Bad Guys

Le terroriste c'est vous : des sites noirs de la CIA sur le sol étasunien

En avril 2004, le monde a été choqué et horrifié par la dissémination de photographies des tortures sadiques pratiquées par les militaires américains à la prison d'Abou Ghrib en Irak. Les détenus de la prison, dont la plupart étaient enfermés pour s'être opposés à l'occupation militaire américaine, y étaient battus, torturés, soumis à des sévices sexuels et tués.

À l'époque, le World Socialist Web Site avait expliqué que les crimes révélés par ces photos et la psychologie dont ils procédaient ne pouvaient être compris qu'en rapport avec la brutalité des relations sociales aux États-Unis et avec les sales objectifs coloniaux de la guerre elle-même.

Le WSWS avertissait en outre de ce qu'« une telle armée, accompagnée d'une foule grandissante de mercenaires professionnels 'civils', représentait un danger non seulement pour les peuples opprimés du Moyen-Orient, de l'Asie centrale et d'ailleurs, mais encore pour les droits démocratiques de la population aux États-Unis ».

Une décennie plus tard, cette évaluation était entièrement confirmée. Mardi 24 février, le journal The Guardian révélait l'existence de ce qu'il décrit comme un « site noir » dans un quartier de l'ouest de Chicago, 'West Side', où la police détient, bat et torture des prisonniers, tout en cachant à leurs familles et à leurs avocats où ils se trouvent.

Le journal écrit: « Le service de police de Chicago exploite un centre d'interrogatoire officieux, rendant les citoyens américains introuvables pour leur familles ou leurs avocats tout en étant enfermés dans ce que les avocats disent est l'équivalent d'un site noir de la CIA sur le sol américain. »
Stock Down

L'Union Européenne, coupable de crime contre l'humanité envers la Grèce


Dans les rues d'Athènes [capture d'écran du film Ne vivons plus comme des esclaves]
Tous les reportages et les témoignages attestent que les exigences de la Troïka ont provoqué une catastrophe humanitaire en Grèce. Les diktats de cette Troïka ont été imposés par des technocrates sans légitimité démocratique, et souvent en violation avec la législation internationale en vigueur. Le soutien au peuple grec justifie que l'on se batte pour que ces fauteurs de misères soient poursuivis et jugés.

Désastre humain

Trois millions de Grecs sont sans couverture de santé (sur 11 millions d'habitants). Le taux de chômage atteint 29 % de la population active (60 % chez les jeunes). Un tiers de la population est en dessous du seuil de pauvreté. 400 000 foyers n'ont aucun revenu, les prestations sociales ont été réduites, les allocations de chômage supprimées pour de nombreux chômeurs. Des enfants font des malaises à l'école car insuffisamment nourris. Des tickets alimentaires ont dû être édités pour les plus pauvres. 40 % des hôpitaux ont été fermés. Plus de la moitié des médecins du secteur public ont été licenciés : sur 5000, il n'en reste plus que 2000. Les dépenses de santé qui représentent 10 % du PIB en Allemagne, 8 % en moyenne européenne, peinent à arriver à 6 % en Grèce (et sur un PIB qui a fondu, aussi vite que la dette croissait). Des consultations externes doivent être organisées par des médecins et secouristes bénévoles. Des médecins attestent que des centaines de Grecs meurent chaque mois faute de soins. D'autres sont affamés, les indigents sont pléthore. Le nombre de sans-abri a considérablement augmenté. Des familles vivent dans des caves. Des commerçants sont ruinés. Des charrettes de fonctionnaires se sont retrouvées sur le pavé. Les salaires et pensions de retraite ont baissé le plus souvent de 30 %.
Propaganda

Théoriciens du complot et CIA : genèse du debunking

Traduit par hervé, relu par jj et Diane

© Inconnu
En 1967, la CIA a créé le label Théoriciens du complot... pour attaquer quiconque mettait en doute la version officielle.

Les théories du complot devraient être acceptées comme normales

La Magna Carta, la Constitution et la Déclaration d'Indépendance ainsi que d'autres documents occidentaux fondateurs étaient fondés sur des théories du complot. La démocratie grecque et le capitalisme de marché libre ont également été basés sur les théories du complot.

