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mar., 09 fév. 2016
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Snakes in Suits

Vive la démocratie : les trois-quarts de l'Assemblée vide pour le vote de l'Etat d'urgence


L'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 18 juin 2015. Crédits photo : BERTRAND GUAY/AFP
L'article premier du projet de révision constitutionnelle a été adopté à 22 heures lundi soir en l'absence de 441 députés. Un amendement socialiste a par ailleurs suscité l'ire de Manuel Valls.

C'est un important premier pas qui vient d'être franchi. Tandis que le projet de révision constitutionnelle porté par l'exécutif ne cesse de déchirer la classe politique, l'Assemblée nationale a finalement adopté l'inscription de l'état d'urgence dans le texte suprême tard lundi soir. Par 103 voix contre 26 et 7 abstentions, ce vote s'est fait après plusieurs heures de débat au sein de l'hémicycle. Mais, surtout, il s'est fait en l'absence de 441 députés - ce qui représente plus de trois-quarts des élus du palais Bourbon.

Sur LCP, la députée écologiste Cécile Duflot s'est émue de cette faible affluence lors d'une réforme pourtant très importante. «Je trouve d'abord que la tenue de ce débat est un peu triste. 441 parlementaires absents au moment où on constitutionnalise l'état d'urgence... C'est une décision lourde, grave, ça ne peut pas ne pas poser question», a-t-elle déploré. Idem pour le député PS de Seine-et-Marne, Eduardo Rihan-Cypel, qui regrettait dès 16 heures, photo à l'appui, que «cette révision de la Constitution (ne) passionne (pas ses) collègues».


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Mensonges médiatiques : France 2 utilise des images russes pour illustrer des frappes françaises en Syrie

Jolie manipulation médiatique du service public de l'audiovisuel à propos du conflit syrien :

Lors du JT de 20H du 4.02.2016, France 2 a, après avoir critiqué dans un sujet précédent l'imprécision supposée des frappes russes « qui ne font pas dans le détail », utilisé des images du ministère russe de la défense pour illustrer des soi-disant frappes plus ciblées de la coalition sur les infrastructures de l'EI en Syrie.
« Ils frappent des centres d'entraînement, de commandement, des endroits où sont stockés des armes, du matériel, mais (ce sont) des cibles parfois cachées, enterrées, très difficiles à repérer« , commente Etienne Leenhardt sur le plateau de France 2 au sujet des avions de la coalition qui « manqueraient de cibles ». (France 2)
Un petit bobard sans doute pas bien méchant mais qui est tout de même symptomatique du comportement habituel des médias en France et de leur mépris du public qui les finance malgré tout sans rechigner à travers force redevances et subventions de toutes sortes...

Le plateau d'Etienne Leenhardt avec les images russes reconnaissables à partir de 59′


Commentaire: La raison pour expliquer cette petite manipulation est assez simple : les médias occidentaux sont obligés d'utiliser des images russes, puisque la Coalition internationale n'a jamais frappé Daesh et donc aucune image n'existe.


Dollars

Dédollarisation : l'Iran rejette le dollar et monnaiera son pétrole en euros

L'Iran souhaite que l'achat de son pétrole se fasse en euros et non en dollars et demande que les paiements qui étaient jusque-là gelés du fait des sanctions internationales soient versés en euros, ce qui paraît être difficile, car toutes les transactions pétrolières se font en dollars. Par quoi s'explique cette décision de Téhéran?

Ça fait déjà quelques années que l'Iran demande de remplacer le dollar comme devise de référence dans le commerce du pétrole. En 2007, Téhéran n'avait pas réussi à convaincre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de refuser le dollar que le président du pays de l'époque, Mahmoud Ahmadinejad, avait qualifié de "papier inutile".

D'après les autorités iraniennes, Téhéran préférerait n'importe quelle monnaie à la place du dollar, mais comme l'euro est la grande monnaie internationale et la récente levée des sanctions a fait de l'Europe l'un des principaux partenaires commerciaux de Téhéran, elles optent pour l'euro.

Cow Skull

Syngenta racheté par la Chine pour 46 milliards de dollars


Commentaire : C'est que l'on aurait presque espéré que la Chine suive l'exemple de son voisin, la Russie : promotion de produits sains issus d'une agriculture respectueuse de l'environnement, bannissement progressif des OGM. Il n'en n'est rien.

