Enfant de la Société
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People

Élections du 2 novembre : la Novorussie, une ou unie, existe et a démontré sa légitimité

Quoi que l'on veuille penser du referendum sur la souveraineté tenu le 11 mai dans les provinces de Donetsk et Lougansk, en réaction à leur exclusion par le nouveau régime issu du coup d'État du 22 février à Kiev, à sa déclaration de guerre et à l'envoi de l'armée ukrainienne le 12 avril pour expulser leurs populations, son résultat a été largement confirmé par le taux de participation aux élections du 2 novembre.

Alexander Zakharchenko, le Premier ministre sortant, a remporté les élections à la tête de la République populaire de Donetsk, avec plus de 80 % des voix

Ce taux contraste d'ailleurs singulièrement avec le désintérêt électoral manifesté par la population des zones contrôlées par le nouveau régime kiévien, tant dans les régions de l'ouest (Transcarpathie et Galicie) ayant proclamé leur indépendance que dans les régions de l'est (Kharkov, Dniepropetrovsk et Zaporogie) et du sud (Odessa et Kherson) qui se considèrent occupées et même dans le centre-nord (Kiev), où une fraction importante de la population soutient pourtant la politique pro-germanique et anti-slave, à défaut de vraiment sympathiser avec le nouveau régime qui la mène. Pour caricaturer, le taux d'abstention, le 26 octobre, dans les régions d'ex-Ukraine contrôlées par le BandeReich, ressemble au taux de désintérêt des scrutins parlementaires européens.
Nuke

Centrale nucléaire du Bugey, dans l'ain : anomalie et dégagement de fumée

© Laurent Thevenot
Pas moins de dix-sept camions de pompiers ont convergé lundi matin peu après 8 heures vers la centrale nucléaire de Bugey à la suite d'un déclenchement d'une alarme et à un dégagement de fumée.Le bâtiment a dû être évacué temporairement, les personnels regagnant leur poste de travail vers 10 heures. L'incident a été provoqué par le contact entre un tuyau et un câble électrique.
Magnify

Quand les flics se déguisent en casseurs

© Vladimir Slonska-Malvaud
La police se déguise de plus en plus en « casseurs », dont l'image violente est utilisée ensuite par les médias. Samedi après-midi, une nouvelle manifestation s'est tenue à Nantes suite à la mort de Rémi Fraisse. Les provocations policières ont rapidement donné lieu à des affrontements, alors que la manifestation était majoritairement pacifique. Et les policiers en civil, déguisés en manifestants, jouent un rôle trouble.

Samedi 1er novembre, à Nantes, la manifestation en hommage à Rémi Fraisse, militant écologiste tué par une grenade explosive de la gendarmerie le 26 octobre 2014 sur le lieu du barrage de Sivens, dans le Tarn, a une nouvelle fois donné lieu à un déchaînement de brutalités policières contre les 1.500 manifestants présents, dans leur grande majorité non violents.

Avant même le début de la manifestation, la quasi-totalité de la presse locale titrait sur les violences à venir, fournissant la liste du vocabulaire de circonstance - « casseurs », « dégradations », « guérilla urbaine » - et déroulant la litanie des lamentations de commerçants et de Nantais nécessairement « excédés » par les événements. La précédente manifestation nantaise pour Rémi Fraisse, lundi 27 octobre, avait, il est vrai, fourni du grain à moudre aux annonciateurs de désastres : vitrines et banques démolies devant des policiers passifs. Les petits commerces avaient été globalement épargnés.
Che Guevara

Espagne : PODEMOS devient le premier parti du pays en intentions de votes

© Inconnu
Ce billet est un complément à l'excellente synthèse d'Alfred Ledingue sur la situation actuelle de l'Espagne, embourbée dans une crise profonde ( 52 % de sa jeunesse au chômage, apparition de la grande pauvreté,etc...) et plongée depuis plusieurs années dans une série d'affaires de corruption qui démontrent chaque jour qu'il ne s'agit pas de simples cas isolés mais de dérive d'une génération politique corrompue dont les représentants ont été achetés par les grandes puissances financières nationales et internationales.

Dans ce contexte, et face au discrédit des partis qui ont gouverné pendant 3 décennies ce pays, le parti PODEMOS né des plateformes citoyennes et du mouvement du 15-M apparaît comme la seule forme de regénerer toute une classe politique corrompue jusqu'à la moelle et dont on n'a aucune raison de penser qu'elle est à même de se corriger.

