Traduction SOTT


Comment: Avant de lire cet épisode, nous vous suggérons de visionner ces clips effrayants du documentaire en six parties, Evidence of Revision, qui détaille le programme MKULTRA et certaines de ses applications.



Le 25 juin 1992, le Docteur D. Corydon Hammond de l'université de l'Utah a fait un discours à la Quatrième Conférence Annuelle de la Région Est sur l'Abus et la Personnalité Multiple, à l'hôtel Radisson Plaza d'Alexandria en Virginie. C'était intitulé 'Hypnosis in MPD: Ritual Abuse' ('Hypnose en cas de Désordre de Personnalité Multiple : Abus rituel'). Il y décrivait un ensemble étrange de symptômes que lui et d'autres docteurs avaient découverts (souvent de façon indépendante) chez des patients, qui révélait un programme national de grande envergure, bien coordonné, d'abus systématique et de contrôle du mental, qui se retrouvait souvent, bien que pas toujours, chez les membres de familles de la NASA, de la CIA et de personnel militaire. En utilisant l'effet idéomoteur (réponses musculaires involontaires) pour obtenir des réponses sous hypnose, le Dr. Hammond et ses collègues découvrirent des séries de 'programmes' qui étaient installés chez les victimes (souvent depuis l'enfance) via de l'abus répété (tout à fait comparable à de la torture), de la privation sensorielle, de la désorientation, de l'hypnose, des hallucinogènes et autres drogues.

Plusieurs couches distinctes de programmation ont été trouvées, chacune avec un dessein différent, par exemple des programmes sexuels, suicidaires (c'est-à-dire autodestructeurs), rituels et de 'meurtre psychique', ainsi que des codes intégrés de verrouillage, parmi d'autres. Les victimes étaient aussi programmées avec des pièges (appelés la 'bombe verte'), de façon à ce qu'elles deviennent folles si jamais elles commençaient à se ressaisir. Soit dit en passant, le nombre et la fréquence d'individus qui disjonctent et qui tuent sans raison semble avoir augmenté ces dernières années. L'assassin Seung Hui Cho de Virginia Tech en 2007 ; Vince Li, l'homme qui en a décapité un autre dans un bus Greyhound au Canada en 2008 ; et le(s) tireurs de Fort Hood de 2009 sont juste quelques exemples qui ont fait les grands titres et qui donnent des indications sur une programmation possible du mental.

L'histoire que Hammond a rapportée de sa pratique est la suivante. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Allen Dulles et d'autres de la communauté des renseignements des États-Unis, ont recruté des scientifiques et des médecins nazis qui avaient mené des recherches sur le contrôle du mental dans les camps de concentration, et les ont amenés aux États-Unis, où ils ont commencé à faire le même genre de recherche pour le renseignement militaire dans des hôpitaux de l'armée. Un adolescent éduqué selon la tradition Juive Hassidique ayant des connaissances en mysticisme cabalistique (des thèmes issus de la kabbale revenaient souvent dans la programmation), qui s'était sauvé lui-même en collaborant et en participant aux expériences des camps de la mort, a été emmené aussi aux États-Unis. Le jeune homme américanisa son nom, obtint un diplôme de médecine, devint médecin et continua un travail qui aujourd'hui semble être au centre d'une programmation cultuelle. Des patients à travers tout le pays le connaissent sous le nom de 'Greenbaum'. Bien sûr, c'est juste une histoire. Hammond n'avait apparemment pas les moyens de vérifier ce qu'il avait pu rassembler des victimes.

Selon Hammond, le but de ce programme est de créer une armée de candidats mandchous qui s'engageront dans la prostitution, la pornographie avec des enfants, le trafic de drogue, le trafic d'armes international, et d'autres entreprises lucratives illégales. De nouveau, si nous enlevons le vernis de l'occulte, cela ressemble fortement à ce qui s'est passé ces dernières décennies. Comme je l'ai écrit récemment à ce sujet, il y a une confluence indéniable de ces crimes (trafic d'armes, trafic d'êtres humains, réseaux pédophiles organisés, filières des drogues etc.) parmi les groupes d'élite des hommes et des femmes haut placés. Et le contrôle du mental revient en boucle (voir les écrits sur Franklin scandal and the Dutroux affair par exemple).

© Paramount Pictures
La version de 2004 de The Manchurian Candidate (Un crime dans la tête) avec Denzel Washington en vedette.

Un 'Candidat Mandchou' est un individu qui a subi un 'lavage de cerveau' et qui a été programmé sous hypnose à tuer. Le terme vient de l'intitulé du roman de Richard Condon en 1958, qui a été adapté deux fois sur grand écran. De la même manière que c'est montré dans le roman et dans les films, de tels individus font théoriquement de parfaits espions, car ils ne sont pas conscients de leur mission, de l'identité de leurs supérieurs, ou des actes qu'ils commettent sous l'influence de l'une de leurs 'autres' personnalités. Ils peuvent agir comme des assassins infaillibles, des messagers et des informateurs, des outils humains employés par ceux qui justifient leurs lubies au nom de la 'sécurité nationale'. Mais, comme c'est souvent le cas, la vérité est plus étrange que la fiction. Ce n'étaient pas les Chinois ou les communistes qui essayaient de mettre en œuvre cette idée même ; c'étaient les États-Unis d'Amérique.

L'idée de 'lavage de cerveau' a d'abord fait les gros titres dans les années 1950, en tant que terme de propagande pour décrire les effets de l'endoctrinement et de la torture des Maoïstes sur des GI américains. Le problème est que c'est ce qu'ont toujours fait les Chinois et les Russes pendant leurs détentions : de l'endoctrinement et de la torture. Toutes les annonces de 'narco-hypnose' et de 'lavage de cerveau' étaient surtout du vent. Et en considérant les connexions de la CIA avec ceux qui menaient la propagande (c'est à dire Edward Hunter, auteur de Brainwashing in Red China), on se rend compte que c'est exactement ce que les États-Unis étaient en train d'élaborer à cette époque. (Voir Operation Mind Control de Walter Bowart, p. 45). Rien ne vaut d'accuser votre ennemi des choses même que vous faites.

Ainsi, dans leur effort pour 'rester dans la course' au contrôle du mental, l'armée américaine et les agences de renseignements commencèrent une série de projets, dont certains ont finalement été rendus publics lorsque le Projet MKULTRA de la CIA, secret et illégal, a été révélé par le Church Committee en 1975. Le programme incluait le développement de méthodes de manipulation du comportement humain (dont la stimulation électronique du cerveau, ou ESB), la tentative de générer un Désordre de Personnalité Multiple (MPD) dans les 'sujets', l'administration de diverses drogues d'altération du mental à des victimes non-consentantes, de l'hypnose, des abus sexuels, de la privation sensorielle (exactement les mêmes pratiques découvertes par Hammond avec ses victimes)1. Utilisant un vaste réseau d'organisations et de fondations en vue, la CIA finança cet énorme projet de recherche et manipula des sujets sans leur consentement. Les chercheurs eux-mêmes qui faisaient les études n'étaient souvent pas au courant qu'ils étaient financés par la CIA, et leur recherche était largement publiée dans la littérature et dans les journaux scientifiques publics. De cette manière, la CIA était en mesure de profiter d'une base de recherche extrêmement large (plus importante que ce qu'ils auraient pu obtenir en menant uniquement des projets top-secret), en employant quelques-uns des plus grands noms, et des plus estimés, dans les domaines de la psychologie et de la psychiatrie. Le programme fut officiellement arrêté à la fin des années 60, mais beaucoup de chercheurs croient que d'autres programmes similaires ont existé, et se poursuivent toujours.

