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Les politiques profondes occidentales : « La bannière étoilée derrière le drapeau noir »

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Les politiques profondes occidentales et l'émergence de Daech

La « Politique profonde » a été définie par Peter Dale Scott comme l'étude de « l'ensemble des pratiques et des dispositions politiques, intentionnelles ou non, qui sont habituellement refoulées dans le discours public plus qu'elles ne sont admises ».[1] Aujourd'hui, l'un des principaux spécialistes de cette discipline est le chercheur britannique Nafeez Mosaddeq Ahmed, qui se présente sur son site officiel comme un « journaliste d'investigation analysant les politiques profondes de la "guerre contre le terrorisme", dans le contexte de la crise de la civilisation [industrielle]. »[2] Le Dr. Ahmed est un lecteur assidu de Peter Dale Scott, dont il a vivement recommandé le dernier ouvrage, intitulé L'État profond américain. À cette occasion, il a décrit le Dr. Scott comme « un pionnier dans l'étude méthodique de l'État de sécurité nationale [,] et de son influence occulte dans tous les domaines de la politique étrangère et intérieure des États-Unis ».[3]

Bomb

Attentat à la bombe de Bangkok : à qui profite le crime ?

Traduit par Résistance 71

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L'attentat à la bombe de Lundi soir ce 17 Août 2015, a tué une vingtaine de personnes et en a blessé plus de 100 autres ; cet attentat est à ce jour un des attentats les plus sanglants ayant frappé la capitale Bangkok de mémoire récente.


L'attaque a ciblé un autel religieux très populaire parmi les touristes asiatiques, particulièrement venant de Chine, qui comprend maintenant le plus grand groupe démograhique de visiteurs de la Thaïlande chaque année. Il est très clair que l'attaque a été parfaitement coordonnée pour frapper le secteur économique de la Thaïlande, et fut montée spécfiquement contre un segment bien particulier du marché du tourisme thaïlandais. Les commentateurs ont admis qu'il y avait bien d'autres cibles présentant une plus grande concentration de touristes dans Bangkok, mais les terroristes ont frappé l'Erawan Shrine dans le centre de Bangkok afin de spécifiquement cibler le marché du tourisme asiatique.

Les médias occidentaux ont déjà commencé à pirouetter et à créer des théories sur le qui a perpétré l'attaque, se focalisant d'entrée de jeu sur les groupes séparatistes musulmans des provinces du Sud de la Thaïlande, qui ont mené une insurrection de basse intensité dans ces provinces depuis plusieurs années. Beaucoup notent quand même que la violence ne se répand que très rarement en dehors de ces provinces et qu'elle n'a jamais été conduite à cette échelle, spécifiquement à Bangkok.

Le dictateur déposé Thaksin Shinawatra et ses supporteurs ont aussi été cités comme suspects potentiels. Tandis que les séparatistes du sud du pays n'ont jamais commis d'actes de violence à Bangkok, les suiveurs de Shinawatra, eux en revanche, l'ont fait à maintes reprises. Ils ont provoqué des émeutes qui ont tué deux boutiquiers en 2009. En 2010, ils ont investit les rues de Bangkok avec plus de 300 militants lourdement armés, déclanchant des batailles de rue qui ont laissé près de 100 personnes sans vie et qui culminèrent dans des actes de vandalisme au travers de la ville. Ils ont réinvestit les rues de Bangkok avec les mêmes terroristes en 2013-14 pour cibler les manifestations menées contre le régime Shinawatra. Le dernier épisode de cette saga faisant près de 30 morts et des centaines de blessés.

Eye 2

Histoire : les débuts de la recherche sur la guerre psychologique

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© Inconnu
La fondation Rockefeller a été la principale source de financement pour la recherche concernant l'opinion publique et la guerre psychologique entre la fin des années trente et la fin de la seconde guerre mondiale. Le gouvernement et les grandes entreprises n'ayant pas encore manifesté d'intérêt particulier ni soutenu les études en lien avec la propagande, la plus grande partie du financement de ces recherches provenait de cette puissante organisation qui comprit l'importance d'évaluer et d'orienter l'opinion publique dès l'immédiat avant-guerre.

L'intérêt philanthropique des Rockefeller pour l'opinion publique recouvrait deux aspects :

- Évaluer et modifier l'environnement psychologique des États-Unis en prévision de l'engagement américain dans la guerre mondiale à venir.

- Mener une guerre psychologique et supprimer l'opposition populaire à l'étranger, en particulier en Amérique Latine.