A propos du monstre :

© AFP 2016 Fabrice Coffrini
La Chine vient d'acquérir la société suisse Syngenta, l'un des leaders mondiaux des pesticides et des plantes génétiquement modifiées, pour la somme astronomique de 46 milliards de dollars. Cet achat, réalisé via l'entreprise publique China National Chemical Corp est le plus grand de toute l'histoire de la Chine.

La compagnie suisse s'est vue proposer la somme de 465 dollars par action, soit environ 20% de plus que leur valeur sur le marché. Pékin espère que les projets de Syngenta permettront d'augmenter la productivité de l'agriculture nationale, appelée à nourrir la population croissante en plus des importations alimentaires.

Combien de Chinois à nourrir ?

La Chine est le pays le plus peuplé du monde. Dans la seconde moitié du XXe siècle, sa population a plus que doublé, passant de 544 millions à 1,37 milliard en 2015. Selon les estimations de l'Onu la population chinoise continuera d'augmenter, notamment avec l'abandon de la politique de l'enfant unique, pour arriver à 1,4 milliard d'habitants d'ici 2022. A terme, la Chine pourrait être dépassée par l'Inde d'un point de vue démographique, rapporte Slon.ru.

Bad Guys

Le commerce, c'est la guerre


Commentaire : Comme il est très justement dit plus bas, il n'y a rien de « réformable » dans les institutions ; rien à changer, pour ainsi dire. Nous le soulignons régulièrement sur Sott : aucune solution à nos problèmes ne peut-être fournie par un système qui permet la création et la prolifération des-dits problèmes. Les fous psychopathes sont parfaitement à leur place : au sommet de la hiérarchie des pouvoirs, dans une structure sociale pervertie, créée pour prospérer et se perpétuer d'elle-même. Croire qu'il est possible d'utiliser leurs lois, leurs règlements, leurs armes, leur fonctionnement ou leurs idées pour amorcer un changement, c'est se bercer d'illusion, très certainement diluer son énergie et faire le jeu, finalement, de ceux que l'on croit combattre. En ce qui concerne les traités de libre-échange, ou l'argent est au centre des préoccupations, nous constatons que les millions de signatures des citoyens opposés à ces projets ne changent rien : « Je ne reçois pas mon mandat des peuples européens » nous dit la Commissaire au Commerce de l'Union Européenne... Telle est la réalité. Il est bien facile de comprendre à présent que les améliorations, les changements, les révoltes ou les révolutions n'y feront rien : les héros doivent être changés, les références renouvelées, les paradigmes définitivement remplacés. Comme dit le poète, comment bâtir nos plus grands espoirs sur des moyens de destruction ?

© Inconnu
« Le commerce, c'est la guerre. » Telle est la conclusion sans fioritures à laquelle en est arrivé Yash Tandon après avoir participé de près, pendant plusieurs décennies, aux négociations commerciales internationales aux côtés des pays du sud. Dans un livre paru il y a quelques mois, il montre combien l'histoire du libre-échange, bien loin des beaux discours sur le développement et la croissance, se réduit à une domination continue des pays pauvres par les pays occidentaux et leurs multinationales. Aujourd'hui, avec le débat sur le traité de libre-échange transatlantique, les Européens commencent à faire l'expérience de ce qui fait, depuis toujours, la réalité de l'autre côté de la planète.

Et si le commerce international et les traités de libre-échange n'étaient finalement qu'une arme au service des puissances occidentales et leurs entreprises pour exploiter et maintenir sous leur domination les populations de l'hémisphère sud et leurs gouvernements ? Nous sommes accoutumés à considérer l'arène commerciale internationale sous un jour sinon positif, du moins neutre. Les populations pauvres des pays du sud n'ont-elles pas tout à gagner à commercer et exporter leurs productions ? Et après tout, le domaine des règles - même lorsqu'il s'agit de règles commerciales - ne s'oppose-t-il pas par définition à celui de la contrainte et de la force brute ? Certes, fera-t-on valoir, il y a lieu d'améliorer le cadre des échanges mondiaux en renforçant les normes sociales et environnementales, mais même le statu quo ne reste-t-il pas préférable à ce qui serait la seule autre alternative possible : l'absence totale de règles ?

Eye 1

L'État d'urgence est inefficace. Il faut donc le prolonger...


