Enfant de la Société
Carte

Stock Down

Les dégats engendrés par le numérique dans l'enseignement scolaire

Image
A la rentrée 2014 nous apprenions que notre collège serait « collège connecté ». Ce qui signifie que notre établissement se voit « doté d'équipements mobiles et de ressources numériques » et que nous bénéficions « d'une formation spécifique a ux usages pédagogiques du numérique. » (1).

En novembre 2014 le Président de la République annonçait que tous les élèves de 5° seraient dotés de tablettes dès la rentrée 2016. Il est fait de l'utilisation du numérique au collège une priorité. Le ministère de l'Éducation Nationale affirme qu'il veut mettre en œuvre une stratégie ambitieuse pour faire entrer l'école dans l'ère du numérique. (2) Par le numérique nous entendons, tout comme les autorités d'ailleurs, le recours aux ressources en lignes, aux sites internet en classe et surtout l'utilisation des tablettes par nos élèves. Nous nous intéresserons moins aux vidéoprojecteurs dans le sens où ils nous servent essentiellement de projecteurs diapositives très perfectionnés. Ils n'ont jamais eu pour vocation de changer nos pratiques, notre rôle d'enseignant ni l'environnement cognitif des élèves. Les tablettes, si. (3) Si on nous a abondamment consultés sur les pratique s du numérique, notamment lors de la concertation nationale sur le numérique lancée le 20 janvier 2015, on ne nous a jamais questionnés sur la pertinence de son utilisation et de sa massification.

Comme si le bien fondé du numérique au collège allait de soi. Nous sommes bel et bien conscients de vivre à l'ère du numérique et nous savons bien que ce dernier a pris une place prépondérante dans nos vie s et qu'il a formé un système. Donc, loin de nous l'idée d'élever les élèves dans un cocon et de ne pas les former au monde qu'ils devront affronter. Par cet écrit nous souhaitons simplement rétablir l 'équilibre et provoquer la possibilité d'un débat, d'une discussion, sur la pertinence du numérique au collège. Entendons bien que si nous ne sommes pas technophiles nous ne sommes pas davantage technophobes, ni même partisans d'un quelconque retour à la bougie (impossible au demeurant...). Nous nous inscrivons plutôt dans la lignée des technocritiques.

Propaganda

La ritournelle de la mythique « liberté de la presse »

Image
© Inconnu
Les difficultés médiatiques auxquelles se heurte la « désinformation de masse » relèvent de la politique éditoriale des médias corrompus, aux intentions morales incertaines ou inexistantes. Seulement une minorité de journalistes se préoccupent de questions d'éthique professionnelle. Même ceux parmi les journalistes qui étudient les questions d'éthique professionnelle, sans être politiquement engagés, s'attirent fatalement des ennuis avec les gouvernements en place. Dans notre pays de cocagne, les subventions socialo-libérales à la presse utilisent la carotte, selon la méthode efficace attribuée au proverbe zoulou : « Un chien qui a un os dans la gueule ne peut aboyer » .

En dehors des pressions des politiciens véreux, des syndicats de presse et du pouvoir socialiste en place, des capitalistes propriétaires de journaux et des bureaucrates des rédactions, la soif de popularité peut détruire l'indépendance d'esprit des journalistes. C'est ce qui conduit à un conformisme de bon aloi auquel les journaleux médiocres se soumettent toujours de bonne grâce. Cette soumission est facilitée par la paresse mentale, imposée par la bureaucratie qui domine la presse et toutes les institutions en place. C'est pourquoi l'orientation de l'information fixée aux journalistes est dominée par la bureaucratie et la médiocrité ambiante.

Bizarro Earth

La nouvelle religion du « réchauffement climatique »

Image
© Inconnu
Ivar Giaver – 65è conférence du Prix Nobel la semaine dernière en Allemagne
Parmi les 70 scientifiques, lauréats du prix Nobel, qui ont soutenu la candidature de Barak Obama en 2008, se trouve le prix Nobel de physique, Ivar Giaever. Ce qui ne l'a pas empêché, il y a quelques jours lors de la 65e conférence du prix Nobel, à Lindau, en Allemagne, d'estimer ridicule les alertes sur un réchauffement hypothétique de la planète.