Mais c'était le bon vieux temps... Les choses ont maintenant changé.
Magnify

Un ancien colonel de l'armée de l'air décrypte la situation en Ukraine

 Régis Chamagne

Régis Chamagne
« On ne ment jamais autant avant et après les élections, pendant la guerre et après la chasse. »
Après avoir rappelé certains fondamentaux sur l'histoire ukrainienne, M. Chamagne replace le débat sur l'enjeu que représente l'Ukraine dans l'opposition entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Citant les analyses de Zbigniew Brzezinski énoncées dans son livre "Le grand échiquier", Régis Chamagne explique que la crise ukrainienne découle d'un plan de déstabilisation plus large ayant pour objectif le contrôle de l'Eurasie.
Bad Guys

Fascisme du temps présent

Traduction : Nicolas Casaux

© Inconnu
Récemment, le 70ème anniversaire de la libération d'Auschwitz a été un rappel du grand crime du fascisme, dont l'iconographie nazie est ancrée dans notre conscience. Le fascisme est préservé comme faisant partie de l'histoire, comme images tremblantes de ces chemises noires marchant au pas de l'oie, d'un caractère criminel terrible et évident. Pourtant dans ces mêmes sociétés libérales, dont les élites va-t-en-guerre nous somment de ne jamais oublier, le danger croissant d'une variété moderne de fascisme est passé sous silence; parce qu'il s'agit de leur fascisme.

"Initier une guerre d'agression...", dirent les juges du tribunal de Nuremberg en 1946, "est non seulement un crime international, mais c'est le crime international suprême, qui diffère des autres crimes de guerre en ce qu'il contient tous les autres crimes".

Si les nazis n'avaient pas envahi l'Europe, Auschwitz et l'holocauste n'auraient pas eu lieu. Si les USA et leurs satellites n'avaient pas initié leur guerre d'agression contre l'Irak en 2003, près d'un million de personnes seraient encore en vie aujourd'hui; et l'État islamique, ou EIIL, ne nous aurait pas soumis à sa sauvagerie. Ils sont la progéniture du fascisme moderne, nourris par les bombes, les bains de sang et les mensonges qui sont le théâtre surréaliste que l'on appelle informations.
Life Preserver

Poutinophobie, poutinomania, "vainqueur-né" ou reptilien extraterrestre : Poutine, en révélateur thérapeutique

© Inconnu
"Si tu n'est pas sage, disait la maman à son petit enfant, le Terrible-Poutine viendra te manger". Le bambin s'exécuta aussitôt, vous pensez bien. Le bloc BAO, sa presse-Système et ses manies diverses, y compris le déterminisme-narrativiste", semblent être emportés dans un tourbillon vertigineux à propos de la Russie, - et, bien entendu, à propos du principal personnage politique de cette Russie, le président Poutine. Faut-il parler de "poutinophobie" ou de "poutinomania", on ne sait, sinon qu'il est urgent d'ouvrir une chaire de "poutinologie" et de mettre les hordes de nos étudiants au chômage sur la question.

Voici donc deux exemples récents de cet intérêt démesuré et extraordinaire pour le président russe, venus de sources anglo-saxonnes et retranscrits par Sputnik.news en français. Les textes sont courts mais assez significatifs, et surtout représentatifs de conceptions et d'univers très différents. Leurs contenus diffèrent donc totalement, sauf sur un point : la dimension extraordinaire du personnage Poutine.
Bad Guys

« American Sniper » ou l'éloge d'un criminel de guerre psychopathe

1) Non seulement American Sniper ne remet pas en cause la légitimité de la guerre en Irak, mais en plus il tend à la présenter comme nécessaire et juste. Quelques personnages secondaires expriment des doutes mais ces moments sont tellement anecdotiques et isolés qu'il n'est pas exagéré de dire que le film ne propose aucun regard critique sur cette intervention militaire qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts et dont les conséquences vont encore faire d'innombrables victimes.

2) American Sniper est un hommage à Chris Kyle, le « sniper le plus redoutable de l'histoire militaire des États-Unis » (160 tirs létaux confirmés mais le nombre de ses victimes est probablement plus proche de 250). Ce « héros national » est en fait un tueur sociopathe qui, contrairement à son alter ego cinématographique, n'a jamais manifesté le moindre problème de conscience pour ce qu'il a fait en Irak. Pis, Chris Kyle a dit dans son autobiographie et dans des interventions publiques qu'il a pris beaucoup de plaisir à participer à cette guerre - « c'était amusant » - , regrettant même de ne pas avoir tué plus de « sauvages » (il considérait les « insurgés » comme des individus « méprisables » incarnant « le mal »). Dans cette vidéo, on voit Chris Kyle plaisanter sur les personnes qu'il a tuées avec le présentateur Conan O'Brien (qu'on a connu plus drôle). Et dans l'interview qu'il a accordée à Bill O'Reilly, il dit à propos des ennemis de l'armée américaine en Irak : « il est nécessaire de ne pas les considérer comme des êtres humains ». Autre parole mémorable : « Je ne tire pas sur les personnes qui portent un Coran. J'aimerais le faire, mais je ne le fais pas ». Ainsi, Clint Eastwood s'efforce de rendre humble et admirable ce fanatique dénué d'empathie qui devrait être considéré comme un criminel de guerre.

