Enfant de la Société
Carte


V

Des milliers de personnes ont recréé la scène de fin du film V pour Vendetta en marchant devant le Parlement anglais


Souviens-toi du 5 Novembre 2012 ! 9000 Anonymous se sont retrouvés face au Parlement d'Angleterre pour le #5Nov @ London pour l'opération Vendetta.

Remember the Vth of November !
Che Guevara

Espagne : PODEMOS, le parti atypique

© Inconnu
Séisme politique ? Pour la première fois en Espagne, un sondage met en tête le nouveau parti Podemos (« Nous pouvons ») issu du mouvement des Indignés. A un an des législatives, le parti est crédité de 27,7 % des intentions de vote, selon un sondage publié par El Pais le 2 novembre [1]. Soit 17 points de plus qu'en septembre ! Cet engouement se fait au détriment des partis traditionnels, qui dirigent le pays depuis la transition démocratique de 1978 : le Parti socialiste (PSOE) perd 4,7 points en un mois, et le Parti populaire (PP), actuellement au pouvoir, perd près de 10 points, chutant à 20% d'intention de vote, alors qu'il était en tête avec 44% des voix aux dernières élections législatives de 2011.

Podemos, né il y a moins d'un an, a fait une entrée remarquée dans l'échiquier politique lors des élections européennes en mai dernier, avec près de 8 % de voix (1,2 million de suffrages). Ses cinq députés européens ont rejoint le groupe de la Gauche Unie européenne. Difficile de dire si cet engouement va durer. Pour El Pais, ce sondage, réalisé la semaine où de nouveaux scandales de corruption concernant le Parti Populaire ont été révélés, montre surtout le ras-le-bol citoyen face à ces dérives. Une situation inacceptable alors que le chômage est toujours de 24 %, et que le PIB est toujours en recul de 9 % par rapport à son niveau de 2008 [2]. Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, 36 ans, est le seul dirigeant politique à être noté positivement par l'opinion publique.
Cell Phone

Documentaire : les secrets inavouables de nos téléphones portables


Pour cette deuxième émission de la rentrée, zoom sur le marché des téléphones portables. Pendant un an, l'équipe a enquêté sur les conditions de fabrication de cet appareil du quotidien, produit de très grande consommation puisqu'un Français consulte en moyenne 150 fois par jour son portable. 1,8 milliard d'exemplaires sont vendus à travers le monde chaque année. Ce marché rapporte des sommes gigantesques aux entreprises du secteur, devenus des empires économiques. En Chine, un journaliste a filmé en caméra cachée les conditions de travail des salariés d'un des plus gros sous-traitants de l'industrie du mobile, pour la plupart des enfants. En République démocratique du Congo, rencontre avec ceux qui extraient le tantal - minerai qui entre dans la composition des téléphones - parfois pour le compte des rebelles armés.
People

Élections du 2 novembre : la Novorussie, une ou unie, existe et a démontré sa légitimité

Quoi que l'on veuille penser du referendum sur la souveraineté tenu le 11 mai dans les provinces de Donetsk et Lougansk, en réaction à leur exclusion par le nouveau régime issu du coup d'État du 22 février à Kiev, à sa déclaration de guerre et à l'envoi de l'armée ukrainienne le 12 avril pour expulser leurs populations, son résultat a été largement confirmé par le taux de participation aux élections du 2 novembre.

Alexander Zakharchenko, le Premier ministre sortant, a remporté les élections à la tête de la République populaire de Donetsk, avec plus de 80 % des voix

Ce taux contraste d'ailleurs singulièrement avec le désintérêt électoral manifesté par la population des zones contrôlées par le nouveau régime kiévien, tant dans les régions de l'ouest (Transcarpathie et Galicie) ayant proclamé leur indépendance que dans les régions de l'est (Kharkov, Dniepropetrovsk et Zaporogie) et du sud (Odessa et Kherson) qui se considèrent occupées et même dans le centre-nord (Kiev), où une fraction importante de la population soutient pourtant la politique pro-germanique et anti-slave, à défaut de vraiment sympathiser avec le nouveau régime qui la mène. Pour caricaturer, le taux d'abstention, le 26 octobre, dans les régions d'ex-Ukraine contrôlées par le BandeReich, ressemble au taux de désintérêt des scrutins parlementaires européens.
Nuke

