Enfant de la Société
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Agitation autour d'un art dégénéré

© Inconnu
Certains y voyaient un sapin vert stylisé, d'autres un bouchon anal gigantesque. Paul McCarthy, le grRrand artiste connu de tous (mais si !) a récidivé en installant, sur la place Vendôme à Paris, une de ses œuvres provocantes pour le plus grand plaisir du Tout Paris Intellectuel frémissant à l'idée d'un vrai débat sur la place de l'art contemporain dans la cité.

Il fallait bien ça. Le monde parisien attendait à l'évidence une telle aventure artistique depuis des lustres, et la mobilisation d'un peu d'argent du contribuable parisien pour permettre à un artiste de faire sa publicité ne doit pas remettre en question le message essentiel qu'il tente ici de faire passer : la place Vendôme avec un gros bidule vert au milieu, c'est tout de même vachement chouette. Et puis, si le bidule peut, en plus, choquer le bourgeois, c'est encore mieux.

Car ici, entendons-nous bien, le but n'est pas autre que celui de choquer. Certains, touchant de naïveté, font semblant de croire que l'objet ne serait qu'un sapin et l'artiste malicieux n'aurait qu'un peu joué sur l'ambiguïté, tout au plus. Ce serait oublier un peu vite que l' « artiste » est un habitué du scatologique, du tendancieux ou de l'outrage ouvertement affiché. On se rappellera ses crottes de chien volantes, par exemple, qui ne défrayèrent pas assez la chronique pour en faire un artiste aussi mondialement connu que d'autres comme Koons ou Murakami qui ont eu, eux, l'honneur d'aller faire leurs bouffonneries dans les lieux les plus touristiques du monde, Versailles par exemple, et obtenir ainsi une exposition suffisante pour accroître grandement leur notoriété et, conséquemment, leurs prix de revente.
Snakes in Suits

Pourquoi réagissons-nous si peu à la corruption des élites?

© Armand collin
Pierre Lascoumes, directeur de recherche du CNRS au Centre d'études européennes de Sciences Po, publie avec Carla Nagels, professeur de criminologie à l'Université libre de Bruxelles, un ouvrage intitulé Sociologie des élites délinquantes. De la criminalité en col blanc à la corruption politique (Éditions Armand Colin). Les auteurs partent d'une interrogation sur la tolérance vis-à-vis des transgressions des normes sociales lorsqu'elles viennent des élites, et de cette énigme sociologique qui veut que la réaction sociale soit, le plus souvent, aussi faiblement normative que la dénonciation médiatique est forte. « À chaque fois, l'indignation morale et l'affichage vertueux laissaient croire que des mesures radicales seraient prises au nom du "plus jamais ça !" et d'un besoin incontestable de régulation publique. Pourtant, ces multiples "affaires" et "scandales" n'ont jamais été suivis d'effets réels. »

Afin d'abandonner une « réflexion de cycle court qui alterne des pics d'attention intense avec des déserts d'indifférence », les auteurs démontent les deux clichés parallèles que sont d'une part, le sentiment que la délinquance des élites ne serait que celle de « forbans des affaires » ou de « pommes pourries » ; de l'autre, la disqualification de l'ensemble d'une profession, tels les banquiers ou politiciens, « au nom d'un "tous pourris" qui globalise la critique de milieux cyniques, faisant systématiquement prévaloir leur intérêts égoïstes ».

Pour les auteurs, « travailler sur les transgressions que les élites accomplissent dans le cadre de leur fonctions en questionnant le rapport aux normes sociales, cela permet de réfléchir à la manière dont les concepts d'ordre et de désordre public sont pensés et mis en œuvre ».

Commentaire: N'oublions pas que si le monde politique est malade, il est aussi à notre image. Les mensonges politiques ne sont-ils pas, toutes proportions gardées, comme ceux que nous nous répétons à nous-même, et à notre entourage, tout au long de notre vie? Ne sont-ils pas de confortables tampons entre nous et une réalité bien difficile à accepter?

Ce que l'auteur ne prend pas en compte, c'est aussi le facteur psychopathique. Et le fait qu'un comportement pathologique se propage également comme une maladie, dans l'esprit des gens qui n'ont pas conscience de l'existence d'un tel phénomène.

