lecteurs un peu éloignés des contingences US, que George Bush et son âme damnée Dick Cheney se sont battus bec et ongles pour empêcher une commission indépendante d'enquêter sur le drame. Ce n'est que forcés et contraints qu'ils ont finalement accepté la création d'une commission - bipartite - doté d'un budget de 15 millions de dollars alors que 39 millions ont été engloutis pour déterminer d'où pouvait bien provenir la tâche suspecte sur la robe de Monica Lewinsky...

Ses travaux terminés, la Commission a remis l'ensemble des documents accumulés aux archives nationales. Le public devait y avoir accès à partir du 2 janvier 2009. A ce jour, l'essentiel des pièces demeure inaccessible. En particulier le document d'une trentaine de pages qui résume l'audition de Bush et Cheney du 29 avril 2004.
USA

Washington est fou

Traduit par Avic

Au 21e siècle la propagande vieille de deux cents ans selon laquelle les Américains contrôlent leur gouvernement a été complètement détruite. Tant l'administration Bush et les régimes d'Obama ont clairement montré que les Américains n'ont pas la moindre influence, encore moins de contrôle, sur le gouvernement. Tant que Washington est concerné, les gens ne sont que du fétu de paille.

Les sondages montrent que 65% de la population américaine s'oppose à l'intervention américaine en Syrie. Malgré cette indication claire de la volonté du peuple, le régime Obama est en train de concocter un cas de propagande pour armer encore plus les mercenaires de Washington envoyés pour renverser le gouvernement laïque syrien et pour imposer une « zone d'exclusion aérienne » sur la Syrie, qui, si l'on se réfère à la Libye,, signifie que les avions des Etats-Unis ou de l'OTAN vont attaquer l'armée syrienne au sol, servant ainsi de forces aériennes aux mercenaires importés par Washington, pudiquement appelés «rebelles syriens."
MIB

Renseignement : Valls réorganise la filière et transforme la DCRI


Le 5 fevrier 2013. Direction centrale du renseignement interieur - DCRI V. WARTNER / 20 MINUTES
La DCRI devient une direction générale de la sécurité intérieure et la SDIG, le «Renseignement territorial»...

Un an après l'affaire Merah, où les services de renseignement avaient été mis en cause pour «failles», le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé lundi la réorganisation de la filière, transformant notamment la DCRI en une direction générale.

Devant environ 200 policiers et gendarmes réunis au ministère, Manuel Valls a dévoilé les grandes lignes d'une réforme annoncée depuis plusieurs semaines.

Deux rapports parlementaires ont été récemment rendus publics sur le sujet, consécutifs à l'affaire Merah. Le travail de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) y est sévèrement critiqué. La DCRI, créée par Nicolas Sarkozy en 2008, était née de la fusion des ex-Renseignements généraux (RG) et de l'ex-DST (Direction de la surveillance du territoire).
Crusader

Ouverture d'un bureau officiel des Talibans au Qatar

Maulana Fazlur Rehman
© Inconnu
Maulana Fazlur Rehman

Les Talibans ont ouvert, le 18 juin 2013, un bureau à Doha (Qatar).

Il s'agit de leur première représentation officielle hors d'Afghanistan depuis 2001.

En juillet 2001, les États-Unis ont rompu leurs négociations pétrolières avec les Talibans à Berlin et annoncé la guerre. En août, Washington et Londres ont déplacé leurs troupes expéditionnaires dans le Golfe d'Oman. En septembre, le leader tadjik Massoud a été assassiné. Puis, le président Bush a accusé les Talibans de protéger les responsables des attentats qui endeuillèrent son pays. En octobre, les États-Unis et le Royaume-Uni attaquèrent l'Afghanistan en « légitime défense ».

L'ouverture de ce bureau est le fruit d'une négociation entre le Pakistan, l'Afghanistan et le Qatar, conclue le 2 avril dernier. Durant ces pourparlers, les Talibans étaient représentés par le religieux pakistanais Maulana Fazlur Rehman.
Cowboy Hat

Grèce : la justice annule la fermeture de la radio-télévision publique ERT

Désaveu cinglant pour le Premier ministre Antonis Samaras. La justice grecque a décidé lundi d'annuler le décret gouvernemental ayant ordonné la fermeture de la radio-télévision publique ERT. Les programmes vont donc pouvoir reprendre « temporairement », en attendant le jugement définitif de l'affaire et la constitution d'un nouveau groupe public.

Les manifestants ont défilé la semaine dernière devant le siège athénien de l'ERT
© Maxppp
Les manifestants ont défilé la semaine dernière devant le siège athénien de l'ERT
Il s'agit d'une première victoire pour le syndicat grec de l'audiovisuel public, qui avait saisi le tribunal administratif pour contester la décision, très contestée, de fermer la radio-télévision publique ERT. L'émetteur avait été brutalement coupé, mardi dernier, mettant au chômage plus de 2.500 salariés. La raison invoquée : la nécessité d'opérer des coupes budgétaires.

Lundi, le Conseil d'État, plus haute juridiction administrative du pays, a tranché : le décret gouvernemental, décision du Premier ministre Antonis Samaras, est suspendu. De fait, les programmes de l'ERT vont pouvoir reprendre immédiatement, en attendant que les juges se prononcent définitivement sur l'affaire. Mais cette annulation n'est pour l'instant que « temporaire », en attendant la constitution d'un nouveau groupe audiovisuel.
Evil Rays

Comment les grandes marques influent sur nos cerveaux

Coca
© inconnu
Tellement brutale, mais tellement vraie, la sortie de Patrick Le Lay, alors PDG de TF1, avait fait grand bruit : "Pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible." Ce que Patrick Le Lay n'imaginait sûrement pas, c'est à quel point ce rapprochement entre cerveau et grandes enseignes commerciales était pertinent et profond. Certains chercheurs pensent que l'empreinte des grandes marques dans nos têtes est si forte qu'elle va jusqu'à influencer notre perception, à transformer l'expérience que nous faisons quand nous consommons les produits en question. Une étude remontant au début des années 1980 a ainsi montré que des femmes souffrant de maux de tête se sentaient plus soulagées en prenant le cachet d'aspirine d'un groupe pharmaceutique très connu plutôt que celui d'une société moins célèbre, ce alors que la formulation et la présentation du médicament étaient exactement les mêmes.

Dans un article publié il y a quelques semaines par PLoS ONE, deux psychologues allemands se sont demandé si cet effet "grande marque" pouvait être transposé dans l'univers de l'alimentation et influencer une dégustation. Pour le déterminer, ils ont mis au point l'expérience suivante : des volontaires, allongés dans un appareil à IRM (imagerie par résonance magnétique), allaient goûter quatre sodas gazeux et les noter pendant qu'on observerait les zones de leur cerveau excitées par cette dégustation. Le protocole prévoyait qu'avant que la boisson leur soit injectée dans la bouche par le biais d'un tuyau, les cobayes visualisent sur un écran, pendant une demi-seconde, la marque commercialisant ladite boisson : Coca-Cola, Pepsi-Cola, River Cola et T-Cola. Les deux premières se passent de présentation. River Cola est la marque générique d'une chaîne de supermarchés allemands, tandis que le T-Cola avait été présenté aux participants comme une boisson tout juste mise au point et pas encore sur le marché.