Commentaire : Déni de la réalité, mauvaise foi, mensonges et buts inavoués : la classe politique n'est pas à court d'arguments et de motivations pour prolonger cet état d'urgence qui a prouvé son inefficacité... et son illégalité.

Extrait choisi afin de bien comprendre comment nos dirigeant naviguent dans leur réalité :
« Séquence incroyable au Sénat. Et inacceptable pour le juriste démocrate, voire pour le démocrate tout court. Très calmement, alors que les sénateurs discutaient ce vendredi après-midi du projet de loi prorogeant l'état d'urgence, le Premier ministre a demandé aux parlementaires de ne pas saisir le Conseil constitutionnel. Il craint que la loi ne soit pas conforme au texte fondamental de la Cinquième République.
« Je suis dubitatif sur l'idée de saisir le Conseil constitutionnel, a expliqué Manuel Valls lors de sa dernière intervention en séance. Car il y a toujours un risque. Si le Conseil répondait que la loi révisée est inconstitutionnelle sur un certain nombre de points, cela peut faire tomber 786 perquisitions et 150 assignations à résidence déjà faites ». » Source Numerama.

Vous avez bien lu : sur les 2000 perquisitions menées, 786 sont, du propre aveu de notre Premier ministre, anticonstitutionnelles. Ajoutez à cela la tendance actuelle des CRS à sortir les matraques plus rapidement qu'à l'accoutumée et vous commencez à peine à entrapercevoir l'avenir. Ce n'est qu'un début.

© afp.com/ALAIN JOCARD
Le Sénat français à Paris le 20 novembre 2015
Paris - Le Sénat doit se prononcer mardi sur le projet de loi prolongeant de trois mois l'état d'urgence instauré après les attentats du 13 novembre, avant l'Assemblée nationale où il sera examiné le 16 février.

Le texte signé par le Premier ministre Manuel Valls et celui de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, est très court. Il "proroge pour une durée de trois mois, à compter du 26 février 2016 et selon les modalités prévues aux articles 2 et 3 de la loi du 20 novembre 2015 (...) l'état d'urgence".

François Hollande avait annoncé le 21 janvier cette prolongation après avoir reçu les uns après les autres les responsables des partis représentés au Parlement pour évoquer la question de la révision constitutionnelle. Celle-ci, qui comprend à la fois l'état d'urgence et la très controversée déchéance de nationalité, est actuellement examinée à l'Assemblée.

Une semaine après les attentats du 13 novembre, le Parlement avait donné son feu vert à la prolongation pour trois mois de l'état d'urgence et au renforcement de ce régime d'exception. Le Sénat avait adopté le projet de loi par 336 pour et 12 abstentions (11 communistes et 1 écologiste). L'Assemblée avait aussi donné massivement son imprimatur jeudi, par 551 voix pour, 6 contre (3 PS, 3 écologistes) et une abstention (PS).

Bad Guys

Le Canada décide d'arrêter ses frappes contre Daech

L'armée canadienne cessera de bombarder le groupe armé État islamique (EI) en Irak et en Syrie le 22 février, vient d'annoncer le gouvernement Trudeau. Ottawa continuera de soutenir ses alliés de la coalition internationale, mais se consacrera d'abord et avant tout à des efforts de formation et d'aide humanitaire, dans le cadre d'une nouvelle approche dont les coûts sont estimés à 1,6 milliard de dollars sur trois ans.

© Google
Un membre du personnel pour l'aide humanitaire du Canada en Syrie
Malgré le retrait des six CF-18 qui participent en ce moment aux frappes contre l'EI, l'aéronef de ravitaillement CC-150 Polaris et les deux aéronefs de patrouille Aurora déjà déployés dans la région continueront de soutenir la coalition internationale menée par les États-Unis. Cet appui se poursuivra dans un premier temps jusqu'au 31 mars 2017, mais selon le premier ministre Trudeau, il est prévu qu'elle dure un an de plus.


Commentaire : Le pourquoi de l'arrêt des bombardements sur l'EI de la part du Canada est tout de même ambivalent. Pourquoi ? Qui est derrière cette décision de la part du cabinet de Mr. Trudeau ? Ne serait-ce pas une décision poussée par une demande des Etats-Unis ? Les seuls qui vraiment luttent pour éliminer Daech en Syrie sont les Russes. Le Canada en refusant de bombarder l'EI entre en plain dans une ambivalence totale dans la supposée lutte contre Daech. Nous voyons jour après jour que les bombardements des Russes sont efficaces pour lutter contre le groupe terroriste.


