Enfant de la Société
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Che Guevara

USA : la révolte contre l'Etat policier se poursuit suite à un autre assassinat policier

Avec la multiplication des bavures policières à l'encontre de Noirs américains, le mouvement de protestation prenait de l'ampleur vendredi provoquant à nouveaux des débats sur la question raciale.

Aux trois Noirs sans arme tués ces récents mois par des policiers blancs, s'est ajouté le cas d'un Noir de l'Arizona (sud-ouest) non armé, abattu à bout portant, dans un corps à corps avec un officier qui voulait l'interpeller.

New York préparait en outre vendredi les funérailles d'un jeune Noir abattu par un policier à Brooklyn le 20 novembre alors qu'il n'était pas non plus armé.

Ces bavures ont fait descendre dans la rue des milliers d'Américains qui protestent contre l'impunité dont ont jusqu'ici bénéficié les policiers responsables.

Plus de 200 personnes ont été arrêtées dans la nuit de jeudi à vendredi à New York lors d'une seconde nuit de manifestations après la décision d'un grand jury de ne pas poursuivre un policier.

"La vie des Noirs compte", "le racisme tue", ou encore "Ferguson est partout". Derrière des pancartes de défense des droits civiques, des milliers de personnes ont manifesté à New York mais aussi dans d'autres grandes villes américaines comme Chicago, Boston, Philadelphie, Baltimore ou Washington, où elles ont paralysé le trafic automobile près de la Maison Blanche.
Robot

La méta-dictature des systèmes informatisés

© Inconnu
Les systèmes informatisés ont envahi toutes nos sociétés, à toutes les échelles. À l'échelle sociale, la plupart des enseignements, la plupart des systèmes de production, tous les moyens de transports allant des automobiles aux navires et aux avions, utilisent des systèmes informatisés qui évaluent de façon continue leurs propres situations et proposent ou prennent de manière autonome des décisions d'action selon l'état courant de leur environnement. De l'autre côté, à l'échelle de l'individu, une quantité de petits systèmes sont également informatisés, en allant des innombrables jeux des enfants qui manipulent leurs tablettes, jusqu'à l'adulte qui ne cesse de communiquer sur ses smartphones pendant les transports et sur ses ordinateurs à son travail et chez lui, communications avec des humains ou avec des avatars.

On va vers la maison pervasive, où tout est connecté, de la cuisine au salon et à la chambre, en passant par la douche, système totalement enveloppant qui doit « satisfaire » ceux qui sont dans la maison en évaluant leurs postures, leurs actions et réactions par de multiples capteurs, dont des caméras, pour modifier tout ce qui doit l'être afin de les placer dans un environnement considéré comme adapté à leurs états courants. On va jusqu'à porter des montres et des lunettes intelligentes, ainsi que des vêtements intelligents insérant de petits systèmes fiables résistant aux lavages, ceci afin que l'individu soit sans cesse en communication, et évidemment contrôlé. On est donc dans un monde où des appareils électroniques très informatisés permettent de communiquer pour réaliser des actions, pour donner des conseils, pour prendre les initiatives satisfaisantes que l'individu a oublié de prendre, individu qui voit aussi venir des robots plus ou moins humanoïdes, qui font les travaux durs ou répétitifs et qui remplacent de plus en plus les opérateurs humains.

Commentaire: En droite ligne du présent article :

- Stephen Hawking, l'intelligence artificielle et la fin de l'espèce humaine

Wine n Glass

Relaxe du viticulteur qui avait refusé d'épandre des pesticides

© Sophie Chapelle / Basta !
« C'est une victoire de la mobilisation citoyenne ». Ce sont les premiers mots de soulagement lancés par Emmanuel Giboulot à la sortie du palais de justice de Dijon ce 4 décembre. La Cour d'appel vient de prononcer sa relaxe au terme d'une bataille remontant à juin 2013. A l'époque, ce viticulteur bio refuse de se plier à un arrêté préfectoral l'obligeant à épandre un insecticide pour lutter contre une maladie de la vigne, la flavescence dorée (lire l'article de Basta ! ayant révélé l'affaire). Aucun foyer de la maladie n'est à ce moment là identifié dans son département, la Côte d'Or. Mais le vigneron encourt jusqu'à six mois de prison et 30 000 euros d'amende.