En tout cas, les applications pratiques de telles méthodes ont commencé avant 1950, ce qui démontre que les États-Unis n'étaient pas simplement intéressés à 'rester dans la course', mais qu'ils étaient à l'origine de ces initiatives. George Estabrooks, érudit et psychologue de Rhodes, était un expert en hypnose qui travailla avec le renseignement militaire pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il se vanta qu'il pouvait 'hypnotiser un homme - sans qu'il le sache ou sans son consentement - pour commettre un acte de trahison envers les États-Unis.' Il a aussi écrit qu'il avait causé avec succès un désordre de personnalité multiple (MPD) chez certains sujets, et que cela 'avait été et est toujours pratiqué'. En fait, la littérature publique rend compte de la réussite de la propagation de MPD dans des groupes d'enfants (voir le livre de Jerry Leonard, The Perfect Assassin, pour les références). Dave McGowan écrit ceci dans son livre, Hypnotism :

Eastabrooks

... Estabrooks reconnaît franchement que son « intérêt principal a toujours été l'application militaire de l'hypnose »... Il faut pouvoir disposer d'un sujet atteint de ce qui était dénommé désordre de personnalité multiple (MPD), maintenant appelé Désordre d'Identité Dissociative (DID). Cette condition peut déjà préexister chez un sujet ou bien être causée par un 'thérapeute'. Dans tous les cas cependant, la condition est causée par un traumatisme grave - si grave en fait que l'épisode traumatique ne peut être intégré parmi les expériences de la personnalité profonde.

La cause la plus commune de MPD revient de loin aux dommages infligés durant la petite enfance, souvent - mais pas toujours - causés par un parent ou par un autre adulte en contact avec les enfants. Ainsi que l'a déclaré le Dr. Frank Putnam en 1989 : « Je suis frappé par la capacité d'extrême sadisme qui est révélée par la plupart des victimes de MPD. Beaucoup parmi eux m'ont raconté avoir été abusés sexuellement par des groupes de gens, d'avoir été forcés à se prostituer par des membres de la famille, ou d'avoir été offerts comme appâts sexuels aux petits amis de leur mère. Quand on a travaillé avec de nombreux patients atteints de MPD, il devient évident qu'un abus grave, prolongé et répétitif sur un enfant est un élément majeur pour la création de MPD. »

Ailleurs, Estabrooks reconnaît qu'il avait personnellement écrit auparavant que : « chacun peut être soumis à un profond état d'hypnose en utilisant ce que j'appelle la méthode russe - en-dehors de tout contrôle, désintégration délibérée de la personnalité au moyen de la torture psychique ... Le sujet peut facilement se retrouver dans un état d'épave mentale, mais la guerre est une sinistre affaire. »

... Estabrooks remarque aussi que les enfants tout spécialement font de bons sujets, étant donné qu'ils « sont notoirement faciles à hypnotiser ». C'est dire de manière édulcorée que les enfants sont particulièrement vulnérables aux abus et qu'ils ont une nette tendance à dissocier les expériences traumatisantes, créant de ce fait d'autres identités qui peuvent être exploitées et contrôlées. ('Mind Control 101').
Un document de la CIA du 7 janvier 1953 décrit la création de MPD chez des jeunes femmes et déclare « ces filles... peuvent agir comme des messagers malgré eux dans des buts de renseignement. » Un document d'une année plus tard décrit une expérience réussie dans laquelle une femme hypnotisée était poussée à tirer avec un pistolet non chargé sur un collègue (pistolet qu'elle croyait chargé) et avec une complète amnésie de l'événement.

Tout ceci pour simplement dire que le contrôle du mental n'est pas nécessairement l'idée 'de fous' qu'on en a généralement. Personnellement, quand j'ai commencé à découvrir ces idées, j'ai pensé que ça ressemblait à quelque chose tirée d'un mauvais film de science-fiction : quelque peu outrancier et plutôt ridicule. Mais après avoir étudié ce sujet, je n'en suis plus si sûr. Aussi stupide que ça puisse paraître au début, ce genre de recherche a été poursuivi par les agences du renseignement militaire depuis des générations, apparemment avec beaucoup de succès. Pensez simplement aux avantages qu'offrent de telles procédures au caractère clandestin plein de promesses : des messagers porteurs d'informations sensibles peuvent être amenés par hypnose à subir une amnésie sélective, de telle manière qu'ils ne soient pas conscients de l'information sensible qu'ils possèdent ; des agents doubles pourraient être programmés avec des personnalités multiples pour qu'ils croient vraiment être des transfuges, gagnant ainsi la confiance de gouvernements étrangers ou bien des postes de commandement dans des organisations subversives, qui pourraient alors être trahies, fournissant en conséquence le prétexte pour 'neutraliser' de tels groupes ; des assassins et des agents secrets pourraient être programmés de façon à ne pas être conscients de missions passées ou en cours, supportant ainsi la torture et les interrogatoires sans rien révéler des informations précieuses du ressort de la 'sécurité nationale'. (Prenez connaissance de quelques-uns des livres mentionnés en-dessous pour accélérer votre compréhension du sujet. Par exemple, Walter Bowart fournit quelques cas intéressants d'études à propos d'individus qui ont été conditionnés pour être des messagers hypnotisés au service de la CIA).

Le 31 juillet 1999, Laura a posé une question spécifique au sujet des documents de Greenbaum :
Q : La documentation de Greenbaum dit qu'un jeune Juif, qui avait été amené en Amérique et s'était formé à la médecine, était devenu cet infâme docteur Greenbaum. Est-ce vrai ?

R : Non. 'Green' est un alias, ou plus exactement un pseudonyme pour plusieurs personnes impliquées dans les recherches sur le contrôle du mental.

Peut-être que des réunions de psychopathes en robes 'faisant appel' à des forces sombres pour exercer un contrôle de l'humanité n'est pas une idée si absurde après tout ?

Dans le livre publié en 2008 de Jim Marrs, The Rise of the Fourth Reich (La montée du Quatrième Reich), il écrit :
Selon l'ancien agent du renseignement militaire Lyn Buchanan [dans une interview en 2007 avec Marrs], qui à une époque avait entraîné les 'voyants à distance' (remote viewers) de l'armée U.S., les Nazis avaient formé une unité de médiums et l'avaient appelée Doktor Gruenbaum. C'était un nom pour le projet des médiums, pas pour une personne, bien qu'apparemment un médium allemand portant le nom de Gruenbaum ait pu vivre aux États-Unis après la guerre. Le nom Gruenbaum, ou arbre vert, semble avoir été une référence au symbole de l'arbre vert de la Kabbale, qui est en relation avec 'l'arbre de la connaissance' du jardin d'Éden. (p. 180-181).
Ni Buchanan ni Marrs ne mentionnent la conférence de Hammond sur 'Greenbaum', ou une connexion possible avec la recherche sur le contrôle du mental, il n'est donc pas certain qu'ils avaient connaissance d'une telle connexion. Ce qui est intéressant c'est la référence à Gruenbaum en tant que groupe engagé dans des recherches médiumniques/mystiques, ainsi que la présence d'un Gruenbaum en Amérique, toutes deux concordant avec l'histoire fournie par Hammond. Avec ceci à l'esprit, réfléchissez à ce qui suit, tiré de la séance du 5 octobre 1996 avec les Cs :
R : Maintenant, un peu d'histoire... Ainsi que vous le savez, la CIA, la NSA et d'autres agences sont les enfants de la Gestapo Nazie... les SS, qui fut une expérience influencée par les Antaréens qui s'entraînaient en vue d'une éventuelle réintroduction des Néphalims sur la terre en troisième ou/et en quatrième densité. Et le contact avec les 'Antaréens' a été initié par la Société de Thulé, qui a préparé sa victime, Adolf Hitler, pour être la figure de proue au mental totalement programmé. Maintenant, dans les temps modernes, vous avez vu, mais jusqu'ici à moindre échelle, Oswald, Ruby, Demorenschildt, Sirhan Sirhan, James Earl Ray, Arthur Bremer, Farakhan, Menendez, Bundy, Ramirez, Dahmer, etc...
Jim Marrs confirme certains de ces détails donnés par les Cs, avec quelques détails suggestifs se rapportant aussi à d'autres commentaires. Par exemple, la Société de Thulé était un groupe allemand d'intellectuels intéressés par l'occultisme, la politique et le mysticisme racial. Ce groupe servait de façade à l'Ordre Allemand, inspiré des anciens Chevaliers Teutoniques, qui a contribué à la formation et au financement du Parti des Travailleurs Allemands. Hitler est entré en contact pour la première fois avec des membres de la Société de Thulé quand il avait vingt-neuf ans. Marrs écrit :
L'auteur Joseph P. Farrell a déclaré que les connexions secrètes de [Dietrich] Eckart [éditeur de littérature occulte, membre de Thulé et Nazi] avec le futur député et führer Martin Bormann, renforcent l'idée « que Hitler fut délibérément manipulé et placé au pouvoir, et manipulé secrètement en coulisses par des forces bien plus puissantes qu'il ne pouvait maîtriser, puis, une fois qu'il eut rempli son rôle, il fut sciemment saboté et abandonné. » (p. 18-21)

