Enfant de la Société
Carte


Snakes in Suits

HSBC : Les barons de la banque et de la drogue

Le cas de la banque britannique HSBC constitue un exemple supplémentaire de la doctrine « trop grandes pour être incarcérées » |1|. En 2014, le groupe mondial HSBC emploie 260 000 personnes, est présent dans 75 pays et déclare 54 millions de clients |2|. Au cours de la dernière décennie, HSBC a collaboré avec les cartels de la drogue du Mexique et de Colombie, responsables de (dizaines de) milliers d'assassinats avec armes à feu, dans le blanchiment d'argent pour un montant d'environ 880 milliards de dollars |3|. Les relations commerciales de la banque britannique avec les cartels de la drogue ont perduré malgré les dizaines de notifications et d'avertissements de différentes agences gouvernementales des États-Unis (dont l'OCC -Office of the Comptroller of the Currency-). Les bénéfices obtenus ont non seulement conduit HSBC à ignorer les avertissements mais, qui plus est, à ouvrir des guichets spéciaux dans ses locaux à Mexico où les narcotrafiquants pouvaient déposer des caisses emplies d'argent liquide, pour faciliter le processus de blanchiment |4|. Malgré l'attitude ouvertement provocante de HSBC envers la loi, les conséquences légales de sa collaboration directe avec des organisations criminelles furent pratiquement nulles. En décembre 2012, HSBC dut payer une amende de 1,9 milliard de dollars - soit l'équivalent d'une semaine de recettes de la banque - pour clore l'affaire de blanchiment. Pas un seul dirigeant ou employé n'a fait l'objet de poursuites criminelles, bien que la collaboration avec des organisations terroristes ou la participation à des activités liées au narcotrafic sont passibles de cinq ans de prison. Être dirigeant d'une grande banque donne carte blanche pour faciliter, en toute impunité, le trafic de drogues dures ou d'autres crimes.
Megaphone

En Argentine, la résistance populaire met fin aux projets de Monsanto

Monsanto pensait bien voir son projet aboutir en Argentine. Le numéro un sur le marché des semences génétiquement modifiées avait à vrai dire mis le paquet : un investissement de 160 millions de dollars et la perspective de créer quelque quatre cents emplois dans une des régions les plus pauvres du pays. L'urgence sociale, selon les dirigeants de la multinationale, aurait dû faire taire les protestations. Mais les choses ont pris une tournure pour le moins inattendue.

Les habitants de Malvinas Argentina et des groupes de protection de l'environnement ont réussi à obtenir de la justice que leurs revendications soient entendues. En effet, les travaux entrepris par Monsanto sont pour le moment arrêtés tant qu'un rapport n'aura pas prouvé la non-dangerosité de ses produits sur l'environnement. Mieux, la pression sociale commencée il y a quelques mois a conduit le gouvernement provincial à revenir sur le projet-même de l'entreprise. Federico Mavciocchi, avocat de l'association « Malvinas lucha por la vida » est très clair : « nombre d'études ont déjà été menées et toutes mettent en évidence les dangers que Monsanto représente pour l'environnement. On peut parler de contamination ».
Attention

Vers une Otan arabe

Le Conseil de coopération du Golfe a invité le Maroc et la Jordanie à se joindre à lui pour former une alliance militaire.

En 2012, le CCG avait versé 5 milliards de dollars aux deux monarchies pour qu'elles le rejoignent. Il s'agit cette fois d'aller plus loin et de placer les différentes armées sous un commandement joint, placé sous l'autorité du prince Mutaib bin Abdullah, ministre de la Garde royale saoudienne.

La question de la participation égyptienne reste ouverte, malgré son régime politique républicain.

Cette alliance militaire, qui réunirait tous les États pro-US arabes avait été annoncée en décembre par le secrétaire états-unien à la Défense Chuck Hagel. Elle devrait être équipée par les USA en vertu d'une dérogation spéciale accordée par le Congrès pour lui vendre des armes sophistiquées.

Depuis 2004, le CCG est partenaire de l'Otan au sein de l'Initiative de coopération d'Istanbul (ICI).

La difficulté principale pour réaliser cette alliance était la question de la colonisation de la Palestine, Washington étant un soutien indéfectible de Tel-Aviv. Cependant, en novembre 2013, le président israélien Shimon Peres s'est exprimé secrètement par vidéo-conférence devant le Conseil de coopération du Golfe [1]. Les États sionistes arabes ont alors convenu qu'ils partageaient le même ennemi qu'Israël : les chiites et l'Iran.
Propaganda

Le rédacteur en chef de Time Magazine, nouveau patron de la propagande US

Richard Stengel a prêté serment le 15 avril 2014 comme sous-secrétaire à la Propagande (Public Diplomacy) et aux Relations publiques (Public Affairs) des États-Unis.