Il a notamment déploré que le Président Obama soit très mal conseillé sur le sujet. Giaever fait partie des 100 scientifiques signataires d'une lettre ouverte au président Obama en mars 2009 : « nous, scientifiques signataires de cette lettre, est-il écrit, maintenons notre position que les mises en garde contre le changement climatique sont grossièrement exagérées. »

Voici quelques citations d'une longue conférence :

Che Guevara

Pink Floyd, toujours d'actualité...

Image
© Inconnu
Pourquoi revisiter Pink Floyd ? Cette bande de jeunes anglais avait injecté la philosophie dans le rock de manière impérissable. Nous ne raconterons pas leur histoire, elle est bien connue. Nous analyserons certaines de leurs chansons, dans la mesure du possible surtout celles qui composent la bande annonce du film The Wall, qui est le sommet de leur carrière et qui est peut-être aussi celui du rock en tant que musique, poésie et art de la rébellion. Ces chansons, d'une autre décade, d'un autre siècle, continuent de nous interpeler, de nous appeler vers les deux attitudes existentielles définitives face à la réalité (ce mur infranchissable) : la douce acceptation ou la rébellion.

Dis-moi mon ami, qui veux-tu être ? Un être autonome, un être libre ou juste une brique dans le mur ? Tu as été éduqué pour être l'inverse de la liberté. Pour que tu sois partie intégrante du mur. Une brique, rien qu'une de plus. C'est pour cela qu'on t'a crié dessus, frappé, humilié. A un certain moment, tu t'es rebellé et ta rébellion s'est exprimée avec force, à grands cris, de manière poétique.
« Nous n'avons pas besoin d'éducation / Nous n'avons pas besoin du contrôle de la pensée / Hey, Professeurs, laissez les enfants tranquilles ! ». (All in all you are just another brick in the wall). « Tout compte fait, ce n'est qu'une brique de plus dans le mur ».
Celui qui punit, le professeur sadique, celui qui croit que l'instruction entre avec le sang, n'est rien d'autre qu'une brique dans le mur, intégrée à lui, qui impose ses valeurs. Adorno nommait cette éducation « la pédagogie de la douleur », dans un texte qui s'interrogeait sur quelles choses rendraient possible une répétition d'Auschwitz. « L'idéal pédagogique de la rigueur (...). L'idée que la virilité consiste en ce point de résistance le plus élevé, a été pendant très longtemps l'image cachant un certain masochisme qui - comme l'a démontré la psychologie - frôle le sadisme avec tant de facilité » (Adorno, Consignas, Amorrortu, Buenos Aires, pag. 88). Ce sujet était très en vogue parmi nous suite aux déclarations d'un comique passé en politique. Cet homme avait expliqué que deux bons coups de bâton avaient fait de lui le porte-drapeau de son école (ce qui avait été démenti par ses professeurs).

Attention

Pesticides : La Mort est dans le pré


C'est un film percutant dont personne ne sortira indemne. Mais surtout un film qui dévoile un problème de santé publique autrement plus grave que le pourcentage de cheval roumain dans les lasagnes au bœuf. Un problème de santé publique probablement équivalent à celui de l'amiante, dont les victimes ont enfin été reconnues après plusieurs décennies de combat et de mépris de la part des autorités compétentes, complices de l'industrie. Ce drame, c'est celui vécu par les agriculteurs ou proches d'agriculteurs qui ont été au contact quotidien des pesticides, et qui contractent cancers, maladies neurologiques et autres saloperies susceptibles d'être fatales.

Le réalisateur Eric Guéret est allé à la rencontre de ces gens qui, dans la peine ou la maladie, se battent pour la justice et pour une agriculture plus respectueuse des hommes et de la terre : Caroline Chenet, éleveuse de 45 ans dont le mari a succombé à un lymphome ; Frédéric Ferrand, viticulteur de 41 ans victime d'un cancer de la vessie et de la prostate ; Paul François, contaminé par le « Lasso » de Monsanto et qui mène un combat juridique du pot de terre contre le pot de terre face à la multinationale ; enfin Denis Camuzet, éleveur du Jura qui, bien que paraplégique, voit son avenir dans la conversion en bio de son exploitation.

