Les études scientifiques révèlent une certaine confusion sur cette activité de notre étoile. En effet, le maximum du cycle solaire N°24 actuel est attendu pour cette année. Ce maximum solaire reste très faible dans un calme inhabituel. Les tâches solaires actuelles sont numérotées alors que la majorité d'entre elles restent insignifiantes.

Une signature visuelle de l'activité du Soleil est le nombre de taches à sa surface (image ci-dessous; crédit:NASA). Plus ces taches noires sont nombreuses, plus l'activité magnétique est intense et concentrée apparemment dans ces zones sombres (car plus froides de 1500° que la surface à 5800°). Cela cause entre autre des vents solaires composés de particules "électriques" comme les électrons. Elles foncent sur notre planète protégée fort heureusement par son bouclier magnétique. Mais elles y pénètrent quand même par les Pôles provoquant les aurores boréales et australes.
Le maximum sera atteint dans l'année 2013. Cette activité obéit à des cycles d'environ 11 ans, la durée moyenne entre un maximum et un minimum de taches solaires. Le dernier minimum a duré plus longtemps que prévu. Les taches solaires avaient alors pratiquement disparu. Le maximum très faible devrait être atteint en mai 2013.


Le Soleil actuel est le plus calme depuis plus de 100 ans.

Nombre de jours sans taches solaires au cours des 100 dernières années. L'année 2008 est la deuxième année où le Soleil a été le plus calme avec le record de l'an 1913.

Cela fait plusieurs années que les experts s'inquiètent de la faible activité solaire et de la possibilité d'un nouveau minimum. Le prochain changement devrait se produire en mai 2013, mais on a remarqué récemment que le pôle Nord avait déjà commencé sa migration (sans modification pour le pôle Sud). Si cela se confirme, le changement du pôle Nord sera terminé prochainement et on obtiendra un quadripôle (deux nouveaux pôles près de l'équateur).

Pour la suite de ce cycle actuel, tout ceci rappel singulièrement des cycles connus comme le minimum de Dalton et le minimum de Maunder.

En astronomie, le minimum de Maunder correspond à une époque, approximativement située entre 1645 et 1715 durant laquelle le nombre de taches solaires, et donc le champ magnétique du Soleil et toutes les formes d'activité qui en découlent, était significativement plus faible qu'aujourd'hui. Le nom de minimum de Maunder est donné en l'honneur d'E. W. Maunder qui a fait état de ce phénomène en 18901. Maunder ne saurait cependant être considéré comme le découvreur de ce phénomène, puisque dans son annonce, il mentionne explicitement qu'il se base sur les recherches de F. W. G. Spörer publiées en langue allemande et française en 1887 et 1889.

Cette époque correspond au cœur d'une période où le climat terrestre était assez froid, du moins en Europe et en Amérique du Nord, appelée petit âge glaciaire. Elle suggère que le climat terrestre est au moins partiellement dépendant de l'activité magnétique du Soleil. Deux hypothèses sont invoquées, à savoir la variation du rayonnement solaire et la modulation du flux des rayons cosmiques par le vent solaire.

Dans la première partie du XIXe siècle eut lieu une autre période, moins marquée, de diminution du nombre des taches solaires observées. Cette période est appelée minimum de Dalton. Antérieurement à l'ère télescopique et l'observation systématique des taches solaires, il semble y avoir eu, entre 1420 et 1570 une autre période de faible activité solaire, appelée minimum de Spörer. Ce minimum est indirectement déduit de l'étude de rapports isotopiques de divers éléments chimiques qui semblent directement corrélés avec l'activité solaire.

Voici le cycle des années 1996 à 2006. Le maximum a eu lieu en 2001 où l'on voit très bien son activité à son maxi :
Le cycle solaire actuel inhabituellement "faible" marquerait ainsi un retour à une météorologie que nos aïeuls ont connu au Moyen-Age...