Journaliste, il avait été correspondant de presse en Afrique du Sud. Puis, directeur du National Constitution Center de Philadelphie, et enfin rédacteur en chef de Time Magazine (depuis 2006). Sous sa direction, Time est devenu beaucoup plus politique et a soutenu les « nobles » causes de son gouvernement.

En 2008, il avait animé avec une journaliste de PBS, Judy Woodruff, un des débats entre les deux candidats à la présidence, John MCCain et Barack Obama, dont il rejoint aujourd'hui l'équipe.

Lors de sa prise de fonction, Richard Stengel a évoqué la tribune libre de Vladimir Poutine mettant en garde contre « l'exceptionnalisme américain », pour affirmer au contraire qu'une nation fondée sur l'idée de liberté se doit d'être exceptionnelle. Selon lui, le premier objectif de la propagande US doit être de faire accroire que les États-Unis sont « le pays de la liberté ».
Document

La question ukrainienne : une étape dans le processus de déconstruction du droit international par les puissances occidentales

La crise ukrainienne a d'une part confirmé que les puissances de l'OTAN avaient une stratégie d'affaiblissement de la Russie qui passait par le soutien aux forces pro-occidentales ukrainiennes pour lesquelles la sous-secrétaire d'Etat des USA, Victoria Nuland, a reconnu que son pays avait dépensé 5 milliards de dollars. Elle a ensuite confirmé que, de la Libye à la Syrie, de la Cote d'Ivoire au Congo et de la Corée à l'Ukraine mais aussi au sein même de l'Union européenne, nous avons bien affaire à une stratégie globale visant à empêcher la formation d'un monde qui ne soit pas unipolaire.

Mais cette crise a aussi confirmé le fait que les puissances occidentales n'étaient plus en état de tenir un discours un tant soit peu cohérent qui n'apparaisse pas trop crûment comme celui du deux poids deux mesures ...c'est à dire celui de la loi du plus fort ...au moment où la force de l'OTAN et de ses alliés apparaît de plus en plus déclinante et contestée, malgré la victoire à la Pyrrhus obtenue grâce à la course aux armements et à l'auto-dissolution du bloc soviétique. Loi du plus fort qui démontre que le discours sur « l'Etat de droit » et sur « la légalité internationale » n'est plus aux yeux des puissances dominantes qu'une coquille vide que l'on agite au gré des besoins et de façon sélective ...Ce qui ne peut manquer de renforcer l'argumentaire des puissances émergentes qui peuvent ainsi utiliser la cohérence comme instrument de légitimation internationale. La Rédaction
TV

Militarisation de l'information, exemple la Syrie

Vidéo réalisée par Russia Today (**) Publiée le 27 mars 2014 par Gregori Gaudet :



(*) Truthseeker est une émission d'investigation plutôt percutante, qui expose en une dizaine de minutes tous les 15 jours des sujets ou évènements majeurs que les médias de masse n'osent pas aborder.
Dans cet épisode, Daniel Bushell revient sur la fameuse attaque chimique d'Aout 2013 et le rôle récurrent de la chaîne Britannique BBC en petit télégraphiste de l'Empire OTANien.
On peut voir l'extrait d'un film visionnaire " Des hommes d'influence 1997 " sur les spins docteurs fabriquant de l'opinion à coup de manipulation médiatique.
People

France et Italie - Des dizaines de milliers de manifestants contre les mesures d'austérité

Dimanche, des dizaines de milliers de gens sont descendus dans les rues en France et en Italie pour protester contre les mesures d'austérité des gouvernements sociaux-démocrates et contre les réformes économiques libérales du marché du travail.

Manifestation sociale à Paris
© Inconnu
La manifestation de Rome, à laquelle ont participé des dizaines de milliers de personnes s'est terminée par des violences, la police attaquant les manifestants. La police a utilisé des gaz lacrymogènes et la matraque. Il y a eu des dizaines de blessures légères parmi les policiers comme les manifestants et au moins six arrestations, d'après la police.

En France, les manifestations étaient organisées par les syndicats et leurs alliés de la pseudo-gauche, le Nouveau Parti anticapitaliste et le Front de gauche, une coalition entre le Parti communiste français (PCF) stalinien et le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon. Dans le défilé, Alexis Tsipras, président de la Coalition grecque de la gauche radicale (SYRIZA), a marché aux côtés de Pierre Laurent du PCF, de Mélenchon et du porte-parole du NPA Olivier Besancenot. Tsipras est le candidat de la gauche européenne (GE) à la présidence de la Commission européenne pour les élections européennes à venir.

