Traduction SOTT

Suite de la 1ère partie

ll existe plusieurs autres choses qui sont liées à cela. Je suggérerais que le lecteur jette un œil à Planet-X, Comets & Earth Changes de James M. McCanney et Cataclysm de D.S Allan et J.B. Delair. Le travail de McCanney concerne le Modèle de décharge plasmique des comètes. Je recommande fortement ce livre et souhaiterais avoir l'espace ici pour résumer adéquatement ses idées, mais je ne le peux pas. Ces idées concernent les charges électriques des comètes et comment elles interagissent avec le Soleil et les planètes de notre système solaire. L'important ici est ce que McCanney remarque à propos de la planète Mars. Il écrit :
On observe que Mars a eu des océans dans le passé et ceux-ci ont disparu et l'atmosphère qui maintenait en place l'eau, les océans et les rivières a aussi disparu. Pourquoi une planète proche de la taille de la Terre avec de vastes océans et une atmosphère importante les retenant en place les voit tout d'un coup disparaître ? ... La réalité est que si cela était arrivé il y a des millions d'années, les grandes tempêtes de poussière qui ravagent Mars chaque année auraient effacé ou érodé les traces géologiques il y a longtemps... En réalité, Mars ne peut pas avoir perdu son atmosphère il y a plus que quelques milliers d'années, et il selon certaines archives historiques, les anciens ont observé une grande comète passer près de Mars et soulever les océans et l'atmosphère en une seule nuit... On dit que les anciens ont été témoins de cela et l'ont décrit comme une extension serpentiforme sortant de l'énorme comète qui devint finalement la planète Vénus.

Si un grand noyau de comète s'approche assez près d'une planète pour interagir électriquement, c'est-à-dire pour que la comète établisse une connexion électrique avec la planète, alors ce qui est appelé la « gravité de surface » de l'objet est autorisée à prendre le contrôle. Si cela arrive, l'objet avec la plus grande gravité de surface aspirera les produits volatils (air, eau, etc.) et si ce processus est autorisé à continuer suffisamment longtemps, l'objet avec la plus grande gravité de surface enlèvera la majorité de l'atmosphère et des océans de l'objet plus petit. Un objet est dépouillé de son manteau et l'autre reçoit une pollution significative. Il est évident que Mars a subi cela récemment... Cela prouve aussi que l'objet était au moins aussi grand que la planète Mars - aussi grand que la planète Vénus ou plus grand. ...


La Terre a en fait été impliquée dans des événements similaires mais jusqu'à présent nous avons réussi à « gagner » la partie ... en recevant ce qui se résume à de grandes pollutions (la pluie de soufre et de naphte ou d'hydrocarbures brûlants ainsi que des inondations d'eau). Sur ce point, il est clair aussi que le pétrole mondial n'est pas le produit de millions d'années de forêts de fougères en décomposition (aucun chimiste n'a jamais développé un procédé pour convertir en pétrole de la matière en décomposition).

Le pétrole est tombé sur la Terre durant une pollution lorsque la Terre menait une bataille céleste avec un grand intrus cométaire. La grande inondation de la taille de la Terre fut aussi le résultat de l'eau dans la queue de comète tombant sur Terre durant les mêmes rencontres ou des rencontres similaires... La plupart des scientifiques ne se rendent pas compte que les comètes peuvent devenir très grandes et que le volume d'eau, de pétrole, etc. qui est produit dans la queue d'une très grande comète est de taille plus importante que l'atmosphère de la planète Terre. Lorsque le pétrole du Moyen-Orient a été utilisé la première fois en quantité, il se trouvait au sol dans des mares. Lorsqu'il fut épuisé, ils creusèrent dans le sable et maintenant nous forons dans des océans de pétrole qui ont filtré dans le sable après être tombés d'en haut durant les nombreuses rencontres de comètes que la Terre a vues.

Un autre aspect de l'arrivée de nouveaux objets de l'extérieur du système solaire est qu'ils arrivent souvent en groupes. C'est parce que, quelle que soit l'origine de ces objets errants venant de l'au-delà, ils ont été formés ou fragmentés au même moment...

Puisque les comètes viennent par multiples ... serait-il possible que l'énorme comète Hale-Bopp fut un précurseur ou un compagnon...? » (James McCanney, Planet-X, Comets & Earth Changes, jmccanneyscience.com, 1980-2003.)
Ce livre est si fascinant que j'aimerais bien en citer d'autres passages, mais il nous faut continuer. La chose importante à propos de la théorie de McCanney (et vous devez lire le livre en entier pour l'apprécier et comprendre pourquoi la communauté scientifique corrompue a cherché à le faire taire !) est la partie sur les corps chargés électriquement capables de dépouiller une planète et puis, en rencontrant une autre planète plus grande, la deuxième planète peut acquérir tout ce matériau. Ce matériau peut inclure précisément des matériaux organiques, peut-être même des parties de corps atomisées de créatures autrefois vivantes contenant des bactéries, des virus et plus encore ! Cela pourrait expliquer la soudaine apparition de l'homme de Cro-Magnon : un virus transportant beaucoup d'ADN d'un hôte humain sur une autre planète pourrait avoir infecté une population d'anciens hominidés sur Terre et voilà ! L'homme moderne instantané !

Bien entendu, l'endroit où vivaient ces types humains d'où est venu ledit ADN est une autre question. Mars ? Possible. C'est là où le livre Cataclysm de Allan & Delair entre en jeu. C'est probablement l'une des plus excellentes compilations de données scientifiques - sources et références - que j'aie jamais rencontrées sur le sujet de notre passé cataclysmique terrestre. Comme ils notent dans leur introduction : « Certains lecteurs peuvent reculer devant l'abondance des références et pourraient même les regarder comme ennuyeuses et intrusives. Dans un ouvrage de ce genre une documentation précise est essentielle... » Exactement. Et pour une obsessionnelle compulsive en matière de données et une accro de la reconnaissance de tendances telles que moi, ce livre est un délice même si je ne suis pas entièrement d'accord avec certaines des conclusions.


