
C'est ainsi que le coton transgénique a été autorisé au Burkina Faso, en Afrique de l'Ouest, avec la promesse que les rendements augmenteraient et que l'utilisation de pesticides diminuerait. "Rien de tout cela ne s'est produit", explique Aline Zongo, de l'organisation Copagen soutenue par SWISSAID. Au contraire: "Les semences transgéniques sont dix fois plus chères, les champs des paysans qui travaillent selon les méthodes traditionnelles sont contaminés". Bref, "c'est un désastre".
Et pourtant, la pression pour l'introduction du génie génétique ne représente qu'une partie de l'offensive des groupes agroalimentaires, par laquelle ils cherchent à industrialiser l'agriculture africaine. "Nos partenaires africains s'y opposent résolument, car ce n'est pas une solution au problème de la faim", explique Caroline Morel, directrice de SWISSAID, pour le lancement de la campagne annuelle "En finir avec la faim grâce à l'agriculture bio". Cette campagne mise sur l'agroécologie, qui présente des résultats remarquables dans de nombreux pays du Sud. Un nombre croissant de rapports et de commissions d'experts internationales parviennent eux aussi à la conclusion que l'agriculture écologique est la meilleure manière de résoudre le problème global de l'alimentation. Et cela concerne en premier lieu l'Afrique, avec son écosystème extrêmement riche, mais en même temps très fragile.
Notes :
- Swissaid: En finir avec la faim grâce à l'agriculture bio
- Agroécologie; Prise de position de SWISSAID



Commentaire : Pour comprendre l'horreur, le mot n'est pas trop fort, de la situation africaine :
- Necro-agriculture : les multinationales à l'assaut des semenciers africains