Comment en est-on arrivé là ? Chacun témoigne à la fois du manque total d'information des fournisseurs de produits, qui s'abstiennent bien d'alerter sur leur dangerosité, de l'inconscience durable des agriculteurs comme dans cette scène où les parents de Frédéric, également vignerons, parlent de l'aspersion des produits alors qu'ils étaient encore dans les vignes : « ça faisait l'effet d'une douche fraiche en plein été ». Et puis il y a dans toutes les bouches la reconnaissance de ce foutu sens du silence qui règne chez les paysans. Le paysan est solidaire de son voisin pour les travaux, mais n'évoque jamais ni les problèmes d'argent, ni les problèmes personnels, ni même ceux de santé, fierté oblige. Et dénoncer les pesticides est souvent perçu comme une forme de trahison face à quelque chose qui a permis à chacun d'augmenter ses rendements et de mieux vivre matériellement. Mais voilà, la maladie est là et avec elle la prise de conscience d'une énorme duperie criminelle. Et la prise de conscience est telle que certains avouent ne plus donner à leur famille la production de leur récolte, se limitant à ce qui sort du potager privé cultivé en bio. Désormais ces paysans interviewés ne se taisent plus et mènent un combat parfois désespéré : combat auprès de la Mutuelle Sociale Agricole pour faire reconnaître son cancer comme maladie professionnelle, combat contre les scientifiques stipendiés par l'industrie, combat pour changer de pratiques, un défi pour ceux que l'agro-industrie a coupés de tous leurs savoirs traditionnels. Et malgré le tragique de la situation, grâce à l'obstiné Denis Camuzet, l'éleveur qui veut devenir bio, ou à la victoire juridique de Paul François, ce film reste plein d'espoir dans la lutte.

Nuke

Fukushima : les habitants forcés au retour en zone contaminée

Image
© Toru Hanai/Reuters
Un réfugié nucléaire prie devant la tombe de sa famille morte durant le tsunami
Les 120 000 déplacés nucléaires de Fukushima font face à des pressions gouvernementales croissantes pour retourner vivre dans les zones pourtant fortement contaminées. Alors que la centrale ravagée continue de déverser sa radioactivité, le gouvernement japonais, farouchement pro-nucléaire, veut donner l'illusion d'un retour à la normale.

« Ma maison est inhabitable. Elle est beaucoup trop radioactive. » Assis en tailleur sur son tatami, M. Nakano, 67 ans, ouvre son quotidien local à la page qui donne chaque jour, comme si c'était la météo, les taux de radioactivité de chaque hameau situé autour de la centrale dévastée de Fukushima Daiichi. Au feutre rouge, il a dessiné un point devant le taux de son village : 14,11 μSv/h. « C'est très élevé et très dangereux. En plus, c'est une mesure officielle, à laquelle je ne fais pas confiance. Je pense que la radioactivité y est en réalité encore plus forte. »

Evil Rays

De bonnes vacances à l'ombre du wifi...

Image
© Inconnu
Ou comment utiliser l'addiction à internet des touristes pour faire sensibiliser aux risques pour la santé d'une trop longue exposition aux rayons du soleil sur la plage.

Si vous avez la curieuse idée cet été d'aller rechercher le soleil en Belgique, sachez que vous aurez peut-être la chance de tomber sur une plage où du WiFi gratuit sera offert aux vacanciers qui ne souhaitent pas pourtant se déconnecter. RTL rapporte que l'initiative Shadow WiFi née au Pérou d'un partenariat avec la Ligue contre le cancer sera importée sur les plages belges.

Shadow Wifi est une borne Wifi géante installée sur certaines plages, qui se dresse à environ 10 mètres de hauteur, et qui a la particularité de n'offrir le Wifi qu'à l'ombre qu'elle projette. A l'intérieur de l'immense structure se cache un hotspot Wifi qui n'émet qu'à travers une antenne directionnelle, elle-même dirigée vers l'ombre grâce à un moteur qui suit le déplacement du soleil tout au long de la journée. Dès que les internautes ne sont plus à l'ombre, le Wifi n'est plus accessible, ce qui les oblige à se déplacer continuellement pour rester protégé du soleil.

Commentaire: Une Ligue contre le cancer qui promeut sans états d'âme des borne wifi génératrices d'ondes nuisibles pour la santé...