De tels groupes étaient « intéressés par l'élévation de leur conscience au moyen de rituels d'ouverture au mal et à des intelligences non-humaines dans l'univers, et par la mise en place de moyens de communication avec ces intelligences. Et le Maître-Adepte de ce cercle était Dietrich Eckart [l'homme que Hitler reconnaissait comme « fondateur spirituel du National Socialisme »], nota [Trevor] Ravenscroft. Hitler a écrit au sujet de ses propres expériences de l'occulte alors qu'il était soldat pendant la Première Guerre mondiale: « Je vais souvent par les nuits fraîches au chêne de Wotan dans la clairière paisible, pour tisser la trame d'une union avec de sombres pouvoirs »... « Les versions les plus sophistiquées de la légende de Thulé ont été développées seulement petit à petit par les soins de Dietrich Eckart et du général Karl Haushofer, et furent par la suite affinées et augmentées sous la direction du Reichsführer SS Heinrich Himmler, qui terrorisa une grande partie du monde académique allemand pour donner une touche professionnelle à la perpétuation du mythe de la supériorité de la race allemande. » ... Haushofer ... était un membre du mystérieux Vril, une société occulte qui pratiquait la télépathie et la télékinésie.
On suppose que c'était peut-être à travers de semblables pratiques occultes qu'un contact psychique était réalisé avec des intelligences non-humaines... Le chercheur Nazi en occultisme Nicholas Goodrick-Clarke ... a écrit que la puissance qui motivait les occultistes de l'entourage de Hitler et de Himmler « est caractérisée soit par une entité désincarnée (par exemple des 'forces noires', des 'hiérarchies invisibles', des 'supérieurs inconnus'), soit par une élite magique d'une époque lointaine ou d'un lieu éloigné, avec lesquelles les Nazis étaient en contact. » (p. 179-180)

Dans leur livre "Le matin des magiciens", Louis Pauwels et Jacques Bergier écrivent ce qui suit :

Hitler n'était finalement pas plus un leader qu'Obama ne l'est aux États-Unis aujourd'hui.

Hitler entretenait un jour Rauschning, chef du gouvernement de Dantzig, du problème de la mutation de la race humaine. Rauschning, n'ayant pas les clefs d'une aussi étrange préoccupation, traduisait les propos d'Hitler en propos d'éleveur qui cherche à améliorer le sang allemand.

« Mais vous ne pouvez rien faire d'autre que d'aider la nature », disait-il, « que d'abréger le chemin à parcourir ! Il faut que la nature vous donne elle-même une variété nouvelle. Jusqu'à présent, l'éleveur n'a réussi que très rarement, dans l'espèce animale, à développer des mutations, c'est-à-dire à créer lui-même des caractères nouveaux. »

« L'homme nouveau vit au milieu de nous ! Il est là ! s'écria Hitler d'un ton triomphant. Cela vous suffit-il ? Je vais vous dire un secret. J'ai vu l'homme nouveau. Il est intrépide et cruel. J'ai eu peur devant lui. »

« En prononçant ces mots », ajoute Rauschning, « Hitler tremblait d'une ardeur extatique. »

Et Rauschning rapporte aussi cette étrange scène, sur laquelle s'interroge en vain le docteur Achille Delmas, spécialiste de la psychologie appliquée. La psychologie, en effet, ne s'applique pas là :

« Une personne de son entourage m'a dit qu'Hitler s'éveille la nuit en poussant des cris convulsifs. Il appelle au secours, assis sur le bord de son lit, il est comme paralysé. Il est saisi d'une panique qui le fait trembler au point de secouer le lit. Il profère des vociférations confuses et incompréhensibles. Il halète comme s'il était sur le point d'étouffer. La même personne m'a raconté une de ces crises avec des détails que je me refuserais à croire, si ma source n'était aussi sûre.

« Hitler était debout dans sa chambre, chancelant, regardant autour de lui d'un air égaré. « C'est lui ! C'est lui ! Il est venu ici ! » gémissait-il. Ses lèves étaient blêmes. La sueur ruisselait à grosses gouttes. Subitement, il prononça des chiffres sans aucun sens, puis des mots, des bribes et des phrases. C'était effroyable. Il employait des termes bizarrement assemblés, tout à fait étranges. Puis, de nouveau, il était redevenu silencieux, mais en continuant à remuer les lèvres. On l'avait alors frictionné, on lui avait fait prendre une boisson. Puis, subitement, il avait rugi : « Là ! Là ! dans le coin ! Il est là ! » Il frappait du pied le parquet et hurlait. On l'avait rassuré en lui disant qu'il ne se passait rien d'extraordinaire, et il s'était calmé peu à peu. Ensuite, il avait dormi pendant de longues heures et était redevenu à peu près normal et supportable... » [Hermann Rauschning: Hitler m'a dit. Ed. Co-operation, Paris, 1939. Dr Achille Delmas : 'Hitler, essai de biographie psycho-pathologique'. Lib. Marcel Rivimere, Paris, 1946.] (pp. 149-150)

Allen Dulles : il est aussi connu pour avoir 'révélé' que les Protocoles des Sages de Sion étaient « un tract antisémite ». Mais en considérant le rôle particulièrement ambigu de cet homme dans l'histoire contemporaine de l'humanité, il est bien plus probable que ce document, qui est effectivement un modèle pour la domination globale d'une minorité sur la majorité, ait été attribué à tort aux Juifs par les psychopathes comme Dulles qui gouvernent dans l'ombre.

Marrs décrit aussi le très documenté Project Paperclip (Projet Trombone), une opération du chef d'état-major interarmes où les scientifiques nazis ont été recueillis après la guerre et amenés aux Etats-Unis (par exemple Wernher von Braun, bien connu à la NASA), dont le premier est arrivé sur le sol U.S. seulement douze jours après la capitulation de l'Allemagne. Ce projet continuait toujours à plein rendement en 1973. (Marrs, pp. 149-150) Ensuite il y a les liens tout à fait certifiés entre les membres de l'élite américaine (hommes d'affaires, industriels et politiciens) et le Reich allemand. Par exemple, Prescott Bush (grand-père de W) et George Herbert Walker, ont tous deux siégé au conseil d'administration de la Union Banking Corporation (UBC), qui eut ses actions saisies en 1942 à la suite de l'Acte de Commerce avec l'Ennemi (Trading with the Enemy Act), pour leur connivence avec les nazis. Les deux hommes étaient aussi membres du Conseil pour les Relations avec l'Etranger (Council on Foreign Relations). Et leurs avocats ? Allen et John Foster Dulles. Marrs détaille tout ceci et plus encore dans son livre (p. 116-117).

Allen Dulles, bien sûr, devint le troisième directeur du renseignement central de la CIA, qui elle-même fut formée, ainsi que le DOD, la NSC et l'Air Force, en conséquence de l'Acte de Sécurité Nationale d'Eisenhower en 1947. (Le DOD, par la suite, amena à la création du prédécesseur de la NSA, le AFSA, en 1949.) Dulles revient constamment dans ces connexions avec les nazis. Par exemple, il fit passer en fraude de l'argent nazi et des criminels de guerre hors d'Allemagne et fit de Reinhard Gehlen, qui avait un vaste réseau d'espionnage nazi pendant la guerre, le responsable des services de la CIA concernant la Russie et l'Europe de l'Est. (Marrs, pp. 138, 145) En fait, MKULTRA était l'idée originale de Dulles. Marrs écrit :

Ça ne devrait pas surprendre que les hommes qui étaient derrière les projets reconnus de contrôle mental de la CIA - MKULTRA, ARTICHOKE, BLUEBIRD, MKDELTA, etc. - avaient récupéré la science médicale nazie par l'intermédiaire de docteurs de Paperclip et de leurs protégés. L'introduction de spécialistes nazis en contrôle du mental à l'intérieur de la nouvelle CIA aboutit au projet MKULTRA ... (p. 194)

En plus de Dulles, trois autres noms mentionnés par les Cs comme étant des victimes de contrôle du mental - Oswald, Ruby, et De Mohrenschildt - étaient aussi connectés à l'assassinat de JFK. Dans son livre qui fait autorité (et difficile à trouver) de 1978, Operation Mind Control, le journaliste enquêteur Walter Bowart s'intéresse en profondeur au contrôle du mental et aux candidats mandchous. Il a beaucoup à dire au sujet de ces individus, ainsi qu'à propos de Sirhan Sirhan ('l'assassin isolé' de Robert Kennedy) et de James Earl Ray ('l'assassin isolé' de Martin Luther King). Examinons brièvement à notre tour chacun des individus mentionnés par les Cs. La documentation les concernant est très fournie, aussi je vais me limiter à quelques-uns des points que je considère particulièrement intéressants, et donner des références pour ceux qui veulent approfondir le sujet.

