Traduction SOTT


Commentaire : Aujourd'hui, 104e anniversaire de l'événement de la Toungouska.



Apparence possible de l’objet de la Toungouska
Il y a cent ans au cours de la nuit du 30 juin au 1er juillet, un des événements cosmiques des plus extraordinaires de l'histoire moderne s'est produit.
Les premiers rapports d'une étrange lueur dans le ciel arrivèrent de partout en Europe. Peu après minuit le 1er juillet 1908, les Londoniens furent intrigués par l'aspect rose phosphorescent du ciel nocturne au-dessus de la capitale. Les gens qui étaient partis se coucher, se réveillèrent déconcertés par l'étrange lueur rose qui brillait dans leur chambre à coucher. La même luminescence vermeille fut rapportée au-dessus de la Belgique. On constata curieusement que les cieux au-dessus de l'Allemagne avaient pris une teinte vert brillant, tandis qu'au-dessus de l'Écosse une blancheur incroyablement intense incitait la vie sauvage à croire que c'était l'aube. Les chants d'oiseaux commencèrent et les coqs chantèrent - à deux heures du matin.

Les cieux au-dessus de Moscou étaient si brillants qu'on prit des photos des rues sans utiliser de flash au magnésium. Le capitaine d'un navire sur la Volga a dit qu'il pouvait voir des vaisseaux sur la rivière à trois kilomètres grâce à la lumière astrale mystérieuse. Une partie de golf en Angleterre continua presque jusqu'à quatre heures du matin sous la lueur nocturne, et la semaine suivante The Times of London fut submergé de lettres de lecteurs provenant de tout le Royaume Uni pour rapporter la curieuse 'fausse aurore'. Une femme à Huntington écrivit avoir été capable de lire un livre dans sa chambre à coucher rien qu'à la lueur de cette singulière lumière rose. Durant des semaines le courrier afflua faisant état de centaines de témoignages au sujet de ces conditions lumineuses décrites comme identiques.... (Tom Slemen)
Aucune des personnes ayant été témoin de cet étrange phénomène ne savait que, sur la plateau sibérien central, juste après 7h15, heure locale, la planète avait été heurtée par un impacteur cométaire qui explosa - comme c'est le cas de la plupart des impacteurs - dans l'atmosphère juste au-dessus de la surface de la Terre.

Il y eut bien sûr bon nombre de commentaires sur l'étrange ciel ardent dans les quotidiens et les journaux scientifiques du moment. Une théorie fut proposée, disant que des particules de glace s'étaient formées à haute altitude dans l'atmosphère et reflétaient la lumière du soleil. Une autre théorie suggérait qu'une étrange perturbation aurorale était impliquée. L'astronome danois Kohl fit remarquer que plusieurs très grands météores avaient été récemment observés au-dessus du Danemark et il suggéra que de la poussière de comète dans la haute atmosphère pourrait rendre compte du phénomène. Ce en quoi il était proche de la véracité des faits; mais en général, il n'y eut pas unanimité sur ce qui était arrivé.

Selon un journal d'Irkoutsk daté du 2 juillet, dans un village situé à plus de 330 kilomètres de la rivière Tunguska, des paysans avaient vu une boule de feu plus brillante que le soleil approcher du sol, suivie par un énorme nuage de fumée noire, une langue de flammes fourchue et une forte détonation faisant penser à un tir de canon.
Tous les villageois couraient paniqués dans les rues. Les vieilles femmes pleuraient et tout le monde pensait que la fin du monde approchait.
À presque 660 km au sud-ouest de l'explosion, à 7h17 le 30 juin, un conducteur de train sur l'express transsibérien dut arrêter son train par peur de dérailler à cause des secousses et des agitations. Dans des villes de 500 à 660 km de distance, des rafales similaires à des ouragans secouèrent bruyamment les portes, les fenêtres et la poterie. Cela fut suivi à quelques minutes près par des ondes de choc qui firent basculer les chevaux et projetèrent dans la rivière les gens travaillant sur les bateaux.

À plus de 900 km au sud de l'explosion, un sismographe de la ville d'Irkoutsk près du lac Baïkal, proche de la frontière de la Mongolie, enregistra de fortes secousses sismiques.

Les journaux sibériens locaux continuèrent à publier des histoires d'une boule de feu dans le ciel et d'une explosion effrayante, mais à l'automne 1908 ces histoires s'étaient éteintes et elles passèrent inaperçues à St Petersbourg, à Moscou et en Occident. On pouvait soutenir que la région était undes endroits les plus inaccessibles sur Terre, au centre de la Sibérie.

