Paul Kagame au front
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Paul Kagame au front (en bleu et à gauche)

La porte-parole du département d'Etat américain, Victoria Nuland, assure que ces avions seraient sans armes et pourraient servir pour d'autres missions.

Les autorités américaines affirment que Washington soutient la demande des responsables du maintien de la paix des Nations unies d'utiliser des drones de surveillance en République Démocratique du Congo. Lors d'une séance à huis clos avant-hier, le chef du maintien de la paix des Nations unies, Hervé Ladsous, a plaidé auprès du Conseil de sécurité pour l'utilisation des drones en RDC en vue d'aider les quelque 17.000 casques bleus qui y sont déployés.

La porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a déclaré Mercredi que ces avions sans pilote seraient sans armes et pourraient servir pour d'autres missions.

La Grande-Bretagne et la France, également membres du Conseil de sécurité, supportent l'utilisation de drones en RDC. Pendant ce temps, les autorités congolaises disent maintenant que, ce n'est plus vraiment le M23, mais les rebelles rwandais des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), qui constituent désormais leur plus gros souci de sécurité dans l'est du pays.

Cette reconnaissance, selon les observateurs, pourrait être le signe d'un dégel dans les relations entre la RDC et le Rwanda. Ce dernier a été toujours accusé de soutenir les rebelles du M23. Depuis que ce groupe a lancé sa rébellion en avril dernier, il a été au centre de presque toutes les déclarations du gouvernement congolais au sujet de la sécurité dans la partie orientale du pays.

Mais maintenant, selon les analystes, le M23 a été dépassé par les membres des FDLR, issus des forces hutus rwandaises ayant fui vers le Congo en 1994 après que beaucoup d'entre eux ont pris part au génocide rwandais.