Lee, Jack, and George

Ce trio de personnages était en grande partie lié à la CIA et au FBI. Ruby, qui déclara peu de temps après le meurtre d'Oswald qu'il faisait partie d'une conspiration bien plus importante comprenant des gens hauts placés, fut un indicateur du FBI en 1959 (révélé par le Comité des Activités Anti-Américaines du Congrès - House Un-American Activities Committee - qu'Hoover s'arrangea à faire disparaître des rapports de la Commission Warren), ayant des liens étroits avec la Mafia et des groupes anti-Castro récupérés par la CIA. De Mohrenschildt, l'un des seuls 'amis' d'Oswald à Dallas (et très peu susceptible de l'être d'ailleurs), était directement impliqué par la CIA (ce qui a été révélé par la Commission Elue du Congrès pour les Assassinats - House Select Committee on Assassinations) et comme par hasard il avait le nom et le numéro de téléphone de George Bush Sr. (de la CIA aussi) dans son carnet d'adresses. De Mohrenschildt s'est suicidé, bien à propos, la veille de sa convocation à la Commission pour les Assassinats pour témoigner au sujet de ses relations avec Oswald. Il raconta à Edward Jay Epstein qu'un homme de la CIA, J. Walter Moore, lui avait donné pour instruction de garder contact avec Oswald.



Mise en scène d'un événement : Assassinat d'Oswald par Ruby alors qu'un officier de la police de Dallas se recule.

Oswald lui-même était sous la surveillance constante de la CIA depuis l'époque de sa 'défection' vers l'Union Soviétique jusqu'à l'assassinat, son courrier étant lu et sous écoute téléphonique. Mais il n'a jamais été interrogé par la CIA à son retour aux Etats-Unis, malgré le fait qu'il avait été en possession d'informations importantes à propos des opérations de l'avion-espion U-2 et qu'il avait offert ces informations aux Soviétiques. Ce fait, entre autres, a conduit l'enquêteur John Newman à conclure qu'Oswald agissait en tant qu'agent double, peut-être pour tenter d'évaluer quelles étaient les informations que possédaient déjà les Soviétiques à ce sujet, et pour localiser une taupe suspectée qui fournissait déjà les secrets du U-2 aux Soviétiques. Le pilote du U-2 abattu en URSS pendant qu'Oswald s'y trouvait encore, Gary Powers, a même accusé Oswald d'avoir donné les informations nécessaires aux soviétiques pour le descendre (ce qui est très intéressant à la lumière du cas avancé dans The Secret Team de L. Fletcher Prouty, comme quoi l'avion de Powers a été abattu suite à la volonté délibérée de saboter une conférence de paix entre Eisenhower et Khrouchtchev). Et un document dissimulé à la Commission Warren, publié en 1976 via le FOIA (Freedom Of Information Act - Loi sur la Liberté de l'Information), démontre qu'Allen Dulles « avait secrètement instruit la CIA pour que l'agence sache comment dénier toute connexion avec Oswald. Selon l'une des notes de service, Dulles recommanda fortement au directeur de la CIA, Helms, de démentir sous serment que la CIA avait quoi que ce soit dans ses fichiers qui puisse suggérer une relation entre l'agence et Oswald. » (Bowart, p. 188).

Oswald déserta en 1959 après avoir effectué son service militaire dans la Marine au Japon (la base où il se trouvait étant une des principales stations de la CIA à l'étranger, ainsi qu'un centre de recherche sur le LSD de la MKULTRA), la même année où le fameux agent double au nom de code 'Wallflower' (Dave Cassidy) fut choisi parmi un groupe de militaires 'retraités', auparavant en poste au Japon pour recueillir des renseignements en Union Soviétique tout en leur donnant de fausses informations. À son retour aux Etats-Unis, l'implication d'Oswald dans des groupes procommunistes et pro-Castro à La Nouvelle- Orléans ont tout simplement permis à la CIA de justifier ses opérations d'espionnage intérieur (illégal). Oswald (et d'autres comme lui), à cause de ses liens avec des communistes et son statut connu de déserteur, a servi à infiltrer divers groupes dans le collimateur de la CIA (par exemple ACLU et FPCC - Union des Libertés Civiles d'Amérique et Comité de Fair Play pour Cuba) et à fournir des informations sur les réseaux du Parti Communiste U.S. Ces groupes, et d'autres, seront par la suite pris pour cible durant la vague de protestation et d'opinion défavorable à la guerre au plus fort de la guerre du Vietnam, dans les opérations COINTELPRO du FBI, MERRIMAC et CHAOS de la CIA, dont le but était d'espionner, d'infiltrer, de discréditer et de neutraliser les groupes anti-guerre et des droits civiques existants, ainsi que d'en faire des groupes d'opposition sous contrôle pour les mêmes raisons. Le FBI s'est rendu particulièrement célèbre à ce sujet : en infiltrant de tels groupes avec de faux 'communistes', puis en prétextant de cette présence pour continuer leur surveillance et leur infiltration.


Impensable? Pas du tout, juste une procédure d'opération standard dans un monde gouverné par des psychopathes.

Commençons-nous à voir un modus operandi dans les opérations de la CIA ici ? Voulez-vous espionner illégalement des groupes de l'intérieur du pays qui critiquent la corruption des élites, à l'aide d'un pouvoir inébranlable, pour ainsi neutraliser n'importe quelle source légitime possible de contestation et de menace pour votre base politique ? Il vous suffit de placer vos propres 'agents communistes', de dénoncer une infiltration communiste puis de proposer un espionnage sur le sol national pour 'déraciner' ces damnés cocos. C'est un problème-réaction-solution typique. Mieux même, faites en sorte que vos agents provocateurs s'engagent dans des actions illégales et violentes, pour ainsi discréditer les groupes en question aux yeux du public et justifier une répression bien méritée. Oswald a probablement joué ce rôle dans la préparation de l'assassinat, en infiltrant des groupes pro-Cuba avec l'intention de les espionner et de les discréditer. Le livre de Leonard contient tous les détails. Il va sans dire qu'Oswald était selon toute vraisemblance de la CIA, purement et simplement. La question qui se pose est de savoir s'il en était même conscient?

La description des actes d'Oswald après sa désertion ont une ressemblance frappante avec le scénario qu'Estabrooks a proposé pour la création d'un 'super espion', ainsi qu'avec les projets et la recherche de MKULTRA. Leonard cite Estabrooks :
Au départ nous prenons un excellent sujet, et il doit être vraiment cela, l'un de ces rares individus qui accepte et qui va jusqu'au bout de toute suggestion sans hésitation... Puis nous commençons à développer un cas de personnalité multiple à travers l'usage de l'hypnose. Dans son état d'éveil normal, que nous appelons la Personnalité A, ou PA, cet individu va devenir un communiste fanatique. Il adhérera au parti, suivra la ligne du parti et se rendra aussi insupportable que possible envers les autorités. Notez qu'il agira en toute bonne foi. Il est communiste, ou plutôt sa PA est communiste et se comportera en tant que tel. Ensuite nous développons la Personnalité B (PB), la personnalité secondaire, la personnalité inconsciente si vous voulez, bien que cela soit quelque peu contradictoire dans la terminologie. Cette personnalité est fanatiquement américaine et anti-communiste. Elle a toute l'information en possession de PA, la personnalité courante, alors que PA n'a pas cet avantage. Mon super espion joue son rôle de communiste dans son état d'éveil, agressivement, constamment, bravement. Mais sa PB est un Américain loyal, et PB a tous les souvenirs de PA. En tant qu'Américain loyal il n'hésitera pas à divulguer ces souvenirs, et il n'est pas besoin de préciser que nous nous assurerons qu'il ait l'opportunité de le faire lorsque l'occasion l'exigera... Encore une fois, ces gens possèdent un grand avantage par rapport aux 'indicateurs' ordinaires. Convaincus de leur innocence, ils joueront le rôle de la cinquième colonne avec la plus grande sincérité, et, comme cela a été dit auparavant, cette conviction d'innocence sera probablement leur protection la plus efficace. Il n'y a que quelques rares personnes clefs qui peuvent les plonger dans une transe et, sans ceci, toute tentative d'obtenir des informations ne pourrait aboutir. (pp. 13-14)
Leonard cite aussi le livre de John Marks au sujet de MKULTRA :
Selon un document de la CIA, le sujet devait être un étranger bien éduqué de 35 ans qui avait déjà travaillé pour un service secret amical, probablement la CIA elle-même. Il ne devait pas avoir transposé sa loyauté à un autre gouvernement, et la CIA devait être très contrariée par lui. Le plan de l'agence était de l'hypnotiser pour le programmer à commettre une tentative d'assassinat. Ensuite il était arrêté au moins pour tentative de meurtre et 'donc on s'en débarrasse'. (p. 45)
Ce scénario ressemble de près à celui mentionné dans une note de service de la CIA en 1954, avec des implications possibles pour le rôle d'Oswald dans l'assassinat de JFK. La note de service disait : ' Un individu d'origine [supprimé] peut-il être amené à perpétrer une tentative d'assassinat involontairement sous l'influence d'ARTICHOKE?' [Artichoke (Artichaut) étant le nom de code de la CIA, pour un programme d'études sur les techniques d'interrogations en relation avec le contrôle du mental.]
En tant que « mécanisme déclencheur » pour un projet plus important, il a été proposé qu'un individu, d'origine [effacé], d'environ 35 ans, bien éduqué, parlant bien l'anglais et bien situé socialement et politiquement dans le gouvernement [effacé], soit amené sous l'influence d'Artichoke à commettre un acte involontairement, à l'encontre d'un politicien [effacé] connu, ou, si nécessaire, à l'encontre d'une personnalité américaine... [Une note de bas de page dit « simulation seulement »]...Une fois que la tentative d'assassinat aurait été commise, le sujet était supposé être mis en détention par le gouvernement [effacé] et donc « on s'en débarrasse. »
Estabrooks et les chercheurs du MKULTRA avaient même proposé d'utiliser des assassins au mental programmé dans les opérations anti-Castro. Or il se trouve qu'Oswald était en relation à La Nouvelle-Orléans avec un exilé anti-Castro, tueur de la CIA, Carlos Bringuier, lui offrant ses compétences d'ex-Marine ainsi qu'un tueur de la Mafia employé par la CIA pour tuer Castro.
En tant que Marine, Oswald a probablement reçu son entraînement/programmation sous les auspices de la Navy, qui avait un programme intensif pour apprendre à tuer, ce qui a été révélé par le psychologue de l' U.S. Navy, le lieutenant Thomas Narut, dans les années 70. (Les évaluations psychologiques d'Oswald l'ont catalogué comme ayant des tendances schizoïdes ; en d'autres termes il était un bon candidat assassin.) Estabrooks avait des liens avec le Renseignement Naval (et il s'est aussi vanté d'avoir programmé avec succès un Marine pour qu'il soit un agent double), comme en avait Guy Banister, l'ex-agent du FBI devenu anti-Castro dont l'adresse se trouvait dans les tracts pro-Castro tristement célèbres d'Oswald. Ensuite il y a les liens d'Oswald avec l'ex-pilote de la CIA David Ferrie, féru d'hypnose. Selon le Comité Fédéral sur les Assassinats (House Assassinations Committee), Ferrie avait souvent recours à l'hypnose sur ses jeunes recrues de la Patrouille de l'Air Civile (Civil Air Patrol), où se trouvait Oswald dans les années 50.


De Mohrenschildt

D'après le journaliste Willem Oltmans (ce qui a été confirmé par l'avocat de De Mohrenschildt, Pat Russell), De Mohrenschildt lui avait avoué qu'il était au courant de la préparation d'un assassinat avant qu'il ne soit commis, et qu'il projetait de publier un livre pour révéler ce qu'il savait. Plus tard Oltmans fit paraître des séquences d'une interview avec De Mohrenschildt. Parmi celles-ci : De Mohrenschildt avait connu Oswald pendant « les années où le cerveau d'Oswald était programmé pour le meurtre du siècle. » Il a dit aussi à Oltmans que « J'étais drogué subrepticement [après avoir révélé certains noms connectés au FBI et à la CIA dans un manuscrit de livre après l'assassinat]. Du coup je me suis retrouvé dans un hôpital psychiatrique. J'y suis resté huit semaines pendant lesquelles j'y ai reçu des chocs électriques et en conséquence j'oublie parfois temporairement certains détails »... Ce 'traitement' eut pour résultat que « j'ai essayé de me suicider cinq fois... Un de ces jours je vais mettre un revolver sur ma tête »... (Bowart, pp. 202-203). En fait il a eu tort à ce sujet. Ce fut un fusil de chasse.

Lorsque le House Committee on Assassinations commença à s'intéresser aux informations de Oltmans, De Mohrenschildt fut retrouvé mort. Il s'était tué pendant une pause alors qu'il était interviewé par Edward Jay Epstein sur son livre, La légende de Lee Harvey Oswald. Bowart écrit: « La fille de De Mohrenschildt, Alexandra, Merci Christellea dit à Epstein qu'elle pensait que son père s'était tué après avoir reçu une suggestion post-hypnotique déclenchée par une voix au téléphone dans sa chambre »(p. 204)

Au sujet des mécanismes déclencheurs post-hypnotiques, voici ce qu'en disaient les Cs dans la même séance que plus haut :
R : ... Vous devez savoir qu'Oswald était programmé pour être le « pigeon ». Pour qu'il raconte beaucoup de choses contradictoires. De Morenschildt était non seulement un programmateur mais il était aussi programmé. Ruby a été programmé sous hypnose pour tuer Oswald, sous l'influence d'un déclencheur auditif, qui était le son d'un klaxon de voiture. [on l'entend dans l'enregistrement réalisé au moment du meurtre.]
En rapport avec Jack Ruby, des témoins affirment avoir vu Oswald dans le night-club de Ruby. Évidemment, Ruby « s'est débarrassé » d'Oswald pendant la détention de ce dernier, cela avant qu'une enquête diligentée puisse établir sa culpabilité ou son innocence. Dans ses aveux décousus à Earl Warren, il exposa sa crainte que sa famille soit torturée et mutilée s'il parlait des détails de ses motivations dans le meurtre d'Oswald, et il a dit « J'ai été utilisé dans un but précis, et il se passera certainement quelque chose de tragique si vous ne prenez pas mon témoignage ». Il fit aussi part de sa croyance qu' « une toute nouvelle forme de gouvernement va s'emparer du pays » (p. 199-200). Un 'mécanisme déclencheur' pour un 'projet plus important', peut-être ? Le principal journaliste qui interviewa Ruby en prison était Dorothy Kilgallen, en 1965, après quoi elle dit qu'elle détenait une preuve qui « enverrait le cas JFK à un niveau très élevé ». Quelques jours plus tard elle était morte, des suites d'un suicide apparent, son appartement dévasté et les transcriptions de l'interview envolées.

Sirhan Sirhan


« Nous l'avons tué, nous l'avons tué ! » se réjouirent les psychopathes pleins d'allégresse.

Il fait peu de doute qu'il y a eu dissimulation à la suite de l'assassinat de Robert Kennedy (voir le rapport circonstancié d'Allen Branson, qui commence ici). La police de Los Angeles a réduit au silence et a fait pression sur les témoins, comprenant Sandra Morano, qui était l'une des nombreuses personnes à avoir vu Sirhan en compagnie d'un autre homme et d'une femme portant un robe à pois, sur la scène du crime. Son interrogateur était Hank Hernandez, qui était revenu d'un travail pour une société façade de la CIA juste à temps pour l'enquête. La femme en robe à pois a aussi été vue après le meurtre et a été entendue par au moins deux témoins (dont Serrano) s'exclamer avec allégresse : 'Nous l'avons tué, nous l'avons tué'. La police a de plus détruit les preuves des impacts de balles supplémentaires dans la réserve de provisions de l'hôtel Ambassador où Kennedy a été tué, et le rapport d'autopsie montrant qu'on avait tiré sur Kennedy par derrière et à bout portant (Sirhan se trouvait à quelques pas devant Kennedy pendant qu'il tirait) n'a pas été autorisé à être utilisé pendant le procès de Sirhan. Ils ont même essayé d'amener le médecin légiste qui a fait l'autopsie à changer son rapport pour que ça puisse coller à leur histoire. Plus d'une arme a fait feu ce jour-là, et il va sans dire que les responsables de ces autres tirs n'ont jamais comparu devant un tribunal.