Vader

Les forces spéciales du SAS britannique déguisés en rebelles de l'EIIL combattent Assad en Syrie

Traduit par Résistance 71

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© Inconnu
Le 2 Août, le journal britannique du Sunday Express titrait "Le SAS se déguise en combattants de l'EI dans la guerre secrète contre les djihadistes":


"Plus de 120 membres appartenant au régiment d'élite se trouvent actuellement dans le pays ravagé par la guerre, secrètement déguisés en noir et faisant flotter les drapeaux de l'EIIL", ils sont engagés dans ce qui est appelé l'Operation Shader: attaquer des cibles syriennes sous le prétexte de combattre l'EIIL.

Il se peut que des forces commandos américaines et des éléments de la CIA soient impliqués de la même manière. Pendant la guerre d'Obama en Libye, la Grande-Bretagne a déployé des centaines de ses membres des Special Forces Support Group (SFSG) parachutistes, tirés de ses personnels du SAS (Special Air Service) et du SBS (Special Boat Service).

Environ 800 Royal Marines et 4000 Marine américains se tenaient en renfort, prêts à intervenir le cas échéant.

Cette dernière révélation intervient deux semaines après avoir appris que le premier ministre David Cameron avait approuvé l'an dernier que les avions britanniques rejoignent ceux des Etats-Unis pour bombarder la Syrie malgré le rejet du parlement britannique en Août 2013.

Snakes in Suits

La méthode du psychopathe

Traduction : SOTT

© David Blackwell
Christian Sell – Un général sur le champ de bataille – 1648 env.
Au fil des millénaires, les êtres humains ont été domestiqués comme du bétail par des prédateurs parasites insidieux et sans pitié qui se meuvent parmi nous avec aisance. Leur nature prédatrice a été largement édulcorée et camouflée par des siècles de tolérance réticente et d'acceptation lâche de notre part. Presque toutes nos grandes idées institutionnelles ont été adaptées, perverties, corrompues et même radicalement transformées en environnements qui favorisent considérablement leurs méthodes et leurs tactiques.

Économie, gouvernance, enseignement, assistance sociale et santé ne sont désormais guère plus que les façades de leurs idéaux d'origine, gorgées de processus de prise au piège, d'exploitation et de frustration du potentiel qui fonctionnent uniquement pour rendre les prédateurs qui les contrôlent encore plus riches et plus puissants.

De nos jours, grâce à l'attention portée par nombre de chercheurs, ces prédateurs sont mis à découvert et décrits sous le terme de « psychopathes accomplis » - ils composent la majorité des 5 % de l'humanité qui sont parvenus à éviter d'être cliniquement diagnostiqués et n'ont pas été appréhendés lors d'activités criminelles et immorales puis internés.

Commentaire: Voir Système 1/Système 2 : les deux vitesses de la pensée
Comment pensons-nous ? Qu'est-ce qui guide nos préférences, nos jugements, nos décisions ? Quand faut-il ou non faire confiance à notre intuition ? Pourquoi agissons-nous souvent contre notre propre intérêt ?

Telles sont quelques-unes des questions qui servent de fil rouge à cet ouvrage, dans lequel Daniel Kahneman nous emmène à la rencontre des « deux personnages » qui se partagent notre esprit.

Le « Système 1 » est ultra-rapide, intuitif et émotionnel ; le « Système 2 » est plus lent, plus réfléchi, plus contrôlé et plus logique. Via de multiples expériences auxquelles le lecteur est invité à s'essayer lui-même, sont exposés les facultés extraordinaires de la pensée mais aussi les ravages des partis pris et autres biais cognitifs dont nous sommes les jouets : illusion de familiarité, effet de halo, biais optimiste, illusion de causalité, effet d'ancrage, illusion rétrospective... - autant d'exemples de notre tendance à interpréter les événements en fonction de ce que nous connaissons déjà, du sens que nous souhaitons qu'ils aient, et de notre incapacité, inversement, à raisonner statistiquement, en acceptant l'idée de hasard.

Fruit de toute une vie de recherche aux confins de la psychologie et de l'économie, Système 1/Système 2 dessine une théorie brillante, qui offre des prolongements pratiques immédiats dans la vie quotidienne et professionnelle.

Spécialiste de psychologie cognitive et d'économie comportementale, Daniel Kahneman est professeur émérite à l'université de Princeton. Ses travaux sur le jugement et la prise de décision lui ont valu un prix Nobel en 2002 et connaissent une grande influence dans de nombreux domaines.

Sott.net vous propose de découvrir l'introduction de cet ouvrage d'une grande utilité dans la recherche de la connaissance de Soi.

