Traduction SOTT

[Note de l'auteur] Comme l'histoire est en cours de développement, des mises à jour sont publiées en fin d'article.

© Inconnu
Discours de Sarkozy à Toulouse, le 19 mars 2012. Un « dirigeant fort en pleine crise ». Mais qui est derrière la crise ?
Le Président Sarkozy semblait mal parti pour se faire réélire en 2012 - une « mauvaise passe » qui avait commencé le jour même de son élection en 2007. Longtemps considéré par une majorité de Français comme une sorte de Napoléon arriviste contemporain, certains se demandaient comment il avait pu gagner la course à l'élection présidentielle de 2007, étant donné qu'un an avant l'élection, les sondages d'opinion lui attribuaient nettement la seconde place et que, jusqu'à l'élection, rien dans ses paroles ou ses actes n'aurait pu justifier sa côte de popularité ascendante, étant donné son approche électoraliste « bling bling » qui écœura de nombreux Français. De plus, dans les mois qui suivirent sa « victoire » en mai 2007, sa popularité plongea aux alentours de 30 % tandis que les gens réagissaient à ses réformes économiques austères, sur lesquelles il avait fait ouvertement campagne, voyez-vous. Comment expliquer un revirement aussi soudain, si peu de temps après sa victoire ? Ce n'est que le jour même de l'élection que, « d'une manière ou d'une autre », le (tout) petit-fils d'un immigrant hongrois et sa « princesse de Paris » se virent offrir un séjour de 5 ans au palais de l'Élysée.

Élections truquées ?

Aujourd'hui, il est de notoriété publique (ou du moins, ça devrait l'être) que les résultats électoraux - et ce, même dans les « plus grandes démocraties » du monde - peuvent aisément être « basculés » grâce au vote électronique. L'instauration des machines à voter en 2004 - par Sarkozy lui-même (alors ministre de l'Intérieur) - pour environ 4 % de l'électorat français, en a fait sourciller plus d'un, et offre une explication plausible à la victoire inattendue de Sarkozy en 2007, d'autant que le décompte officiel était de 53,06 % pour Sarkozy et de 46,94 % pour Royal, c.-à-d. dans la marge de « basculement » de 4 %. Je suis également frappé par l'exactitude des sondages d'opinion (quelques mois avant les élections) et de sortie des urnes, qui prévoyaient une victoire de Sarkozy avec 53 % des voix contre 47 % pour Royal.

Depuis 2007, « Sarko l'Américain » ne suscite guère plus que du dégoût chez une majorité de Français. En 2007, quand il devint évident qu'il allait tenir ses promesses électorales consistant à lentement saper le système de protection sociale français tout en faisant bénéficier les entreprises et les riches d'allègements fiscaux, des millions de travailleurs du secteur public descendirent dans la rue pour protester. Des millions de travailleurs des secteurs public et privé manifestèrent à nouveau en septembre et octobre 2010 contre l'augmentation de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans. À ces deux occasions, Sarkozy eut l'arrogance de rompre avec la tradition (et les principes démocratiques) en jugeant les manifestations insignifiantes et en persévérant dans sa politique élitiste. De plus, Sarkozy fut impliqué dans plusieurs scandales financiers et criminels. Au niveau personnel, la vanité du Président français, son incapacité fréquente à maîtriser sa colère, et son manque d'humilité étaient considérés comme déplacés pour un homme d'État et ont, à maintes reprises, susciter le mépris de la majorité des citoyens français. Par conséquent, ses chances de réélection légitime en mai prochain sont de l'ordre du « mince », voire de « l'inexistante ».

Même quelqu'un comme Sarkozy n'est pas imperméable à certaines réalisations, par exemple le taux de satisfaction catastrophique le concernant, et il y a quelques semaines, il semblait prédire sa défaite (« En cas d'échec, j'arrête la politique. Je préfère encore entrer au Carmel »). Bien qu'il soit peu probable que Sarkozy finisse dans un monastère, nul doute qu'il aimerait disparaître des radars s'il était viré de l'Élysée en mai. Vous voyez, en tant que Président, Sarkozy bénéficie de l'immunité face aux poursuites judiciaires. Mais en tant que simple Sarko, ce n'est pas le cas, et il y a de nombreuses personnes (Jacques Chirac et Dominique de Villepin, pour ne citer qu'eux) qui seraient trop heureuses de faciliter les enquêtes sur les affaires et les marchés politiques extrêmement douteux dans lequel il a été impliqué sur plus de 20 ans. C'est d'ailleurs précisément ce que Manuel Valls, le directeur de campagne du candidat du parti socialiste, François Hollande, a déclaré - à savoir que Sarkozy est terrifié de perdre l'élection car il perdrait son immunité.