Ceci dit, Sirhan n'a jamais nié avoir tiré sur Kennedy. Il s'en ait tenu à la version de ceux qui disaient qu'il l'avait fait, mais ne se souvenait pas du tout du meurtre lui-même ; juste qu'il était à l'hôtel, puis qu'il était maîtrisé à terre après l'assassinat. L'accusation et la défense ont toutes deux reconnu la réalité de cette amnésie inexplicable du crime. Lors de sa détention, il a été pris de vertiges et de crampes d'estomac (comme ce fut la cas pour Candy Jones et Luis Angel Castillo, inclus eux-aussi dans le livre de Bowart), et il se regardait dans le miroir pendant des heures. On se rendit vite compte qu'il était un cas parfait d'hypnotisme, et le psychiatre de la défense pensait que Sirhan s'était autoprogrammé lui-même sous transe profonde pour commettre le meurtre. Le seul problème c'est qu'il n'avait pas de motifs. Sirhan ne faisait pas de politique, il a même exprimé de la tristesse pour la mort de Kennedy et de la honte pour son acte, qui allait à l'encontre de ses valeurs.

Plusieurs carnets ont été trouvés au domicile de Sirhan. Un élément d'écriture a été utilisé à son procès comme preuve de préméditation :
« 18 mai 68, 9h45. Ma détermination à éliminer RFK devient de plus en plus une obsession inébranlable... RFK doit mourir - RFK doit être tué Robert F. Kennedy doit être assassiné
Robert F. Kennedy doit être assassiné Robert F. Kennedy doit être assassiné ... Robert F. Kennedy doit être assassiné avant le 5 juin 1968 Robert F. Kennedy doit être assassiné Je n'ai jamais entendu s'il vous plait payez à l'ordre de de de de de de de de de de ceci ou de cela s'il vous plait payez à l'ordre de... » (Bowart, p. 216)
Sirhan n'arrivait pas à se souvenir d'avoir écrit ces carnets, et la ressemblance de cet élément avec des commandements post-hypnotiques devrait être évidente. Les circonstances étranges de ce cas ont amené plusieurs enquêteurs, dont Dr. Philip Melanson, auteur de The Robert Kennedy Assassination ; Dr. Herbert Spiegel (Columbia University Medical School), expert en hypnotisme ; et les propres avocats de Sirhan, William F. Pepper et Laurie D. Dusek, parmi d'autres (dont certains sont mentionnés dans le livre de Bowart) à la conclusion que Sirhan n'était pas autoprogrammé ; il était programmé comme un candidat mandchou par d'autres forces dans le but précis d'assassiner Kennedy. Ce qui suit est tiré d'un article récent à propos de ce cas :

Prétend qu'il était hypnotisé et forcé de tuer RFK, donc devrait être libéré. Qu'en est-il des électeurs qui ont été hypnotisés pour voter Obama ?

D'après les nouvelles plaidoiries, « [Sirhan] était un acteur involontaire du meurtre commis, parce qu'il était soumis à des techniques sophistiquées de programmation hypnotique et d'implantation de mémoire, qui l'ont rendu incapable de contrôler consciemment ses pensées et ses actions au moment où le meurtre a été commis ».

Anticipant le blocage sceptique que l'expression « programmation hypnotique » entraîne chez beaucoup d'esprits curieux, les compte-rendus affirment aussi que : « Le public n'a pas été mis au courant du côté plus sombre de la pratique. Le citoyen ordinaire n'est pas conscient que l'hypnose peut être et est utilisée pour provoquer un comportement antisocial chez les êtres humains. »

... Selon le Dr. Richard Kluft, un professeur clinique de psychiatrie à l'université Temple et ancien président de la Société pour l'hypnose clinique et expérimentale, le scénario que l'équipe de juristes de Shirhan avance est « certainement dans le domaine du plausible ».

Pour mettre cette théorie apparemment fantaisiste dans son contexte, Kluft fait remarquer qu'il y a des informations incontestables qu'on peut se procurer librement, comme quoi les agences de sûreté du gouvernement U.S. ont fait des recherches considérables sur la possibilité de créer ce qu'on nomme des « assassins sous hypnose » ou des « messagers sous hypnose ». (Un messager sous hypnose mémoriserait en théorie un message confidentiel alors qu'il est placé sous hypnose, et ne serait alors capable de transmettre cette information qu'à partir du moment où le destinataire prévu du message lui donne le signal post-hypnotique convenu, ce qui élimine la possibilité que l'agent puisse divulguer l'information s'il était capturé et torturé). L'information pour savoir si et comment les organismes secrets ont utilisé les découvertes de leur recherche sur l'hypnose - telle que celle menée par la CIA, soi-disant abandonnée, avec le programme d'expérimentation humaine MKULTRA - est de toute façon plus difficile à obtenir.

Selon Kluft, il n'est pas possible d'hypnotiser quelqu'un pour faire quelque chose qui va clairement à l'encontre de ses croyances ou de ses désirs. En hypnose, cependant, le contexte est essentiel. Imaginez, par exemple, qu'un hypnotiseur malhonnête veuille hypnotiser un végétarien influençable pour qu'il mange un steak. Si l'hypnotiseur plonge simplement le végétarien dans un état d'hypnose et qu'il lui présente un steak, l'identifie comme étant un steak, et demande à la personne de le manger, le végétarien hypnotisé le refusera presque certainement.

Mais si l'hypnotiseur plonge un végétarien dans un état d'hypnose puis fait des suggestions trompeuses répétées, comme quoi dans peu de temps un serveur va apporter un succulent succédané de viande, sous la forme d'une tranche de protéines végétales à base de soja, qui sera à la fois délicieuse et sans viande, et qu'ensuite il fait en sorte de commander un véritable filet-mignon, le végétarien sera probablement plus tenté d'y goûter.

La question très inconfortable et très sérieuse, alors, est de savoir si un cerveau humain particulièrement influençable, manipulé comme il se doit, pourrait se laisser convaincre par ses illusions à commettre un acte qui aille bien plus loin que la violation d'un régime alimentaire - à savoir de tirer sur un homme politique talentueux dans les premières étapes d'une campagne prometteuse en vue de la présidence de l'Amérique...
Ainsi que le mentionne cet article de CNN, le professeur clinique de psychologie de Harvard Medical School, l'associé Daniel Brown, déclare qu'après de nombreuses rencontres avec Sirhan, il « se souvient maintenant que lorsqu'il a tiré dans la réserve il croyait qu'il se trouvait dans un stand de tir et visait des cibles circulaires ». On y trouve aussi des détails d'autres nouveaux développements de l'affaire, dont la preuve du tir croisé dans la réserve et l'imposture de l'enquête initiale.

James Earl Ray


Martin Luther King, le pacifiste suivant sur la liste des pathocrates

En comparaison des assassinats de JFK et RFK, j'avais peu de renseignements sur l'assassinat de Martin Luther King Jr. jusqu'à récemment. Je ne peux que recommander aux lecteurs se trouvant dans la même situation de voir Evidence of Revision pour en savoir plus. Comme pour les autres assassinats, ce qui s'est vraiment passé le 4 avril 1968 a peu de rapports avec ce qui est ressorti de la version officielle. Une fois encore, les témoins dont les données ne correspondaient pas avec le récit officiel ont été ignorés, ou bien 'on s'en est débarrassé'. Il n'y avait pas de preuve pour relier au meurtre lui-même le fusil en cause, qui a été manifestement mis en scène pour incriminer James Earl Ray. Ceci, ainsi que d'autres preuves arrangées, a été pris pour argent comptant, d'après les dires d'un unique témoin qui était complètement soûl à ce moment-là, et l'avocat de Ray semblait avoir l'intention de saboter l'affaire, en contraignant Ray à plaider coupable, ce qu'il a désavoué par la suite. Les liens de Ray avec un mystérieux 'Raoul' ont été ignorés, de même que l'a été la facilité d'accès étonnante de Ray à l'argent, aux véhicules et aux fausses identités. (Incidemment, William Pepper, l'avocat actuel de Sirhan, a recherché sur l'assassinat de King depuis 1978, étant également l'avocat de Ray, et la famille de Martin Luther King soutient sa conviction que James Earl Ray a été piégé).

