Enfant de la Société
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Easter Egg

Kiev décrète une « trêve de Pâques », les séparatistes inflexibles

Le gouvernement ukrainien a annoncé samedi la suspension des opérations dans l'est du pays, où les séparatistes pro-Russes ne montrent aucune volonté de reddition.

Cette « trêve pascale », deux jours après la conclusion de l'accord de Genève qui prévoit le désarmement de tous les groupes illégaux et la libération des bâtiments publics illégalement occupés, intervient alors que le pouvoir central n'a jusqu'à présent pas démontré sa capacité à reprendre la dizaine de mairies, commissariats et autres bâtiments administratifs dont les contestataires se sont emparés ces deux dernières semaines.

Dans un communiqué diffusé tard vendredi soir, le ministère ukrainien des Affaires étrangères promet « la suspension de la phase active de l'opération antiterroriste ».

« L'opération antiterroriste a été mise entre parenthèse pour Pâques et nous ne recourrons pas à la force contre eux pour le moment », a confirmé le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriy Dechtchitsia, cité samedi par la BBC.
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Thierry Meyssan : "Les États-Unis financent la guerre d'usure en Syrie"

Gear

Palestine : le nouveau chef de l'UNRWA appelle Israël à lever le blocus illégal de Gaza

© Photo : Shareef Sarhan/​UNRWA
Le nouveau Com­mis­saire général de l’UNRWA, Pierre Krä­henbühl, à Gaza.
Lors de sa pre­mière mission à Gaza, le nouveau Com­mis­saire général de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-​​Orient (UNRWA), Pierre Krä­henbühl, a sou­ligné la nécessité de lever le blocus israélien et de mettre fin à la « punition col­lective illégale » de la popu­lation de cette région de la Palestine.

« Rien ne peut vous pré­parer à voir la réalité à Gaza, ni rap­ports huma­ni­taires, ni articles de presse, ni enquêtes des droits de l'homme. Rien n'arrive à expliquer ce que vit la popu­lation, le sen­timent d'isolation et l'ampleur de la souf­france », a expliqué M. Krä­henbühl dans un com­mu­niqué de presse, en affirmant qu'il s'engage à tra­vailler pour mettre fin au blocus en place depuis 2007.

Lors d'une visite d'une cli­nique à Khan Younis, dans le sud de Gaza, le Com­mis­saire général de l'UNRWA a indiqué que l'objectif de sa mission était d'exprimer sa soli­darité et son soutien au réfugiés pales­ti­niens et de trouver le meilleur moyen d'améliorer les ser­vices de l'agence onusienne.
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Les juifs orthodoxes s'opposent à l'État d'Israël


Dan Zelazo, 24 mars 2012.
Mobi­li­sation massive contre le service mili­taire Rejetant la poli­tique de leur gou­ver­nement et le sio­nisme, les juifs ortho­doxes vivent en marge de la société israé­lienne. Ils refusent de servir dans l'armée israé­lienne et en étaient jusqu'à présent exemptés. Ins­tru­men­ta­lisant la question, une partie de la classe poli­tique tente désormais de le leur imposer. C'était sans compter sur leur mobi­li­sation en Israël et ailleurs, tandis que le pouvoir tente d'étouffer les contes­ta­tions. Jeune homme haredi dans la vieille ville de Jérusalem.

Depuis plus d'un demi-​​siècle, l'objectif des diri­geants sio­nistes a été double : la mise en place d'un État juif en Palestine, évi­demment, mais aussi la création d'un « Juif nouveau », libéré une fois pour toutes des traits dia­spo­riques qu'ils abhor­raient : intel­lec­tualité, fai­blesse phy­sique, sou­mission. L'armée était perçue comme l'un des outils les plus impor­tants pour réa­liser cet objectif ; elle était aussi une valeur en soi, ultime expression de la sou­ve­raineté juive et de l'entrée du Juif nouveau dans la modernité.
Whistle

Le Venezuela montre que les manifestations peuvent aussi être une défense des privilèges (The Guardian)

Note : C'est pour ses révélations sur le système mondial de la NSA que le Pulitzer a été décerné au journal The Guardian (Londres) parce qu'"exemple distingué de service public en tant que quotidien d'information". The Guardian vient aussi de sauver l'honneur du journalisme occidental au sujet du Venezuela. Alors que ses confrères sont restés enchaînés au fond de la Caverne de Platon, il a dépêché un envoyé spécial sur place, rappelant l'époque glorieuse où informer était synonyme d'enquêter. Journaliste à The Economist avant de devenir chroniqueur et rédacteur associé au Guardian, Seumas Milne a effectué des reportages au Moyen-Orient, en Asie du Sud, en Russie, en Europe de l'Est et en Amérique Latine. Il est l'auteur d'un livre à succès sur la grêve des mineurs anglais de 1984 - 5 intitulé L'ennemi intérieur : la guerre secrète contre les mineurs, fruit d'une enquête sur les agissements du MI5 et de la Special Branch dans ce conflit.

