La Science de l'Esprit
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15 biais cognitifs qui contrarient la pensée rationnelle

© Inconnu
Les biais cognitifs sont des formes de pensée qui dévient de la pensée logique ou rationnelle et qui ont tendance à être systématiquement utilisés dans diverses situations.

Le concept a été introduit au début des années 1970 par les psychologues Daniel Kahneman (prix Nobel en économie en 2002) et Amos Tversky pour expliquer certaines tendances vers des décisions irrationnelles dans le domaine économique. Depuis, une multitude de biais intervenant dans plusieurs domaines ont été identifiés par la recherche en psychologie cognitive et en psychologie sociale.

Certains biais s'expliquent par les ressources cognitives limitées. Lorsque ces dernières (temps, informations, intérêt, capacités cognitives) sont insuffisantes pour réaliser l'analyse nécessaire à un jugement rationnel, des raccourcis cognitifs (appelés heuristiques) permettent de porter un jugement rapide. Ces jugements rapides sont souvent utiles mais sont aussi à la base de jugements erronés typiques.
Gear

Gustave Le Bon : petit rappel concernant la psychologie des foules


Jonathan Sturel rappelle l'intérêt du célèbre livre du Dr Gustave Le Bon intitulé Psychologie des foules.
Magic Wand

La méditation ralentirait le vieillissement du cerveau

Il serait possible de protéger la matière grise cérébrale grâce à la méditation. Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'université de Californie, à Los Angeles, les personnes pratiquant la méditation voient en effet leur quantité de matière grise diminuer de manière moins significative que chez des personnes non pratiquantes.

Passé la vingtaine, le cerveau affiche déjà des signes de vieillissement. Son volume et son poids commencent, par exemple, à diminuer. De précédentes recherches ont démontré que chez les adeptes de la méditation, la dégradation de la substance grise liée au vieillissement était moindre.

L'équipe de chercheurs de l'UCLA (University of California, Los Angeles) a publié ses résultats dans la revue Frontiers in Psychology. « Nous pensions observer des effets limités à certaines régions cérébrales associées à la méditation, explique le docteur Florian Kurth, de l'UCLA Brain Mapping Center, coauteur de l'article. Au lieu de cela, nous avons observé un effet étendu bien au-delà de ces régions, dans tout le cerveau à vrai dire. »

Pour les besoins de cette étude et afin de comprendre les relations entre l'âge et la matière grise, 50 participants ayant l'habitude de méditer ont été placés face à 50 novices en la matière. Ces participants sont 28 hommes et 22 femmes âgés de 24 à 77 ans.
Beaker

Tous manipulés : documentaire TSR sur la manipulation psychologique et la publicité

manipulation, doll
Nous nous croyons libres mais en réalité, à longueur de journée, nous sommes sous influence. De nos proches, de la pub et de toutes sortes de stimulations ou pressions quotidiennes. Grâce plusieurs expériences étonnantes, ce reportage démontre comment, par des simples techniques de manipulation, il est possible modifier le comportement de quelqu'un.

Comment une étiquette de vin agit directement sur ses papilles gustatives. Comment on peut implanter des faux souvenirs dans sa mémoire. Et comment on parvient à changer ses décisions en envoyant des impulsions magnétiques dans son cerveau.
Magnify

Convaincre quelqu'un d'un crime fictif ne prend que trois heures

En seulement trois heures, il est possible de convaincre un individu d'un crime qu'il n'a jamais commis, révèle une nouvelle étude.

C'est une étude pour le moins troublante : en effet, elle révèle qu'en quelques heures seulement, il est possible de convaincre un adulte parfaitement innocent qu'il a commis un crime lorsqu'il était adolescent, et ce même si ce crime est une attaque à main armée.

Ces travaux, menés par des psychologues de l'université de Bedfordshire (Royaume-Uni), montrent en effet qu'en choisissant soigneusement les questions qui sont posées à un individu, il est possible de l'entraîner à fabriquer des souvenirs d'un crime qu'il n'a jamais commis, et ce en trois heures seulement.

Qui plus est, l'étude révèle que les faux souvenirs ainsi fabriqués peuvent receler des détails tout aussi complexes que s'il s'agissait de véritables souvenirs
Magnify

Certains virus nous rendraient plus intelligents


Crédits : Chevalier G, Suberbielle E, Monnet C, Duplan V, Martin-Blondel G, Farrugia F, Le Masson G, Liblau R, Gonzalez-Dunia D
Certains "virus" insérés dans notre ADN, appelés rétrovirus endogènes, joueraient un rôle crucial dans le bon fonctionnement de notre cerveau, révèle une étude suédoise.