L'une de ces identités était celle d'un certain 'Eric S. Galt', le nom sous lequel Ray avait loué la chambre en face du motel Lorraine depuis laquelle les autorités ont dit que le coup de feu était parti. Selon Ray, il croyait qu'il se trouvait en ville pour un trafic d'armes mis en place par Raoul, qui lui avait demandé d'acheter le fusil. Il roulait dans les environs lorsqu'il a entendu à la radio que la police recherchait quelqu'un correspondant à sa description. Il s'enfuit au Canada puis au Royaume-Uni, et le reste c'est de l'histoire. Mais ce qui est intéressant c'est le rapprochement avec Galt. Les quatre autres fausses identités de Ray étaient celles de vraies personnes vivant proches l'une de l'autre à Toronto. Et elles ressemblaient toutes à Ray. Galt (qui d'ailleurs avait été tireur d'élite en Rhodésie) non seulement avait une ressemblance physique étonnante avec Ray, mais ils partageaient aussi des cicatrices visibles : sur le front, à la main droite et une, suite à une intervention de chirurgie plastique, sur le nez (Ray, sous le nom de Galt, eut une intervention de chirurgie plastique au nez un mois avant l'assassinat). De plus Ray suivait Galt lors de ses voyages dans diverses villes canadiennes, dont Ottawa et Montréal, se trouvant toujours à proximité.

Alors, comment Ray a t'il pu se procurer ces renseignements sur Galt pour le suivre de si près? Galt pense que Ray a dû être aidé, et il se trouve que les informations concernant Galt étaient détenues dans un fichier top-secret pour son travail sur un contrat du ministère de la Défense. D'après Fletcher Prouty, ces documents auraient pu être facilement disponibles pour le renseignement US, qui garde des dossiers sur chaque personne impliquée dans leurs contrats de défense. Il est bien évident que tout ceci suggère qu'il y avait plus qu'il n'y parait au sujet de Ray (et 'Raoul'). Curieusement, Ray avait été hypnotisé auparavant, par le psychologue Mark Freeman, qui avait trouvé qu'il faisait un bon sujet à hypnotiser (comme ce fut le cas pour Sirhan) et, de même qu'Oswald, qu'il présentait un comportement contradictoire. En général, il était timide, réservé et passif, mais pendant qu'il était à Los Angeles, il fut entreprenant, agressif, tirant vanité de son apparence, et fervent militant pour George Wallace.

Arthur Bremer


George Wallace

Arthur Bremer a tiré quatre fois sur ce M. Wallace le 5 mai 1972. De la même façon qu'avec Sirhan et Kennedy, la trajectoire des balles et le nombre de blessures reçues par Wallace et ses voisins suggèrent qu'il y avait plus d'un tireur. Et l'enquêtrice Lisa Pease n'exclut pas la possibilité d'une programmation hypnotique, mentionnant le comportement bizarre de Bremer avant et pendant l'assassinat. Lui aussi a grimpé autour de sa cellule comme un singe, ainsi que l'avait fait Sirhan. Maintenant, que pensez-vous de cet enchaînement de coïncidences ? Le frère de Bremer travaillait aux écuries de Santa Ana en Californie, les mêmes écuries que fréquentait Sirhan avant l'assassinat (des ouvriers l'y ont aperçu quelques jours avant). Des témoins ont aussi souvent vu Sirhan en présence d'un pasteur fondamentaliste Jerry Owen, qui possédait un ranch à côté des écuries et qui avait dit au propriétaire des écuries qu'il connaissait un gars nommé 'Sirhan' qui était bon question chevaux (Sirhan avait travaillé aux écuries de Santa Anita en Arcadie pendant une paire d'années). De plus, William Joseph Bryan Jr., expert en hypnose, conseiller autoproclamé de la version cinématographique du Candidat Mandchou, délinquant sexuel notoire, pasteur fondamentaliste, et parfois consultant pour la CIA/MKULTRA, a prêché dans les mêmes endroits que Jerry Owen. Il était aussi renommé pour avoir obtenu les aveux d'Albert DeSalvo ('l'étrangleur de Boston') sous hypnose. Or dans les écrits de Sirhan en état de transe, nous trouvons la phrase suivante : « Dieu aidez-moi... S'il vous plait aidez-moi. Salvo Di Di Salvo Die S Salvo. » Lisa Pease écrit que 'Quelques heures seulement après l'assassinat [de Robert Kennedy], l'hypnotiseur renommé, le Dr. William Joseph Bryan, était dans l'émission de Ray Briem de la radio KABC, où il a déclaré avec désinvolture que Sirhan semblait avoir agi à la suite d'une sorte de suggestion post hypnotique'. Il s'est aussi prétendument vanté auprès de prostituées d'avoir programmé Sirhan . À en juger du passé de Brian, ça pourrait bien être de son ressort...

Le rapport de police faisant le lien entre Arthur Bremer et Sirhan Sirhan via Thomas Bremer aux écuries Santa Ana en Californie
Farrakhan



Malcolm X: « L'éducation est notre passeport pour le futur, car demain appartient aux gens qui s'y préparent aujourd'hui. »

Pour être honnête, je n'ai pas beaucoup approfondi le cas de Louis Farrakhan, leader de la Nation de l'Islam. Cependant, d'après ce que j'ai lu, quelques aspects en ressortent. Tout d'abord, il y a sa responsabilité présumée dans l'assassinat de Malcom X, pour lequel il a apparemment admis être impliqué à un niveau ou à un autre, bien qu'il semble avoir des propos contradictoires sur ce thème. Ensuite il y a le fait qu'il se dit être victime d'enlèvement par des extraterrestres. Cela ouvre un tout autre sac de nœuds, mais pour l'instant, laissez-moi seulement vous dire que je ne serais pas surpris si beaucoup de souvenirs d'enlèvements par des extraterrestres étaient des souvenirs manipulés suite à un contrôle du mental (et peut-être vice-versa (oui, je sais, c'est compliqué !)).

Si Farrakhan avait été un candidat mandchou, ça prendrait tout son sens sous un autre angle. Ainsi que Jerry Leonard le montre dans son livre, la CIA a une longue histoire non seulement dans l'infiltration de groupes qui les agacent, mais aussi dans leur création de toute pièce pour servir d'opposition sous contrôle. Pour contrer la propagation des groupes communistes et gauchistes, ils ont créé des tas de groupes gauchistes non-communistes (à la fois sur le territoire et à l'étranger). En fait, ils ont créé une culture entière de gauchistes, en finançant et en contrôlant des médias 'gauchistes', des intellectuels, des hommes politiques, et même en façonnant des tendances au cinéma et dans les arts (l'expressionnisme abstrait faisait un beau contraste avec le réalisme soviétique). Les groupes de l'étranger étaient aussi bien pratiques à chaque fois que la CIA voulait monter un coup : leur 'opposition' était prête à s'y mettre. Ainsi que Leonard l'a écrit :
Ces activités ont permis à la CIA de manipuler des groupes et même des gouvernements nationaux à travers des comportements gauchistes qu'ils pouvaient contrôler, affaiblissant ainsi les réactions des gauchistes indépendants qu'ils ne contrôlaient pas ou qui étaient susceptibles d'être sous le contrôle des soviétiques. Autrement dit, pour contrôler la véritable 'gauche', la CIA a créé des mouvements gauchistes de sa propre conception qui resteraient sous sa propre influence. (note #255)
Est-ce que la Nation de l'Islam pourrait tomber dans cette catégorie ? Et l'assassinat de Malcolm X serait-il l'un de leurs 'coups' ? Le tout premier agent spécial afro-américain du FBI, James Wormley Jones, a eu pour tâche d'infiltrer l'Association pour le Développement Universel des Noirs (Universal Negro Improvement Association) sous la présidence de Marcus Garvey... en 1919 ! Il me semble bien que le mouvement de la fierté noire (black pride movement) a été coopté il y a longtemps, étant donné en particulier la propagande 'Musulman=terroriste' en vigueur...

Un autre genre de cinglé (isolé)


Il y a un truc à propos de l'Amérique. Pour le soi-disant premier pays du monde, c'est curieux qu'il y ait le nombre le plus élevé d'assassinats de personnalités politiques, tous pays confondus : 39 (dont 4 présidents), juste devant le Sri Lanka (32), l'Inde (29), la Russie (28) et l'Afghanistan (26). Elle est aussi en haut du tableau pour les tueurs en série avérés, de loin : 219, suivie par le Royaume-Uni avec 52. Comment prendre cela, pour la terre des hommes libres et le pays des braves (the land of the free and home of the brave) ? S'il s'agissait strictement d'un phénomène naturel avec une distribution normale, vous pourriez vous attendre à ce que l'Inde ou la Chine aient beaucoup plus de tueurs en série, mais leurs nombres sont dérisoires comparés aux Etats-Unis : 9 et 6, respectivement. Pourquoi donc y a t'il tous ces cinglés isolés qui tuent des gens aux Etats-Unis ? Et tandis que les cinglés isolés ont tendance à recevoir beaucoup de publicité et des procès très médiatisés, comment se fait-il que des groupes organisés de pédophilie/torture/assassinat, tel le Finders et le groupe Franklin, ont tendance à s'en sortir sans être inquiétés (sans parler des tueurs de la CIA et autres joueurs de 'fun and games' (amusements et jeux) en lien avec le renseignement) ?

Alors, si Dave McGowan (et les Cs par la même occasion) a raison, ça pourrait avoir quelque chose à faire avec la tradition tout à fait américaine du contrôle du mental. Mc Gowan, dans son livre Programmed to Kill: The Politics of Serial Murder (Programmé à tuer : La politique du meurtre en série), soutient que les tueurs en série sont probablement des candidats mandchous d'un autre genre : une opération psychologique destinée à instiller une 'mentalité de loi et d'ordre' chez les citoyens par le biais d'une terrorisation systématique, de la même manière que ça se passe en général dans les opérations montées de toutes pièces. C'est comme le Programme Phoenix appliqué au public américain. Après tout, la seule solution vis-à-vis du chaos social est d'avoir une police et un gouvernement forts, pas vrai ? Et quel meilleur moyen de dissimuler des assassinats possibles que de les ajouter à la liste des victimes de quelque cinglé isolé tueur en série ? Étiqueter un grand nombre d'homicides non résolus n'est pas si difficile en de telles circonstances. Et ils ont tendance à détourner l'attention des 'soutiens de la communauté' qui pratiquent eux-mêmes des actes également atroces. Peut-être est-ce le but ?

Ce que Mc Gowan montre dans son livre est particulièrement dérangeant : des tueurs en série avec des connexions à haut niveau dans le renseignement, l'armée et le monde politique (dont ceux qui sont impliqués dans des cercles pédophiles), un cas établi avec le projet MKULTRA (il s'agit de Gary Heidnik), une indulgence abusive dans certains cas, des preuves falsifiées et des procès honteux dans d'autres. Loin d'être les 'cinglés isolés' (lone nuts) que les médias présentent, beaucoup des tueurs dont nous avons entendu parler avaient vraisemblablement des complices, et plutôt que d'avoir un mode opératoire d'une rigidité maniaque, ils avaient tendance à utiliser des armes en fonction de la situation, ou bien, dans le style même d'une exécution, ils tiraient dans la tête. Je ne m'étendrais pas sur les détails concernant chacun des tueurs mentionnés (c'est déjà assez long comme ça), mais je vous conseille de lire ce livre. Il est vraiment bien, malgré quelques défauts (Mc Gowan s'intéresse surtout au côté occulte, ignorant la psychopathie). Il va sans dire que vous ne verrez plus les tueurs en série de la même façon.

Une pensée finale


Oussama Ben Laden alias Tim Osman

La plus grande partie de cet article a traité de la propagande d'une époque révolue. La Guerre Froide est terminée, remplacée par la Guerre Totale contre le Terrorisme, incluant de mystérieux groupes terroristes islamistes, des 'cellules dormantes', des 'attentats suicides', et des luttes sans fin engagées contre un ennemi sans nation. Comme c'est commode ! Mais je pense que cette histoire récente procure une perspective tout à fait nécessaire pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui. Il y a tout juste 50 ans, la CIA et d'autres créaient de faux groupes d'opposition, infiltrant les vrais, programmant des tueurs 'cocos', contrôlant les médias, pilotant les évènements politiques, et tuant beaucoup de monde dans le processus. Pensez-vous vraiment que quoi que ce soit ait changé ?

Si nous remplaçons simplement 'communiste' par 'terroriste' dans n'importe lequel des scénarios mentionnés plus haut, je crois que nous aurons une vision bien plus proche de ce qui se passe vraiment dans le monde actuel. Réfléchissez-y. Pour paraphraser un paragraphe déjà mentionné :
« Commençons-nous à voir un modus operandi dans les opérations de la CIA ici ? Voulez-vous espionner illégalement des groupes de l'intérieur du pays qui critiquent la corruption des élites, à l'aide d'un pouvoir inébranlable, pour ainsi neutraliser n'importe quelle source légitime possible de contestation et de menace pour votre base politique ? Il vous suffit de placer vos propres 'agents [islamistes]', de dénoncer une infiltration [terroriste] puis de proposer un espionnage sur le sol national pour 'déraciner' ces damnés [terroristes du terroir]. C'est un problème-réaction-solution typique. Mieux même, faites en sorte que vos agents provocateurs s'engagent dans des actions illégales et violentes, pour ainsi discréditer les groupes en question aux yeux du public et justifier une répression bien méritée. »
En supposant que les gros bonnets de la CIA n'ont pas soudainement développé un sens moral et décidé de leur propre chef de cesser toutes les activités douteuses et franchement inhumaines sans exception, je parierai mon argent sur ce qui suit : D'abord, tous ces soi-disant groupes terroristes sont soit la création des agences de renseignement elles-mêmes, pour les rendre responsables de menaces sur l'existence de leur nation, soit ils sont infiltrés à un point tel qu'ils sont en fait des marionnettes de ces agences. Un certain nombre de boucs-émissaires et de cinglés isolés hypno-programmés font partie d'un plan pour donner plus de pouvoir à ces agences, que ce soit en enflammant leurs sous-vêtements, ou en réalisant un 'attentat suicide', ce qui résulte en plus de disponibilité d'argent pour la défense, une législation encore plus draconienne, et plus d'hystérie publique. Tout comme les chefs des services secrets anti-communistes savaient que s'ils pouvaient mettre en scène une attaque déraisonnée des cocos, les gens se rallieraient derrière les mesures de sécurité proposées 'en réponse', il en va de même avec les attaques terroristes. Et que faire avec ces groupes pacifistes irritants qui menacent de retourner les gens contre ce plan ? Hé bien, grâce à la récente NDAA (Loi Nationale d'Autorisation de la Défense), c'est aussi simple que d'implanter un 'Oswald' dans leur groupe, de les relier à des 'groupes terroristes connus', puis de les incarcérer indéfiniment pour leur 'soutien' aux terroristes. Comme pour les 'Oswald', on peut 's'en débarrasser' facilement et ils sont peut-être totalement ignorants des motifs pour lesquels ils ont servi. Malin, non ? Ce qui est alarmant c'est que... ça marche !

Sources

Le documentaire en 6 parties Evidence of Revision contient des informations sur Oswald, Ruby, De Mohrenschildt, Sirhan, Ray, le contrôle du mental, parmi d'autres sujets. Je le recommande fortement comme introduction aux sujets en question et comme moyen de mettre notre situation politique actuelle dans le contexte nécessaire.

Les informations sur Oswald proviennent principalement de The Perfect Assassin: Lee Harvey Oswald, The CIA and Mind Control de Jerry Leonard. D'autres sources sur le contrôle du mental, y compris les autres 'cinglés isolés' mentionnés, comprennent : The Search for the Manchurian Candidate, de John Marks, Operation Mind Control de Walter Bowart, The CIA Doctors de Colin Ross, Programmed to Kill de Dave McGowan. Voir aussi ce site qui contient un bref résumé des 18 000 pages de documents déclassifiés reliés au contrôle du mental.

Notes

1. Voir le livre de Colin Ross, The C.I.A. Doctors: Human Rights Violations by American Psychiatrists, et examiner ses plus de 300 références en livres et articles. Les preuves de ce qui se passe sont littéralement écrasantes. Si elles avaient été des preuves dans un procès pour meurtre, il y aurait déjà eu une pendaison !