Mais, comme tout le monde devrait maintenant le savoir, peu (voire aucun) président et Premier ministre occidental n'est élu sur la base d'une réelle opinion publique, même si des gens comme Sarkozy se permettent d'entretenir ce genre de fantasme. En réalité, les élections ne sont que du marketing politique, et la comm' est faite par de riches lobbys, organisations et individus qui ont tout intérêt à voir un type de candidat particulier prévaloir.

Peu nieront le fait qu'au cours de la dernière décennie, nombre des principales « démocraties » occidentales ont mis en place des mesures politiques et sociales qui ressemblent à celles d'un État policier, c'est-à-dire un État dans lequel le gouvernement exerce un contrôle rigide et répressif sur la vie sociale, économique et politique de la population. Tant la justification que l'acceptation (par la population) de la plupart de ces mécanismes de contrôle sociaux sont le mythique « Al-Qaïda » et la prétendue « guerre contre le terrorisme », qui, pour les personnalités de type suiveur autoritariste, sont un « mal nécessaire », mais qui, pour ceux qui pensent par eux-mêmes, sont littéralement une arnaque pour justifier l'agression et le pillage impérialistes et forcer la population à accepter ces derniers. Un type particulier de président ou de Premier ministre sont requis pour agir en tant que représentant officiel de ces politiques. Ils doivent être de type autoritariste et doivent pouvoir jouer de manière convaincante le rôle de « l'homme fort en période de crise » (principalement parce qu'ils croient leurs propres mensonges). Et bien entendu, des crises doivent être créées.

Sarkozy est parfait pour le rôle, mais au bout de cinq ans de fanfaronnades et de « guerre contre le terrorisme » usées jusqu'à la corde, le peuple français est plus qu'impatient de voir de quoi il aura l'air en robe de carmélite. D'un autre côté, le rival probable de Sarkozy, le socialiste François Hollande, bien que régulièrement en tête des sondages, n'est tout simplement pas le genre de type qui puisse mettre en place de manière convaincante l'État policier et les politiques impérialistes soutenues par ceux qui y voient un « intérêt ». Le premier problème est qu'il est socialiste. Le second problème est qu'il doit mener sa campagne sur des politiques qui sont plus ou moins l'opposé de celles de Sarkozy, et en France, il faudrait qu'il mène à bien au moins certaines d'entre elles pour rester crédible et éviter les manifestations généralisées. Parmi les 60 propositions électorales de Hollande, on trouve l'augmentation des impôts pour les grandes entreprises, les banques et les riches, la création de 60 000 emplois dans l'enseignement, ramener l'âge officiel de départ à la retraite à 60 ans, la création d'emplois subventionnés pour les jeunes dans des régions à fort taux de chômage et le retrait des troupes d'Afghanistan en 2012.

Tout ceci pose un problème aux spin doctors psychopathiques, aux sélectionneurs de présidents et de Premiers ministres qui souhaitent voir Sarkozy réélu afin de pouvoir poursuivre la marche vers le fascisme et le confinement à l'échelle planètaire.

Comme noté précédemment, une « victoire » de Sarkozy pourrait théoriquement être obtenue via le vote électronique, mais cela ne ferait basculer le vote que de 4 % tout au plus, trop peu pour garantir une victoire plausible étant donné la côté de popularité lamentable de Sarkozy depuis le début, et le fait que Hollande se place constamment loin devant (au moins du 60 % - 40 %). Alors que faire ? Étant donné l'impossibilité de manipuler électroniquement un large pourcentage de votes, un peu d'ingénierie sociale est la solution la plus sûre. Mais comment encourager un grand nombre de Français à reconsidérer leur mépris pour Sarko et à se tourner vers lui pour qu'il les « protège » ?

La Crise


Le distributeur automatique à Montauban où deux parachutistes d'origine nord-africaine ont été exécutés par un tueur à gages professionnel.
Il y a un peu plus d'une semaine, le 11 mars, à Toulouse, un soldat français en permission est abattu par un inconnu armé qui portait un casque. Le tireur s'enfuit sur un scooter Yamaha T-Max.

Puis, le 15 mars, à Montauban, le même tireur isolé abat deux soldats et en blesse un troisième dans la rue, non loin de leur caserne. À nouveau, il s'enfuit en scooter.

Puis, le 19 mars, le même tireur isolé arrive devant une école juive de Toulouse à 8 h du matin et abat un rabbin enseignant, ses deux jeunes fils et une fillette de 4 ans, la fille du principal. Il leur tire une balle dans la tête à bout touchant. La petite fille est tuée avec une arme de poing de calibre .45. Le tireur s'enfuit à nouveau en scooter. Les services de sécurité français font un lien direct avec les assassinats et concluent que la même personne est responsable des trois attaques.

