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Sheeple

Les agneaux à l'abattoir : Boston verrouillé pour la chasse à l'homme du suspect des attentats

Traduction SOTT

Tout ce que vous faites au plus petit de mes frères, c'est à moi que vous le faites...
~ Un gars, quelque part, il y a longtemps

boston police state
© Charles Krupa / Associated Press
État policier à Boston : une équipe du SWAT se prépare à effectuer une recherche maison par maison tandis que les résidents de Watertown, Massachusetts quittent leurs habitations le 19 avril, en peignoirs et sans chaussures. Gageons également qu’aucun mandat de perquisition n’a été émis.
Ne vous embêtez pas à lire cet essai, cela ne servira à rien. Je veux dire, arrêtez de lire maintenant, il n'y aucun intérêt, c'est sans espoir. Il n'y a plus rien d'intéressant à dire.

Toute la journée d'hier, les présentateurs télé m'ont informé que toute la ville de Boston est « verrouillée » puisque les forces officielles effectuent une recherche porte-à-porte de celui qui reste « suspect » dans les attentats du Marathon.

Et comme des robots traumatisés bien obéissants qu'ils sont, les bons citoyens de Boston se sont simplement éclipsés et soumis. Reconnaissants pour la protection émanant de leurs suzerains en tenue de combat noire aux armes chargées, ils ont accepté d'être harcelés et parqués comme des moutons dans leurs propres maisons.

Chargés d'adrénaline d'être directement impliqués dans le centre de cette crise clairement fabriquée, ils attendaient, tremblants à l'intérieur de leurs chambres, pas même vaguement conscients de la façon dont ils ont été manipulés et joués.

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Che Guevara

J'accuse le FMI

Lézard et carte de la Mauritanie
© Inconnu

Quand le FMI maintient mon pays dans le sous-développement.

J'accuse les émissaires du FMI de tenir des discours qui participent à maintenir mon pays dans la misère et une dictature au pouvoir opprimant le peuple.

J'accuse le FMI de véhiculer, à travers le discours de ses émissaires dans les mass-médias publics de mon pays, et du monde, des informations qui induisent en erreur les populations et confortent les mauvais droits de leurs gouvernants.

J'accuse les différents émissaires du FMI en Mauritanie de tenir des discours qui ignorent complètement les réalités économiques de mon pays au détriment d'objectifs structurels dictés par leur organisation à nos gouvernants.

J'accuse les mandataires de ces émissaires à Washington et ailleurs de jouer avec la destinée du peuple mauritanien au nom d'engagements pris par des gouvernants qui pillent les ressources publiques et que le FMI conforte dans leur forfait par ses satisfécit publics de leur gestion publique.
Eye 1

Le scandale de l'espionnage contre l'Associated Press et la crise de la démocratie américaine

La saisie effectuée en secret par le gouvernement Obama des relevés de téléphone des journalistes de l'Associated Press (AP) est la dernière attaque en date contre les droits démocratiques fondamentaux aux États-Unis.

Bill of Rights
© Inconnu
La semaine dernière, le ministère de la Justice a admis avoir obtenu un mandat en février de cette année pour requérir des compagnies de télécommunications deux mois de relevés téléphoniques sur une vingtaine de lignes utilisées par l'AP. Ce mandat faisait partie d'une enquête sur des allégations de fuites d'informations confidentielles qui auraient eu lieu l'année précédente.

Il est probable que bien d'autres organes de presse ont été ciblés de la même manière, et le gouvernement a refusé de répondre aux demandes de révéler quels autres relevés ont été saisis. Toute personne qui s'exprime auprès des médias sur un sujet quelconque peut partir du principe que ses numéros de téléphone et les informations sur ses contacts ont été ou pourraient être mis à la disposition du gouvernement par la décision secrète d'un magistrat.
Bad Guys

La tragédie de Dacca dans le livre noir du capitalisme

La nécessaire déconstruction de l'éphémère
« Dans sa quête aveugle et sans limites, face à son appétit insatiable de productivité toujours accrue, le capital a non seulement outrepassé le seuil moralement acceptable, mais aussi les limites physiques d'une journée de travail [...]. »

~ Karl Marx, Capital, Chapitre 10.
Dhakka_Bangladesh_map
© Inconnu

24 avril ! Un énième jour de malheur pour les damnés de la terre représentés par les travailleurs des PVD. En effet, à Dacca, au Bengladesh, un bâtiment s'écroule sur des forçats du XXIe siècle qui se tuaient à la tâche pour que des nantis achètent à prix d'or, leur travail qui ne leur rapporte que de quoi subsister. Dans cet enfer, les enfants ne sont pas épargnés. C'est la continuation de la dure condition des enfants des corons mis magistralement en scène par Zola dans Germinal et avant lui Dickens, voire Swift.

Il n'empêche ! C'était dit-on le passé, et les excuses sont légion : (Démarrage de la révolution industrielle... juste après ce que la doxa occidentale appelle « lumières »...). Nous La traite, nous disent les âmes charitables, a été abolie, notamment en France, en 1848. Dans la même semaine, justement, était fêtée en France l'abolition de l'esclavage par Victor Schleicher. Nous sommes au XXIe siècle ! L'esclavage a muté. Dans ces ateliers où cinq grandes marques de vêtements sous-traitaient la confection d'habillement en jetant des miettes aux esclaves entassées par centaines dans des conditions de salubrité et de sécurité déplorables.

Le bilan de la catastrophe ne cesse d'empirer depuis l'effondrement d'un immeuble dans la banlieue de Dacca, le 24 avril. Les autorités du Bangladesh ont annoncé que la catastrophe avait fait plus de mille morts, après la découverte de nouveaux corps dans les décombres. « Aujourd'hui nous avons retrouvé mille vingt-huit corps dans les débris », a détaillé le vice-ministre de l'Intérieur, Shamsul Haque Tuk. « Nous en sommes à présent à la dernière étape des recherches », a-t-il ajouté. « Deux semaines après l'écroulement du bâtiment du Rana Plaza, écrit Peter Symonds, les géants de la distribution qui font produire leurs vêtements au Bangladesh, comme Walmart, Primark, Benetton et d'autres, se sont engagés dans une opération cynique de relations publiques dans le but de prendre leurs distances vis-à-vis de cette tragédie et de préserver leur image et leurs profits. (...) Le Rana Plazza est typique de milliers d'ateliers de misère mal construits et dangereux du Bangladesh, employant des ouvriers à trente-huit dollars par mois pour produire en masse les commandes de certaines des plus importantes sociétés dans le monde. Une opération médiatique bien orchestrée s'est mise en route dès que la nouvelle de la catastrophe a commencé à se répandre le 24 avril. Les services de relations publiques bien dotés des sociétés directement ou indirectement impliquées ont publié des déclarations exprimant leur « choc » et leur « tristesse » devant les vies perdues. » (1)

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