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Sheeple

Les agneaux à l'abattoir : Boston verrouillé pour la chasse à l'homme du suspect des attentats

Traduction SOTT

Tout ce que vous faites au plus petit de mes frères, c'est à moi que vous le faites...
~ Un gars, quelque part, il y a longtemps

boston police state
© Charles Krupa / Associated Press
État policier à Boston : une équipe du SWAT se prépare à effectuer une recherche maison par maison tandis que les résidents de Watertown, Massachusetts quittent leurs habitations le 19 avril, en peignoirs et sans chaussures. Gageons également qu’aucun mandat de perquisition n’a été émis.
Ne vous embêtez pas à lire cet essai, cela ne servira à rien. Je veux dire, arrêtez de lire maintenant, il n'y aucun intérêt, c'est sans espoir. Il n'y a plus rien d'intéressant à dire.

Toute la journée d'hier, les présentateurs télé m'ont informé que toute la ville de Boston est « verrouillée » puisque les forces officielles effectuent une recherche porte-à-porte de celui qui reste « suspect » dans les attentats du Marathon.

Et comme des robots traumatisés bien obéissants qu'ils sont, les bons citoyens de Boston se sont simplement éclipsés et soumis. Reconnaissants pour la protection émanant de leurs suzerains en tenue de combat noire aux armes chargées, ils ont accepté d'être harcelés et parqués comme des moutons dans leurs propres maisons.

Chargés d'adrénaline d'être directement impliqués dans le centre de cette crise clairement fabriquée, ils attendaient, tremblants à l'intérieur de leurs chambres, pas même vaguement conscients de la façon dont ils ont été manipulés et joués.

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Bad Guys

La tragédie de Dacca dans le livre noir du capitalisme

La nécessaire déconstruction de l'éphémère
« Dans sa quête aveugle et sans limites, face à son appétit insatiable de productivité toujours accrue, le capital a non seulement outrepassé le seuil moralement acceptable, mais aussi les limites physiques d'une journée de travail [...]. »

~ Karl Marx, Capital, Chapitre 10.
Dhakka_Bangladesh_map
© Inconnu

24 avril ! Un énième jour de malheur pour les damnés de la terre représentés par les travailleurs des PVD. En effet, à Dacca, au Bengladesh, un bâtiment s'écroule sur des forçats du XXIe siècle qui se tuaient à la tâche pour que des nantis achètent à prix d'or, leur travail qui ne leur rapporte que de quoi subsister. Dans cet enfer, les enfants ne sont pas épargnés. C'est la continuation de la dure condition des enfants des corons mis magistralement en scène par Zola dans Germinal et avant lui Dickens, voire Swift.

Il n'empêche ! C'était dit-on le passé, et les excuses sont légion : (Démarrage de la révolution industrielle... juste après ce que la doxa occidentale appelle « lumières »...). Nous La traite, nous disent les âmes charitables, a été abolie, notamment en France, en 1848. Dans la même semaine, justement, était fêtée en France l'abolition de l'esclavage par Victor Schleicher. Nous sommes au XXIe siècle ! L'esclavage a muté. Dans ces ateliers où cinq grandes marques de vêtements sous-traitaient la confection d'habillement en jetant des miettes aux esclaves entassées par centaines dans des conditions de salubrité et de sécurité déplorables.

Le bilan de la catastrophe ne cesse d'empirer depuis l'effondrement d'un immeuble dans la banlieue de Dacca, le 24 avril. Les autorités du Bangladesh ont annoncé que la catastrophe avait fait plus de mille morts, après la découverte de nouveaux corps dans les décombres. « Aujourd'hui nous avons retrouvé mille vingt-huit corps dans les débris », a détaillé le vice-ministre de l'Intérieur, Shamsul Haque Tuk. « Nous en sommes à présent à la dernière étape des recherches », a-t-il ajouté. « Deux semaines après l'écroulement du bâtiment du Rana Plaza, écrit Peter Symonds, les géants de la distribution qui font produire leurs vêtements au Bangladesh, comme Walmart, Primark, Benetton et d'autres, se sont engagés dans une opération cynique de relations publiques dans le but de prendre leurs distances vis-à-vis de cette tragédie et de préserver leur image et leurs profits. (...) Le Rana Plazza est typique de milliers d'ateliers de misère mal construits et dangereux du Bangladesh, employant des ouvriers à trente-huit dollars par mois pour produire en masse les commandes de certaines des plus importantes sociétés dans le monde. Une opération médiatique bien orchestrée s'est mise en route dès que la nouvelle de la catastrophe a commencé à se répandre le 24 avril. Les services de relations publiques bien dotés des sociétés directement ou indirectement impliquées ont publié des déclarations exprimant leur « choc » et leur « tristesse » devant les vies perdues. » (1)
People