Les cibles choisies par le tueur sont destinées à porter l'indignation à son comble. Les témoins des coups de feu à Montauban l'ont vu recharger calmement son arme et tirer sur un des soldats désarmés à bout portant alors que celui-ci essayait de s'enfuir en rampant. De toute évidence, le tireur avait suivi un entraînement professionnel. Coïncidence (ou non), l'attaque de l'école juive s'est produite jour pour jour 9 ans après le début de l'invasion US de l'Irak.

Puis, au petit matin du 21 mars, la police française cerne un appartement dans une banlieue tranquille de Toulouse où serait localisé le tueur, identifié comme Mohamed Merah, 24 ans, d'origine algérienne. Après plusieurs heures de « négociations » sporadiques et un bref échange de coups de feu au cours duquel deux policiers sont prétendument blessés, le tireur aurait jeté le calibre .45 par la fenêtre de son appartement (ce qui, évidemment, permet immédiatement de l'identifier en tant que tueur) et déclaré qu'il « se rendrait après le déjeuner ». Selon les sources officielles, il se revendique (surprise surprise) d'« Al-Qaïda » et aurait voulu venger les crimes commis par les militaires français en Afghanistan et le meurtre des enfants palestiniens. Vous pouvez voir où ça mène. Quiconque est en colère contre le meurtre quotidien d'hommes, de femmes et d'enfants afghans et palestiniens est donc potentiellement un extrémiste violent aux intentions meurtrières. La contestation des va-t-en-guerre impérialistes par la population générale ne sera PAS tolérée.

À l'heure où j'écris cet article, le tireur se trouve toujours dans l'appartement et est en train de « négocier » avec la police. Ils s'attendent à ce qu'il se rende ce soir (le 21 mars), cependant il y a de grandes chances que la fin soit plus dramatique. Il est clair que cet événement est exploité au maximum (pour servir Sarkozy). Il faut pétrifier le public, le tenir en haleine pour que la peur s'imprime durablement dans les esprits et que la programmation fasse effet. Ce n'est que de cette façon que la confiance du public en la politique « sécuritocratique » de Sarkozy pourra être obtenue et une victoire électorale en mai assurée.

Comme dans presque toutes les autres affaires de ce genre (c-à-d : « un jeune djihadiste impliqué dans un attentat terroriste »), les gens qui connaissaient le « tueur » se déclarent stupéfaits qu'il ait pu commettre un tel acte et affirment qu'il n'a jamais exprimé un quelconque intérêt pour le « Djihad ».
Source BBC News

M. Merah était un gamin « normal », qui s'est radicalisé au contact d'échanges sur Internet, selon un membre de la famille renommé Laela par le Parisien. »

Un ami de M. Merah l'a décrit comme « un jeune homme normal ». « Il y a trois semaines il était en boîte de nuit » a dit Mehdi Nedder, 31 ans, à l'AP. « Et ce matin j'entends qu'on parle d'Al-Qaïda. Comment peut-on changer comme ça en trois semaines », a-t-il déclaré.

« Un autre ami de M. Merah prénommé Kamel se rappelle leur enfance ensemble à Toulouse, où ils jouaient au foot. « [Il] était respectueux et généreux » a déclaré Kamel, 24 ans, à l'AP. « On ne parlait jamais d'armes, de religion ou de politique, mais de voitures, de motos, des filles et de sport. »
Il faut se rappeler qu'il est impossible d'identifier de manière définitive la personne qui a tiré sur les soldats, l'adulte et les enfants à l'école juive, car il portait tout le temps un casque. Les témoins visuels ont décrit le tireur comme « corpulent », alors que le suspect de l'appartement de Toulouse, Merah, est mince et élancé.

Malgré les grands discours et le cirque sécuritaire de Sarkozy, il semble que non seulement la capture de ce jeune homme ait été une affaire assez simple (il avait utilisé un ordinateur pour contacter sa première victime présumée et il a appelé la chaîne d'information France 24 la nuit du 20 mars et a avoué sa responsabilité) mais les renseignements français le surveillaient depuis plusieurs années, depuis sa prétendue évasion d'une prison afghane en 2008 (avec 1 000 autres prisonniers) après avoir été condamné à une peine de 3 ans en 2007 pour avoir posé des bombes à Kandahar. Depuis lors, les autorités françaises, qui connaissaient son histoire et l'avaient mis « sous surveillance », n'ont pourtant détecté aucun signe laissant à penser qu'il pourrait perpétrer un quelconque attentat. Comme le remarque le Guardian, « le gouvernement français et les forces de sécurité vont faire face à certaines questions très difficiles ». C'est clair, mais ne vous attendez pas à des réponses honnêtes. Ne vous attendez pas non plus à une enquête sérieuse sur l'attentat à la bombe soudain, bizarre et inattendu contre l'Ambassade indonésienne à Paris, le matin même (21 mars) où se déroulait le bras de fer avec le « djihadiste » à Toulouse. Attentat destiné à infliger un choc supplémentaire au système nerveux collectif du public français, histoire de bien marteler le message « terrorisme, peur, insécurité et nécessité d'un dirigeant fort ».