Allan &Delair remettent très sérieusement en question l'interprétation officielle de notre réalité et notre histoire, avec nombre d'arguments scientifiques implacables. Leur argumentation en faveur d'un monde de l'Âge d'Or avant le Déluge est convaincant et tout à fait unique. S'appuyant sur des données solides issues de pratiquement chaque domaine scientifique, ils démontrent que l'hypothèse de centaines de milliers d'années d'ères glaciaires est peut-être un mythe créé pour expliquer de nombreux résultats anormaux sur Terre que la science uniformitariste ne pouvait expliquer autrement. Ces données suggèrent une planète complètement différente avant un cataclysme mondial qui s'est produit, disent-ils, en 9 500 av. J.-C., mais les dernières recherches placent l'événement majeur le plus récent au moins mille ans avant. Ils l'appellent le « Désastre de Phaéton ». Ils soulèvent aussi la question de la « Cinquième planète » qui est supposée avoir existé là où se trouve maintenant la Ceinture d'astéroïdes. Ils proposent que le Désastre de Phaéton comprenait la destruction de la Cinquième Planète et que cette calamité céleste - qui a affecté tout le système solaire - a laissé partout des débris. Ici, à nouveau, ils postulent que cela s'est produit au même moment que le Déluge dont nous avons parlé à propos de la destruction de l'Atlantide il y a 13 000 ans, bien qu'ils proposent une date différente. Je pense qu'ici il peut y avoir une fusion de plusieurs événements séparés. Comme je l'ai mentionné, Spedicato propose un événement qui a initié une ère glaciaire et un autre événement y ayant mis fin. D'autres sources apportent des preuves indéniables d' autres grandes extinctions sur Terre, donc nous n'avons pas à nous confiner à juste un ou deux épisodes. Mais ici non plus je ne dispose pas de l'espace nécessaire pour développer tout cela !

En tout cas, Allan & Delair proposent que Phaéton a été engendré au cours de l'explosion d'une supernova proche astronomiquement parlant et qu'il est une portion de la matière astrale projetée qui est venue « osciller » dans notre système solaire, a déclenché une « guerre dans les cieux », détruisant la Cinquième Planète, prenant ses ressources, entrant en contact avec la Terre et larguant cette eau et ce pétrole etc. sur notre planète tout en changeant son orientation axiale, bouleversant complètement la disposition des terres et des eaux (manifestement, si nous avons reçu plus d'eau, c'est qu'il y avait plus de terres, et la carte qu'ils ont dessinée, en se basant sur des études scientifiques, et qui montre les terres telles qu'elles devaient apparaître, est fascinante), puis Phaéton a plongé dans le Soleil pour ne plus jamais ennuyer personne. Bien que j'aime vraiment presque tout ce qu'ils ont proposé dans leur livre (et ont soutenu avec des références), je ne suis pas trop sûre de cette idée. C'est possible, bien entendu, mais Victor Clube et Bill Napier ont une bonne idée avec leur comète géante qui a tourné de nombreuses fois et qui colle très bien avec ce que propose McCanney (en faisant écho à Velikovsky) : que la comète géante était Vénus. Cette comète géante et de nombreuses grandes comètes (et autres débris) issus de sa fragmentation décrits par Clube & Napier pourraient alors être des morceaux de la Cinquième Planète qui a suivi une course folle, et qui est toujours là, pour sa plus grande part, menaçant la vie sur Terre. Bien entendu, cela inclut à nouveau de nombreux événements remontant à bien plus loin que 9 500 av. J.-C. C'est là où l'application de nombreux esprits scientifiques serait utile si seulement on les autorisait à travailler ouvertement sur ces problèmes.

Ce qui est important dans leur livre, ce n'est pas seulement le grand nombre de données détaillées qu'ils ont rassembles et qui soutiennent leur interprétation de l'apparence de la Terre avant au moins un Déluge, mais aussi les informations (plus faibles parce qu'elles sont mythologiques, mais toujours très bonnes) qu'ils apportent sur cette Cinquième Planète qui serait impliquée dans ce désastre, conjointement avec Mars et Vénus. Leur description du monde antédiluvien est simplement merveilleuse : un réel Âge d'Or pourrait avoir bien existé dans un tel monde !

Supposons qu'il y avait une Cinquième Planète là où se trouve actuellement la Ceinture d' astéroïdes, dans notre système solaire comme tant de personnes l'ont théorisé. Et supposons que cette planète avait une civilisation technologiquement avancée. Supposons en outre qu'ils étaient conscients de la possible destruction imminente de leur planète et a) ont lancé des vaisseaux vers la Terre transportant un petit nombre de réfugiés de l'espace ou b) ont lancé des virus créés artificiellement vers la Terre qui contenaient leur propre ADN. L'autre alternative serait le scénario avec Mars tel que décrit par McCanney : l'intrus aurait aspiré du matériau de Mars ainsi qu'une grande quantité de matériau de ladite Cinquième Planète qui aurait été capturée par la Terre au cours d'une interaction ultérieure, puis l'aurait largué sur la Terre. Ce matériau pouvait contenir quantité de matière organique, y compris des virus qui avaient incorporé de grands segments d'ADN des êtres avancés sur cette planète qui ont ensuite infecté une population d'hominidés sur Terre, causant une macroévolution en juste quelques générations. De tels virus, comme peuvent en transporter des roches spatiales, pourraient aussi expliquer la disparition de Néandertal. Pensez « Peste Noire ». Je pense qu'on peut trouver les réponses dans une combinaison de ces divers facteurs.