Le sondage metroscopie publié par EL PAIS aujourd'hui dimanche 2 Novembre va provoquer un petit séisme car pour la première fois dans l'histoire de l'Espagne et d'un pays européen, un parti anti-système engrange le plus grand nombre d'intentions de votes.
Eiffel Tower

France : les réformes, au son du pipeau

© Inconnu
Pas de doute, question réformes, on est servi. Il ne se passe pas une semaine sans que l'exécutif, frétillant dans tous les sens comme un chihuahua cocaïnomane au milieu d'un champ de tir, n'annonce une nouvelle fournée de lois et l'ambitieux projet de réformer ceci ou cela, avec force moulinets, autant pour épater le petit peuple que les médias et, plus importants, le reste du monde, penché sur le cas français comme il le ferait au chevet d'un grand malade. Malheureusement, en réalité, c'est, au sens littéral, un véritable feu d'artifices.

Artifices comptables, artifices politiques, artifices économiques, toute la panoplie d'expédients à la petite semaine est de sortie pour tenter de faire croire que le gouvernement n'est pas en surplace frénétique et agité et qu'il y a bien une direction à la gigue nerveuse qu'il impose au pays.

Et il suffit de revenir sur quelques unes des récentes annonces tonitruantes et de les mettre en face de la réalité pour se rendre compte de l'écart. Je ne reviendrai que très rapidement sur les soi-disant économies que l'État aurait faites. Entre les dépenses publiques de l'État central qui continuent de grimper, et celle des collectivités territoriales qui explosent carrément, on peut se dire que la réduction des achats de trombones, de papier et de cartouches d'encre n'a pas suffi à compenser les milliers d'emplois « aidés » (i.e. subventionnés), les renouvellements enthousiastes de départs à la retraite ou les embauches via tous les types de contrats possibles dans la fonction publique (territoriale ou hospitalière notamment). Bref, l'austérité a durement frappé les fournitures et la papeterie, mais on reste loin du compte.
Smiley

Le lobbyiste Bernard-Henri Lévy hué à Tunis

Le 31 octobre au soir, des manifestants ont tenté de s'opposer à la venue en Tunisie du très médiatique Français, Bernard-Henri Lévy (BHL), promoteur de guerres en Europe et au Proche-Orient. L'homme est considéré par la presse française comme un « grand humaniste et intellectuel », elle le présente même comme un « philosophe ».

« BHL dégage ! » et « Non aux intérêts sionistes en Tunisie ! » étaient les slogans les plus scandés à l'aéroport international de Tunis-Carthage, après que la nouvelle du voyage de Bernard-Henri Lévy s'était répandue sur les réseaux sociaux.

Me Abdelaziz Essid a annoncé sur ShemsFM sont intention de saisir le procureur de la République de manière à déterminer qui avait invité le lobbyiste. Pour cet avocat franco-tunisien, la venue du lobbyiste constitue un « danger pour la sécurité nationale » en raison de ses « positions contre les intérêts des peuples arabes ».
Bomb

Ces petites révoltes qui mettent le feu aux poudres

© Inconnu
En 2014, la violence d'État est devenue la norme. Pour les manifestants de Sivens, les bonnets rouges ou les militants de la Manif pour tous, la liberté est devenue l'exception.

La dernière fois qu'un fonctionnaire de police a été tué dans un attroupement armé, c'était à Montredon-des-Corbières, à côté de Narbonne, en 1976, au cours d'une énième révolte de vignerons. Décharges de chevrotine contre rafales de MAT 49 : des hommes tombent, dont un - le commandant de la Compagnie républicaine de sécurité - ne se relèvera jamais. Son dernier ordre de chef lucide a été de faire cesser le feu, faire cesser le drame. Affrontement d'homme à homme, bref et brutal, les armes à la main, au lendemain de la guerre d'Algérie.

La dernière fois qu'un manifestant a été tué, c'était à Sivens, le 27 octobre 2014. 40 ans séparent ces deux morts tragiques et une chose est frappante : la disproportion flagrante entre « l'agression » et la riposte mortelle des forces de l'ordre. Grenades offensives contre pétards. Casques lourds contre cailloux. Salaires, repos compensateur et retraites garanties contre bénévolat militant. Quel est donc cet ennemi contre lequel on peut dégoupiller, en France, une grenade offensive, c'est-à-dire une arme destinée à réduire, par la manœuvre et le feu, un ennemi armé et retranché ? Le manifestant n'est-il plus un citoyen dont il faut protéger le droit de manifester ? Est-il devenu un ennemi des forces de l'ordre ? Comme si la notion même de liberté et de légitime défense pouvait échapper à ceux qui devraient en être les gardiens et dépositaires ultimes.
People 2

25.000 manifestants contre l'austérité à Athènes

© REUTERS
Vingt-cinq mille personnes, selon la police, ont manifesté samedi à Athènes contre l'austérité à l'appel du Pame, le Front des travailleurs proche du parti communiste.

"Nous ne sommes pas que des chiffres, nous méritons des conditions de vie humaine", ont scandé les manifestants place Syntagma, face au Parlement, à Athènes. Mille organisations syndicales représentant les secteurs public et privé de toute la Grèce se sont réunies samedi pour dénoncer qu'outre "les 1,5 millions de chômeurs officiels il y a plus de 500 000 employés qui ne sont pas payés depuis plusieurs mois" selon les banderoles déroulées par le Front des travailleurs.

"Il faut faire le choix politique de relancer la croissance, rouvrir les usines, créer des emplois, booster la consommation", a affirmé Gregoris Papadopoulos, 45 ans, ancien salarié de l'usine Coca-cola de Thessalonique (nord) fermée il y a un an. Pour Fotini Mitsakosta, enseignante venue de Livadia (centre) pour manifester à Athènes, "la crise n'est pas finie. Mon salaire a été baissé de plus de 40% depuis 2011, j'ai des dettes et je suis dans l'incapacité de payer les frais de scolarité de mes enfants".

Les centrales syndicales du privé et du public, la Gsee et l'Adedy, ont appelé à une grève générale le 27 novembre en Grèce, pour dénoncer la poursuite des mesures d'austérité dans le projet du budget d'État pour 2015. La Grèce s'est engagée auprès de ses créanciers à appliquer le plan d'assainissement de ses finances, dont le volet européen arrive à son terme d'ici à fin décembre.

Le projet de budget d'État 2015, qui doit être présenté au Parlement d'ici à fin novembre, prévoit des allégements fiscaux, mais il poursuit de manière générale la politique d'austérité et la réduction des dépenses publiques.
Bomb

Barrage de Sivens : une vingtaine de plaintes déposées contre les gendarmes depuis le 1er septembre

© AFP PHOTO / REMY GABALDA
Face à face entre un gendarme mobile et un opposant au projet du barrage de Sivens, photo prise le 9 septembre 2014 près de Gaillac, dans le Tarn
Selon le site Médiapart, une vingtaine de plaintes ont été déposées devant la justice depuis deux mois, par des opposants au projet de barrage de Sivens, dans le Tarn, en lien avec des violences supposées de gendarmes.

Une semaine après la mort de Rémi Fraisse, tué lors d'affrontements avec les forces de l'ordre dans la nuit du 25 au 26 octobre, ces plaintes et témoignages ont été recueillis vendredi sur place par les journalistes de Mediapart. Selon eux, ces témoignages montrent que les occupants de la zone humide du Testet ont été soumis à un régime de violence quotidien, confinant au harcèlement.

Des actes tels que : mise en danger de la vie d'autrui, destruction de biens personnels, tirs de Flashball, tirs tendus de grenades ou interpellations violentes.
Une vingtaine de plaintes ont été déposées devant la justice depuis le 1er septembre par des opposants au projet de barrage de Sivens.

Commentaire: En substance, pour ceux qui ne peuvent avoir accès à l'article de Médiapart, on y apprend que :

- c'est « deux mois de tension imposée par la préfecture du Tarn et les gendarmes aux habitants de la zone à défendre (ZAD), qui ont culminé en un quasi état de guerre le week-end dernier. »
- la plupart des plaintes mettent en cause le comportement des gendarmes mobiles, du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG), des gendarmes locaux et réservistes, et ceci pendant les interventions.
- que les plaintes concernent aussi des violences volontaires et menaces avec armes, sur courtes distances (flashball notamment)
- les manifestants sont confrontés au refus de dépôt de plainte
- que même des personnes âgées ont eu à subir les violences policières
- que des agresseurs extérieurs s'en prennent aux manifestants
- utilisation d'armes incapacitantes
- que même les personnes totalement pacifistes sont matraqués à même le sol
- dégradation volontaire des biens personnels des militants (voiture abimées)

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Barrage de Sivens : chantier suspendu

© AFP
Le chantier du barrage de Sivens est suspendu jusqu’à nouvel ordre
Contrairement à ce qui avait été prévu, aucun débat ni vote n'ont eu lieu au conseil général, la suspension ayant visiblement été entérinée lors de deux réunions préparatoires jeudi soir et vendredi matin.

Comme attendu, le conseil général du Tarn a suspendu vendredi le chantier du barrage de Sivens, sans fixer de date butoir, cinq jours après la mort d'un manifestant lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. « Le drame intervenu dans la nuit de samedi à dimanche conduit l'assemblée départementale à prendre acte de l'impossibilité de poursuivre toute activité liée au déroulement du chantier sur le site de Sivens », a déclaré le président socialiste du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, lors d'un discours au conseil général du Tarn à Albi.

Contrairement à ce qui avait été prévu, aucun débat ni vote n'ont eu lieu au conseil général, la suspension ayant visiblement été entérinée lors de deux réunions préparatoires jeudi soir et vendredi matin. M. Carcenac a appelé à « mettre en oeuvre les préconisations des experts mandatés par le ministère de l'Écologie  ». Ces ingénieurs recommandent de poursuivre le projet mais de réduire le volume d'eau destiné à l'irrigation afin d'en minimiser l'impact environnemental.
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