Enfant de la Société
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Pistol

Cleveland : un policier acquitté après l'assassinat de deux Afro-Américains

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Plus de 70 personnes ont été interpellées à Cleveland (Ohio) lors d'une manifestation de protestation contre l'acquittement d'un policier ayant abattu deux Afro-Américains en 2012.

Selon le chef de la police locale Calvin Williams, les protestataires ont commencé à se rassembler devant le tribunal lors de l'énonciation du verdict, après quoi ils ont bloqué plusieurs rues dans le centre-ville. Deux centaines de manifestants ont imité une procession funéraire en portant un cercueil en signe de protestation contre le meurtre.

La manifestation a par la suite dégénéré, se soldant par des attaques contre des passants et des troubles à proximité d'un centre commercial. Selon certains rapports, les protestataires ont également affronté les forces de l'ordre devant un complexe sportif.

Wolf

Les violences sexuelles comme arme de répression massive : l'exemple égyptien

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© AFP
Au Caire, un graffiti contre les violences faîtes aux femmes
Des tests de virginité systématiques aux nombreux viols, la violence sexuelle devient une arme de contrôle social et politique, pratiquée par les policiers et militaires égyptiens. Les victimes n'osent pas porter plainte, mais la FIDH a rassemblé suffisamment de témoignages et d'informations pour dresser un tableau effrayant de ce qui se révèle un crime d'État.

La lutte contre les viols et agressions sexuelles était pourtant une promesse du général al-Sissi. 500 viols collectifs, en public, ont été recensés en Égypte entre 2011 et 2014. Lors de son accession au pouvoir, al-Sissi avait reconnu l'urgence de ce problème, garanti l'égalité entre hommes et femmes dans la constitution, et condamné plusieurs auteurs.

Mais la FIDH démontre dans un rapport publié ce mardi que depuis l'accession au pouvoir du militaire, les agressions sexuelles sont toujours très nombreuses, et n'ont certes plus lieu sur la place Tahrir, mais dans les commissariats et prisons, où les policiers et militaires violent en toute impunité. Sont tout particulièrement ciblés les opposants politiques, les proches des Frères musulmans et les homosexuels et transsexuels. L'ONG a ainsi documenté de nombreux cas et témoignages, qui montrent que le nombre de viols et d'agressions sexuelles en Égypte reste bien supérieur à la période pré-révolution. « La FIDH a documenté des cas de harcèlement sexuels, de viols, de viols anaux et vaginaux avec des objets lors de "tests de virginité", d'électrocution de parties génitales, ou encore de chantage sexuels perpétrés par la police ou du personnel de l'armée. Ces violences sont utilisées afin d'éliminer toute protestation publique, tout en légitimant les autorités comme garantes de l'ordre morale » dit le rapport.

Che Guevara

Manifestations contre Monsanto à travers le monde

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© Inconnu
Un demi-millier de personnes ont défilé à Ouagadougou contre Monsanto
De Paris à Ouagadougou et Rio, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi contre le géant américain de la biotechnologie agricole Monsanto, et plus spécialement contre les OGM, pesticides et autres produits chimiques, dans le cadre d'une mobilisation mondiale.

Des appels à manifester avaient été lancés dans plus de 400 villes situées dans une quarantaine de pays. Lancée en 2013 par la mouvance Occupy, la Marche mondiale contre Monsanto se réclame "d'une dynamique citoyenne, autogérée par les groupes qui s'en emparent localement".

En Suisse, environ 2.500 personnes ont manifesté à Bâle et Morgues où Monsanto possède son siège pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient.

A Paris, de 2.000 à 3.000 personnes ont répondu à l'appel de collectifs citoyens et de nombreuses associations comme Greenpeace, le collectif "Alternatiba" ou "Stop Tafta". Les manifestants scandaient notamment "Vade retro Monsanto", "Monsanto non, ma santé oui" ou encore "Des OGM? on n'en veut pas !".

USA

La culture du viol en Amérique, ou comment le système protège les violeurs et néglige les victimes

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Mise en scène « glamour » d'un viol collectif : Dolce & Gabbana nous vend son idée de la « normalité ».
La société occidentale est-elle en proie à une épidémie de viols ?