Les plus proches observateurs de l'explosion étaient des bergers de rennes, endormis dans leurs tentes dans plusieurs camps à environ 30 km du site. Ils furent projetés en l'air par le souffle et assommés inconscients, un homme projeté dans un arbre mourut plus tard de ses blessures.
« Tôt le matin, alors que tout le monde était encore endormi sous la tente, elle fut soufflée dans les airs avec ses occupants. Certains perdirent conscience. Quand ils revinrent à eux, ils entendirent beaucoup de bruit et virent la forêt en train de brûler autour d'eux, dont une grande partie avait été dévastée.

Le sol tremblait et on entendait un rugissement incroyablement prolongé. Tout ce qui était autour était enveloppé de fumée et de brume provenant des arbres en feu qui tombaient. Finalement, le bruit s'affaiblit et le vent tomba, mais la forêt continua à brûler. Beaucoup de rennes s'enfuirent et ne furent jamais retrouvés. » [earthsci.org]
Des milliers de rennes, dans la zone autour de l'épicentre, furent tués. De nombreux campements et huttes de stockage appartenant aux bergers qui parsemaient la région furent détruits.

Des rumeurs d'un événement extraordinaire persistèrent, retransmises par des géologues et d'autres chercheurs travaillant dans la région. Ces histoires attirèrent l'attention d'un chercheur de météorites, Leonard Kulik. Mais ce ne fut pas avant 1927 qu'il put finalement conduire une expédition sur le site de l'explosion de 1908.
Kulik descendit du trans-sibérien à la gare de Taishet et sur des traîneaux tirés par des chevaux, ils se mirent en route pour une rude odyssée de trois jours à travers 580 km de glace et de neige jusqu'à ce que lui et ses hommes atteignent le village de Kezhma, situé sur la rivière Angara. Au village, Kulik et son groupe de chercheurs se réapprovisionnèrent en nourriture, puis entreprirent un voyage de trois jours à travers des régions sauvages et inexplorées de la Sibérie, jusqu'à ce qu'ils atteignent le 25 mars le village de cabanes en rondins de Vanavara.

Kulik essaya ensuite de continuer à travers les sauvages forêts sibériennes ou taïga comme les appellent les Russes, mais il fut forcé de faire demi-tour après que de fortes congères aient presque tué les chevaux de froid. Pendant trois jours, Kulik fut forcé de rester dans le village de Vanavara entouré de neige, mais pendant cette période, il interviewa de nombreux chasseurs Evenki qui avaient été témoins de l'arrivée de la boule de feu sibérienne sur cette planète.

Les récits au sujet des cieux déchirés par un soleil qui tombait accompagné d'un grand tonnerre secouant le sol rendirent Kulik encore plus impatient de pénétrer dans la taïga pour trouver son « Saint-Graal ».

Quand le temps s'améliora graduellement, Kulik se mit en route pour la vallée de la Tunguska. Quand il atteignit finalement le site de la mystérieuse explosion, il resta sans voix. Depuis une crête dominant la scène, Kulik sortit son calepin et gribouilla ses premières impressions des dommages créés par le vandale cosmique. Voici ce qu'il écrivit :

« Depuis notre point d'observation, aucun signe de forêt ne peut être vu, car tout a été dévasté et brûlé, et autour du bord de la zone morte, la jeune forêt de vingt ans a avancé furieusement, cherchant le soleil et la vie. On a un sentiment étrange quand on voit des arbres géants de 50 à 75 cm [de diamètre] abattus comme des brindilles, et leurs cimes projetées à grande distance.
 »

Conséquences de l’explosion de la Tunguska
Il y eut trois autres expéditions sur le site de l'explosion de la Tunguska, toutes étant dirigées par Kulik. En 1941, Hitler attaqua la Russie. Leonid Kulik, âgé de 58 ans, s'engagea pour défendre Moscou, mais fut blessé par les Nazis. Il fut capturé par les troupes allemandes et envoyé dans un camp de prisonniers où il mourut de ses blessures. [Tom Slemen]
L'énergie de l'explosion a été calculée à partir de l'étendue de la forêt abattue et à partir des petites ondes de pression qui arrivèrent à la vitesse du son et furent enregistrées sur des barographes dans le monde entier, y compris des stations entre Cambridge, à 50 miles (80 km) au nord de Londres, et Petersfield à 90 km au sud. De manière intéressante, cela prit vingt ans aux météorologues d'Angleterre pour faire le rapprochement entre leurs enregistrements et la dévastation de la Tunguska. Les trains d'onde étaient différents de tous les autres qui avaient été enregistrés jusqu'à cette époque, mais aujourd'hui nous savons qu'ils ressemblent en tous points à ceux obtenus par une explosion de bombe à hydrogène. Il semble que l'impact ait eu une énergie de 30 à 40 mégatonnes, la force combinée de quelques douzaines de bombes à hydrogène ordinaires.