Gear

La Grèce a choisi la pilule rouge

Image
© Inconnu
La Grèce a choisi la pilule rouge. Quant à Angela Merkel… quelle pilule choisira-t-elle ?
Au ballet des conséquences... L'heure du choix pour le pouvoir européen, les options d'Angela Merkel, François Hollande en position de pivot.

La Grèce a voté. Les Grecs ont choisi de ne pas céder à l'injonction des Institutions, derrière elles des principaux pays créditeurs, d'avoir à voter Oui sous peine d'expulsion de l'Euro. Ils placent les créditeurs au pied du mur et c'est à eux maintenant de prendre position : sont-ils vraiment prêts à utiliser la BCE pour effondrer le système financier grec et ainsi expulser la Grèce de l'eurozone contre son gré ?

Europe et Démocratie

La question démocratique a été tranchée. La BCE avec soutien de l'Eurogroupe aligné sur la position allemande avait organisé la fermeture des banques et le début de paralysie de l'économie grecque la semaine dernière afin d'inciter les Grecs à "bien" voter. Manipulation et agression économique devaient faire peur aux Grecs et leur mettre le couteau sous la gorge.

Family

Oxi, a dit la Grèce

Image
© Inconnu
Le vote grec au référendum du dimanche 5 juillet, estimé à 60% en faveur du Non ce soir à 21h,est un très grand succès, que nous voudrions ici pour notre part saluer comme il se doit.

- un très grand succès pour Alexis Tsipras son gouvernement et plus généralement Syrisa. Ils avaient remis leur destins politiques dans les mains du peuple. Or qui sait quel choix un électorat peut finalement adopter, surtout lorsqu'il est travaillé par les puissants lobbies de l'argent, de l'Union européenne et de l'Amérique, lobbies qui avaient tous intérêt à voir la Grèce rester ingouvernable afin de pouvoir continuer à la manipuler.

- un très grand succès pour le peuple grec. Au lieu de rester enfermés dans une mentalité d'assistés, vivant des pourboires, du tourisme et des fraudes fiscale, les grecs vont subitement pouvoir s'enorgueillir d'être devenus les héros d'une lutte qui promet d'être homérique. Ce sera une lutte pour la démocratie, pour l'indépendance diplomatique, pour l'investissement productif et plus généralement pour l'Europe toute entière. Pas l'Europe des institutions communautaires téléguidées en permanence par Wall Street et Washington, avec de puissants relais à Berlin et même à Paris, mais d'une Europe au sein de laquelle se retrouveront notamment les gauches alternatives européennes, celle de Podemos en Espagne ou de ses équivalents encore à prendre forme en Italie voire en France.

Commentaire: Bien difficile, au final, de distinguer le prévu de l'imprévu... L'évènement grec semble malgré tout apporter comme un flottement, une stase. Pour le moins, une occasion riche en possibilités, quelles qu'elles soient ; aux potentialités bien plus variées et humainement viables que si le « oui » l'avait emporté.


Family

Crise grecque, les suites du référendum, que peut-il se passer maintenant

Image
© Inconnu
1. Pourquoi ce conflit entre Grèce et Institutions ?

Les Institutions - anciennement : « Troïka » - sont l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, qui exercent une tutelle sur le gouvernement grec depuis 2010, laquelle tutelle fut acceptée par la Grèce en échange de la prise en charge de l'essentiel de sa dette publique par les autres États participant à l'euro.

A partir de 2010 et en plusieurs étapes, les États membres de l'eurozone ont racheté la plus grande partie de la dette publique grecque aux banques européennes qui avaient prêté à l'État grec, si bien que les Etats européens sont créanciers de la Grèce pour presque les trois quarts de sa dette publique, soit environ 230 milliards parmi 320. Cette opération a permis du point de vue des banques créditrices de substituer à un emprunteur défaillant - l'État grec - des emprunteurs solvables - les autres États européens, protégeant les banques du plus gros des conséquences de leurs erreurs c'est-à-dire avoir prêté de manière irresponsable de même que la Grèce s'endettait de manière irresponsable, en échange de quoi leur a été demandé seulement de renoncer à une faible partie de leur créance. C'est ainsi que les banques ont été mises à l'abri, et les contribuables européens à leur place.