Un officier de police judiciaire terroriste cagoulé se prépare au siège de l'appartement du bouc-émissaire à Toulouse.
Le fait est que le suspect, Mohammed Merah, tombe clairement dans la catégorie du « pion des services secrets », ce type rare d'individus qui sont choisis (généralement à cause de leur naïveté) par les services de renseignement occidentaux pour être utilisé, quand nécessaire, afin de renforcer la « réalité » de la « menace terroriste » en perpétrant des attentats et, de là, imposer un contrôle gouvernemental accru sur la population de n'importe quelle nation donnée.

La brutalité de ces attaques, en particulier la dernière ciblant de jeunes enfants a choqué la France et les projecteurs se sont naturellement braqués sur le président s'adressant à la nation et entreprenant une action positive pour trouver le tueur. Dire que ces assassinats étaient, au regard de sa perspective de réélection, un « don du ciel » pour Sarkozy, serait un euphémisme.

Sarkozy n'a pas perdu de temps pour mobiliser toute la force de l'Etat policier, ayant recours à des milliers d'agents de police et des renseignements pour participer à la chasse au tueur. Il a aussi annoncé le plus haut niveau d'alerte (« écarlate ») du système d'alerte de sécurité nationale de la France qui s'applique pour « Prévenir le risque d'attentats majeurs, simultanés ou non, pouvant utiliser des modes opératoires différents et provoquer des effets dévastateurs, et mettre en place les moyens de secours et de riposte appropriés ; des mesures particulièrement contraignantes peuvent être mises en œuvre ». C'est à un doigt de la loi martiale. Et c'est la réponse de « l'homme fort en période de crise » au cas où vous vous poseriez la question.

Dans la journée de l'attaque de l'école juive, les spécialistes des médias évaluaient déjà l'impact probable sur les élections présidentielles. La conclusion générale, à laquelle sont adroitement parvenus les analystes futés des médias est que la prise de contrôle, rapide et décisive, de la situation par Sarkozy, se précipitant sur le devant de la scène et s'exprimant en tant que président de la République, lui bénéficierait. La BBC note (commentaire sarcastique de mon fait) :
Il a appelé à une minute de silence. Il a rassemblé les leaders juifs et musulmans. Son ministre de l'Intérieur est allé sur le terrain du siège à Toulouse diriger les opérations et informer les médias. Pendant une crise, les dirigeants en place ont souvent l'avantage. (sans blague !)
Il est aussi souligné le fait qu'à la fois Sarkozy et Hollande ont officiellement « suspendu » leur campagne. La vérité, cependant, est que la campagne de Sarkozy est passée à la vitesse supérieure et les attaques l'ont largement relancé, suffisamment pour le catapulter de nouveau à l'Élysée en mai. Coïncidence ?

Le même jour que les assassinats de l'école juive, Sarkozy est apparu à Toulouse et s'est adressé au public :

http://youtu.be/lvA12C3R8kg

À part sa flatterie flagrante des vertus et de la force de l'état français (avec lui comme régisseur bien sûr), (notez la théâtralité de son regard d'acier fixant la caméra et son affirmation que le tueur « sera RETROUVÉ »), je me dois de débattre des commentaires de Sarkozy à la fin de son discours. Il a dit :
« Ce sont des images qu'on avait vues dans d'autres pays mais qu'on n'avait jamais vues dans le nôtre. »
En effet. Les images et les reportages sur des enfants qui se font assassiner sommairement sont plutôt courants de nos jours. En fait, au cours de ces deux dernières semaines, on a vu (ou on devrait avoir vu) les images de nombreux hommes, femmes et enfants palestiniens réduits en morceaux par des roquettes israéliennes. Quasiment dans le même cadre temporel que les trois attaques qui ont abouti en France à la mort de quatre adultes et trois enfants, les militaires israéliens ont tué 26 civils palestiniens dont de nombreuses femmes et enfants. Pourtant, il n'y a pas eu de discours présidentiel pour se lamenter de la barbarie et de la cruauté de ces assauts. Au contraire, ils ont été largement ignorés par le monde entier (à part Israël qui s'en est réjoui). Assez étrangement, il a fallu les meurtres de l'école juive à Toulouse pour que soit mentionné officiellement les tortures et les meurtres régulièrement infligés aux Palestiniens par les forces israéliennes.