La participation à la manifestation de Paris était d'environ 25.000 personnes d'après la police, mais le PCF a soutenu qu'il y avait 100.000 participants. Plusieurs autres manifestations étaient organisées dans d'autres villes de France, dont une de 1600 personnes à Marseille.

Manifestation sociale à Paris
© Inconnu
À Paris, les manifestants portaient des bannières critiquant les mesures d'austérité imposées par le gouvernement du Parti socialiste (PS) du président François Hollande. Les banderoles disaient, « Hollande, ça suffit » « Quand on est de gauche, on taxe la finance »; « Quand on est de gauche, on est du côté des salariés »; « Quand on est de gauche, en Europe c'est l'humain d'abord. »
Bad Guys

Génocide silencieux : Guarani harcelés par des hommes armés

© Aty Guasu
Une caméra a surpris des hommes armés passant devant une communauté guarani, usant de leurs armes sur les Indiens.
Une bande d'hommes armés qui terrorisait une communauté d'Indiens du Brésil après la réoccupation de son territoire ancestral a été filmée en pleine action.
Ces hommes sont vraisemblablement à la solde de l'éleveur qui occupait le territoire des Indiens guarani depuis les années 1970 et qu'il avait déboisé pour faire place à son bétail.


Lundi dernier, l'un des membres de la communauté de Pyelito Kuê a réussi à filmer les hommes armés qui passaient devant leur village en tirant sur eux en plein jour.

En mars dernier, les Guarani de Pyelito Kuê avaient réussi à reconquérir une petite parcelle de leur territoire ancestral, expulsant l'éleveur qui s'était emparé de leurs terres et avait bloqué l'accès à leurs maisons.

Depuis lors, cependant, ils sont encerclés par des hommes de main armés qui les intimident en leur tirant des coups de feu et barrant la route au personnel médical qui leur rend visite. Lors de l'une des dernières attaques, une femme a été blessée et de nombreux Indiens ont dû s'enfuir.
Blackbox

Ukraine : j'aimerais que l'on m'explique...

J'ai beau suivre de près, dans nos médias et grâce à eux, la suite des événements qui se sont déroulés en Ukraine ces derniers mois, j'avoue avoir parfois du mal à les comprendre et j'aimerais que l'on m'explique.

J'aimerais que l'on m'explique pourquoi un soulèvement armé contre un président régulièrement élu (quoi que l'on pense, du reste, de M. Ianoukovitch) est légitime et admirable, et pourquoi un soulèvement armé contre un gouvernement issu de l'insurrection et constitué sous la pression de la rue sans autre forme de procès est suspect et condamnable.
Laptop

Le FBI aux fesses après une blague sur Twitter


American Airlines a pris très au sérieux les « menaces » de l'adolescente. (photo: Twitter)
Une adolescente a voulu se faire passer pour un terroriste auprès d'une compagnie aérienne. Mal lui en a pris.

«Bonjour, mon nom est Ibrahim et je viens d'Afghanistan. Je fais partie d'Al-Qaïda et le 1er juin je vais faire quelque chose d'énorme.» En envoyant ce tweet à American Airlines la semaine dernière, Sarah pensait simplement faire une bonne blague, raconte le «New York Daily News».

Mais la réponse d'American Airlines, également via Twitter, ne s'est pas fait attendre: «Sarah, nous prenons ces menaces très au sérieux. Votre adresse IP et autres détails seront envoyés à la sécurité ainsi qu'au FBI», a réagi la compagnie aérienne.

Avalanche de tweets paniqués

Affolée, Sarah s'est immédiatement confondue en excuses, bombardant son compte d'une douzaine de tweets désespérés dans lesquels elle répète qu'elle n'est qu'une adolescente blanche de 14 ans qui s'amuse à faire des blagues stupides.

«Je suis vraiment désolée, j'ai peur maintenant», a notamment écrit la jeune fille, qui en est même venue à balancer quelqu'un d'autre: «C'était mon amie, pas moi, prenez son adresse IP, pas la mienne.» Les tweets paniqués de l'ado n'ont pas tardé à amuser les internautes. Certains d'entre eux prenaient la défense de «Sarah» tandis que d'autres se gaussaient de sa gaffe ou se demandaient s'il s'agissait d'un hoax.
Top