Chacun de ces livres me semble contribuer grandement à la résolution du problème des origines de l'humanité sur Terre, tout en traitant de nombre des problèmes qui se posent en archéologie, paléontologie, géologie, etc. Mais il y a plus, qui demande réflexion.

Nous savons que les restes connus les plus anciens d'hommes de type Cro-Magon sont datés par radiocarbone de 35 000 ans bien qu'il y ait des découvertes importantes indiquant que les types humains modernes peuvent avoir existé sur Terre il y a des millions d'années. Naturellement, ces découvertes sont étouffées par les évolutionnistes (rappelez-vous leur zèle missionnaire à répandre leur religion). De toutes façons, j'ai un problème avec la date de l'apparition de Cro-Magnon et voici pourquoi : Dans mon livre Histoire Secrète, je cite la recherche de Richard Firestone et William Topping qui démontre qu'il y a quelques événements - incluant des impacts de comètes ou d'astéroïdes, sans parler d'un tas de choses moins dramatiques, qui peuvent - et ont - « réinitialisé » l'horloge de datation au carbone (ainsi que des problèmes avec d'autres formes de datation). Parce que nous sommes assez certains qu'il y a eu de nombreux événements de ce type, nous devons supposer que les choses qui sont datées par radiométrie sont probablement bien plus anciens, peut-être par un facteur deux. Donc, je vais continuer avec ça pour cette hypothèse. (Voir Histoire Secrète pour une discussion détaillée de ce problème).

Supposons que la planète Vénus était la comète en question qui est entrée dans le système solaire comme le propose McCanney, soutenant Velikovsky, bien que la « naissance de Vénus » à partir de Jupiter soit rejetée. Supposons que ce soit la même Comète Géante que Clube & Napier sauf qu'elle est entrée bien plus tôt dans le système solaire qu'ils ne le proposent. Puis, supposons que cette comète géante a fait les choses que proposent Allan & Delair dans leur scénario et elle l'a fait il y a, disons, 70 à 75 000 ans ou même 80 000 ans. La raison pour laquelle je suggère cette date a deux volets : 1) considérant le problème de datation révélé par Firestone et Topping, je pense qu'il est sage de penser que la plupart des dates utilisées par les paléontologues sont décalées d'un facteur deux ; 2) elle colle bien à l'Epoque que j'ai proposée ci-dessus. Si nous regardons le cycle d'extinction des espèces, ce doit être une très longue période et la saison « d'hiver » de ce cycle de 300 000 ans consistant en 12 cycles précessionnels, a commencé il y a 75 000 ans. Oh, certainement, nous pourrions être n'importe où dans n'importe quel cycle proposé ; c'est juste celui que je propose pour l'instant, spéculativement, parce que quelques choses collent, y compris les découvertes paléontologiques sur Néandertal. Le temps moyen de sa pleine manifestation tombe probablement autour de 300 000 ans, en prenant en compte les problèmes de datation. (Il y a 130 000 ans, les caractéristiques complètes de Néandertal étaient apparues d'après les évolutionnistes à qui, nous nous en rendons compte, nous ne pouvons pas faire confiance.

Il peut ou non y avoir eu une civilisation avancée sur Terre avant ce temps durant une Epoque antérieure. Considérant ce qui arrive à la planète pendant les cataclysmes (lisez Allan & Delair pour des descriptions très imagées) il n'est pas probable que beaucoup de choses survivent, s'il y en a qui survivent, donc nous ne pouvons beaucoup spéculer à ce sujet.

En allant dans une autre direction, je souhaite remarquer à nouveau que les découvertes paléontologiques suggèrent que les hommes de type moderne existaient à cette époque - et même antérieurement - bien qu'ils fussent différents de l'homme de Cro-Magnon. Les données de fossiles d'hommes anatomiquement modernes - en réalité, ils sont presque modernes - remontent à 195 000 ans. (nous pouvons considérer le problème de datation ici, également) Cherchez « restes d'Omo », « Homo sapiens idaltu », et « hominidés de Qafzeh/Skhul ». Vous trouverez qu'ils sont tous « presque ».

Donc, ce morceau de roche fou entre dans le système solaire et devient une comète à cause de son interaction avec le condensateur solaire selon la théorie de McCanney. Il a la célèbre interaction avec la Cinquième Planète - Tiamat tel qu'enregistré dans les histoires sumériennes - l'éclatant en morceaux. Une grande partie est laissée en éclats plus petits et devient la Ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, un autre gros fragment s'arrache tout seul, sorte de « comète géante » qui peut avoir disparu pendant un temps, mais ensuite a été attirée dans des orbites de plus en plus petites jusqu'à se briser dans les cieux et bombarder la terre il y a 13 000 ans. Le même fragment a donné naissance à d'autres flots de comètes et de météores tels que décrits par Clube et Napier, sur des orbites intersectant celle de la Terre, et nous avons un rendez-vous avec certains des plus gros fragments dans un avenir pas trop éloigné. C'est-à-dire à moins qu'il y ait un autre acteur, auquel nous allons arriver dans peu de temps.


La Planète Vénus était-elle à l'origine une comète ?

Maintenant la « panspermie », comme est appelée la théorie de l'ADN-transporté-par-des-comètes-ensemençant-la-vie-sur-Terre, peut nous tirer d'affaire tant que l'évolution humaine est concernée, mais elle ne nous tire pas d'affaire lorsque nous considérons d'où est venu cet ADN à l'origine et comment les individus qui le transportaient ont évolué, si les arguments contre l'évolution que les scientifiques de la panspermie emploient s'appliquent partout. Manifestement, ils se trouvent sous les mêmes contraintes. D'autre part, ce peut être une issue dans une direction différente : l'ADN pourrait être une pure manifestation de la conscience, une sorte de physicalité de premier niveau, l'interface entre les mondes matériel et non-matériel. De l'information à l'état pur pourrait être capable de se géométriser sous forme d'ADN et voilà ! les briques de la vie qui sont complexes et capables d'induire la conscience en matière naissent en un instant. Une sorte de mini Big Bang avec la conscience présente pour guider « l'explosion ». L'astronome Sir Fred Hoyle a écrit dans un petit livre intitulé The Origin of the Universe and The Origin of Religion :
« Il y a plus d'un siècle, Alfred Russell Wallace a remarqué que les qualités supérieures de l'homme sont acausales, comme l'Univers lui-même. Là où les qualités humaines ont été polies par l'évolution et la sélection naturelle, il y a peu de différence d'un individu à un autre.; Avec des opportunités équivalentes pour l'entraînement, des hommes en bonne santé âgés de 20 ans différeront à peine dans leurs capacités à courir de plus de 10% entre un coureur olympique et la moyenne. Mais pour les qualités supérieures, c'est très différent. A partir d'enquêtes auprès de professeurs d' art, Wallace a estimé que pour chaque enfant qui dessine instinctivement et correctement, il y en a une centaine qui n'y parviennent pas. Les proportions sont très similaires pour la musique et les mathématiques. Et pour ceux qui sont exceptionnels dans ces domaines, les proportions sont plus proches de un sur un million. Ayant établi ce point, Wallace a alors avancé l'argument frappant que, bien que les capacités avec peu de variation, comme la course, auraient été importantes pour la survie de l'homme primitif, les qualités supérieures n'avaient pas du tout de valeur pour la survie. Sur une période de 12 ans passée dans l'Amazonie et les forêts desIndes orientales, Wallace a vécu avec des hommes primitifs... Durant cette expérience, il n'a jamais rencontré une situation dans laquelle une aptitude pour les mathématiques aurait été une aide pour les tribus primitives. Ils étaient si peu doués en calcul que, en 12 ans, il n'en vit que peu qui pouvaient compter jusqu'à 10. Sa conclusion fut que les qualités supérieures, les qualités à grande variabilité d'individu en individu, n'avaient pas tiré leur origine de la sélection naturelle. Les capacités dérivées de la sélection naturelle ont peu de dispersion. Les capacités non dérivées de la sélection naturelle sont très dispersées.

Wallace écrivait il y a seulement dix ans après le travail de Maxwell sur les champs électromagnétiques qui, même en physique, étaient toujours considérés comme mystérieux. Il semblait donc raisonnable de spéculer que peut-être il y avait un champ universel qui agissait sur la matière afin de produire l'intelligence une fois que l'évolution avait avancé à un niveau approprié. C'est une idée qui refait surface de temps en temps. Mais aujourd'hui elle approche si près de zones offensantes d'une certaine connaissance que pour moi, en tous cas, elle n'a pas de plausibilité. Je pense que les qualités supérieures doivent être d'origine génétiques, comme le reste. Le mystère est que nous devons être dotés des gènes pertinents avant qu'ils ne soient utiles. L'ordre chronologique des événements est inversé par rapport à ce à quoi on devrait s'attendre, un concept qui est bien entendu affliction et amertume pour un avis respectable... Ces dernières années, j'ai réussi à gagner l'antipathie de sociétés respectables en disant que l'histoire naturelle était plus proche de la vérité dans la première partie du 19e siècle que dans la seconde. » (Hoyle, 1993)
En tout cas, nous savons que Cro-Magnon apparaît dans les relevés archéologiques assez soudainement. Nous ne pouvons en déduire comment il peut être arrivé - en personne ou comme une infection, pour ainsi dire. Nous savons que ce fut l'événement le plus étonnant dans l'histoire humaine. Je ne vais même pas citer les nombreux experts qui écrivent sur cet événement parce que tout ce qu'ils écrivent révèle leur impuissance pour l'expliquer. Nombre d'entre eux ont la grâce de l'admettre.

En tout cas, en revenant à l'Âge d'Or après l'arrivée de l'homme de Cro-Magnon en Europe, la région a atteint apparemment une sorte de civilisation paradisiaque qui était apparemment paisible et stable pendant 25 000 ans. Mais qu'est-il arrivé ensuite ? S'ils étaient satisfaits de leur mode de vie, que s'est-il passé pour le changer ? S'ils ont continué à développer une civilisation technologique (ou certains l'ont fait) et ont été responsables des nombreuses ruines de cités trouvées sur tout le globe, qu'est-ce qui les a poussés à faire ça ? Et est-ce que seulement certains d'entre eux l'ont fait seulement à certains endroits ? Ces hybrides Néandertaliens-humains étaient-ils mythifiés comme Caïn, Tubal-Caïn, etc ? Et puis, s'ils ont développé cette civilisation comme nous le disent les mythes et les légendes - et de nombreux restes dans le monde - qu'est-ce qui les a poussés à la guerre, pour tenter de dominer la planète ? Et cela, en soi, a-t-il quelque chose à voir avec le cataclysme qui les a presque totalement effacés de la surface de la Terre ?

Eh bien, je m'attaque à un sacré morceau, n'est-ce pas ? Mais je pense que je peux proposer des solutions raisonnables à ces problèmes.

L'apparition de l'homme de Cro-Magnon a apporté diverses innovations technologiques et comportementales, une explosion d'objets symboliques, un art varié et sophistiqué, et plus encore. Tous ces changements sont associés clairement et sans équivoque à la première apparition des hommes totalement modernes. La « culture » des peuples Cro-Magnon est appelée « aurignacienne ». Il y avait une uniformité frappante de la technologie aurignacienne sur une vaste région de l'Europe et du Moyen-Orient qui est apparue sans origines ou antécédents convaincants. Il ne peut y avoir de doute que l'apparition de l'Aurignacien reflète une intrusion d'une population humaine essentiellement nouvelle. Et pendant un temps, il ont vécu parmi l'homme de Néandertal.

La seule manière de vraiment comprendre le côté extraordinaire de ce nouveau type d'homme est d'étudier soigneusement les anciens types et c'est ce que fait si bien le livre de Paul Mellars The Neanderthal Legacy. Vous n'aurez aucun doute que les Néandertaliens ne sont pas nos ancêtres quoique, en effet, il ait puy avoir un mélange génétique extrêmement limité comme le montrent certaines études sur l'ADN. Ces études suggèrent que ce mélange s'est produit il y a 400 000 ans et ne semble pas s'être produit en Afrique, mais plutôt dans presque toutes les autres régions de la planète sauf l'Afrique ! C'est donc un problème à prendre en compte.


Une reconstruction faciale de l'homme de Cro-Magnon

Une considération soigneuse des caractéristiques des Néandertaliens - les petits détails qui peuvent être discernés, mais principalement leur manque de créativité durant 200 000 ans d'existence, ou plus - avec un très petit pourcentage de mélange d'ADN, peut réellement nous donner des indices quant à ce qui a pu arriver et que la science moderne s'efforce de dissimuler avec ses théories évolutionnistes : les pathologies humaines génétiques incluant celles qui infectent les individus qui ont pris le contrôle de notre civilisation et l'ont corrompue avec leur vision du monde mécaniste et matérialiste.

Il se peut très bien que certaines pathologies de la personnalité parmi les hommes modernes, comme la personnalité autoritariste et la psychopathie, sont dues à la présence d'ADN néandertalien qui s'est recombiné de manières particulières. Voici pourquoi je suggère ceci : si vous étudiez toutes les données sur les Néandertaliens, vous aboutissez à l'idée que leurs natures de base - au sens émotionnel/spirituel - sont celles du psychopathe. Les citations suivantes du livre de Robert Hare, Without Conscience, devraient clarifier la comparaison :
« Les psychopathes sont des prédateurs sociaux qui charment, manipulent et tracent impitoyablement leur route dans la vie, laissant une traînée de cœurs brisés, d'attentes détruites et de porte-monnaies vides. Manquant totalement de conscience et de sentiments pour les autres, ils prennent égoïstement ce qu'ils veulent et agissent selon leur bon plaisir, violant les normes sociales et les attentes sans le moindre sens de culpabilité ni de regret. Leurs victimes perplexes demandent désespérément, « Qui sont ces gens ? » « Qu'est-ce qui les rend comme ça ? » « Comment pouvons-nous nous protéger ? »

Les psychopathes ont ce qu'il faut pour frauder et rouler les autres. Ils parlent vite, sont charmeurs, sûrs d'eux, à l'aise dans les situations sociales, gardent la tête froide quand ils sont sous pression, imperturbables face à la possibilité d'être découverts et totalement sans pitié...

Les psychopathes sont généralement très satisfaits d'eux-mêmes et de leur paysage intérieur, aussi triste qu'il puisse paraître aux observateurs extérieurs. Ils ne voient rien de mal chez eux, éprouvent peu de souffrance personnelle et trouvent leur comportement rationnel, rentable et satisfaisant : ils ne regardent jamais en arrière avec regret ou vers l'avant avec souci. Ils se perçoivent comme des êtres supérieurs dans un monde hostile où l'homme est un loup pour l'homme, dans lequel les autres sont des concurrents pour le pouvoir et les ressources. Les psychopathes pensent qu'il est légitime de manipuler et de tromper les autres pour obtenir leurs « droits, » et leurs interactions sociales sont planifiées pour déjouer la malveillance qu'ils voient chez les autres. » (Robert Hare, Without Conscience, Guilford Press, 1999.)
Le monde normal des impulsions et réactions humaines (p.ex. un lien émotionnel, des réponses pro-sociales), des concepts, des sentiments et des valeurs frappent les psychopathes essentiels comme une chose incompréhensible et sans justification évidente. Ted Bundy appelait la culpabilité « une illusion ... un genre de mécanisme de contrôle social. » Ils sont incapables de traiter les autres hommes comme des êtres qui pensent, qui ressentent.

Donc, combinez une puissante nature instinctive animale au cerveau spirituel, créatif, actif, dynamique, aventureux de Cro-Magnon et qu'avez-vous ? On n'a qu'à imaginer le mélange de la personnalité néandertalienne non-créative, presque parasite avec celle créative et dynamique de Cro-Magnon pour avoir une image de la personnalité autoritariste agressive et dominatrice qui est dénuée de créativité, n'a pas la capacité de concevoir le temps et l'espace et fonctionne totalement de manière opportuniste - un prédateur affamé, quoique sa faim ait de nouveaux modes d'expression et d'accomplissement, même si ça peut se résumer à la chair - manger ou s'accoupler ou les deux : du matérialisme pur. C'est peut-être le véritable « héritage de Néandertal » ?