Selon John Baxter et Thomas Atkins, dans leur livre « The Fire Came By », l'explosion résulta en une énorme « colonne de feu » et la colonne aveuglante fut visible à des centaines de kilomètres. Les séries de coups de tonnerre qui suivirent purent être entendues à 800 km ou plus.

Apparence possible de l’explosion de la Tunguska
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Le bruit de l'explosion assourdit ceux qui se trouvaient relativement proches. À la suite de quoi, un courant thermique torride partant du feu dans le ciel fonça à travers les forêts. Les grands conifères furent roussis et brûlés, et les incendies durèrent pendant des jours. Les résidents de Vanavara, un petit comptoir à environ 65 km, ressentirent l'effet féroce de la chaleur. Certains individus furent projetés en l'air quand l'onde de choc arriva, des mottes d'herbe furent arrachées, des plafonds s'effondrèrent, et des fenêtres furent secouées.

Conséquences de l’explosion de la Tunguska
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Il se trouve que la date de la chute, le 30 juin, correspond au passage de la Terre à travers le maximum du flot des Beta Taurides. À partir de cela et de sa trajectoire, il semble que l'objet de la Tunguska ait fait t partie du complexe des Taurides. Il est probable que la Terre soit passée à travers un essaim à l'intérieur du flot.

L'enquête scientifique entreprise par Kulik en 1927 révéla que près du centre de l'explosion de nombreux arbres étaient encore debout, bien que dénudés de leurs branches et de leurs feuilles. Plus loin de l'épicentre, les arbres étaient abattus et brûlés, formant des cercles concentriques avec les bases des arbres pointant toutes dans la direction du centre de l'explosion. Tous ces indices corroborent l'hypothèse que l'explosion se produisit presque certainement dans l'atmosphère.

Cette image montre les directions de l’explosion
L'occurrence, en ce siècle, d'un impact avec l'énergie d'une bombe à hydrogène d'une telle envergure nous donne à réfléchir. Si l'incident arrivait aujourd'hui, il déclencherait probablement la Troisième Guerre mondiale. À quelques heures près, l'impact aurait pu avoir lieu au-dessus d'une grande ville ou d'une zone urbaine. Mais cela ne s'est pas produit. Comme il a été noté, c'était vingt ans avant que quelqu'un n'émette une vague idée au sujet de ce qui avait VRAIMENT pu se passer.

Cela tient en grande partie au fait que les Russes en 1908, étaient quelque peu occupés par la politique. L'année précédente, en 1907, le tsar Nicolas s'était trouvé face à des révolutionnaires élus en grands nombres au nouveau parlement - la Douma. La révolution finale commença en 1917. On pourrait même dire que l'événement de la Tunguska était un signe avant-coureur des choses à venir. Et ceci de façon bien moins fantaisiste qu'on ne pourrait l'envisager au prime abord.

Ce diagramme montre la zone des dommages à Tunguska comparée à la taille de Washington D.C.
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Quatre-vingt six ans plus tard, en juillet 1994, se produisit un autre signe avant-coureur : les fragments de la comète Shoemaker-Levy frappèrent Jupiter.

S'ils furent capables de se débarrasser des évènements ayant eu lieu à Tunguska comme d'un hasard extraordinaire, les scientifiques ne furent pas aussi habiles à écarter le spectacle d'une chaîne complète de comètes frappant une autre planète de notre système solaire, l'une après l'autre, tandis que la planète en question effectuait une révolution dans l'espace. La même année, un livre intitulé « Hazards due to Comets and Asteroids » fut publié en réaction à cet événement alors imminent. Le livre est une collection d'articles dont j'ai fait référence auparavant dans cette série.

Un des articles dans ce livre nous dit :
« Notre compréhension de l'histoire de la terre et de ses habitants est en train de vivre un changement radical. Il est maintenant clair que les processus graduels de changement géologique et d'évolution sont ponctués par des catastrophes naturelles à une échelle colossale - des catastrophes résultant de collisions de grands astéroïdes et comètes avec la Terre. Selon le terme populaire, c'est un « saut de paradigme. »