* * *

Si on l'ignorait avant, la recrudescence de protestations globales au cours des deux dernières années nous offre une leçon que des manifestations de masse peuvent avoir des sens sociaux et politiques totalement différents. Porter des foulards et construire des barricades - ou même porter des revendications authentiques - ne veut pas dire automatiquement que ceux qui protestent se battent pour la démocratie ou la justice sociale.
Star of David

USA : le lobby israélien se prend une bonne claque au tribunal (Electronic Intifada)

Le lobby israélien, qui essaie de faire taire par tous les moyens la solidarité avec le peuple palestinien, vient de se prendre une claque magistrale devant un tribunal américain, qui a condamné les maîtres-chanteurs à payer des sommes importantes aux militants de la campagne BDS (Boycott Désinvestissements Sanctions).

Des membres de StandWithUS, l'une des officines états-uniennes créées pour tenter de terroriser le mouvement de solidarité avec la Palestine, avaient attaqué en justice la décision du magasin coopératif d'Olympia (Etat de Washington, ouest des Etats-Unis) de boycotter les produits « made in Israel ».

Olympia est la ville dont était originaire Rachel Corrie, la jeune militante écrasée par un bulldozer militaire israélien en 2003, alors qu'elle tentait de s'opposer à la destruction de maisons palestiniennes.

StandWithUS demandait à la justice de prononcer l'interdiction du boycott par le magasin coopératif, et de condamner les militants à lui payer de substantiels dommages et intérêts.
Bomb

Nigéria : 44 lycéennes ont échappé aux islamistes

© Photo. Reuters
Dans le région de Borno, où Boko Haram a mené plusieurs raids meurtriers ces derniers mois.
129 jeunes filles avaient été enlevées lundi dernier par le groupe islamiste armé Boko Haram.

14 lycéennes supplémentaires sur les 129 enlevées lundi dernier par le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram ont réussi à échapper à leurs ravisseurs, mais 85 restaient portées disparues samedi, ont annoncé les autorités. «Je suis ravi d'annoncer que 14 lycéennes de plus ont échappé à leurs ravisseurs», a déclaré Mallam Inuwa Kubo, le responsable de l'éducation dans l'Etat de Borno (nord-est), où l'enlèvement en masse des 129 adolescentes dans leur lycée de Chibok avait eu lieu lundi dernier. «Grâce à ce nouveau développement, nous avons désormais 44 rescapées sur les 129 élèves», a-t-il précisé.

Il n'était pas immédiatement clair comment ce groupe a réussi à s'échapper, bien que Mallam Inuwa Kubo ait indiqué que 11 d'entre elles ont été retrouvées s'enfuyant sur la route de Damboa qui relie Chibok à Maiduguri, la capitale de Borno.
Family

Gabriel Garcia Marquez : « Je me refuse à admettre la fin de l'homme »

Discours prononcé à la réception du Prix Nobel de Littérature 1982 par Gabriel Garcia Marquez, qui vient de mourir après une vie de chefs d'oeuvre et de combats pour l'humanité. Il y retrace en quelques phrases toute l'absurdité, toute l'hypocrisie de ceux qui, en Amérique latine et partout, se sont crus les « propriétaires du monde ».

août 2010. Antonio Pigafetta, un navigateur florentin qui a accompagné Magellan lors du premier voyage autour du monde, a écrit lors de son passage par notre Amérique méridionale une chronique rigoureuse qui paraît cependant une aventure de l'imagination. Il a raconté qu'il avait vu des cochons avec le nombril dans le dos, et quelques oiseaux sans pattes dont les femelles couvaient dans les dos du mâle, et d'autres comme des pélicans sans langue dont les becs ressemblaient à une cuiller. Il a raconté qu'il avait vu une créature animale avec une tête et des oreilles de mule, un corps de chameau, des pattes de cerf et un hennissement de cheval. Il a raconté que le premier natif qu'ils ont trouvé en Patagonie ils l'ont mis en face d'un miroir, et que ce géant exalté a perdu l'usage de la raison par la frayeur de sa propre image.
Target

Afrique du Sud - Vingt ans d'apartheid sous un autre nom

Traduit de l'anglais par Résistance 71

Sur un de mes murs de Londres, j'ai mis ma photo préférée d'Afrique du Sud, une photo toujours vibrante à contempler, cette photo de Paul Weinberg d'une femme seule, debout entre deux véhicules blindés, les tristement célèbres « hippos », alors qu'ils roulaient dans Soweto. Ses bras sont levés, les poings serrés, son corps fin à la fois invitant et défiant l'ennemi.
Le township sud-africain d'Alexandra, se situe à côté de la banlieue chic de Sandton. Un exemple du gouffre entre riches et pauvres dans l'Afrique du Sud après-apartheid.
© Getty Images
Le township sud-africain d'Alexandra, se situe à côté de la banlieue chic de Sandton. Un exemple du gouffre entre riches et pauvres dans l'Afrique du Sud après-apartheid.
C'était le 1er mai 1985. La dernière des grandes révoltes contre l'apartheid commençait. Douze ans plus tard, mon interdiction d'entrer en Afrique du Sud pendant 30 ans levée, il y eut un moment de « pince-moi je rêve » alors que j'atterrissais à l'aéroport Jan Smuts et que je tendais mon passeport à l'agent de l'immigration sud-africaine noire. « Bienvenue dans notre pays », me dit-elle.

Je découvrais alors rapidement que l'esprit de résistance personnifié par cette femme sur la photo prise à Soweto avait survécu, avec un ubuntu vibrant qui réunit l'humanité africaine, la générosité et l'ingénuité politique, comme par exemple dans la décision toute de dignité de ceux dont je fus témoin, qui firent un cordon humain autour de la maison d'une veuve à qui on avait menacé de couper l'électricité et dans le rejet par les gens de ces « habitations » qu'ils appelaient « clapiers » et dans ces manifestations sociales de masse palpitantes, qui sont parmi les plus sophistiquées et les plus dynamiques au monde.

Au 20e anniversaire du premier vote démocratique le 27 avril 1994, c'est cette résistance, cette force pour la justice et le véritable progrès démocratique qui devrait être célébré, tandis que sa trahison et son gaspillage devraient être compris et gérés en conséquence.

Commentaire:
« Le pays est à présent l'illustration vivante de ce qui se produit lorsque la réforme économique est dissociée de la transformation politique. Sur le plan politique, les Sud-Africains ont le droit de vote, bénéficient de libertés civiles et vivent selon la règle de la majorité. Sur le pan économique, pourtant, l'Afrique du Sud a supplanté le Brésil au titre de nation où les inégalités sont les plus prononcées au monde.
[...]
D'une certaine façon, c'est là le génie du capitalisme sans entraves : il s'auto-renforce. Une fois les pays ouverts aux humeurs caractérielles du marché mondial, tout manquement à l'orthodoxie de l'école de Chicago est aussitôt puni par les traders de New York et de Londres, qui se liguent contre la devise du pays coupable. »

~ Naomi Klein, La stratégie du choc - La montée d'un capitalisme du désastre, Éditions Leméac/Actes Sud, 2007 et 2008 pour la version française - Chapitre 10 - Quand la démocratie naît dans les chaines - La liberté étranglée de l'Afrique du Sud, pages 243, 247.


Cult

Prise d'otage dans une radio : le preneur d'otage affirme avoir été violé par le directeur de la radio



Un homme a pris en otage jeudi un jeune de 18 ans au sein de la Radio Lattitude, près de Troyes, avant de le libérer quatre heures plus tard. Le forcené a affirmé en direct à l'antenne avoir été violé par le directeur de la radio alors qu'il avait 14 ans.


Un animateur de Radio Latitude, une radio locale située à Pont-Sainte-Marie près de Troyes (Aube), a été pris en otage jeudi matin par un homme qui s'est dit à l'antenne "lourdement armé". Il a finalement été libéré quatre heures plus tard, avant que le preneur d'otage ne soit interpellé.

Le preneur d'otage, qui pourrait être un jeune homme mineur ayant un contentieux avec le directeur de la radio, est entré vers 10h45 dans les locaux de la radio et a pris de force l'antenne pour réclamer la présence du directeur tout en annonçant qu'il était "fortement armé". Il a finalement été arrêté par les policiers du Raid alors qu'il s'était réfugié sur le toit de la station. Les hommes du Raid, positionnés autour de la radio, ont donné l'assaut peu après 15 heures.
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