La « culture » occidentale - et la culture américaine en particulier - promeut une vision masculiniste où les femmes sont réduites au rang d'objet jetable pour le désir masculin. En matière d'agressions sexuelles, il est probable que quasiment chaque femme que vous connaissez se soit déjà fait violer, agresser, ou sexuellement harcelée au moins une fois dans sa vie. Puisque la culture américaine façonne invariablement la culture mondiale, une large majorité de gens à travers le monde émulent tout ce qui peut provenir de ce pays. Il n'est guère surprenant que la même corruption des valeurs, la même incapacité à protéger les femmes prévalent à travers le monde. Du fait que les individus au pouvoir aux États-Unis sont des psychopathes, leur propre nature dépravée perce à travers leurs comportements et leurs « valeurs » « hypermédiatisés », et se répandent à travers le monde.

Malheureusement, le reste du monde emboîte le pas aux psychopathes au sommet ; avilissement, sexualisation, objectification et profanation du corps féminin. Désormais, notre société protège, voire encourage ceux qui commettent l'un des outrages les plus répugnants que puissent commettre les êtres humains. Cela devrait interpeller tout le monde ; pourtant, il suffit de lire quelques-unes des innombrables histoires de viols médiatisées ces dernières années pour constater qu'on vit dans un système qui, au final, fait le contraire de ce qu'il faudrait faire. Les violeurs sont pratiquement pardonnés par les juges et les policiers, tandis que les femmes sont présentées comme des tentatrices qui, en fin de compte, « ne font que satisfaire un fantasme secret », et comme des menteuses qui inventent des histoires pour se faire de l'argent et attirer l'attention.

Gear

Pédocriminalité : la mémoire traumatique, un enjeu face à la justice


Se déroule actuellement à Rennes le "troisième procès d'Outreau" mettant en cause Daniel Legrand fils, un des acquittés. Jonathan Delay, un des enfants reconnu victime à l'époque du premier procès d'Outreau devant la Cour d'assises de Saint-Omer, revient aujourd'hui pour témoigner.

Suite à son audition du 20 mai dernier, il a été attaqué sur le manque de précisions concernant ses souvenirs d'abus sexuels, remontant à sa petite enfance. Le juge et la défense ont beaucoup insisté (à juste titre) sur la notion de souvenirs, en abordant la question comme s'il s'agissait de « souvenirs de vacances ». Malheureusement, personne n'était là pour venir expliquer devant la Cour le fonctionnement des mémoires traumatiques. Jonathan parlait bien de flashs, d'images, mais il a évidemment du mal à reconstituer un déroulement chronologique d'une scène en particulier car il s'agit d'un véritable puzzle mémoriel, et il semblerait que la défense, le juge et même la partie civile ignorent totalement cette facette du fonctionnement de la mémoire. Les avocats de Jonathan auraient éventuellement pu le soutenir en mettant en avant cette notion de mémoire traumatique, pouvant remonter des années plus tard sous forme de flashbacks avec des images et non forcément une scène de vie entière. Jonathan a déclaré: « je parle d'images que j'ai dans la tête, je ne parle pas de souvenirs », ou encore : « Présentez-moi la personne qui me permet d'aller dans mes souvenirs, moi, j'en suis incapable. »

Handcuffs

Pour « mieux conjuguer ordre et liberté », limitons le droit de manifester !

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© AFP PHOTO / FLORINE GALEORN
Altercation sur le site de Sivens entre opposants au barrage et forces de l’ordre, le 1er septembre 2014
Des députés PS, UMP et UDI suggèrent de limiter la liberté de manifester, dans un rapport qui sera remis le 28 mai au président de l'Assemblée nationale.

Pour « mieux conjuguer ordre et liberté », rognons sur la liberté de manifester. La commission d'enquête parlementaire ouverte après la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage de Sivens (Tarn), n'a rien trouvé de mieux que de suggérer de limiter un droit fondamental. Cette commission, qui a présenté ce jeudi 21 mai 23 propositions, envisage en effet de créer une interdiction administrative de manifester aux personnes susceptibles d'être violentes. Une idée déjà évoquée, ou plutôt suggérée, par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve en février 2014, lors de son audition.