Et quand cela a été mentionné, le gouvernement israélien a été furieux, accusant le haut représentant de l'Union Européenne pour les affaires étrangères, la baronne Ashton, de comparer les meurtres des enfants juifs en France aux meurtres d'enfants palestiniens en Palestine (comment ose-t-elle !). Avigdor Lieberman, le haineux ministre israélien des Affaires étrangères, a même demandé qu'elle démissionne à cause de son élan d'humanisme et de bon sens. Pour le gouvernement israélien, rien ne sera jamais autorisé à diminuer, ne serait-ce que par comparaison, la souffrance du peuple juif n'importe où et n'importe quand. Pour information, voici les mots offensants de la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères :
« Nous nous souvenons des jeunes et des enfants qui ont été tués dans toutes sortes de circonstances terribles - les enfants belges qui ont perdu la vie dans une terrible tragédie et quand nous pensons à ce qui s'est passé aujourd'hui à Toulouse, quand nous nous souvenons de ce qui s'est passé en Norvège il y a un an, quand nous savons ce qui se passe en Syrie, quand nous voyons ce qui se passe à Gaza et dans différentes parties du monde - nous pensons aux jeunes et aux enfants qui perdent leur vie »
Honteux, n'est-ce pas ?


Ayez confiance en nous, nous sommes du gouvernement.
Bien sûr, je pourrais étoffer davantage le commentaire de Sarkozy en relevant les milliers de Libyens (dont beaucoup d'enfants) assassinés par les bombes des chasseurs français l'année dernière, ou le meurtre quotidien de civils afghans, pakistanais ou yéménites par les roquettes des drones étasuniens, tous soutenus par Sarkozy et son gouvernement en tant que partenaire dans la « guerre contre le terrorisme ». Ou je pourrais souligner le meurtre continuel de civils syriens (enfants y compris) par « l'armée libre syrienne », une bande de mercenaires assassins engagés et armés par les puissances occidentales, dont la France. Oui, en effet, bien trop souvent nous avons vu des images de civils se faire descendre, exploser ou autre au cours des dix dernières années et bien trop souvent cela a été le résultat des actes d'une « démocratie » occidentale, comme la France, aussi peut-être ne devrions nous pas être aussi choqués que de tels événements soit arrivés sur le territoire français.

Le matin du 21 mars, quelques heures à peine avant que le suspect ne soit appréhendé, Sarkozy a donné un autre discours dramatique à la presse et à la nation. À nouveau, Sarkozy a utilisé ouvertement le meurtre des citoyens français pour en appeler à « l'unité nationale ». De toute évidence, ce que Sarkozy encourage ici est une « unité nationale » autour de lui, dans le rôle de l'homme fort en période de crise (largement inventée de toutes pièces), et de là « l'unité nationale » des préférences de vote qui devraient se diriger vers le seul candidat qui, en tant qu'homme fort en période de crise, peut « protéger » la population contre les « djihadistes » au regard fou et autres menaces nébuleuses et imprécises pesant sur la population. Bref, c'est le vieux numéro de terroriser la population vers un vote basé sur la peur pour une forme de gouvernance totalitaire de droite et une infrastructure d'Etat policier concomitante. L'hypocrisie inhérente à Sarkozy, qui a constamment fait pression pour des politiques d'immigration sévères et cherché à diviser la France selon des considérations ethniques, utilisant « l'unité nationale » pour se promouvoir lui-même en tant que seul choix rationnel dans les élections à venir, passe apparemment par-dessus la tête du public français.

Sinistre Intuition

Un jour après le premier assassinat de Toulouse (le 12 mars), l'analyste politique français et directeur du magazine politique L'Express, Christophe Barbier, est passé à l'émission C dans l'Air, où il aurait déclaré :
« La seule chance pour Sarkozy de remporter cette élection réside dans un événement exogène à la campagne. Un événement international, exceptionnel ou traumatisant. Seul un cataclysme capable de rallier les Français autour de son président peut offrir une chance de réélection à Sarkozy. »
(L'article contenant la citation ci-dessus a été retiré du web le jour même où il fut publié (20/03/12). Voyez ici pour une capture d'écran avant qu'il n'ait été enlevé.)


Christophe Barbier dans l'émission C dans L'Air
M. Barbier semble être « tombé pile » à deux reprises. Non seulement un « événement traumatisant » s'est produit mais il semble avoir l'effet de rallier les Français autour du fort président militant. En début de mois, les sondages donnaient Sarkozy à 42 % et Hollande à 58 % au second tour. Pendant la semaine dernière (après le premier assassinat du 11 mars), les sondages ont montré que le score de Sarkozy remontait vers le nombre magique de 47 % contre Hollande à 53 %, encore une fois, pile dans la marge de renversement de 4 % du vote électronique.