Ce qui ne veut pas pour autant dire qu'il y ait un seul gène autoritariste ou psychopathique. Si vous lisez le livre de Barbara Oakley Evil Genes, vous vous rendez compte qu'il y a différents systèmes impliqués dans ce que nous appelons les troubles de la personnalité du groupe B, incluant la psychopathie. Et chacun de ces systèmes est contrôlé par différents ensembles de gènes. Ce serait seulement naturel si nous parlions d'un mélange qui a eu lieu il y a très, très longtemps. Un spécialiste en neuropsychiatrie de ma connaissance a proposé ce qui suit :
« La population de chaque bande de Néandertaliens était probablement très petite et était concentrée sur la survie dans un environnement rude. Donc je devrais nuancer et dire que les Néandertaliens étaient « comme » des psychopathes puisque les traits comportementaux décrits y ressemblent certainement. Quelque chose manquait chez les Néandertaliens cependant, l'intelligence et l'adaptabilité de manipuler dans de grands groupes. J'imagine que toute population significative constituée uniquement de psychopathes essentiels serait instable du point de vue de l'évolution. Peut-être est-ce pourquoi ils se sont éteints ? Ils étaient un peu trop psychopathes mais manquaient de traits adaptables.

La survie des gènes néandertaliens incluait ceux qui étaient enclins à la violence, à l'agression et le manque d'empathie nécessiterait alors une infusion de gènes provenant d'une population plus stable du point de vue de l'évolution - une population avec des traits d'intelligence et d'adaptabilité supérieures dans son groupe génétique. C'est ce qui semblerait plus favorable à la psychopathie essentielle telle que nous la comprenons, en conséquence cela commence par le mélange. Avant cela c'était juste une semence comprenant agression et manque d'empathie mais ce n'est pas tout ce qui fait un psychopathe essentiel. L'intelligence de faire quelque chose avec ces traits, c'est-à-dire la capacité à manipuler dans diverses situations sociales y ressemble davantage.

Selon Richard Bloom dans Evolutionary Psychology of Violence - un livre avec lequel je ne suis pas totalement en accord - même sans la motivation d'un individu pour répandre ses gènes à court terme, les groupes le font pour le long terme. Il serait même plus impératif pour des petites bandes de types agressifs traitant avec une rupture environnementale et un déclin de la population de violer les femelles d'une population en pleine croissance et plus stable. C'est probablement pourquoi le viol est plus répandu durant les invasions et les bouleversements généraux. Les sociétés primitives qui attaquaient pour les femmes sont bien documentées. Essentiellement, les envahisseurs seraient plus motivés de violer des femmes précisément à cause de la probabilité accrue qu'ils peuvent ne pas survivre à la bataille. Il est plus probable que leurs gènes survivent chez la progéniture créée par cet acte. »

C'est à dire que c'était le mélange qui a créé un problème au sein de la population des Cro-Magnons. C'était un hybride, pas nécessairement une mutation. Quoique, certainement, il peut y avoir aussi des mutations dans tout le spectre des types à cause des facteurs épigénétiques, sans parler d'autres événements causant des mutations, y compris des facteurs cosmiques. Une partie de la recherche suggère que ce mélange a eu lieu au Moyen-Orient entre Néandertal et le type plus gracile de l'homme moderne. A partir de là, il pourrait s'être répandu vers la population de Cro-Magnon plus au nord. Cela, bien entendu, suggère que le type du pur Cro-Magnon peut être arrivé de la Cinquième Planète physiquement plutôt qu'être le produit d'une rapide mutation. Il y a tant de facteurs à rechercher qu'il est réellement honteux que les évolutionnistes contrôlent la science et empêchent de chercher ouvertement des solutions aux problèmes de notre monde.
J'ai lu récemment un article intéressant, « 'Neanderthal Settlement patterns in Crimea: A landscape approach » (Ariane Burke, Journal of Anthropological Archaeology, 25:4, December 2006, pp.510-523), qui établit fondamentalement les preuves que les Néandertaliens étaient si bêtes qu'ils ne pouvaient pas se déplacer dans un paysage qui n'avait pas de caractéristiques claires et inhabituelles qui pouvaient être vues à distance, pour les aider à garder un signe en vue pour trouver leur chemin vers le foyer après la recherche de nourriture. On suggère que c'est la raison pour laquelle ils ne s'écartaient jamais très loin de la zone de leur foyer, ne s'établissaient jamais dans des régions qui n'étaient pas « reconnaissables » et pourquoi leur société était aussi statique. L'auteur démontre que les camps de Néandertaliens étaient situés près de caractéristiques de paysages frappantes ce qui suggère que ces endroits étaient choisis parce qu'ils pouvaient être facilement trouvés. Cela suggère aussi que les Néandertaliens, après 200 000 ans, ne pouvaient toujours pas se déplacer au moyen du Soleil, de la Lune et des étoiles.


Une reconstruction de l'homme de Néandertal. Remarquez l'énorme pif.

Je pense que l'un des livres les plus utiles à lire pour vraiment comprendre comment ils ont pu utiliser leur esprit est The Prehistory of the Mind [La Préhistoire de l'Esprit - NdT] de Mithen. C'est un livre fascinant, même s'il a été écrit par un évolutionniste déterminé à rallier le lecteur à son opinion. Mais ce qu'il inclut du domaine de la science cognitive est un matériel excellent à méditer. Une grande partie est dédiée à l'analyse des sociétés d'autres primates comme les chimpanzés et les grands singes afin de comparer le fonctionnement de leur esprit avec l'homme et de théoriser sur la façon dont la pensée humaine a pu se développer. Il discute ensuite de la question néandertalienne et il semble évident que la société néandertalienne était assez similaire à celle des chimpanzés - parfois de façon très troublante. Il pourrait y en avoir plus derrière la croyance évolutionniste qu'ils descendent du singe que ce qui est apparent. Pour eux, cela peut être littéralement vrai mais pas pour tout le monde ! Tout dépend de la loterie génétique.

Tout un ensemble de preuves attestant que des mutations se produisent lors d'événements cométaires est rassemblé dans The Diluvian Impact {L'Impact Diluvien - NdT] d'Heinrich Koch et Man and Impact in the Americas [Homme et Impact dans les Amériques - NdT] d'E.P. Grondine. Ces preuves se présentent sous la forme de légendes de mutants qui commencèrent à apparaître après des impacts. La plupart de ces légendes traitent d'altération de la taille du corps (soit des géants soit des nains) et de cannibalisme féroce. Les deux semblent être allés de pair. Peut-être qu'elles se référaient vraiment à des périodes où il y eut des événements polluant l'ADN, et cela pourrait inclure des événements entre Néandertal et Cro-Magnon ou autres hominidés. Les Néandertaliens étaient très petits, les Cro-Magnons très grands, aussi un hybride des deux pourrait être l'un ou l'autre et les deux apparences physiques pourraient porter la personnalité néandertalienne avec l'intelligence et le dynamisme créatif de Cro-Magnon. Un artiste cannibale, quelle pensée déplaisante.

Ce que je trouve curieux est le fait qu'on remarque que les roux aient été des sujets sacrificiels particuliers dans un certain art d'Amérique du Sud. On sait maintenant grâce à la cartographie génétique que les Néandertaliens étaient roux et avaient la peau pâle. Les indigènes y avaient-ils rencontré certains de ces hybrides et les avaient-ils éliminé efficacement ? Ou pire, certains de ces hybrides avaient-ils pris le pouvoir et appris aux gens ordinaires leurs coutumes cannibales d'écorcheur de chair ? Bien sûr, cela supposerait qu'une majeure partie de l'histoire des Amériques soit bien plus ancienne que ne le permet actuellement le plan évolutioniste. A ce sujet, Richard Firestone et al. fait une série de commentaires extrêmement intéressante dans The Cycle of Cosmic Catastrophes :
« Le groupe sanguin de nos premiers ancêtres était seulement de type O. Il y a environ 40 000 ans des mutations se sont probablement produites qui ont créé les groupes sanguins A et B. Les groupes A et B proviennent de gènes dominants, aussi ils se répandent dans la population et sont devenus plus courants.

Les preuves ADN suggèrent que le groupe B a probablement pour origine l'Asie centrale ou l'Afrique, où son pourcentage est uniformément le plus élevé. Comme son pourcentage est toujours très bas en Australie et dans les Amériques, il semble improbable qu'il ait son origine dans l'un ou l'autre de ces deux continents. Certains généticiens concluent que le groupe B est le groupe sanguin le plus jeune et qu'il est apparu au plus tôt il y a 15 000 ans et au plus tard il y a 45 000 ans, et si c'est le cas, cette distribution semble en contradiction avec l'origine asiatique des premiers Américains qui auraient traversé le détroit de Béring. S'ils avaient fait cela, il y aurait beaucoup plus de groupe B aux Amériques.

Pour le groupe sanguin A, le tableau est plus compliqué avec des origines apparentes en Europe, au Canada et en Australie. A nouveau, il n'y a guère de preuve que le groupe A se soit répandu d'Asie jusqu'aux Amériques. Au contraire et paradoxalement, il semble être arrivé aux Amériques depuis l'Europe, bien avant Colomb.

Est-il possible que les Indiens provenaient d'Europe ? Cette idée semble tirée par les cheveux selon les visions traditionnelles et pourtant, pour Dennis Stanford, du Smithsonian, et Bruce Bradley, il existe des preuves intrigantes qui relient la technologie Clovis de la taille d'outils en silex à la technologie du silex solutréenne en Espagne à la fin de la Période Glaciaire. De plus, les pointes Clovis sont très différentes des pointes en silex d'Asie, leur terre d'origine présumée. Puisque les groupes sanguins montrent une relation avec l'Europe, peut-être qu'il y en a une plutôt qu'avec l'Asie, peut-être que les Solutréens ont vraiment découvert le Nouveau Monde - ou peut-être que d'autres l'ont fait car, incroyablement, des études récentes de crânes sud-américains primitifs suggèrent des origines aborigènes ou africaines.

Bien que le groupe O soit courant partout, il est presque universel parmi les natifs d'Amérique du Sud et Centrale, et beaucoup plus courant en Amérique du Nord qu'en Asie ou en Europe. Si des Asiatiques ont peuplé les Amériques à la fin de la Période Glaciaire après que les groupes A et B ne soient apparus, ces gens ont oublié d'apporter leur distribution normale de groupes sanguins avec eux.

Un autre système de classification des groupes sanguins a été utilisé pour démontrer l'origine asiatique des Indiens d'Amérique. Appelé Diego, il a évolué récemment en tant que mutation et tous les Africains, Européens, Indiens de l'Est, aborigènes australiens et Polynésiens sont diégo-négatifs. Les Asiatiques de l'Est et les Indiens d'Amérique sont les seuls à être diégo-positifs. Mais le type diégo-positif est plus courant chez les Indiens d'Amérique que chez les Asiatiques de l'Est, ce qui soulève la question de savoir qui a eu ces gènes en premier ? D'après les seuls groupes sanguins, on peut argumenter que le plus vieux peuple indigène sont les Indiens d'Amérique ! » (Firestone, et al., op. cit.)
Ce qui vient d'être cité pourrait sembler ne faire qu'ajouter à la confusion mais si vous lisez le livre de Allan & Delair, Cataclysm, tout va s'éclaircir !

