Commentaire : Monsieur Poutine est un excellent joueur d'échecs ; nous en avons eu maintes fois la preuve au cours de ces derniers mois. L'effet de surprise, jusqu'au choc, généré par l'annonce du retrait est certainement le tout premier effet recherché. Il crée, a minima, une déstabilisation. Or nous savons tous qu'une déstabilisation psychologique, de celle que subissent sans doute tous les protagonistes de la situation, entraine un déplacement des évaluations, des valeurs et des repères. Les jugements et les comportements sont modifiés ; l'on tend à réagir plutôt qu'à réfléchir ; les vraies natures psychologiques se révèlent, en général aux yeux de tous. Les masques tombent.

Est-ce là un des buts recherchés ? Comment réagiront-donc les opposants ? Motivés par ce qu'ils croient être une opportunité, leurs actions prochaines prouveront-elles, de façon irréfutable et pour la planète entière, que c'est une politique de domination et de destruction qui détermine en fin de compte toutes leurs actions ? Verrons-nous chez eux la même intelligence et la même intégrité dont la Russie fait preuve depuis des mois ? Il y a de quoi en douter.


Le président russe Vladimir Poutine a ordonné au ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, d'entamer le retrait des troupes de Syrie à partir du 15 mars. «J'estime que les objectifs fixés au ministère de la Défense ont été atteints de manière générale. C'est pourquoi j'ordonne de commencer le retrait d'une partie importante de notre groupe militaire du territoire de la République syrienne arabe à partir de demain », a déclaré Vladimir Poutine lors de sa rencontre avec le ministre de la Défense Sergueï Choïgou et le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

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© SptunikMonsieur Poutine

Moscou maintiendra toutefois opérationnelles ses bases aérienne à Khmeimim près de Lattaquié et navale à Tartous, pour contrôler le respect du cessez-le-feu entré en vigueur en Syrie le 27 février dernier, a ajouté le président russe.


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© RT FranceLes bases ruses qui restent en Syrie

Cette déclaration intervient après une conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Bachar el-Assad a eu lieu le 14 mars à l'initiative de Moscou.

Les deux chefs d'Etat ont reconnu que les actions des forces aériennes russes en Syrie avaient permis de « renverser profondément la situation » à l'égard de la lutte contre les terroristes dans la région, de « désorganiser l'infrastructure des combattants et d'infliger des dommages fondamentaux ».

Vladimir Poutine a aussi demandé à son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov d'intensifier la participation de la Russie au processus de paix pour résoudre la crise syrienne.

« Nous avons fait tout ce que nous avons pu »

L'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine, informera le Conseil de sécurité de la décision de Vladimir Poutine. « Ce sont des consultations informelles, mais bien sûr j'entends en parler », a-t-il déclaré à Genève où se déroulent en ce moment même les négociations sur la Syrie. Il a exprimé l'espoir que les efforts internationaux de la lutte contre le terrorisme continueront quand même. Vitali Tchourkine s'est félicité du succès de l'opération militaire russe : « Nos forces ont agi très efficacement, notre présence militaire sera maintenue. Elle aura pour but d'observer le respect de la cessation des activités militaires », a-t-il encore indiqué. « Nous avons fait tout ce que nous avons pu », a conclu le diplomate russe.

Moscou avait lancé sa campagne antiterroriste de bombardements aériens en Syrie le 30 septembre 2015. L'engagement de la Russie dans cette opération était basée sur le respect du droit international et s'est déroulée en accord « avec une requête officielle du président de la République syrienne arabe », selon Vladimir Poutine.

Les forces aériennes russes ont effectué des frappes aériennes contre Daesh et d'autres groupes terroristes en détruisant leurs équipements militaires, leurs centres de communication, leurs véhicules, leurs armes et leur dépôts.