On le sait, la grande majorité de notre génome est constituée de séquences qui ne codent pour aucune protéine.


Commentaire : L'ADN non codant est aussi appelé l'ADN poubelle, et représente 98% du génome humain.Contrairement à la thèse orthodoxe, celui-ci effectue des fonctions biologiques essentielles.


Et au sein de cet ADN non codant, se trouvent les rétrovirus endogènes : des virus qui, au fur et à mesure de notre évolution, ont peu à peu été intégrés par notre ADN. Environ 5 % de notre ADN serait ainsi constitués de rétrovirus endogène.

Or, une nouvelle étude révèle que certains de ces rétrovirus endogènes joue un rôle crucial dans notre fonctionnement cérébral : en effet, ils auraient une activité de régulation sur les gènes qui s'expriment dans notre cerveau, par exemple en activant tel ou tel gène, ou encore en lui indiquant quand il doit s'exprimer. En d'autres termes, ces rétrovirus endogènes joueraient un rôle important dans nos facultés cérébrales.
Family

Tout droit sorti de la bouche des petits : des recherches approfondies suggèrent que la réincarnation est bien réelle

Traduction : SOTT

L'univers est plein de mystères qui remettent en question notre connaissance actuelle. Dans « Beyond Science » (Au-delà de la science - NDT), Epoch Times collecte les récits sur ces étranges phénomènes pour stimuler l'imagination et ouvrir des perspectives auparavant inimaginables... Sont-ils réels ? A vous de décider.
De nombreux chercheurs ont minutieusement enquêté sur des cas d'enfants qui rapportent des mémoires de vies passées. Dans beaucoup de cas, les détails donnés par un enfant ont été vérifiés et correspondent (parfois avec une précision époustouflante) à une personne décédée. Dans d'autres cas, les détails ont été plus difficiles à vérifier.

Même dans les cas les plus convaincants certains trouveront une once de doute. Les parents pourraient-ils avoir influencé leurs enfants malléables par une certaine ligne directrice dans le questionnement ? Les enfants pourraient-ils avoir entendu par hasard l'information et l'avoir répété sans que leurs parents le sachent ? Une imagination débordante ou un désir d'attention pourraient-ils avoir alimenté le discours d'une vie passé? Peut-être que la probabilité peut expliquer comment les « mémoires » correspondent à des personnes ou à des événements réels, ou peut-être ces mémoires ne sont que des suppositions chanceuses.

La psychologie

Le psychologue, Dr Erlendur Haraldsson, professeur émérite à l'université d'Islande à Reykjavík, a étudié 30 enfants au Liban qui ont continuellement parlé de mémoires de vies passées, comparant ces enfants à un groupe test de 30 autres enfants. Le Dr Haraldsson s'est demandé si les enfants qui s'associent si fortement au fait d'être une autre personne (leur incarnation d'une vie passée) sont psychologiquement similaires aux personnes avec des personnalités multiples.

Commentaire: En effet, il y a une abondance de preuves pour suggérer que la réincarnation a une forte probabilité. Écoutez (en anglais) les podcasts suivants pour en apprendre davantage :
Réincarnation Partie 1

Dans ce podcast, la possible réalité de la réincarnation est discutée avec Laura Knight-Jadczyk. Dans la première partie, Laura partage une expérience très personnelle qui fournit la preuve éclatante pour laisser supposer que la réincarnation est en effet une réalité.

Durée de l'enregistrement : 27 min 54 sec Date : 14.01.2006
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Réincarnation Partie 2

Dans ce podcast, la possible réalité de la réincarnation est discutée avec Laura Knight-Jadczyk. Dans la première partie, Laura discute de la preuve qu'elle a collectée durant ses années en tant qu'hypnothérapeute. Dans la seconde partie, Laura partage une expérience très personnelle qui fournit la preuve éclatante pour laisser supposer que la réincarnation est en effet une réalité.

Durée de l'enregistrement : 30 min 44 sec Date : 14.01.2006
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De l'ignorance à la confiance envers les gouvernements

Se sentir non informés ou incapables de comprendre des questions sociales importantes favorisent un sentiment de dépendance envers les gouvernements plutôt que de motiver à rechercher de l'information, selon une étude canado-américaine publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology, une revue de l'American Psychological Association (APA).