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Gear

Contrôle mental, MK-ULTRA, révolution psychédélique : un produit de l'ingénierie sociale

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Cet article est la traduction de Manufacturing the Deadhead : a product of social engineering... publié par Joe Atwill et Jan Irvin sur le site Gnostic Media. Il constitue la seconde partie de la série sur l'histoire secrète des champignons hallucinogènes (lire la première partie). Ou comment Terence McKenna, Edward Bernays, Gordon Wasson et leurs complices ont créé de toutes pièces un mouvement culturel ayant pour objectif de détruire la jeunesse américaine.

Dollar

Dictature européenne : l'accord de la capitulation grecque commenté par Yanis Varoufakis

Yannis Varoufakis a posté hier sur son blog des remarques critiques sur la Déclaration du Sommet Européen du 12 juillet 2015. Pour lui, cette Déclaration devrait entrer dans l'histoire sous l'appellation « Les Termes de la Capitulation Grecque ».

Dans le texte qui suit, les remarques de Yanis Varoufakis sont mises en italiques gras et entre crochets. Dans son court texte d'introduction, Y.V. nous invite à « lire » et à « pleurer« . Ce texte souligne s'il en était besoin la gravité tragique de la Capitulation grecque, entérinée hier soir par le vote du Parlement Grec.
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DÉCLARATION DU SOMMET EUROPÉEN, 12 JUILLET 2015

Le Sommet Européen souligne le besoin crucial de rétablir la confiance avec les Autorités Grecques [le gouvernement grec doit instaurer une nouvelle austérité encore plus drastique frappant les Grecs les plus vulnérables, qui ont déjà énormément souffert], condition préalable à un éventuel futur accord sur un nouveau programme du MES [pour le prolongement d'un prêt non viable]. À cet égard, il est essentiel que la maîtrise du processus revienne aux autorités grecques [le gouvernement Syriza doit reconnaître dans une déclaration qu'il a enfreint la "logique" de la troïka], et que les engagements politiques pris dans ce contexte soient suivis d'une mise en oeuvre effective.

On attend d'un membre de la zone euro demandant l'assistance financière du MES qu'il adresse, dans la mesure du possible, une requête similaire au FMI. Il s'agit d'une condition préalable pour que l'Eurogroupe accepte un nouveau programme du MES. La Grèce devra donc demander au FMI la poursuite de son soutien (contrôle et financement) à partir de mars 2016 [Berlin continue à croire que la Commission n'est pas digne de confiance pour "faire la police" de ses propres programmes de "sauvetage"].

Che Guevara

Nous sommes tous Grecs

Traduction: Nicolas Casaux

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Les pauvres et la classe ouvrière des États-Unis savent ce que c'est que d'être grec. Ils connaissent le sous-emploi et le chômage. Ils connaissent la vie sans revenus. Ils connaissent l'existence avec seulement quelques dollars par jour. Ils connaissent les coupures de gaz et d'électricité à cause de factures impayées. Ils connaissent le poids écrasant de la dette. Ils connaissent la maladie et l'inaptitude à se payer des soins médicaux. Ils connaissent la saisie de leurs maigres biens par l'État, un procédé appelé aux États-Unis « la confiscation civile », et qui a permis aux agences de police états-uniennes de confisquer plus de 3 milliards de dollars en cash et en propriété. Ils connaissent le désespoir profond et la renonciation qui surviennent lorsque les écoles, les bibliothèques, les cliniques de quartier, les services de soins journaliers, les routes, les ponts, les bâtiments publics et les programmes d'assistance sont négligés ou fermés. Ils connaissent le détournement des institutions démocratiques par les élites financières dans le but d'imposer une misère de grande ampleur au nom de l'austérité. Tout comme les Grecs, ils savent ce que c'est que d'être abandonné.

Les Grecs et les travailleurs pauvres des États-Unis subissent les mêmes privations parce qu'ils sont attaqués par le même système — le capitalisme corporatif. Il n'y a pas de contraintes internes au capitalisme corporatif. Et les quelques contraintes externes qui ont existé ont été supprimées. Le capitalisme corporatif, manipulant les institutions financières les plus puissantes du monde, y compris l'Eurogroupe, la banque mondiale, le fonds monétaire international et la réserve fédérale, fait ce qu'il est conçu pour faire : il transforme tout, y compris les êtres humains et le monde naturel, en marchandises à exploiter jusqu'à épuisement ou effondrement. Dans le procédé d'extraction, les syndicats sont brisés, les agences de régulation sont égorgées, les lois sont écrites par les lobbyistes corporatistes afin de légaliser la fraude et d'encourager les monopoles mondiaux, et les services publics sont privatisés. Des accords commerciaux secrets — dont même des élus officiels ayant vu les documents ne sont pas autorisés à parler — permettent aux oligarchies corporatistes d'amasser encore plus de pouvoir et d'engranger encore plus de profits au détriment des travailleurs. Pour faire gonfler ses profits, le capitalisme corporatiste pille, réprime et mène à la faillite des individus, des villes, des états et des gouvernements. Ultimement, il démolit les structures et les marchés qui rendent possible le capitalisme. Mais c'est une bien maigre consolation pour ceux qui subissent ses maux. Avant qu'il ne se détruise lui-même, il aura entraîné une misère humaine incommensurable dans son sillage.