Soldes à Virgin : « Vous vous êtes comportés comme des pourritures »

Ce lundi (12 mai) matin à dix heures, plus d'une centaine de personnes attendaient l'ouverture devant le magasin des Champs-Elysées.
© Yann Merlin
Ce lundi matin à dix heures, plus d'une centaine de personnes attendaient l'ouverture devant le magasin des Champs-Elysées.
Le 13 mai 2013 à minuit, via e-mails et réseaux sociaux, la nouvelle se répand comme un virus digne des zombies de Danny Boyle : le Virgin Megastore, à l'agonie, annonce des réductions de 50% sur la quasi-totalité du magasin. Les détenteurs de cartes de fidélité bénéficient de 20 % supplémentaires.
Making of
Nous avons vu ce billet sur le blog Les rétro-galeries de Mr Gutsy circuler sur Facebook et, sidérés par la violence des faits relatés, avons pris contact avec son auteur. Il nous a amicalement permis de reprendre son texte.

Antoine, contractuel dans la fonction publique et blogueur, a vu sa compagne en pleurs, « détruite » après cette journée de soldes. Agée de 28 ans, elle travaille au Virgin des Champs-Elysées depuis 2008 et sera bientôt au chômage.

Antoine a alors interrogé les collègues de sa compagne et écrit le récit de leur journée. Il pourra en choquer certains. Rue89
L'enseigne Champs-Elysées ouvre à 10 heures, et les choses se compliquent déjà. Les gens dehors s'impatientent, ils sont des centaines (dont certains depuis 7 heures du matin), et tentent d'ouvrir eux-mêmes la gigantesque porte métallique. Ils tentent, ils tentent, les charognards.

La tension est déjà là, quelque chose ne tourne pas rond. Une ambiance, une attitude.

Le service de sécurité fait grincer les gonds. Sésame, ouvre-toi. Les chiens sont lâchés, le chaos peut commencer.
Document

Rapport du Sénat « Mouvements sectaires et santé » : morceaux choisis et commentaires

Peu de personnes prennent la peine de lire les rapports parlementaires dans leur entier. Ouvertures a donc lu pour vous le rapport que le Sénat vient de publier sur la lutte contre les risques de charlatanisme en médecine non conventionnelle. Il livre ses réactions sur ce texte adopté à l'unanimité des présents (sauf le groupe écologiste absent au moment du vote).

« Les pouvoirs publics ont le devoir de protéger les citoyens contre ceux qui abusent de leur faiblesse ou compromettent leurs chances de guérison, voire de survie. (...) Dans tous les cas, il est impossible d'appréhender la situation des victimes si l'on s'en tient à la logique du « consentement éclairé » : des personnes fragiles et vulnérables comme peuvent l'être les malades peuvent effectivement se laisser persuader d'adopter des comportements irrationnels sous l'influence de promesses de guérison. »

> C'est cette argumentation que met souvent en avant également la Miviludes pour déclarer « victimes » des personnes qui font pourtant un choix conscient et volontaire pour d'autres visions du monde. En passant ainsi outre à la responsabilité de ses choix de conscience, on dénie au citoyen toute sa dignité.

« Votre commission juge très alarmant le fait que l'image de la médecine classique, dont les indéniables progrès ont permis une augmentation considérable de l'espérance de vie, soit altérée par l'inquiétude et le climat anxiogène résultant - de manière compréhensible - de scandales récents. Votre commission regrette que cette image perturbée puisse conduire des personnes atteintes de pathologies lourdes à s'interroger sur les propositions thérapeutiques de leur médecin pour s'en remettre à des pratiques de « soins » sans nécessairement disposer d'une information complète sur les conséquences de leur choix. »

> Les sénateurs s'inquiètent à juste titre de « l'image » de la médecine.

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