Centrale nucléaire du Bugey, dans l'ain : anomalie et dégagement de fumée

© Laurent Thevenot
Pas moins de dix-sept camions de pompiers ont convergé lundi matin peu après 8 heures vers la centrale nucléaire de Bugey à la suite d'un déclenchement d'une alarme et à un dégagement de fumée.Le bâtiment a dû être évacué temporairement, les personnels regagnant leur poste de travail vers 10 heures. L'incident a été provoqué par le contact entre un tuyau et un câble électrique.
Magnify

Quand les flics se déguisent en casseurs

© Vladimir Slonska-Malvaud
La police se déguise de plus en plus en « casseurs », dont l'image violente est utilisée ensuite par les médias. Samedi après-midi, une nouvelle manifestation s'est tenue à Nantes suite à la mort de Rémi Fraisse. Les provocations policières ont rapidement donné lieu à des affrontements, alors que la manifestation était majoritairement pacifique. Et les policiers en civil, déguisés en manifestants, jouent un rôle trouble.

Samedi 1er novembre, à Nantes, la manifestation en hommage à Rémi Fraisse, militant écologiste tué par une grenade explosive de la gendarmerie le 26 octobre 2014 sur le lieu du barrage de Sivens, dans le Tarn, a une nouvelle fois donné lieu à un déchaînement de brutalités policières contre les 1.500 manifestants présents, dans leur grande majorité non violents.

Avant même le début de la manifestation, la quasi-totalité de la presse locale titrait sur les violences à venir, fournissant la liste du vocabulaire de circonstance - « casseurs », « dégradations », « guérilla urbaine » - et déroulant la litanie des lamentations de commerçants et de Nantais nécessairement « excédés » par les événements. La précédente manifestation nantaise pour Rémi Fraisse, lundi 27 octobre, avait, il est vrai, fourni du grain à moudre aux annonciateurs de désastres : vitrines et banques démolies devant des policiers passifs. Les petits commerces avaient été globalement épargnés.
Che Guevara

Espagne : PODEMOS devient le premier parti du pays en intentions de votes

© Inconnu
Ce billet est un complément à l'excellente synthèse d'Alfred Ledingue sur la situation actuelle de l'Espagne, embourbée dans une crise profonde ( 52 % de sa jeunesse au chômage, apparition de la grande pauvreté,etc...) et plongée depuis plusieurs années dans une série d'affaires de corruption qui démontrent chaque jour qu'il ne s'agit pas de simples cas isolés mais de dérive d'une génération politique corrompue dont les représentants ont été achetés par les grandes puissances financières nationales et internationales.

Dans ce contexte, et face au discrédit des partis qui ont gouverné pendant 3 décennies ce pays, le parti PODEMOS né des plateformes citoyennes et du mouvement du 15-M apparaît comme la seule forme de regénerer toute une classe politique corrompue jusqu'à la moelle et dont on n'a aucune raison de penser qu'elle est à même de se corriger.

Le sondage metroscopie publié par EL PAIS aujourd'hui dimanche 2 Novembre va provoquer un petit séisme car pour la première fois dans l'histoire de l'Espagne et d'un pays européen, un parti anti-système engrange le plus grand nombre d'intentions de votes.
Eiffel Tower

France : les réformes, au son du pipeau

© Inconnu
Pas de doute, question réformes, on est servi. Il ne se passe pas une semaine sans que l'exécutif, frétillant dans tous les sens comme un chihuahua cocaïnomane au milieu d'un champ de tir, n'annonce une nouvelle fournée de lois et l'ambitieux projet de réformer ceci ou cela, avec force moulinets, autant pour épater le petit peuple que les médias et, plus importants, le reste du monde, penché sur le cas français comme il le ferait au chevet d'un grand malade. Malheureusement, en réalité, c'est, au sens littéral, un véritable feu d'artifices.