Stock Down

Les dégats engendrés par le numérique dans l'enseignement scolaire

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A la rentrée 2014 nous apprenions que notre collège serait « collège connecté ». Ce qui signifie que notre établissement se voit « doté d'équipements mobiles et de ressources numériques » et que nous bénéficions « d'une formation spécifique a ux usages pédagogiques du numérique. » (1).

En novembre 2014 le Président de la République annonçait que tous les élèves de 5° seraient dotés de tablettes dès la rentrée 2016. Il est fait de l'utilisation du numérique au collège une priorité. Le ministère de l'Éducation Nationale affirme qu'il veut mettre en œuvre une stratégie ambitieuse pour faire entrer l'école dans l'ère du numérique. (2) Par le numérique nous entendons, tout comme les autorités d'ailleurs, le recours aux ressources en lignes, aux sites internet en classe et surtout l'utilisation des tablettes par nos élèves. Nous nous intéresserons moins aux vidéoprojecteurs dans le sens où ils nous servent essentiellement de projecteurs diapositives très perfectionnés. Ils n'ont jamais eu pour vocation de changer nos pratiques, notre rôle d'enseignant ni l'environnement cognitif des élèves. Les tablettes, si. (3) Si on nous a abondamment consultés sur les pratique s du numérique, notamment lors de la concertation nationale sur le numérique lancée le 20 janvier 2015, on ne nous a jamais questionnés sur la pertinence de son utilisation et de sa massification.

Comme si le bien fondé du numérique au collège allait de soi. Nous sommes bel et bien conscients de vivre à l'ère du numérique et nous savons bien que ce dernier a pris une place prépondérante dans nos vie s et qu'il a formé un système. Donc, loin de nous l'idée d'élever les élèves dans un cocon et de ne pas les former au monde qu'ils devront affronter. Par cet écrit nous souhaitons simplement rétablir l 'équilibre et provoquer la possibilité d'un débat, d'une discussion, sur la pertinence du numérique au collège. Entendons bien que si nous ne sommes pas technophiles nous ne sommes pas davantage technophobes, ni même partisans d'un quelconque retour à la bougie (impossible au demeurant...). Nous nous inscrivons plutôt dans la lignée des technocritiques.

Bomb

La stratégie du Pentagone en 2015 pour diriger le monde : la guerre, la guerre et encore la guerre

Traduit par Résistance 71

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Mercredi, le Pentagone a publié sa Stratégie Militaire Nationale (SMN) pour 2015 ( 2015 National Military Strategy,) un plan de 24 pages pour gérer le monde au travers de la force militaire. Bien que le langage du rapport soit plus subtil et moins incendiaire que les documents similaires publiés dans le passé, la détermination de poursuivre unilatéralement les intérêts des Etats-Unis au moyen d'une extrême violence demeure la pierre angulaire de toute la nouvelle stratégie. Les lecteurs ne trouveront même pas l'ombre d'un remord dans ce rapport pour la vaste destruction et les centaines de milliers de vies humaines perdues par les pays attaquées, pays qui ne posaient absolument aucune menace réelle pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Au lieu de cela, le rapport démontre la résolution froide de ses auteurs et de l'élite pour continuer le carnage et les effusions de sang jusqu'à ce que tous les rivaux potentiels aient été tués ou éliminés et jusqu'à ce que Washington pense qu'il contrôle tous les leviers du pouvoir mondial et qu'il ne puisse plus être défié.

Comme on pouvait s'y attendre, le rapport cache ses intentions hostiles derrière le language trompeur de la "sécurité nationale". Les Etats-Unis n'agressent pas des états qui possèdent de grandes quantités de ressources naturelles. Non. Les Etats-Unis ne font juste "qu'adresser des défis sécuritaires" pour "protéger la patrie" et pour "faire avancer nos intérêts nationaux". Comment quelqu'un pourrait-il trouver quelque chose à redire à cela ? Après tout, les Etats-Unis n'essaient-ils pas d'amener la paix et la démocratie dans ces pays (sauvages) que sont l'Afghanistan, l'Irak, la Libye et maintenant la Syrie ? (NdT: en attendant l'Iran et la Russie...)

Dans la préface du chef d'état major des armées, le général Martin Dempsey tente de préparer le peuple américain à une future guerre sans fin: