Enfant de la Société
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Che Guevara

Madrid : des fascistes ukrainiens virés d'une conférence sur l'Ukraine

Des radicaux ukrainiens ont tenté de saboter un cours de l'Université complutense de Madrid consacré à la catastrophe humanitaire en Ukraine. Cette tentative a échoué : les étudiants ont chassé les pro-Bandera de toutes leurs forces.


Du 7 au 23 octobre, à la faculté de politologie et de sociologie de l'Université complutense de Madrid, se déroulent une série d'actions diverses consacrées à la situation en l'Ukraine, en particulier des expositions de photographies, Khatyn d'Odessa et Catastrophe humanitaire au Donbass, ainsi qu'une série de cours pour les étudiants.

Pendant l'un des cours donné par Sergey Markhel, témoin des événements tragiques du 2 mai 2014 à Odessa, dont une partie des photos sont présentées à l'exposition Khatyn d'Odessa, plusieurs personnes portant des drapeaux de l'Ukraine, du parti Svoboda et de l'organisation Trizub ont fait irruption dans le centre de conférences publiques.

Selon les dires de Markhel, les éléments radicaux en question ont déclaré qu'ils n'admettraient pas la tenue du cours, criant régulièrement « Gloire à Bandera ! », « Gloire aux Héros ! », pour empêcher les professeurs de se préparer à la conférence.
Bad Guys

Les faces cachées du chocolat


Le chocolat, un plaisir innocent ? Des ONG soupçonnent les producteurs de cacao d'exploiter des enfants dans leurs plantations. Parti enquêter au Mali et en Côte d'Ivoire, Miki Mistrati en ramène des preuves accablantes.

La moitié - soit 1,5 million de tonnes par an - de la production mondiale de chocolat est consommée par les Européens. Mais que savent-ils des conditions dans lesquelles le cacao est récolté ? Malgré les promesses de traçabilité des géants du chocolat, des rumeurs persistantes évoquent des trafics d'enfants exploités dans les plantations, au mépris des lois locales et internationales.

Pour en avoir le cœur net, le journaliste d'investigation Miki Mistrati est parti en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, et au Mali. Des représentants de la filière jusqu'aux responsables ivoiriens haut placés, tous nient l'existence d'agissements illégaux. Pourtant, les images d'enfants filmés en caméra cachée, ainsi que le témoignage d'un membre d'Interpol qui s'est attaqué à ces trafics, confirment qu'il s'agit là d'un fléau de grande envergure.
Health

La Russie, en mesure de fournir trois vaccins contre le virus Ebola d'ici six mois

© afp.com/Steve Parsons
La Russie, qui n'a fait état d'aucun cas d'infection du virus Ebola sur son territoire, affirme pouvoir livrer trois vaccins face pour lutter contre l'épidémie.
La ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova, a annoncé être en mesure de fournir trois vaccins contre le virus Ebola d'ici six mois. L'un d'eux serait déjà prêt pour un essai clinique.

La Russie pourra fournir trois vaccins contre le virus Ebola d'ici à six mois, a assuré la ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova, selon l'agence de presse Ria Novosti. "L'un est déjà prêt pour un essai clinique" affirme la ministre qui a précisé que l'un des vaccins avait été créé à partir d'une souche inactive du virus.

La fièvre Ebola a déjà fait 4033 morts selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé. Au total, 8399 personnes ont été infectées dans sept pays.

"Plus de 450 personnes sont sous surveillance constante"

La Russie, qui n'a fait état d'aucun cas d'infection sur son territoire, a envoyé fin août une équipe de virologues et un laboratoire mobile pour aider à lutter contre l'épidémie en Guinée. Mais Veronika Skvortsova est revenue sur le dispositif mis en place au sein de son pays: "Depuis mars, nous avons mis en place un régime de protection contre le virus Ebola. En juillet, ce régime est passé au niveau supérieur".
Snakes in Suits

La France et son administration psychopathique

© Inconnu
Beaucoup se sont moqués du cas Thévenoud, ce député socialiste qui, toute honte bue et le doigt encore en l'air de ses admonestations à bien payer « l'impôt-citoyen » comme il faut, révélait au grand jour qu'il ne payait pas les siens. C'est dommage parce que ce faisant, la foule n'a pas compris l'appel que lançait aux médias le député désespéré, expliquant à ceux qui voulaient l'entendre être atteint de phobie administrative, cette peur panique d'avoir à gérer les cerfas et autres formulaires arides d'une administration française pléthorique et envahissante.

Or, il faut bien l'admettre : cette peur existe. Cette phobie n'est pas une illusion ni même l'échappatoire facile d'un énième socialiste à la moralité pliable, autant en délicatesse avec l'argent quand il s'agit du sien qu'il est détendu de la dépense quand il s'agit de celui des autres. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette aversion poussée des petits papiers administratifs n'est pas réservée à l'élite de la nation qui, naviguant joyeusement d'un poste au chaud à un autre, protégé des intempéries de la vie réelle, ne se rend rapidement plus compte des tempêtes qui sévissent plus bas. Non, en réalité, cette exécration quasi-réflexive de la paperasserie étatique est très répandue.
Snakes in Suits

La violence des riches : entretien avec les sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot


Monique Pinçon-Charlot est une sociologue, directrice de recherche au CNRS jusqu'en 2007, année où elle part à la retraite pour se rattacher à l'Institut de recherche sur les sociétés contemporaines ou IRESCO.

Son mari Michel Pinçon-Charlot a le même parcours, c'est pourquoi l'essentiel de ses œuvres ont été écrites avec la collaboration de sa femme. Sinon, ses études sont consacrées à l'étude de la haute bourgeoisie et des élites sociales.

Et ce couple cogne dur et parle clair autour de leur livre « La violence des riches - Chronique d'une immense casse sociale » (Editions Zones - La Découverte 2013).
People 2

Obligation vaccinale : remous en Belgique et en France

© Inconnu
Le débat revient devant le tribunal correctionnel de Dinant: une dame n'a pas vacciné son enfant contre la polio. Elle conteste l'obligation.

Le débat est extrêmement important, tant sur la question éthique que sur l'aspect juridique. Une dame est poursuivie pour maltraitance vis-à-vis de son enfant, puisqu'elle ne l'a jamais fait vacciner contre la polio, malgré un arrêté royal contraignant tout parent belge à le faire, depuis 1966. Mère indigne? Son avocat s'insurge. Et argumente, de plusieurs façons:

1. La contradiction des lois. Citant plusieurs textes légaux, Me Philippe Vanlangendonck démontre d'abord que le fait de vacciner un patient constitue bel et bien un acte médical. De là, il épluche la loi du 22 août 2002, sur le droit des patients. Non seulement on y dit qu'ils ont droit à l'information sur l'acte qui sera posé mais, en outre, ils doivent aussi donner leur consentement à ces actes médicaux. « Un consentement libre, préalable, et éclairé... Voilà qui est en opposition frontale avec l'obligation de 1966...» Sa cliente a dès lors respecté la loi de 2002, en se forgeant un avis sur les conséquences du vaccin.

2. La jurisprudence. Il évoque une jurisprudence à Tournai, où un prévenu fut acquitté, en raison de l'article 159 qui donne la primauté à une loi (ici, celle de 2002 offrant cette faculté de donner son consentement) par rapport à un arrêté royal (celui qui oblige un Belge à vacciner son enfant, depuis 1966). Des travaux parlementaires devaient en outre permettre d'éclaircir cette zone d'ombre: ils n'ont jamais été réalisés.
Quenelle - Golden

Quenelles aux policiers : 800 euros d'amende

Une salariée de GRDF a été condamnée par le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines) pour avoir fait des quenelles à des policiers municipaux qui verbalisaient sa collègue.

Les quenelles sont restées sur l'estomac des policiers. Estelle, 28 ans, comparaissait lundi 6 octobre devant le tribunal correctionnel de Versailles pour outrage. Le 14 février dernier, elle s'était emportée après deux policiers municipaux de Sartrouville. Leur adressant notamment des quenelles, geste popularisé par l'humoriste Dieudonné, ayant une signification antisystème pour certains et antisémite par d'autres.

«Un geste particulièrement déplacé»

Ce jour-là, vers midi, cette agent de GRDF s'est arrêtée à la gare pendant son service pour acheter un sandwich. Sa collègue l'attend dans le véhicule sérigraphié à l'effigie de l'entreprise. Sauf qu'elle est garée sur un trottoir. À la demande de la police municipale, elle déplace la voiture mais va se stationner sur une voie d'arrêt de bus, en face de la place des Fusillés. Les fonctionnaires viennent alors la verbaliser. Le ton monte. «J'espère que vous êtes à jour dans vos factures de gaz car je serai aussi intransigeante que vous», leur lance la collègue.
Gear

Destruction des sols par l'agriculture intensive et l'étalement urbain

© CC-BY-SA-2.0
En France, vice-championne du monde en étalement urbain, 26 mètres carrés de terres fertiles disparaissent chaque seconde. Et les terres cultivées sont pour la plupart dégradées par le mariage de la mécanique et du chimique de l'agriculture moderne. Mais de plus en plus d'agriculteurs retrouvent le respect des sols et sortent du carcan idéologique de l'agriculture intensive.

Cela fait près de quatre-vingts ans qu'aux États-Unis l'alerte a été donnée, et à peu près comprise : les sols, trop travaillés, finissent en général par s'en aller. Dans les années trente, celles de la Crise, des millions de fermiers américains et canadiens durent abandonner leurs parcelles transformées en désert.

La terre si fertile s'était transformée en nuages de poussières, délogeant les buissons qui, soumis au vent, roulaient comme des boules. Ce Dust bowl, image argentique (John Ford, Dorothea Lange) et littéraire (Steinbeck, Sprinsgteen) de la Grande Dépression, fut un désastre humain et économique : les États-Unis durent acheter du blé à Staline.

Encore présenté comme la conséquence d'une renverse climatique, d'un assèchement brutal du climat des Grandes plaines, le Dust Bowl fut en réalité le résultat du labourage trop profond et trop fréquent d'une terre qui ne pouvait le supporter. Les Indiens se contentaient de fouir durant leur camp d'été, les blancs labourèrent.

Commentaire: Pour avoir une idée plus précise des tenants et aboutissants des problèmes agricoles modernes :

- Comprendre l'agriculture passée, présente... à venir?
- « Oui, l'agriculture biologique peut nourrir le monde »
- La difficile évolution vers une agriculture respectueuse de l'environnement
- Agriculture : 75% du patrimoine génétique alimentaire a disparu
- Opinion d'un agronome indépendant sur l'état de l'agriculture actuelle

Che Guevara

Le chantier d'une future usine de Monsanto assiégée en Argentine... depuis 1 an

© Inconnu
Une usine en construction du géant américain Monsanto est assiégée depuis un an dans la province de Cordoba, région agricole du centre de l'Argentine, où des militants anti-OGM dénoncent les dégâts dans un pays où la quasi-totalité des cultures de soja, coton et maïs sont transgéniques.

"Monsanto pollue. Monsanto ce sont les agrotoxiques, le glyphosate, le roundup. On ne veut pas que Monsanto s'installe sur cette terre. Sur ce bout de la nation, Monsanto nous n'en voulons pas", dénonce Vera Figueroa, qui habite dans la petite ville de Malvinas Argentinas (15.000 habitants), non loin de l'usine dont la construction est paralysée depuis septembre 2013. Cette ville-dortoir, proche de Cordoba, deuxième ville d'Argentine, entourée de champs de maïs transgénique, est partagée entre les anti-Monsanto, des écologistes ou militants de gauche, et ceux qui espèrent bénéficier de la création d'environ 400 emplois dans l'unité de conditionnement de maïs.

Au delà des nuisances de l'usine et des craintes d'émanations de poussières toxiques, les opposants à Monsanto ont récemment dénoncé, lors d'un festival écologiste, l'agriculture tout-OGM qui domine en Argentine.
Arrow Down

Le plus grand ecosystème du monde au plus mal

© Bernard64 / CC BY-SA 2.0 DE
« Les systèmes océaniques courent à leur perte. L'anarchie règne sur les flots. » C'est le constat de la Commission mondiale sur les Océans. Qui a présenté un plan d'action de la dernière chance.

En 1950, Rachel Carson devient célèbre en publiant son best-seller Cette mer qui nous entoure qui se vendit à plus d'un million d'exemplaires aux États-Unis et fut traduit dans une trentaine de langues (1). Il s'agissait pour la biologiste marine, dont on retient aujourd'hui surtout l'ouvrage Printemps silencieux (1962) dénonçant les pesticides, de présenter au grand public l'état des connaissances sur les merveilles de l'océan.

En 1950 donc, nulle trace dans son livre de l'impact de l'homme sur les océans : leur exploitation industrielle commençait à peine. Certes, les baleines franches européennes n'étaient plus qu'un souvenir et les baleines grises disparaissaient des côtes pacifiques. La pression de la chasse avait également déjà causé la disparition de l'énorme rhytine de Steller ou du grand pingouin. Mais pour l'essentiel, l'océan paraissait alors encore à la fois inconnu et inexploité.

Commentaire: S'il ne fait plus grand doute que les océans soient réellement mal en point, il convient toujours de relativiser l'utilité et la portée des grandes résolutions, a priori bénéfiques.

Le diable étant dans les détails et l'enfer pavé de bonnes intentions, ne perdons pas de vue que la mise en place de nouvelles réglementations en favorisent toujours certains pour en mortifier d'autres :

- Mers et océans, également accaparés par les marchés financiers

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