Ce « nouveau catastrophisme, » n'est pas différent des révolutions apportées par le système solaire héliocentrique de Copernic, de la révolution darwinienne, ou du Big Bang. Rétrospectivement, de telles idées révolutionnaires semblent toujours évidentes. En lisant « l'Origine des Espèces », Thomas Huxley remarqua simplement : « Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt. » Maintenant, en regardant la Lune, nous nous demandons pourquoi cela a été aussi long de se poser la question si le processus qui a cratérisé sa surface est toujours actif. (Robert L. Park de The American Physical Society, Lori B. Garver de la National Space Society et Terry Dawson, un membre du Comité de la Chambre sur la Science, la Technologie et l'Espace travaillant pour le président du Comité d'alors, le Rep. George Brown.) »
Laissez-moi répéter la remarque la plus importante :
Notre compréhension de l'histoire de la terre et de ses habitants est en train de vivre un changement radical. . Il est maintenant clair que les processus graduels de changement géologique et d'évolution sont ponctués par des catastrophes naturelles à une échelle colossale ...
Ce peut être l'affirmation du millénaire.

Nombre de chercheurs ont suggéré que les questions actuelles sur le « changement de climat » sont en réalité dues au mouvement de la terre à travers des nuages de poussière cosmique et que toutes les interrogations au sujet du réchauffement global se résumaient simplement à une dissimulation de ce fait.

L'astrophysicien Victor Clube suggère qu'il s'agirait d'un nuage de poussière cosmique cométaire, laissé par la rupture d'une comète géante qui aurait, durant une longue période de l'histoire de la terre, menacé et bombardé notre planète avec d'horribles fragments destructeurs de civilisations, c'est-à-dire l'ancêtre du flot des Taurides, incluant la comète de la Tunguska.

Clube prétend aussi que ces événements furent la base de la formulation des idées de l'humanité sur le cosmos, dieu et la religion et même l'astrologie. Au fil du temps, comme la comète géante a dépensé la plupart de sa masse dans sa fureur titanesque, s'affaiblissant jusqu'à des bombardements plus occasionnels et moins destructeurs de civilisation, nos conceptions des dieux ont changé ; la réalité fut rejetée en faveur de contes de fées à la fois pour la science et pour la religion, sans parler de l'astrologie. Il écrit :
« Il y a 3000 ans, les rois de Babylone, se conformant à un usage antique, employaient des prêtres-astronomes pour les avertir des visites cosmiques. Il y a 1000 ans, les empereurs de Chine recouraient encore à des pratiques similaires. À la même époque, le Pape voyait des messages dans le ciel et appelait à la guerre sainte. Il n'aurait pu se tromper davantage. Les 2500 dernières années ont vu décliner les dieux célestes et grandir l'idée d'un cosmos stable et régulier. Ce changement commode fut inconscient, insidieux et total. La seule étude des textes anciens n'aurait sans doute pas conduit à la redécouverte des traditions perdues lors de catastrophes célestes. Il y fallait une clé, et c'est l'appareil de la science moderne qui l'a fournie : leçon salutaire, à la fois sur notre aptitude à nous enfermer durablement dans de faux raisonnements, et sur l'unité essentielle de la connaissance.

Il serait naïf de penser qu'il suffit de désigner les failles du savoir moderne pour que des chercheurs se lancent dans la construction d'un meilleur cadre permettant de planifier l'avenir de l'humanité. Le capital intellectuel investi à ce jour est considérable, et garantit que tous ceux qui ont intérêt à préserver le statu quo, qu'ils fassent partie des « lumières » ou de l'establishment, continueront à nous présenter le cosmos sous des dehors agréablement paisibles. L'histoire des idées montre même que certains vont généralement plus loin et tentent d'instituer une police de la pensée chargée de ramener les déviants sur le droit chemin ; pour ces hommes le pouvoir temporel passe avant le destin de l'espèce. » (Clube, Hiver Cosmique[1])
Le problème du « statu quo » et de la « police de la pensée » n'est pas une question mineure. Dans cette série d'articles qui furent initiés par le livre de Mike Baillie « New Light on the Black Death, » nous avons été confrontés avec le fait évident que ceux qui occupent le pouvoir et détiennent l'autorité mentent aux masses de l'humanité. Il s'agit d'une règle plutôt que d'une exception.

À maintes reprises dans cette série, nous avons discuté des bombardements cométaires historiques, de leurs conséquences pour l'humanité , assez désastreuses pour commencer, mais qui furent ensuite exacerbées et capitalisées par des déviants pathologiques, à la suite de quoi les faits furent étouffés par des mensonges. Pire, à maintes reprises nous avons vu que les masses de l'humanité qui souffrent le plus de ces attaques et manipulations semblent être tout à fait désireuses d'être trompées, même au point d'être détruites ( pourvu que quelqu'un leur propose quelque chose de tangible à croire, et un bouc émissaire à accuser).