Bref, il semble qu'une répétition de l'élection 2007 serait fort possible, avec une petite aide du tueur de Toulouse et de ces merveilleuses machines à voter électroniques. Il semble aussi que, si Sarkozy est réélu, peu, si ce n'est aucun, Français se demanderont comment leurs tendances de vote pour l'élection présidentielle pourraient être exactement les mêmes qu'il y a cinq ans. Ou comment Nicolas Sarkozy a bien pu remporter un second mandat alors que la plupart des Français ont passé ces cinq dernières années à attendre le jour où ils pourraient le ficher dehors. Ou comment se fait-il qu'ils aient fini par voter pour Sarkozy pour des raisons qui, seulement quelques semaines auparavant, étaient les raisons pour lesquelles ils étaient déterminés à ne pas voter pour lui.

Tous les citoyens français, cependant, feraient bien de se souvenir des paroles du fondateur de la gestapo nazie, Hermann Göring, interrogé dans sa cellule en 1946 :
Interview de Göring dans sa cellule (3 janvier 1946)

Göring : Bien entendu, le peuple ne veut pas de guerre. Pourquoi est-ce qu'un pauvre gueux dans une ferme voudrait risquer sa vie dans une guerre dont il ne peut espérer au mieux qu'il en reviendrait entier ? Naturellement, le commun de la population ne veut pas de guerre ; ni en Russie, ni en Angleterre, ni en Amérique, ni, en ce qui nous concerne, en Allemagne. C'est bien entendu. Mais, après tout, ce sont les dirigeants d'un pays qui en déterminent les lignes d'action, et ce n'est jamais qu'une question simple que d'entraîner le peuple, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, un Parlement, ou une dictature communiste.

Gilbert : Il y a une différence. Dans une démocratie, le peuple a son mot à dire dans l'affaire par le biais de ses représentants élus.

Göring : Oh, c'est bien beau mais voix ou pas voix, le peuple peut toujours être converti à la cause des dirigeants. Cela est facile. Tout ce qu'il suffit de faire, c'est de leur dire qu'ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui expose le pays au danger. Cela marche de la même manière dans tous les pays.
M-à-j 22 mars 8 h 00 (CET)

Il semble que l'avocat du terroriste présumé déclare maintenant que le suspect n'aurait pu se trouver en prison en Afghanistan - ou y faire tout ce dont l'accusent les autorités françaises - car il se trouvait en prison en France. La nouvelle est d'abord apparue sur nos radars sur un site d'informations polonais. Dix minutes plus tard, lorsque nous sommes retournés sur le site pour reprendre l'info, le texte avait changé, mais le titre avait été conservé dans l'url. Lien

Un autre article pris sur un site d'information israélien vient d'affirmer que Merah n'était pas en prison en Afghanistan, mais l'article ne mentionne pas qu'il était en prison en France :
Le terroriste de Toulouse n'a pas fait de prison en Afghanistan

Le terroriste Mohammad Merah qui a assassiné quatre juifs à Toulouse n'a pas fait de prison en Afghanistan en 2007, ont déclaré mercredi l'avocat de Merah et le bureau du gouverneur de la province de Kandahar.

Plus tôt, un responsable de prison avait déclaré que Merah avait été arrêté en Afghanistan en décembre 2007 et avait été condamné à trois ans de prison pour avoir posé des bombes à Kandahar.
Autre article, en polonais :
Siedzial w wiezieniu, ale francuskim, nie afganskim

Polish Press Agency

22.03.2012

Domniemany zabójca z Tuluzy Mohamed Merah nie siedzial w wiezieniu w Afganistanie od 2007 roku - oswiadczyl jego prawnik, dementujac wczesniejsze informacje.

Prawnik Meraha we Francji Christian Etelin ujawnil, ze jego klient siedzial we francuskim wiezieniu od grudnia 2007 do wrzesnia 2009, skazany za napad rabunkowy, wiec nie mógl byc w tym czasie w Afganistanie.

Traduction :

D'après son avocat Christian Etelin, Mohamed Merah se trouvait en prison pour vol en France de décembre 2007 à septembre 2009, donc il ne pouvait être en Afghanistan à l'époque.
En creusant un peu plus, on trouve l'info en anglais :
Le suspect des meurtres n'a pas été emprisonné en Afghanistan

Kandahar, Afghanistan - , Mohamed Merah, le suspect de la tuerie dans une école française, n'a pas été emprisonné en Afghanistan en 2007, ont déclaré mercredi son avocat et un représentant local afghan.

Plus tôt, le chef de la prison de Kandahar, Ghulam Faruq, avait déclaré à Reuteurs que les forces de sécurité afghanes avaient arrêté Merah le 19 décembre 2007 et qu'il avait été condamné à trois ans de prison pour avoir posé des bombes dans le sud de la province de Kandahar, lieu de naissance des Talibans.

Mais le bureau du gouverneur de Kandahar a qualifié ce récit d' « infondé », citant pour preuve les registres judiciaires. « Les forces de sécurité de Kandahar n'ont jamais mis en détention de citoyen français du nom de Mohamed Merah », a déclaré le porte-parole du gouverneur, Ahmad Jawed Faisal.

L'avocat de Merah en France, Christian Etelin, a dit que son client se trouvait en prison en France de décembre 2007 à septembre 2009, purgeant une peine pour vol avec violence, et qu'il ne pouvait donc se trouver en Afghanistan à l'époque.

Merah, citoyen français d'origine algérienne, est soupçonné du meurtre de sept personnes pour le compte du réseau al-Qaïda, dont le meurtre de trois enfants dans une école juive de Toulouse, dans le sud-ouest de la France.

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a déclaré que Merah s'était rendu au Pakistan et en Afghanistan, et avait perpétré ces meurtres en représailles de l'intervention militaire française à l'étranger.

Au Pakistan, un officiers des renseignements qui a refusé de donner son identité a dit que Merah n'avait jamais été arrêté là-bas. « Nous n'avons aucune information sur lui », a déclaré l'officier pakistanais.
Enfin, on trouve la version française :
Mohamed Merah n'aurait pas été détenu en Afghanistan

KANDAHAR, Afghanistan (Reuters) - Le gouverneur de la province afghane de Kandahar a démenti mercredi les propos du directeur des prisons qui avait affirmé que le suspect des tueries de Toulouse et Montauban avait été arrêté en 2007 en Afghanistan et s'était évadé quelques mois plus tard.

S'appuyant sur des documents pénitentiaires, Ghulam Faruq, directeur des prisons de Kandahar, avait déclaré à Reuters que Mohamed Merah avait été arrêté le 19 décembre 2007 et condamné à trois ans de prison, avant de s'enfuir à la faveur d'une opération commando menée en juin 2008 par des taliban.

Un haut responsable des services de renseignement de Kandahar avait également confirmé ces informations, mais elles ont été démenties peu après par le bureau du gouverneur de Kandahar, qui juge "sans fondement" cette version des faits, s'appuyant notamment sur des rapports judiciaires.

"Les forces de sécurité de Kandahar n'ont jamais détenu un citoyen français qui répond au nom de Mohamed Merah", a déclaré Ahmad Jawed Faisal, porte-parole du gouverneur.

L'avocat français de Merah, Christian Etelin, a déclaré que son client avait été emprisonné en France de décembre 2007 à septembre 2009 après une condamnation pour vol avec violences. Il ne pouvait donc pas, selon lui, se trouver à la prison de Kandahar pendant ce laps de temps.

Cette prison de haute sécurité située dans un faubourg du sud de Kandahar est le principal établissement pénitentiaire du sud de l'Afghanistan. Les détenus dits "politiques" y sont séparés des détenus de droit commun.

A l'époque, le gouvernement afghan avait réclamé davantage d'aide internationale, faisant état de l'arrivée de plus de 4.000 combattants étrangers venus de Tchétchénie, d'Afrique du Nord ou du Pakistan pour épauler l'insurrection des taliban.

De nombreux djihadistes étrangers ont quitté l'Afghanistan au moment de l'envoi de renforts par l'Otan, en 2009.

Selon les autorités françaises, Mohamed Merah, Français d'origine algérienne, s'est rendu au Pakistan et en Afghanistan.

Au Pakistan, un responsable des services de renseignement a déclaré que Mohamed Merah n'avait jamais été arrêté dans le pays. "Nous n'avons aucune information le concernant", a-t-il dit, en requérant l'anonymat.

Le suspect était en France sous surveillance de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) depuis longtemps pour appartenance à un mouvement salafiste sans qu'il y ait eu toutefois d'élément permettant de penser qu'il était sur le point de passer à un acte criminel, a précisé le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant.

Ahmad Nadem, Jack Kimball et Rob Taylor, Henri-Pierre André, Jean-Stéphane Brosse et Hélène Duvigneau pour le service français
Il va sans dire que SOTT a conservé des copies-écran de toutes ces sources.

M-à-j 22 mars 11 h 17 (CET)

D'après le premier sondage d'opinion réalisé après qu'un assassin manifestement entraîné a abattu quatre personnes dans une école juive ce lundi et quatre soldats la semaine précédente, le président Sarkozy passerait juste devant son rival socialiste au premier tour des élections présidentielles le mois prochain.

Commençons-nous à voir le tableau ? Une image sera peut-être plus parlante :

La question étant tout de fois de savoir combien de personnes accepteront que leur libre arbitre soit détourné par ce « terrorisme de cinéma », un cinéma qui inclut néanmoins le meurtre brutal d'enfants... par quelqu'un...