L'interdiction ressemblerait fortement à celle qui s'applique dans les stades à certains supporters. Noël Mamère (EELV), président de la commission, s'indigne : « Le droit d'assister à un match n'est pas une liberté fondamentale, contrairement à celui de manifester. »

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Agirc-Arrco : la baisse des pensions est quasi actée

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© (Crédits : Reuters)
A compter de 2017, des abattements dégressifs vont être pratiqués sur les pensions de retraites complémentaires
Pour faire face à la dégradation de la situation financière des régimes de retraites Arrco/Agirc, le Medef préconise de minorer les pensions servies aux nouveaux retraités, à compter de 2017.

Cette fois, il y a vraiment le feu au lac sur le front de l'avenir des retraites complémentaires Agirc (cadres) et Arrco (ensemble des salariés). Les deux régimes couvrent plus de 18 millions de salariés et près de 12 millions de retraités. Ils versent chaque année plus de 70 milliards d'euros de pensions.

Or, les perspectives financières ne cessent de se dégrader. Les deux régimes sont en déficit depuis 5 ans. En 2013, le déséquilibre a atteint 4,4 milliards d'euros, soit plus de 6% des dépenses.

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Pesticides : la Colombie interdit l'épandage de glyphosate

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© Alexandre Dardot
Épandage de pesticides par hélicoptère
C'est une première en Amérique du Sud. La Colombie a officiellement banni l'épandage de produits à base de glyphosate, dont fait partie le tristement célèbre Roundup de Monsanto. À quelques jours de la marche mondiale contre Monsanto, c'est une victoire qui pourrait se propager à d'autres pays.

Le gouvernement colombien vient d'annoncer l'interdiction de pulvérisation de pesticides à base de glyphosate sur l'ensemble de son territoire. Ce pays d'Amérique du Sud de 47 millions d'habitants restait le seul à pratiquer l'épandage aérien, notamment pour éliminer les cultures illégales de coca qui fournissent les réseaux de cocaïne.

Handcuffs

France : le flicage des demandeurs d'emploi, c'est pour le mois d'août

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La décision a été prise : Lors du conseil d'administration du 15 avril 2015, Pôle emploi a décidé de mettre le paquet sur le flicage des chômeurs : "Tous les demandeurs d'emploi sont susceptibles d'être contrôlés", de manière "ciblée", "aléatoire" ou suite à un signalement. 200 agents seront recrutés prochainement pour cette noble tâche, pour une mise en oeuvre dans toute la France dès le mois d'août. L'objectif ? En radier un sur sept, comme ce qui s'est passé en Poitou-Charentes, "région pilote" dans le contrôle des chômeurs. Et aussi, bien entendu, mettre la pression sur les chômeurs pour les pousser à accepter des emplois toujours plus précaires et mal payés.

Handcuffs

France : coupables, les chômeurs !

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© Shutterstock
L'une des conditions pour être inscrit à Pôle Emploi et toucher le chômage est de chercher activement du travail. Et il faut chercher car Pôle Emploi, en général, n'est pas vraiment sur le coup et ne vous propose rien. Mais faute de trouver, certains abandonnent la recherche et le gouvernement en a marre : les contrôles vont être renforcés et bon nombre d'inscrits qui ne cherchent pas effectivement du travail vont être radiés. Et le chômage va, par magie, baisser !

Trois étapes avant la radiation de Pôle Emploi

Les chômeurs qui ne cherchent pas effectivement du travail commencent à peser sur les caisses de l'État... et en plus ils sont nombreux puisqu'il n'y a pas de travail en France. Alors le gouvernement a décidé d'agir.

A partir du mois d'août 2015 les contrôles seront renforcés dans la lignée de l'expérimentation menée par le gouvernement dans trois régions françaises. Les chômeurs soupçonnés de profiter du système vont devoir passer par trois étapes et risquent de se faire radier.

Au programme : un questionnaire puis un entretien téléphonique. Si besoin un "processus de redynamisation" sera mis en place pour le chômeur en question et si rien ne change alors ce sera la radiation.