Condamné en première instance le 7 avril dernier à 1000 euros d'amende, dont la moitié avec sursis, Emmanuel Giboulot décide de faire appel. La Cour a finalement invalidé l'arrêté préfectoral obligeant à traiter les vignobles. « Il n'avait pas été approuvé par le ministre de l'Agriculture et surtout le caractère d'urgence n'était pas démontré. C'est ce que nous défendions », se réjouit Benoist Busson, l'avocat du viticulteur auprès du journal Le Monde. Cette affaire a relancé la mobilisation contre les pesticides et marque probablement un tournant pour la profession viticole.
Red Flag

Les accords commerciaux criminalisent les semences de ferme

Quoi de plus normal que de conserver les semences d'une saison à l'autre ? Après tout, c'est bien comme ça que nous faisons pousser les plantes dans nos fermes et nos jardins. Et pourtant, du Guatemala au Ghana, du Mozambique à la Malaisie, cette pratique courante est transformée en délit, pour permettre à une demi-douzaine de grandes multinationales de faire des semences une propriété privée et d'en tirer de l'argent.

Mais les gens réagissent et dans plusieurs pays, la mobilisation populaire force déjà les gouvernements à mettre les plans de privatisation des semences en attente.

GRAIN présente un set de données actualisé (en anglais seulement)qui illustre comment les accords de soi-disant libre-échange (les ALE)sont en train de privatiser les semences dans le monde entier.

Les accords commerciaux sont devenus l'outil idéal pour les gouvernements, qui travaillent main dans la main avec les lobbies des grandes entreprises, pour faire passer les nouvelles règles destinées à restreindre le droit des paysans à se servir des semences. Jusqu'à relativement récemment, le plus important de ces accords était l'Accord de l'Organisation mondiale du Commerce (l'OMC) sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC). Adopté en 1994, l'accord sur les ADPIC était, et c'est encore le cas, le premier traité international à établir des normes mondiales pour les droits de « propriété intellectuelle » concernant les semences.1 Le but est de garantir que des sociétés comme Monsanto ou Syngenta, qui dépensent de l'argent pour la sélection végétale et le génie génétique, puissent contrôler ce qui arrive à leurs semences en empêchant les agriculteurs de les réutiliser, ce qui ressemble fort aux procédés employés par Hollywood ou Microsoft pour essayer d'empêcher les gens de copier ou de partager les films ou les logiciels en attachant des verrous juridiques ou technologiques à leurs produits.
Clipboard

Pétition contre le traité transatlantique : un million de signatures

Une pétition contre les négociations commerciales entre l'Union européenne et les États-Unis sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) a récolté un million de signatures, rapporte jeudi BBC News.

Les auteurs de la pétition, qui a été publiée sur le site Stop TTIP, estiment que des partenariats « contestables », tels que le TTIP ou le CETA, conclu entre l'UE et le Canada, donneront un « pouvoir inédit aux transnationales », tout en fragilisant « la démocratie et la suprématie de la loi », ainsi que l'environnement et les droits des consommateurs.
Robot

Stephen Hawking, l'intelligence artificielle et la fin de l'espèce humaine

Traduction partielle : SOTT

Terminator
© Warner Bros. Pictures
Le britannique Stephen Hawking, professeur, physicien théoricien et cosmologiste, est universellement connu, et aussi bien dans le champ de la science pure que dans celui de la communication, à cause de ses travaux et des conditions extraordinaires de son état de santé où il effectue ses travaux.

L'article du Wikipédia qui lui est consacré indique sur ce dernier point que « Hawking souffre d'une dystrophie neuromusculaire qui est attribuée à une sclérose latérale amyotrophique (SLA) ; sa maladie a progressé au fil des ans et l'a laissé presque complètement paralysé».

Nous parlons par conséquent d'un très grand savant qui présente des caractéristiques extraordinaires dans sa vie personnelle, suffisamment pour en faire également un personnage hors du commun pour l'« image » que véhicule la communication, qui lui donne une notoriété supplémentaire considérable hors du champ de la science pure. La conséquence est que ce trait fondamental de sa vie personnelle en fait, en plus de ce qu'il est dans sa fonction réelle, un personnage intensément médiatique à l'image des « people » dont la communication est si friande, dans notre société où le système de la communication véhiculant le sensationnalisme s'empare de tous les sujets pour les faire intervenir puissamment dans la perception que nous avons de la gloire factice ou de la destinée catastrophique du Système.
Dollars

Black Friday : autoportrait d'une civilisation en déclin

C'est une dépêche AFP du jour qui nous en apprend long, très long sur la réalité de ce que notre pauvre monde est devenu. Peut-on encore parler de « civilisation » lorsque l'on voit les comportements de masse dans ces temples de la consommation ? Peut-on parler encore de « civilisation » lorsque vous visionnerez cette autre vidéo courte d'ailleurs qui compare les images entre le « Black Friday » de 1983 et celui de 2014 ? Image d'une réalité cruelle. Autoportrait saisissant de nos propres sociétés.

Mais avant de voir ces images, revenons à notre dépêche AFP.