À présent, nous observons ce phénomène à l'œuvre à l'échelle mondiale en temps réel et à maintes reprises nous nous creusons l'esprit et demandons « pourquoi ?! »

Que se passe-t-il dans notre monde, au sein de notre culture moderne, chez l'humain qui habitent notre planète, qui engendre cet état paradoxal, impliquant que les mensonges sont préférés à la vérité, et la mort à la vie ?

À mesure que j'ai tiré sur les nombreux fils qui mènent à ces sujets et en dehors, ce que je vois de manières répétées est un petit groupe de gens sur la planète qui dirigent les masses, qui n'ont pas les meilleurs intérêts de l'humanité à cœur - une autre affirmation en-dessous de la vérité, mais je suis lancée, donc pourquoi arrêter maintenant ?

Ce que je vois sont les efforts constants - et souvent couronnés de succès - de ce petit groupe poussant à appliquer le totalitarisme sous un déguisement ou un autre - de la politique à la religion et dans tous les domaines de la science - dans le monde entier.

Et à maintes reprises ils utilisent les désastres comme moyen pour consolider leur pouvoir. Lisez le livre de Naomi Klein « The Shock Doctrine », pour saisir exactement comme cela fonctionne maintenant, et comment cela a toujours fonctionné. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil !

En parallèle à la prise de conscience croissante de la pathologie au pouvoir, se fait jour la recherche en expansion parmi quelques scientifiques et chercheurs indépendants montrant manifestement que les désastres cométaires sont cycliques, et qu'il est encore entièrement possible qu'il subsiste quelques big bangs dans le flot des météores des Taurides. Il est aussi possible qu'existent de nouveaux essaims de comètes venant vers nous comme semblent l'indiquer le récent « réchauffement global » et les événements de « captures de lunes » sur les autres planètes.

Quelque chose se passe , nous en sommes absolument sûrs, dans notre système solaire et nous avons besoin de savoir ce que c'est. Ce qui semble certain est que si des désastres sont à prévoir dans notre avenir, ils ne seront considérés par les élites que comme une autre opportunité pour utiliser leurs tactiques de choc et ainsi consolider leur pouvoir sur la planète entière, peu importe qu'il reste aussi peu de monde, au point que cela se résume à une grosse grenouille dans un petit étang - et probablement gelé.

Dans son livre « The Origins of Totalitarianism », Hannah Arendt lutte avec le problème, n'atteignant jamais tout à fait une explication ni une solution complète. Après tout ce qu'elle a vu, tout ce qu'elle a vécu, toute sa recherche, elle écrit dans l'introduction :
« Deux guerres mondiales en une génération, séparées par une chaîne ininterrompue de guerres et révolutions locales, qui ne s'avérèrent suivies par aucun traité de paix pour les vainqueurs et répits pour la victoire, se sont terminées dans l'anticipation d'une Troisième Guerre mondiale entre les deux puissances restantes. Ce moment d'anticipation est comme le calme qui s'établit après la mort de tous les espoirs. Nous n'espérons plus une ultime restauration de l'ancien ordre du monde avec toutes ses traditions ni pour la réintégration des masses des cinq continents qui ont été jetées dans un chaos produit par la violence des guerres et des révolutions et le délabrement croissant de tout ce qui a été épargné. Dans les conditions et circonstances les plus disparates, nous observons le développement du même phénomène - des sans domicile à une échelle sans précédent, des sans- racine à une profondeur sans précédent.

Jamais notre avenir n'a été plus imprévisible, jamais nous n'avons autant dépendu de forces politiques auxquelles nous ne pouvons faire confiance pour suivre les règles du bon sens et de l'intérêt personnel - des forces qui s'apparentent aux manifestations de la plus pure folie, si on les juge selon les normes des autres siècles. C'est comme si l'humanité s'était divisée entre ceux qui croient en l'omnipotence humaine (qui pensent que tout est possible si l'on sait comment organiser les masses pour cela) et ceux pour qui l'impuissance est devenue l'expérience majeure de leur vie.

Au niveau de l'aperçu historique et de la pensée politique, il existe un consensus général mal défini sur le fait que la structure essentielle de toutes les civilisations a atteint un point de rupture. Bien qu'il puisse sembler mieux préservé dans certaines parties du monde que dans d'autres, il ne peut procurer l'orientation vers les possibilités du siècle ou une réponse adéquate à ses horreurs. L'espoir désespéré et la peur désespérée semblent souvent plus proches du centre de ces événements qu'un jugement équilibré et un aperçu mesuré. Les événements centraux de notre temps n'en sont pas moins efficacement oubliés,autant par ceux engagés dans une croyance en une destruction inévitable, que par ceux qui ont cédé à un optimisme insouciant. [...]

Ce livre [...] a été écrit avec la conviction qu' il serait possible de découvrir les mécanismes cachés par lesquels tous les éléments traditionnels de notre monde politique et spirituel se retrouvèrent dissous dans un conglomérat où tout semble avoir perdu une valeur spécifique, au point d'en être devenu méconnaissable pour la compréhension humaine, et inutilisable dans des buts humanitaires. Céder au simple processus de désintégration est devenu une tentation irrésistible, non seulement parce qu'elle a assumé la fausse grandeur de la « nécessité historique, » mais aussi parce que tout en dehors d'elle a commencé à apparaître sans vie, exsangue, dénué de sens, et irréel.

La conviction que tout ce qui arrive sur terre doit être compréhensible à l'homme peut mener à interpréter l'histoire par des lieux communs. La compréhension ne signifie pas nier le scandaleux, déduire le sans précédent des précédents, ou expliquer les phénomènes par des analogies et généralités telles que l'impact de la réalité et le choc de l'expérience ne sont plus ressentis. Cela veut dire plutôt examiner et porter consciemment le fardeau que notre siècle a placé sur nous - sans nier son existence, ni se soumettre docilement à son poids. La compréhension, en bref, signifie l'attention non préméditée faisant face à... la réalité.

Dans ce sens, il doit être possible de faire face et de comprendre le fait scandaleux qu'un phénomène aussi localisé (et en politique mondiale si peu important) que la question juive et l'antisémitisme pourraient devenir un agent catalyseur, d'abord pour le mouvement nazi, puis pour une guerre mondiale, et finalement l'établissement d'usines de mort. [...] ou la contradiction curieuse entre le « réalisme » cynique déclaré des mouvements totalitaires et leur dédain ostentatoire de toute la texture de la réalité. [...]

La tentative totalitaire de la conquête globale et la domination totale a été la voie destructrice de toutes les impasses. Sa victoire peut coïncider avec la destruction de l'humanité ; partout où elle a dirigé, elle a commencé à détruire l'essence de l'homme. (Hannah Arendt, Summer, 1950) »
Les commentaires et les observations d'Hannah sur notre monde, extirpés de ses propres douleurs et expériences, n'ont jamais été plus poignants qu'aujourd'hui quand nous faisons face à exactement ce qu'elle décrivait : le Totalitarisme Global montant comme une force destructrice avec la fin de l'humanité en vue. Et jamais nous n'avons constaté plus clairement cette caractéristique du type autoritaire qu'Hannah a vécu aussi : « « réalisme cynique » déclaré et... dédain ostentatoire de toute la texture de la réalité. » Si vous voulez voir un portrait étonnant de ce type d'individu, procurez-vous un exemplaire de « Lions et Agneaux » et regardez Tom Cruise réaliser une performance si plausible qu'on en éprouve la chair de poule.

Ici à SOTT nous discutons régulièrement du problème de la déviance pathologique et de la manière dont la pathologie peut conduire un individu à chercher le pouvoir sur les autres. Nous avons mis en avant l'ouvrage d'Andrzej Lobaczwewski, « Ponérologie Politique », et cela dans un cadre où l'histoire du mal - particulièrement le mal politique - peut être compris.

Pour autant que je puisse en juger, Hannah Arendt n'a pas considéré les problèmes de la pathologie ni comment elle opère dans la société en tant qu'élément corrupteur, et pas davantage le facteur indiquant que le judaïsme et ses descendants, le christianisme et l'islam, puissent être les porteurs de la maladie du totalitarisme. Dans ce sens, il est vraiment important d'apprendre à connaître la manière dont les religions sont créées , par qui - généralement des déviants pathologiques - et comment elles sont utilisées, combinées avec la politique, pour contrôler les masses.

Cela nous ramène bien sûr au problème des comètes dans nos cieux et leurs impacts sur notre planète.

Il se trouve qu'après avoir tiré tant de fils reliés à ce sujet, il me vient à l'esprit que les comètes peuvent, en effet, avoir un rapport avec le problème social majeur sur notre planète : les psychopathes.

On pourrait raisonnablement demander : Un processus évolutionnaire est-il à l'œuvre dans ce domaine ? Il est clair qu'un nombre exponentiel de gens meurent, de façon inexorable, quand ils placent leur confiance dans les mensonges et les menteurs. Et il arrive presque aussi souvent que les manipulateurs au pouvoir se retrouvent eux-mêmes dans des situations difficiles par suite de leur ambition et de leur ignorance des faits. Manifestement, si l'évolution est à l'œuvre dans ce cas, ces individus - et leur descendance, qui croient aux mensonges, seront finalement éliminés du patrimoine héréditaire.

Qu'est-ce qui arrive à ceux qui, comme le suggère Arendt, essaient de comprendre et de faire face aux faits de notre réalité, restent à voir.

Mais ainsi qu'elle le déclare aussi, cette compréhension ne doit pas nier le scandaleux, ni essayer de déduire le sans précédent des précédents.

Voyez-vous, évolutionnairement parlant, les psychopathes ne devraient pas exister.

Tout au long de l'histoire, on peut constater que les hommes ont eu besoin de coopérer et de prendre soin les uns des autres dans le but de survivre et de produire une nouvelle génération qui continuerait les processus de la société. La plupart des dynamiques humaines sont fondées sur des gens qui essaient de solutionner leurs problèmes et d' aboutir à des résolutions agréables au plus grand nombre, ou à tout le moins, dans les interactions entre deux personnes . La question de confiance est primordiale. Quelqu'un qui trahit votre confiance est quelqu'un avec qui vous ne pouvez ni vivre ni travailler. Donc les psychopathes à qui on ne peut pas faire confiance, auraient dû s'éteindre depuis longtemps. Mais ce n'est pas ainsi que sont les choses. Il semble en fait que la psychopathie ait augmenté !

Comme nous pouvons l'observer tout au long de l'histoire jusqu'à aujourd'hui, être le seul psychopathe dans un groupe de gens de confiance peut être une très bonne chose pour le psychopathe. Quand les groupes grandissent, ils peuvent en accueillir davantage. Il semble que quand le nombre de personnes portant le gène du psychopathe est assez petit, les quelques-uns qui le portent peuvent atteindre un succès phénoménal de reproduction. Comme Glenn Whitman l'explique :
« Ce qu'il y a de bien avec cette explication est que non seulement elle explique pourquoi les psychopathes existent, mais aussi pourquoi nous ne sommes pas tous des psychopathes. S'il y a assez peu de psychopathes dans la population, alors en être un se révèle logique parce que vous aurez principalement des confrontations gagnantes avec les gens biens. Mais s'il a trop de psychopathes, alors les gains dus aux avantages gagnés sur les gens biens seront noyés par les pertes dues aux confrontations avec les autres psychopathes. À l'équilibre, vous aurez à la fois des « psys » et des gens biens, avec chaque stratégie générant approximativement des retours égaux, et l'équilibre précis déterminé par les règlements relatifs des différentes interactions.
Le problème est, comme nous venons de le dire, que nous vivons à une époque où la psychopathie semble avoir augmenté de manière exponentielle. En outre, comme le note Hannah Arendt - et cela n'a jamais été plus vrai qu'aujourd'hui - l'élan de l'histoire indique que les psychopathes sont gagnants et cela signifie la destruction pour tous, y compris pour eux-mêmes...

Ce qui nous amène au problème suivant : la psychopathie étant ce qu'elle est et faisant ce qu'elle fait, devrait certainement avoir amené la race humaine à la destruction totale il y a longtemps SI, comme une classification, elle avait existé tout au long du développement de l'humanité. Et cela suggère que ce n'est pas le cas. En fait, les études de Marija Gimbutas montrent qu'il y eut un temps où la psychopathie n'était pas « au sommet. »

Aussi loin que nous pouvons remonter à l'aide des archives archéologiques, c'est-à-dire la « science dure, » nous trouvons que l'adoration de la Grande Déesse Céleste était l'acte de vénération de l'Univers et tout à l'intérieur d'elle comme le corps vivant de la Déesse-Mère-Créatrice. Cette déesse était symbolisée par les doubles lignes ondulées de l'eau - à la fois la mère cosmique du potentiel/activation, de même que l'humidité donnant vie qui émanait du corps de la déesse et de toutes les femmes en tant que ses représentantes sur terre, dans les océans et les mers, rivières, sources et puits.

Elle était la Déesse du Ciel et la Terre était sa matrice et tout ce qui était sur elle étaient ses enfants. Le « Dieu-Soleil/Fils » mourait chaque année et renaissait au passage des saisons. Les rites et les rituels étaient exécutés pour assurer la renaissance du « Fils-Soleil » par la « matrice de la Terre, » l'organe générateur de la Mère Cosmique. Il y avait une pureté et une innocence... une simplicité et une symétrie pastorales, arcadiennes à la vie. Les hommes et les femmes étaient égaux en importance comme les « Jumeaux » de la Déesse.

