Enfant de la Société
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Che Guevara

Mexique : une nouvelle conscience émergente ?

Traduction : Fausto Giudice

© Inconnu
L'effervescence sociale et de la solidarité internationale suscitées par le massacre d'Iguala ont déjà dépassé en puissance les événements à la fois de 1968 et de 1994 au Mexique. Ni le mouvement étudiant historique des années soixante ni le soulèvement indigène des années quatre-vingt-dix n'avaient réussi en aussi peu de temps à provoquer un si fort basculement de la conscience et de l'autonomisation sociale. Les nouveaux temps de maturation citoyenne, de communication numérique et d'effondrement impérial ont facilité l'émergence d'un mouvement national dont la flamme pourra difficilement être éteinte à court terme.

"Aujourd'hui est un jour nuageux et triste, mais ce crime d'État ne restera pas impuni. Si ces meurtriers pensent que nous allons pleurer la mort de nos garçons, ils se trompent. A partir d'aujourd'hui, nous désavouons le gouvernement assassin d'Enrique Peña Nieto. Que le Président nous écoute bien : les jours de vacances pourront venir pour ceux qui ne ressentent pas la douleur, mais il n'y aura pas de repos pour le gouvernement peñiste. S'il n'y aura pas de Noël pour nous, il n'y en aura pas non plus pour le gouvernement. Nous savons que la mort d'Alexander servira à faire fleurir la révolution".
Che Guevara

10.000 manifestants en Grèce contre la violence policière

Des heurts ont éclaté samedi soir entre la police et des groupes de manifestants rassemblés dans le centre d'Athènes en mémoire d'un adolescent tué par un policier en 2008 et en solidarité avec un détenu en grève de la faim.

Des bris d'arrêts de bus et de quelques vitrines de magasin ont accompagné le cours de la manifestation qui a pris un tour plus offensif lorsqu'elle est parvenue au niveau de la place Syntagma, face au parlement: dans les rues adjacentes, des jets de pierres et de cocktails Molotov sont partis de groupes de manifestants tandis que la police faisait usage de gaz lacrymogène.

Le cortège, de 5.000 personnes selon la police, 10.000 selon les organisateurs, s'est ensuite divisé en plusieurs blocs, l'un prenant notamment la direction du quartier d'Exarcheia, secteur contestataire de la capitale où les échauffourées se concentraient en début de soirée. Plusieurs bennes à ordures ont brûlé, du mobilier urbain a été dégradé, tandis qu'un incident d'origine indéterminée a éclaté dans un appartement de ce quartier, sans qu'aucune victime ne soit rapportée.
Che Guevara

Après Ferguson, les manifestants haïtiens demandent l'aide de Poutine

Les participants à une manifestation antigouvernementale à Port-au-Prince, en Haïti, ont appelé vendredi le président russe Vladimir Poutine à les protéger, rapportent les médias internationaux.

La chaîne de télévision britannique BBC a diffusé des images de manifestants portant des portraits de M.Poutine et des pancartes avec les mots: "Vladimir Poutine, aide-nous!".

Les manifestants ont protesté contre la misère, le chômage et l'exclusion sociale en Haïti, réclamé la libération de tous les manifestants et "prisonniers politiques" incarcérés depuis fin octobre. Ils ont exigé le départ du président Michel Martelly et du premier ministre Laurent Lamothe et accusé les Etats-Unis de soutenir les autorités haïtiennes. La manifestation a dégénéré en affrontements avec la police.

Commentaire: Un pancarte similaire avait été érigée par lors d'une manifestation contre les violences policières à Ferguson le 25 novembre:
putin ferguson

"Poutine, aide-nous, ils sont en train de nous tuer".


Che Guevara

Quatrième nuit de protestations contre les violences policières aux Etats-Unis

Les obsèques samedi d'un jeune père de famille noir tué «accidentellement» par un policier blanc à New York ont donné lieu à un appel à une réforme judiciaire et policière, après une série de bavures qui ont déclenché des manifestations dans tout le pays. Un homme de 28 ans, Akai Gurley, a été tué par balles le 20 novembre «par accident» par un jeune policier blanc dans une cage d'escalier mal éclairée d'une HLM de Brooklyn.

L'affaire a suscité l'émotion dans tout le pays et intensifié les manifestations dénonçant depuis cet été le comportement de la police dans une succession d'altercations mortelles face à des Noirs non armés, ravivant les tensions raciales.

A New York, qui en était samedi à son quatrième jour de manifestations, une foule s'est rassemblée dans l'après-midi à Times Square puis à Union Square malgré une pluie diluvienne. Elle scandait «Je ne peux pas respirer», les derniers mots répétés par Eric Garner, ce père de famille noir âgé de 43 ans mort étouffé en juillet lors d'une interpellation brutale par la police de New York.
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La dette de la France, ou plutôt... « Rien que les intérêts »

Web of debt
© Ellen Brown
Cette information, ce n'est pas France-Intérêts (elle est bonne, si, si, il est 4h du matin) qui vous la donnerait, évidemment. Non. Mr Arfeuille attire votre attention sur le "Projet de loi de finance 2015" et en particuliersur la charge de la dette (= le poids des seuls intérêts que la France paie chaque année). Eh bien elle sera de 44,337 milliards d'euros ! ! !".
    2016 : la charge de la dette sera de 47,696 milliards d'euros.