« Le « Black Friday » qui voit les consommateurs américains se précipiter sur les magasins offrant des soldes monstres après la fête de Thanksgiving, n'a plus de vendredi que le nom puisqu'il commence désormais dès les jours précédents. »

« La tradition de ce « vendredi noir » veut que les Américains profitent du pont de la Thanksgiving, qui tombe le dernier jeudi de novembre, pour se livrer à une orgie d'achats dans les magasins qui cassent les prix pour l'occasion. Au premier rang des marchandises convoitées figurent l'électronique et l'habillement. »
Che Guevara

Espagne : manifestation contre l'austérité et la classe politique

© Pierre-Philippe Marcou. AFP
Des manifestants effectuent une marche baptisée "Marche pour la dignité" à Madrid afin de protester contre l'austérité, le 29 novembre 2014
Des milliers de personnes sont descendues samedi dans la rue à Madrid, Barcelone et d'autres villes en Espagne pour protester contre l'austérité que la classe politique «corrompue» leur a imposée et la misère qui les frappe encore de plein fouet.

« Du pain, un toit, un travail » : une grande banderole a été déployée par les manifestants près du musée du Padro à Madrid. Ils marchent en direction du centre à l'appel de syndicats, partis de gauche, plateformes citoyennes et collectifs de défense des services publics notamment. « Ni chômage ni exil ni précarité. Marchons, marchons pour la dignité », ou encore « Si se puede, si se puede! » (Oui, c'est possible !), scande la foule en écho au « Yes we can » de Barack Obama en 2008.

« C'est quoi cet oiseau ? » demande une fillette en montrant du doigt un grand volatile fabriqué avec des sacs en plastique. « Un, corbeau, non, un vautour », répond la mère. « Comme les politiques? », interroge la petite.

Commentaire: Concernant les soubresauts qui agitent la société espagnole :

- Espagne : PODEMOS, le parti atypique
- Espagne : PODEMOS devient le premier parti du pays en intentions de votes
- Les fonds vautours qui dépècent l'Argentine se jettent sur l'Espagne
- La plus grande manifestation de l'histoire récente de l'Espagne

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Petite revue de l'intoxication climatique

© Inconnu
Je me souviens que ma vieille 4L faisait de l'autoallumage, un phénomène désagréable car je me demandais si le moteur allait finir par s'arrêter un jour. C'est exactement le même phénomène qui se produit depuis quelques années à propos du changement climatique, un auto-entretien de l'imposture de l'effet de serre, de la dangerosité du CO2, de la montée des températures et du niveau des océans, de la disparition des ours polaires et des coraux et toutes ces calamités à cause de l'accroissement inexorable et incontrôlable de la population humaine, surtout « les plus pauvres » comme osent le proclamer les écolos en particulier en Suisse (voir un précédent billet). Il ne faut pas faire retomber la pression psychologique sur les masses et comme le Docteur Coué l'avait bien formulé, c'est à force de répéter une vérité (ou une contre-vérité) qu'on finit par convaincre son auditoire. Week-end de Thanksgiving oblige, les sites américains d'information scientifique sont resté figés et j'en ai profité pour faire une petite revue de l'intoxication climatique et c'est édifiant !

Enfin le réchauffement tant attendu arrive, on est rassuré puisque depuis plus de 17 ans les observations infirmaient les prédictions de l'IPCC :
Snakes in Suits

France : RSI, URSSAF, où les exemples d'une administration malade

© Inconnu
La situation économique française est un peu tendue, mais cela n'empêche pas chaque Français, conscient du problème, de travailler à l'améliorer. Ceci nécessite bien sûr un gouvernement de winners, mais cela passe aussi par des organismes sociaux mus par la rage de donner à tous un service irréprochable à des prix défiant toute concurrence. Et quand on parle de rage, difficile de ne pas évoquer le RSI et l'URSSAF.

Le RSI, pour ceux qui l'ignoreraient encore, est cette nébuleuse d'organismes d'assurance (santé, retraite) issue de la fusion des différentes caisses de protection sociale des chefs d'entreprises, artisans et commerçants. La fusion, qui devait au départ permettre de rationaliser les traitements des cotisations de ces différentes professions, et donc, d'y voir plus clair en ce qui concerne maladie, chômage et retraite, aura finalement abouti à la création d'un gros monstre froid dont les éructations, généralement sous forme d'injonctions diverses au sabir légal douteux, se font tous les jours plus incompréhensibles.

De son côté, l'URSSAF est devenu, avec le temps, le bras armé de la sécurité sociale chargé de récolter les cotisations, au besoin en utilisant la force que lui confère l'habitude, un monopole basé sur des bases légales de plus en plus floues et la soumission des moutontribuables qui payent pour tout ça.
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