Artifices comptables, artifices politiques, artifices économiques, toute la panoplie d'expédients à la petite semaine est de sortie pour tenter de faire croire que le gouvernement n'est pas en surplace frénétique et agité et qu'il y a bien une direction à la gigue nerveuse qu'il impose au pays.

Et il suffit de revenir sur quelques unes des récentes annonces tonitruantes et de les mettre en face de la réalité pour se rendre compte de l'écart. Je ne reviendrai que très rapidement sur les soi-disant économies que l'État aurait faites. Entre les dépenses publiques de l'État central qui continuent de grimper, et celle des collectivités territoriales qui explosent carrément, on peut se dire que la réduction des achats de trombones, de papier et de cartouches d'encre n'a pas suffi à compenser les milliers d'emplois « aidés » (i.e. subventionnés), les renouvellements enthousiastes de départs à la retraite ou les embauches via tous les types de contrats possibles dans la fonction publique (territoriale ou hospitalière notamment). Bref, l'austérité a durement frappé les fournitures et la papeterie, mais on reste loin du compte.
Smiley

Le lobbyiste Bernard-Henri Lévy hué à Tunis

Le 31 octobre au soir, des manifestants ont tenté de s'opposer à la venue en Tunisie du très médiatique Français, Bernard-Henri Lévy (BHL), promoteur de guerres en Europe et au Proche-Orient. L'homme est considéré par la presse française comme un « grand humaniste et intellectuel », elle le présente même comme un « philosophe ».

« BHL dégage ! » et « Non aux intérêts sionistes en Tunisie ! » étaient les slogans les plus scandés à l'aéroport international de Tunis-Carthage, après que la nouvelle du voyage de Bernard-Henri Lévy s'était répandue sur les réseaux sociaux.

Me Abdelaziz Essid a annoncé sur ShemsFM sont intention de saisir le procureur de la République de manière à déterminer qui avait invité le lobbyiste. Pour cet avocat franco-tunisien, la venue du lobbyiste constitue un « danger pour la sécurité nationale » en raison de ses « positions contre les intérêts des peuples arabes ».
Bomb

Ces petites révoltes qui mettent le feu aux poudres

© Inconnu
En 2014, la violence d'État est devenue la norme. Pour les manifestants de Sivens, les bonnets rouges ou les militants de la Manif pour tous, la liberté est devenue l'exception.

La dernière fois qu'un fonctionnaire de police a été tué dans un attroupement armé, c'était à Montredon-des-Corbières, à côté de Narbonne, en 1976, au cours d'une énième révolte de vignerons. Décharges de chevrotine contre rafales de MAT 49 : des hommes tombent, dont un - le commandant de la Compagnie républicaine de sécurité - ne se relèvera jamais. Son dernier ordre de chef lucide a été de faire cesser le feu, faire cesser le drame. Affrontement d'homme à homme, bref et brutal, les armes à la main, au lendemain de la guerre d'Algérie.

La dernière fois qu'un manifestant a été tué, c'était à Sivens, le 27 octobre 2014. 40 ans séparent ces deux morts tragiques et une chose est frappante : la disproportion flagrante entre « l'agression » et la riposte mortelle des forces de l'ordre. Grenades offensives contre pétards. Casques lourds contre cailloux. Salaires, repos compensateur et retraites garanties contre bénévolat militant. Quel est donc cet ennemi contre lequel on peut dégoupiller, en France, une grenade offensive, c'est-à-dire une arme destinée à réduire, par la manœuvre et le feu, un ennemi armé et retranché ? Le manifestant n'est-il plus un citoyen dont il faut protéger le droit de manifester ? Est-il devenu un ennemi des forces de l'ordre ? Comme si la notion même de liberté et de légitime défense pouvait échapper à ceux qui devraient en être les gardiens et dépositaires ultimes.
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