- C'est la dégénérescence bébé ! Destination nulle part sous la direction des psychopathes
- Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société
- Ces hauts fonctionnaires, en vrais parasites de la société
- Pathocratie mondiale, suiveurs autoritaristes et l'espoir du monde
- Pouvoir, corruption & mensonges

Bulb

Relier les points : OGM et vaccins

Traduction : Initiative citoyenne

© Inconnu
Je n'ai jamais eu d'attirance particulière pour la politique. Je ne suis pas non plus théoricienne de la conspiration. Je n'ai jamais été arrêtée et je n'aime pas avoir des ennuis. Par contre, j'ai toujours aimé penser par moi-même. Je suis d'un naturel sceptique et pragmatiste. Ces temps-ci, il y a pas mal de questions qui m'interpellent et en reliant les choses entre elles, je parviens à mieux appréhender la vérité en science. Je voudrais aujourd'hui vous avertir que dans de nombreux domaines où vous pensiez être protégé par les autorités en place et par le gouvernement, vous avez en fait été mené n'importe où par le bout du nez, et ce sera à vous seul qu'il appartiendra de vous débrouiller quand tout ira mal. C'est la raison pour laquelle je souhaite que les consommateurs deviennent chaque jour plus autonomes et qu'ils réfléchissent bien à tout ce qui doit rentrer dans leur corps.

Les êtres humains ont tendance à souffrir d'un orgueil démesuré - nous pensons que nous savons mieux que la nature, que nous pouvons faire mieux que la nature, que nous pouvons la maîtriser. Il existe (au moins) deux transgressions qui ont des tendances similaires et qui soulèvent pas mal d'inquiétudes : les OGM (aliments génétiquement modifiés) et la vaccination.

Voici ce qu'ils ont en commun :
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Trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende requis contre Alain Soral

Le verdict du procès Alain Soral / Frédéric Haziza a été mis en délibéré au 21 novembre. 3 mois de prison avec sursis et 10 000€ ont été requis contre le président d Egalité et Réconciliation. Malheureusement les avocats de la partie civile n'ont pas souhaité répondre à nos questions.

Quenelle

Dieudonné & les djihadistes français

People 2

Bolivie : un peuple qui se dé-néolibéralise?

© Inconnu
Le 12 octobre dernier, le peuple bolivien a été appelé à s'exprimer sur l'avenir du pays andin dans une tournée électorale historique. Pour la troisième fois consécutive, le candidat indigène du Mouvement au Socialisme (MAS), Juan Evo Morales Ayma, a remporté la victoire au premier tour, avec un score de 60%. Le peuple a choisi : la Bolivie continuera son laborieux chemin de changement social, économique, culturel et politique, initié par le gouvernement de Evo Morales en 2006. Il n'est pas question de retour en arrière, vers des années marquées par des injustices et des inégalités croissantes.

Les élections nationales boliviennes de 2005 et de 2009 proclament le triomphe du candidat indigène Evo Morales, ex-syndicaliste et acteur de premier ordre au sein des mouvements sociaux. C'est un tournant sans précédent pour le pauvre pays andin qui, pour la première fois, est gouverné par un président d'origine indigène et de tendance progressiste (socialiste). Le 12 d'octobre 2014, Evo est réélu président de la Bolivie avec 60% des voix, contre 25% à son adversaire principal, le riche industriel Samuel Doria Medina. Mais qu'est-ce qui explique, après près de dix ans de présidence et beaucoup de défis, cet appui constant à l'administration Morales ? Quelles sont les caractéristiques de ce pays ? Et finalement, comment la situation politique et socio-économique a-t-elle évolué depuis l'arrivée au pouvoir du MAS ?
People 2

France : la grande pauvreté persiste

© pucci raf - Fotolia.com
La France compte deux millions de personnes vivant avec moins de 651 euros par mois, 3,6 millions de mal-logés et 3,5 millions de bénéficiaires de l'aide alimentaire. La grande pauvreté persiste en France.