    2017 : la charge de la dette sera de 50,093 milliards d'euros.
Traduisez : 44 milliards d'euros partiront vers les banques étrangères (en particulier les américaines et japonaises, des escroqueries de planches à billets), et 50 milliards en 2017. Cool... Je rappelle que tout cet argent est pris dans votre porte-monnaie, dans votre épargne et dans votre pouvoir d'achat sans parler de tous les biens et services publics. Mais Mrs Valls, Macron, Fillon, Sapin nous expliquent QUE NOUS DEVONS FAIRE DES ECONOMIES et suppriment toute politique sociale, écoles, tribunaux, gendarmeries, agences de poste, facteurs, techniciens de l'eau publique, etc., etc. Lire ici pour plus de chiffres, merci à Mr Arfeuille.

AJOUT de notre lecteur Magic : "Monsieur Arfeuille se trompe sur la dette réelle . Il comptabilise uniquement la dette sur le budget de l'Etat. Un petit rappel : Cet ancien pays sous le général de Gaulle a emprunté en 2014 ... 1 MILLIARD D'EUROS PAR JOUR ! 360 MILLIARDS D'EUROS PAR AN !
Question

Le système dans lequel nous vivons est-il en fait totalitaire ?

Arendt
Vivons-nous dans un système totalitaire ? La question paraît peut-être sulfureuse, si l'on réduit la notion de totalitarisme à une forme de despotisme tyrannique où le joug d'un parti unique régit l'État. C'est aujourd'hui le cliché le plus simplet que beaucoup de personnes peuvent déduire d'un système totalitaire. Cependant, si l'on se réfère au totalitarisme tel que le conçoit Hannah Arendt, alors la discussion peut légitimement s'ouvrir.

Il me semble que l'idéologie, la logique d'une idée forcenée du parti unique et le châtiment donné à toutes les personnes jugées - par leur race ou leur classe - contraire eu égard de cette idéologie, s'est substituée à une pensée dominante mélangeant à la fois hédonisme vulgaire, et consumérisme joint au matérialisme le plus souillé. Tant de -isme, qui une fois encellulés donnent naissance à des émissions telles que Secret Story ou Grand journal, qui pour le coup mériteraient réellement d'être châtiées. Ce mélange accouche d'une sorte de politiquement correct, ostracisant quiconque s'opposant radicalement à ce dernier, par un mécanisme subtil d'incorporation générale des nouvelles normes créées pour la nouvelle masse.

Il faut apporter une forme de cohérence à la question que j'ai jugé utile de soulever. Aussi je me contenterai d'énumérer les quelques passages du livre Système Totalitaire (1972) de Hannah Arendt que j'ai jugé (arbitrairement en effet) d'actualité, et pour le coup pertinents.

Commentaire: Le même procédé est utilisé avec l'idée du réchauffement climatique et le dénie de catastrophes cosmiques possibles.

Che Guevara

USA : la révolte contre l'Etat policier se poursuit suite à un autre assassinat policier

Avec la multiplication des bavures policières à l'encontre de Noirs américains, le mouvement de protestation prenait de l'ampleur vendredi provoquant à nouveaux des débats sur la question raciale.

Aux trois Noirs sans arme tués ces récents mois par des policiers blancs, s'est ajouté le cas d'un Noir de l'Arizona (sud-ouest) non armé, abattu à bout portant, dans un corps à corps avec un officier qui voulait l'interpeller.

New York préparait en outre vendredi les funérailles d'un jeune Noir abattu par un policier à Brooklyn le 20 novembre alors qu'il n'était pas non plus armé.

Ces bavures ont fait descendre dans la rue des milliers d'Américains qui protestent contre l'impunité dont ont jusqu'ici bénéficié les policiers responsables.

Plus de 200 personnes ont été arrêtées dans la nuit de jeudi à vendredi à New York lors d'une seconde nuit de manifestations après la décision d'un grand jury de ne pas poursuivre un policier.

"La vie des Noirs compte", "le racisme tue", ou encore "Ferguson est partout". Derrière des pancartes de défense des droits civiques, des milliers de personnes ont manifesté à New York mais aussi dans d'autres grandes villes américaines comme Chicago, Boston, Philadelphie, Baltimore ou Washington, où elles ont paralysé le trafic automobile près de la Maison Blanche.
Robot

La méta-dictature des systèmes informatisés

© Inconnu
Les systèmes informatisés ont envahi toutes nos sociétés, à toutes les échelles. À l'échelle sociale, la plupart des enseignements, la plupart des systèmes de production, tous les moyens de transports allant des automobiles aux navires et aux avions, utilisent des systèmes informatisés qui évaluent de façon continue leurs propres situations et proposent ou prennent de manière autonome des décisions d'action selon l'état courant de leur environnement. De l'autre côté, à l'échelle de l'individu, une quantité de petits systèmes sont également informatisés, en allant des innombrables jeux des enfants qui manipulent leurs tablettes, jusqu'à l'adulte qui ne cesse de communiquer sur ses smartphones pendant les transports et sur ses ordinateurs à son travail et chez lui, communications avec des humains ou avec des avatars.