3) Reprenant l'argument utilisé un temps par l'administration Bush, le film suggère fortement qu'il y a un lien entre les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak, comme si le premier événement justifiait le second. Aucune mention par contre de l'immonde mensonge sur les imaginaires armes de destruction massive détenues par le régime de Saddam Hussein. Il faut dire que Clint Eastwood a appelé à voter pour George W. Bush en 2004...
USA

Obama rate son coup d'État au Venezuela


Le président Obama avec son conseiller pour l’Amérique latine, Ricardo Zuñiga, et la conseillère nationale de sécurité, Susan Rice.
© Maison-Blanche
Une nouvelle fois, l'administration Obama a tenté de changer par la force un régime politique qui lui résiste. Le 12 février, un avion d'Academi (ex-Blackwater) maquillé en aéronef de l'armée vénézuélienne devait bombarder le palais présidentiel et tuer le président Nicolas Maduro. Les comploteurs avaient prévu de placer au pouvoir l'ex-députée María Corina Machado et de la faire immédiatement acclamer par d'anciens présidents latino-américains.


Le président Obama avait prévenu. Dans sa nouvelle doctrine de Défense (National Security Strategy), il écrivait : « Nous nous tenons aux côtés des citoyens dont le plein exercice de la démocratie est en danger, tel que les Vénézuéliens ». Or, le Venezuela étant, depuis l'adoption de la constitution de 1999, l'un des États les plus démocratiques au monde, cette phrase laissait présager du pire pour l'empêcher de poursuivre dans sa voie d'indépendance et de redistribution des richesses.

C'était le 6 février 2015. Washington terminait de mettre au point le renversement des institutions démocratiques du Venezuela. Le coup d'État avait été planifié pour le 12 février.

L'« Opération Jéricho » était supervisée par le Conseil national de sécurité (NSC), sous l'autorité de Ricardo Zuñiga. Ce « diplomate » est le petit fils du président homonyme du Parti national du Honduras qui organisa les putschs de 1963 et de 1972 en faveur du général López Arellano. Il dirigea la station de la CIA à La Havane (2009-11) où il recruta des agents et les finança pour former l'opposition à Fidel Castro tout en négociant la reprise des relations diplomatiques avec Cuba (finalement conclue en 2014).
USA

La Paix ? L'Ukraine prépare une guerre totale contre la Russie et demande des armes létales à l'Ouest

Traduit par le Saker Francophone

«Nous ne voulons effrayer personne, mais nous nous préparons pour la guerre totale, avertit Vadym Prystaiko - le ministre des Affaires étrangères adjoint de l'Ukraine - sur CBC pendant une interview stupéfiante en disant que nous nous attendons à ce que le monde nous soutienne un peu».

Exigeant que l'Ouest «fournisse des armes létales, enrage Prystaiko, tout le monde a peur de se battre contre un état nucléaire. Nous n'avons plus peur désormais».

Venant juste une semaine après le Sommet de Minsk et l'accord de paix, puis l'Allemagne ayant averti qu'il était peu probable qu'elle puisse empêcher les transferts d'armes vers l'Ukraine, Prystaiko conclut: «Nous voudrions qu'ils (l'Occident) envoient des armes létales vers l'Ukraine... des armes pour nous permettre de nous défendre

Le ministre adjoint des Affaires étrangères d'Ukraine dit qu'il se prépare pour la guerre totale contre la Russie et veut que le Canada l'aide en fournissant des armes mortelles et dispense la formation pour les utiliser.
Quenelle

Pujadas-Ahmadinejad : l'interview percutante cachée aux Français

En 2007, Pujadas s'est rendu en Iran pour interviewer le président Ahmadinejad. L'interview n'a jamais été diffusée en France - on comprend pourquoi, tant les propos empreints de lucidité, percutants mais néanmoins pacifiques de l'ancien président iranien contredisent totalement la propagande anti-iranienne en vigueur en Occident. Des propos qui sont toujours d'actualité en 2015.

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