Deux millions de personnes vivent aujourd'hui en France avec au maximum 651 euros par mois (22 euros par jour) pour une personne seule au seuil à 40 % du revenu médian, soit en situation de grande pauvreté, selon l'Insee (données 2011). Pour ces personnes, il est quasiment impossible notamment de se loger sans compter sur l'aide d'autrui, de parents ou d'amis. 3,8 millions ne peuvent que se contenter de minima sociaux (plus de 6 millions si l'on comprend les conjoints et les enfants), selon le ministère des affaires sociales (données 2012) [1]. Le RSA socle vaut au 1er septembre 2014 509 euros pour une personne, 1 069 euros pour un couple avec deux enfants.

Près de 700 000 n'ont pas de domicile personnel, dont plus de 400 000 hébergées de façon contrainte chez des tiers, selon la Fondation Abbé Pierre [2] (données 2012). Selon l'Insee, on compte 140 000 sans domicile fixe, dont un peu plus de 10 000 dorment dans la rue (données 2012).
Snakes in Suits

Ces hauts fonctionnaires, en vrais parasites de la société

© Inconnu
Ils trustent tous les postes clés de l'État et, spécificité française, produisent des hommes politiques qui, formatés par ce système, renoncent à le réformer quand ils sont élus.

Comme disait Clemenceau, « les fonctionnaires sont un peu comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus haut placés qui servent le moins ». Combien sont-ils, ces bouquins inutiles ? Difficile de le savoir. Selon les dernières statistiques de l'INSEE, la France comptait plus de 5,5 millions de fonctionnaires fin 2012.

Dans ce sérail, qui représente près de 22 % de la population active, les hauts fonctionnaires occupent quelques milliers de postes, dont environ 5 000 pour les anciens de l'ENA. Corps de direction des administrations, corps préfectoral, corps diplomatique, corps des magistrats, corps techniques de l'État, corps d'inspection générale, corps supérieurs de l'éducation et de la recherche... Ils trustent tous les postes clés de l'État et, spécificité française, produisent des hommes politiques qui, formatés par ce système, renoncent à le réformer quand ils sont élus.
Gingerbread

Abus sexuels d'enfants en Angleterre : vous n'avez encore rien vu

Le scandale sexuel de Rotherham qui a secoué le Royaume-Uni fin août n'est pas le dernier : d'autres ne vont pas tarder à éclater, prévoit un policier anglais, qui dénonce le manque d'engagement de la société à éradiquer le problème.

Rotherdam
© AFP/Oli Scarff
Deux femmes marchent dans une rue de Rotherham, dans le sud de l'Angleterre, où un scandale d'abus sexuels sur enfants a éclaté le 26 août 2014
« Le scandale d'abus sexuels de Rotherham est juste la partie visible de l'iceberg, selon le chef de la police », titre The Guardian. Dans une interview au journal britannique, Simon Bailey, policier en charge de la lutte contre les abus sexuels de mineurs dans le comté de Norfolk, a annoncé la révélation à venir d'autres scandales du type de celui de Rotherham, qui a éclaté fin août.

Dans cette ville du nord-est de l'Angleterre, pendant 16 ans, au moins 1 400 mineurs, pour la plupart des jeunes filles placées en foyers d'accueil, avaient été victimes d'un réseau d'agresseurs sexuels principalement d'origine asiatique. La police, la municipalité ainsi que les services sociaux avaient été vivement critiqués pour n'avoir pas réagi de manière adéquate aux plaintes des victimes.
Snakes in Suits

France : Valls et la politique de la peur

© Laurent Blachier
Comment garder le contrôle lorsque l'on est contesté de toutes parts, lorsque la politique mise en oeuvre se traduit par l'explosion du chômage et de la précarité, lorsque l'on dispose plus de la confiance ni de la part des Français ni même de son propre parti ? La méthode repose sur un mot : la peur.

Ou comment utiliser les menaces et les angoisses réelles pour détourner l'attention d'une politique dont le seul objectif est de rétablir les marges du patronat, de garantir le taux de profit. Cette instrumentalisation de la peur, doublée d'injonctions permanentes à l'unité nationale de nos gouvernants, vise à anesthésier la capacité de ripostes des salariés et à faire taire les critiques qui pleuvent sur Matignon et l'Élysée.

Pour qu'ils se taisent, les députés sont menacés d'une dissolution qui ferait le jeu de l'ump et du fn « aux portes du pouvoir ».
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