M-à-j 22 mars 11 h 42 (CET)

Des communiqués commencent à arriver, selon lesquels après 5 minutes de tirs intenses de la part de la police française, Merah aurait été tué. Affaire classée donc. Cette débâcle totale aura été enveloppée dans l'obscurité et le mystère, et personne n'aura l'occasion d'entendre Merah confesser quoi que ce soit. Par l'intermédiaire des médias français, Merah aura été jugé, déclaré coupable et condamné à mort par les véritables instigateurs de ces crimes répugnants. En bref, le(s) vrai(s) tueur(s) à gage professionnels s'en sont tirés en toute impunité, avec la connivence de Sarkozy et de l'État français. Outre les victimes innocentes sacrifiées pour les besoins de la campagne électorale de Sarkozy, la plus grande perte à déplorer ici est celle de la Vérité.

M-à-j 22 mars 13 h 19 (CET)

Il faut relever la bizarrerie des récits concernant la fin du « siège » de l'appartement de Merah. Les premiers comptes-rendus (il y a environ une heure) déclarent que la police a déboulé dans l'appartement et a « retrouvé Merah mort dans son appartement »

Ensuite, un communiqué citant le ministre de l'Intérieur déclare que Merah est mort après avoir sauté de sa fenêtre.

Le problème est que l'appartement se situe au rez-de-chaussée.

Enfin, l'histoire qui finit par émerger est que Merah « est sorti de la salle de bain, tirant au hasard, frénétiquement (du jamais vu auparavant chez les gars endurcis du RAID), a sauté par la fenêtre puis a été « retrouvé mort au sol ». Voilà un très court reportage de Sky news au moment des tirs :


En conclusion, tout cela ressemble à un tissu de mensonges, à une histoire qu'on nous concocte « en allant ».

M-à-j 22 mars 16 h 00 (CET)

Et finalement...

Sarkozy a déclaré son intention de criminaliser « l'endoctrinement idéologique » et a annoncé que le fait de « visiter des sites internet promouvant une idéologie terroriste » et « qui font l'apologie du terrorisme, ou véhiculant des appels à la haine ou à la violence, sera puni pénalement ». On peut donc s'attendre à un resserrement de la surveillance du Web (et de la vie en général) sous le vieux prétexte éculé de la « guerre contre le terrorisme ». Et Sarkozy semble reparti pour cinq ans, alors qu'ils se démarque peu à peu de son principal rival, François Hollande.

Le côté positif de tout ça, c'est que le bon sens nous suggère qu'avec ces nouvelles lois, les gouvernements US, israélien et français seront légalement punis pour leurs actes de terrorisme en Irak, en Afghanistan, en Palestine, etc.

M-à-j : 22 March, 22 h 00

Maintenant, ABC news (que SOTT a déjà pris en flagrant délit de mensonge et de propagande) nous dit :

Merah était interdit de vol aux États-Unis
Un fonctionnaire US haut-placé a confirmé à ABC News que Mohamed Merah, l'homme de 23 ans suspecté de trois attaques terroristes en France, était interdit de vol aux États-Unis, et que les autorités françaises devaient être au courant que les États-Unis l'avaient mis sur la liste en tant que menace terroriste.
Ensuite, d'autres informations « émergent » :
Le suspect dans l'attaque contre une école juive française s'est rendu en Israël

Plusieurs heures après la mort de Mohamed Merah, l'homme soupçonné des meurtres de Toulouse et de Montauban, de nouveaux détails émergent, qui semblent contredire les récits précédents concernant son identité.

Selon un article publié dans Le Monde jeudi, Merah n'était membre d'aucune organisation islamique terroriste connue, mais avait suivi un processus de radicalisation. Sur son passeport figureraient également des cachets d'entrée en Israël et dans d'autres pays de la région.
Et comme si ça ne donnait pas assez le vertige :
Entretemps, un groupe extrémiste peu connu a revendiqué jeudi les fusillades mortelles en France, affirmant qu'elles étaient en réponse aux « crimes d'Israël » contre les Palestiniens.
SOTT a la nette impression que la France - et Sarkozy - ne sortira pas de tout ceci enveloppé d'une odeur de rose.

M-à-j : 22 mars 22 h 30

Et le gagnant du prix des paragraphes les plus grotesques jamais écrits dans toute l'histoire du journalisme :
Le suspect assiégé Merah est mort

« Au moment où les moyens vidéos étaient introduits dans la salle de bain, Mohamed Merah en est sorti en tirant avec une extrême violence » », a déclaré M. Guéant.

M. Guéant a déclaré que Merah est « sorti avec plusieurs armes, tirant des rafales très importantes ». « ... puis à la fin Mohamed Merah a sauté par la fenêtre avec une arme à la main en continuant à tirer. Il a été retrouvé mort au sol », a-t-il déclaré au journalistes sur les lieux. « Deux policiers ont été blessés dans l'assaut », a-t-il déclaré.

Il tirait frénétiquement sur la police avec un Colt 45 tout en sautant par la fenêtre, sur le balcon, avant de s'effondrer au sol 1,50 m plus bas, s'après les procureurs et la police.

Merah est mort d'une balle dans le crâne.
À suivre...