Les femmes étaient honorées et chéries dans leurs trois manifestations : la vierge-future-mère ; la mère- nourricière ; et la vieille « mère de sagesse ». Les hommes étaient des partenaires et des protecteurs des femmes, de ce fait des protecteurs de leur propre être puisque tous étaient mis au monde et allaités par les femmes. L'énergie mâle servait la femme parce que la femme servait l'homme ; il y avait une énergie, une synergie, une symétrie et un équilibre cycliques.

Les lignes ondulées de l'eau, la Mer Cosmique de la Mère furent à un certain moment, corrompues par le symbole du serpent, la femme devint associée au serpent au lieu de le rester aux Étoiles ; et tout commença à se détériorer à partir de là. Cet événement est décrit dans la Genèse 3 :19 où Yahweh dit à Adam : « À la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu'à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es poussière et tu retourneras en poussière. »

Ici, la « poussière » ou la Terre, est dénigrée et insultée comme étant sans valeur dans le même passage que la femme est dénigrée et insultée comme la tentatrice. Mais, dans les religions de la Déesse pré-existantes, la terre d'où vient toute vie n'est PAS de la poussière, mais est vivante - comme la matrice de la Déesse elle-même ! Et à en juger par les preuves massives collectées par Marija Gimbutas, c'était le plus ancien et le plus répandu des schémas de pensée au monde, antécédent et sous-jacent à tous les autres mythes, pré- datant de nombreux milliers d'années les panthéons dominés par les hommes!
Le thème principal du symbolisme de la Déesse est le mystère de la naissance et de la mort et le renouveau de la vie, pas seulement humains, mais de toute vie sur terre et évidemment, dans tout le cosmos. Le groupe de symboles et d'images autour de la Déesse parthénogénétique et ses fonctions fondamentales comme Donneuse de Vie, Contrôleuse de la Mort, et pas moins important, en tant que Régénératrice, et autour de la Terre Mère, la Déesse de la Fertilité jeune et vieille, croissant et mourant avec la vie des plantes. Elle était la seule source de toute vie qui prend son énergie des sources et des puits, du soleil, de la lune et de la terre humide. Ce système symbolique représente un temps cyclique, non linéaire. Dans l'art, cela est manifesté par les signes du mouvement dynamique : des spirales tourbillonnantes ... » [Gimbutas, 1989]
À un certain moment, la déesse, ou source d'humidité et de toute vie, fut identifiée avec le serpent-en-tant-que-tentateur et devint « la mauvaise Tentatrice » elle-même. C'est difficile de démêler les fils des systèmes symboliques actuellement connus. On en connaît maintenant deux : un reflétant une culture matriarcale-serpent, et l'autre une culture phallocrato-militaro-serpent. L'homme et la femme qui étaient jadis unis comme les « Jumeaux de la Création » d'origine, et qui, dans leur union pouvaient « contrôler » le serpent, devinrent opposés l'un à l'autre ; déséquilibrés, antagonistes, non plus partenaires. Le bienveillant « Fils-Roi, » le chef du troupeau, n'était plus soutenu par l'énergie féminine, canalisée de la Déesse par « l'Arbre, » dans le corps de la représentante de la Déesse sur Terre, la Femme, mais au lieu de cela devint le tueur masculin du serpent ET le contrôleur/oppresseur de la Déesse, qui devint l'exemplification de la tentation et l'escorteur occasionnel du serpent !

À un certain moment, les anciens ont dit qu'Ève a trahi Adam, Caïn a tué son frère Abel, et la psychopathie fut lâchée sur notre planète.

Qui était ce serpent ? Quels sont les indices qui désignent son apparition sur la scène ? Où ? Quand ?

Tunguska fut la première clé à ce problème.

S'il n'y avait pas eu l'impact cométaire à Tunguska il y a cent ans aujourd'hui, et ensuite les impacts de Shoemaker-Levy sur Jupiter quatre-vingt six ans plus tard, notre attention ne serait pas attirée par certains aspects de notre histoire qui ont été totalement dissimulés, ni les effets de ces mensonges et distorsions sur notre monde aujourd'hui. En quelque sorte, les psychopathes et les comètes sont inextricablement liés ; il est même possible que les mêmes forces cosmiques qui ont envoyé les comètes vers nous aient aussi « créé » les psychopathes. C'est ce que je veux explorer dans les derniers épisodes de cette série d'articles.

Restez à l'écoute, notre prochain arrêt est la fin de la dernière ère glaciaire quand le Serpent Cosmique est apparu sur la scène et quand les processus qui ont conduit à notre implication dans la Sixième Extinction se sont mis en route.

[1] Traduction de Michel Cabar - Ed. le Jardin des Livres