Commentaire: En suivant la stratégie ( le manque de stratégie ) de la coalition menée par les Etats-Unis le Canada s'aligne du côté de ceux qui font semblant de lutter contre l'Etat Islamique.

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Stock Down

Comment savoir quand votre société est au milieu d'un effondrement ?

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker Francophone

Comme la crise économique dans le monde devient de plus en plus apparente, je reçois des messages de lecteurs exprimant certaines préoccupations sur la perception publique de l'effondrement. Cela revient à dire qu'on peut se poser des questions sur le concept de l'effondrement perçu par une personne moyenne par rapport à la réalité de cet effondrement. C'est une question vitale dont j'ai parlé brièvement dans le passé, mais cela mérite une analyse plus en profondeur.

Qu'est-ce qu'un effondrement? Comment le définissons-nous? Et est-ce que la notion d'effondrement est totalement incomprise dans la conscience publique?

C'est drôle, parce que les sceptiques qui se sont opposés à l'idée d'un effondrement des États-Unis en particulier m'ont le plus souvent rétorqué avec une question à laquelle ils pensaient que je ne pouvais ou ne voulais pas répondre : «Alors, Monsieur Smith, quand précisément cet effondrement supposé va-t-il avoir lieu? Quel jour et à quelle l'heure?»

Ma réponse a toujours été : «Nous sommes au milieu d'un effondrement en ce moment; ne pouvez vous vraiment pas le voir exactement devant vos yeux sarcastiques?»

Bomb

Clair, simple et limpide : Moscou remet les pendules à l'heure concernant la crise en Syrie


Igor Konachenkov
Le ministère russe de la Défense a commenté la récente déclaration du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg d'après laquelle "l'opération des forces aérospatiales russes en Syrie entravait le règlement pacifique du conflit et conduisait à un regain de tension dans la région".

Nous reproduisons ci-après la réponse du porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov.

"Je tiens à rappeler à M.Stoltenberg que l'origine de la crise en Syrie n'est pas l'opération des forces aérospatiales russes, mais l'activité insensée des pays de l'Otan qui ont plongé dans le chaos la région du Proche-Orient.

"Plus encore, avant l'arrivée en Syrie de l'aviation russe, les pays de l'Otan, pendant près de trois ans, faisaient semblant de combattre le terrorisme international.

"Pendant ces trois ans, personne en Occident, et encore moins à Bruxelles, n'a même évoqué quelconques négociations sur la Syrie. Le seul souci consistait à préciser les délais de la destruction définitive du pays, à l'instar de la Libye où les pays de l'Otan instauraient le modèle occidental de la "démocratie" sans rencontrer aucun obstacle.

Eye 1

Frontex : les nouveaux « gardes » d'une Europe qui ne veut pas de réfugiés

Alors que des débats se tenaient ce mardi au Parlement européen à Strasbourg sur la question des réfugiés et de Schengen, en Belgique, la chambre recevait Fabrice Leggeri, le directeur de Frontex, l'agence qui coordonne la surveillance des frontières extérieures de l'Union européenne. Fabrice Leggeri est venu répondre aux questions des députés belges.


La police qui, selon l'UE, protégera du flux des réfugiés
Cette année, en plus de la surveillance, Frontex aura aussi pour mission d'aider les Etats membres à rapatrier chez eux les réfugiés dont l'Union ne veut pas. Pour le patron de Frontex, le salut de Schengen viendra d'un meilleure contrôle aux frontières, d'une protection accrue pour ceux qui en ont besoin mais aussi de rapatriements accélérés.


Commentaire : Même si cela fait plusieurs années que cette agence Frontex existe, il semble que cela soit le moment opportun, pour l'UE, de faire appel à ses services afin de rapatrier les réfugies qui ne sont pas les bienvenus sur le continent. Avec comme excuse ultime de "protéger" l'espace Schengen. Niant et fuyant la réalité, ne voulant pas lui faire face, l'Europe utilise cette nouvelle armée pour se protéger d'une vague migratoire qu'elle a elle-même crée.


Commentaire: Gardons Frontex à l'œil, cette nouvelle armée qui, comme nous sommes en train de le voir, semble être au-dessus des lois et ne semble pas devoir répondre de ses actes devant quiconque ... La crise des réfugiés serait-elle un pas supplémentaire vers un gouvernement mondial ?

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