Ce qui a pour conséquences, montrent Steven Shepherd de l'Université de Waterloo et Aaron C. Kay de l'Université Duke, d'augmenter la confiance dans les gouvernements, d'augmenter la tendance à les justifier et d'augmenter le désir d'éviter d'apprendre sur le sujet, surtout si l'information est négative.

Plus la situation est urgente et que les gens se sentent potentiellement menacés, moins ils veulent en savoir et préfèrent faire confiance aux gouvernements.
Robot

Exclusivité SOTT - Les êtres humains ont-ils réellement un « libre-arbitre » ? Seulement s'ils travaillent sur leur machine

Récemment, un court article d'Oliver Burkeman est paru dans le Guardian. Il y réfléchit à la question du libre-arbitre dans le contexte de certaines études réalisées ces dernières années. Il existe des preuves nettes que nos choix ne sont pas aussi libres que ce que nous suggérerait notre expérience consciente. Nos états corporels - comme le fait d'avoir faim, d'être fatigué, ou d'avoir envie de sexe - peuvent affecter nos croyances fondamentales et nos processus de prise de décision, nous rendant alors beaucoup plus enclins à une pensée biaisée, surtout lorsque ces conditions sont en déséquilibre.

Food Addiction
© Poznyakov/Shutterstock
Les aliments addictifs, comme le gluten, limitent nos choix et notre libre-arbitre par le biais d'effets neurochimiques qui nous font préférer certains types de comportements.
Gear

L'art d'avoir toujours raison - se prémunir des stratagèmes de dialectique éristique

© Inconnu
L'art d'avoir toujours raison est un célèbre ouvrage écrit par Arthur Schopenhauer vers 1830. Dans ses lignes il nous présente les stratagèmes de dialectiques et de sophismes utilisés lors de débats entre des individus ayant des points de vues divergents. Aujourd'hui ces techniques sont beaucoup utilisées, et assez difficiles à déceler par des néophytes. Il devient donc nécessaire de les connaitre pour pouvoir les parer, ou simplement ne pas se laisser berner. En effet, elles sont utilisées autant par les journalistes que les hommes politiques et spécialistes en tout genre. Les connaitre permet donc une meilleure analyse de leur discours.

I - Base de toute dialectique

Tout d'abord, l'essentiel de toute controverse est le fait qu'une thèse soit posée par l'adversaire (ou nous-mêmes, peu importe). Pour la réfuter, il y a deux méthodes possibles :

1. Les modes :

a) ad rem > soit que cette thèse n'est pas en accord avec la nature des choses, la vérité objective absolue.

b) ad hominem ou ex concessis > soit qu'elle contredit d'autres affirmations ou concessions de l'adversaire, c'est à dire la vérité subjective relative. Dans ce dernier cas, il ne s'agit que d'une preuve relative qui n'a rien à voir avec la vérité objective.

Commentaire: On pourra ne pas être d'accord avec la conclusion. En pratique, une controverse est rarement bénéfique aux différentes parties et rares sont les discussions qui amènent à d'authentiques remises en question. Ce que l'on sait reste souvent superficiel, et nous assénons, en réaction, des opinions qui ne nous appartiennent pas comme si nous étions en guerre, afin de détruire un point de vue différent, et d'imposer par la parole, au début tout du moins, sa vision du sujet débattu.

La justesse de nos idées semblent être validée par ce sentiment de victoire réconfortant quand nous croyons avoir débattu triomphalement. Sentiment subjectif, possiblement induit par une chimie de récompense produite par notre cerveau. En général, cela suffit à nous contenter, et l'on sent retourne dans cette zone de confort, intellectuelle, sans qu'aucune nouvelle idée n'ait pu faire changer notre façon de vivre et d'appréhender le monde.

Tout autant illusoire semble être ce sentiment de rancœur dépressive quand nous croyons avoir été laminé par un argumentaire « supérieur ».

On pourrait donc penser que, pour tirer quelque chose de constructif de toute discussion, il faille être un minimum réglo avec soi-même ; honnête, le mot est lâché. Il semblerait que l'entrainement à vouloir voir notre monde extérieur, et intérieur, comme il est et non pas comme on voudrait qu'il soit puisse participer à la croissance de cette honnêteté, afin de pouvoir saisir une réalité objective qui ne s'encombre pas d'opinion.

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