On va vers la maison pervasive, où tout est connecté, de la cuisine au salon et à la chambre, en passant par la douche, système totalement enveloppant qui doit « satisfaire » ceux qui sont dans la maison en évaluant leurs postures, leurs actions et réactions par de multiples capteurs, dont des caméras, pour modifier tout ce qui doit l'être afin de les placer dans un environnement considéré comme adapté à leurs états courants. On va jusqu'à porter des montres et des lunettes intelligentes, ainsi que des vêtements intelligents insérant de petits systèmes fiables résistant aux lavages, ceci afin que l'individu soit sans cesse en communication, et évidemment contrôlé. On est donc dans un monde où des appareils électroniques très informatisés permettent de communiquer pour réaliser des actions, pour donner des conseils, pour prendre les initiatives satisfaisantes que l'individu a oublié de prendre, individu qui voit aussi venir des robots plus ou moins humanoïdes, qui font les travaux durs ou répétitifs et qui remplacent de plus en plus les opérateurs humains.

Commentaire: En droite ligne du présent article :

- Stephen Hawking, l'intelligence artificielle et la fin de l'espèce humaine

Wine n Glass

Relaxe du viticulteur qui avait refusé d'épandre des pesticides

© Sophie Chapelle / Basta !
« C'est une victoire de la mobilisation citoyenne ». Ce sont les premiers mots de soulagement lancés par Emmanuel Giboulot à la sortie du palais de justice de Dijon ce 4 décembre. La Cour d'appel vient de prononcer sa relaxe au terme d'une bataille remontant à juin 2013. A l'époque, ce viticulteur bio refuse de se plier à un arrêté préfectoral l'obligeant à épandre un insecticide pour lutter contre une maladie de la vigne, la flavescence dorée (lire l'article de Basta ! ayant révélé l'affaire). Aucun foyer de la maladie n'est à ce moment là identifié dans son département, la Côte d'Or. Mais le vigneron encourt jusqu'à six mois de prison et 30 000 euros d'amende.

Condamné en première instance le 7 avril dernier à 1000 euros d'amende, dont la moitié avec sursis, Emmanuel Giboulot décide de faire appel. La Cour a finalement invalidé l'arrêté préfectoral obligeant à traiter les vignobles. « Il n'avait pas été approuvé par le ministre de l'Agriculture et surtout le caractère d'urgence n'était pas démontré. C'est ce que nous défendions », se réjouit Benoist Busson, l'avocat du viticulteur auprès du journal Le Monde. Cette affaire a relancé la mobilisation contre les pesticides et marque probablement un tournant pour la profession viticole.
Red Flag

Les accords commerciaux criminalisent les semences de ferme

Quoi de plus normal que de conserver les semences d'une saison à l'autre ? Après tout, c'est bien comme ça que nous faisons pousser les plantes dans nos fermes et nos jardins. Et pourtant, du Guatemala au Ghana, du Mozambique à la Malaisie, cette pratique courante est transformée en délit, pour permettre à une demi-douzaine de grandes multinationales de faire des semences une propriété privée et d'en tirer de l'argent.

Mais les gens réagissent et dans plusieurs pays, la mobilisation populaire force déjà les gouvernements à mettre les plans de privatisation des semences en attente.

GRAIN présente un set de données actualisé (en anglais seulement)qui illustre comment les accords de soi-disant libre-échange (les ALE)sont en train de privatiser les semences dans le monde entier.

Les accords commerciaux sont devenus l'outil idéal pour les gouvernements, qui travaillent main dans la main avec les lobbies des grandes entreprises, pour faire passer les nouvelles règles destinées à restreindre le droit des paysans à se servir des semences. Jusqu'à relativement récemment, le plus important de ces accords était l'Accord de l'Organisation mondiale du Commerce (l'OMC) sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC). Adopté en 1994, l'accord sur les ADPIC était, et c'est encore le cas, le premier traité international à établir des normes mondiales pour les droits de « propriété intellectuelle » concernant les semences.1 Le but est de garantir que des sociétés comme Monsanto ou Syngenta, qui dépensent de l'argent pour la sélection végétale et le génie génétique, puissent contrôler ce qui arrive à leurs semences en empêchant les agriculteurs de les réutiliser, ce qui ressemble fort aux procédés employés par Hollywood ou Microsoft pour essayer d'empêcher les gens de copier ou de partager les films ou les logiciels en attachant des verrous juridiques ou technologiques à leurs produits.
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