Retour aux Néandertaliens : il me paraît curieux qu'ils aient aussi de longues têtes en forme de « miche de pain » avec un « chignon » à l'arrière. La « marque de Caïn », peut-être ? Cela soulève des questions à propos des crânes d'Ica d'Amérique du Sud ainsi que des crânes comme ceux de Néfertiti et de ses enfants et comment cela pourrait être lié à l'institution du monothéisme. Des périodes de stress environnemental ont permis à des types pathologiques de grimper au sommet et ils ont utilisé la religion pour assouvir leurs fantasmes sanguinaires. Je pense vraiment que le psychopathe - la forme extrême de personnalité autoritariste - prend plaisir à la souffrance humaine.

Andrew Łobaczewski, auteur de Ponérologie Politique (Red Pill Press, 2006), écrit que « Les réactions humaines naturelles... paraissent étranges, intéressantes et même comiques pour le psychopathe. Donc ils nous observent... Ils deviennent des experts de nos faiblesses et parfois réalisent des expériences cruelles. »


Tête d'une princesse égyptienne. Faisait-elle partie de l'« élite », une hybride Néandertal/Cro-Magnon ?

On doit alors considérer des choses comme la déformation du crâne et la circoncision. Il est clair quand vous lisez des études sur ce genre de choses que nombre des cas cités dans la littérature (Néfertiti et ses enfants, par exemple) n'étaient pas une déformation artificielle, mais naturelle, et peut-être que cette tête bizarre, dolichocéphale, à l'extrême extension ascendante en arrière était la « marque de Caïn » biblique - l'assassin. Je trouve aussi frappant, puisque il y a association entre la déformation du crâne et la circoncision, que la circoncision ait été aussi réalisée par « imitation » de la « nouvelle élite », ces êtres hybrides sans âme. Et si oui, quelle était leur structure génitale ? Les parties génitales des Néandertaliens étaient d'elles différentes d'une certaine façon à l'époque, quelque chose qui s'est perdu dans les nombreuses générations de recombinaison génétique depuis ces temps anciens - et la circoncision était-elle une tentative de donner à l'organe mâle l'aspect de celui de l'hybride néandertalien ? Il existe une maladie appelée aposthie dans laquelle un garçon naît sans prépuce. Le Midrash de Ki-Tetse note que Moïse est né aposthique. D'autres sources nous disent que Jacob, son fils Gad et David étaient aussi aposthiques. Apparemment, David Levy, ancien Ministre des affaires étrangères israélien et membre de la Knesset, était aposthique. La biographie autorisée de Levy de 1983 d'Arye Avneri indique ceci :
« Quand David Levy est né... sa mère Sima remarqua alors qu'il était différent des autres petits garçons. Il était né déjà circoncis, car le prépuce était totalement absent. »
En tout cas, à un moment donné, le serpent est entré dans l'Eden probablement sous forme de psychopathologie à partir de quoi un groupe d'élite s'est coalisé et les gens ont commencé à compresser la tête de leurs enfants et à défoncer leur pénis pour les faire ressembler aux souverains ou pour « plaire à dieu ». Après avoir étudié ce sujet (et la déformation crânienne était répandue et toujours pratiquée il y a encore à peine 50 ans dans certains endroits dont, croyez-le ou non, l'Europe), j'ai commencé à comprendre comment les humains sont devenus aussi tordus et à me demander comment n'importe quel être humain normal soumis en bas âge à ces procédés pouvait jamais grandir sainement. S'ils ne souffraient pas de trouble de la personnalité au départ, ils allaient le devenir après avoir été immobilisés avec la tête comprimée pendant les deux premières années de leur vie plus le facteur mutilation génitale (qui est encore bien pire pour les femmes ! Mon Dieu !). (Voir Saharasia de James DeMeo et Artificial Cranial Deformation [Déformation crânienne Artificielle - NdT] d'Eric J. Dingwell.)

Il faut mentionner le fait que nombre d'historiens révisionnistes ont produit une vision fantasque vraiment bizarre de gentils Néandertaliens hippies décimés par les méchants Cro-Magnons technologiquement supérieurs. Ces contes de fée sont basés sur du journalisme sensationnaliste. Laissez-moi juste vous dire ceci : les rapports sur l'« humanité » des Néandertaliens sont grandement exagérés. Quand vous étudiez soigneusement les rapports originaux, il est très clair que les Néandertaliens n'avaient ni croyances ni rituels et que s'ils « prenaient soin des personnes âgés et des infirmes », ce n'était que dans un ou deux contextes très tardifs procédant probablement d'une imitation due à l'exposition à l'homme de Cro-Magnon.

Par contraste avec la société stable, homogène de l'homme de Cro-Magnon, les anthropologues sociaux désignent la diversité étonnante des sociétés humaines modernes comme preuve de la plasticité de la psychologie humaine. Différentes sociétés ont différentes normes, mœurs, croyances religieuses, coutumes, rituels et bien plus. Ils se demandent alors comment cette diversité peut-elle même être possible ? Le fait que les être humains, tous membres de la même espèce, peuvent se présenter avec tant de manières différentes dans la façon de régir leur vie est extraordinaire. Aucune autre espèce ne connaît cette variabilité. Une des choses que cela implique est qu'une espèce capable de cette diversité dans l'espace peut aussi être capable d'une grande diversité dans le temps. C'est-à-dire, qu'elle peut changer et cela veut dire progresser ou régresser.

Un autre fait majeur ici est ceci : à l'évidence, en général, les êtres humains ne sont pas génétiquement programmés pour appartenir à un groupe social spécifique ou un autre, bien qu'il puisse y avoir certaines implications génétiques ici (surtout quand on considère un mélange génétique entre Cro-Magnon et Néandertalien). On a remarqué qu'un enfant né dans un ordre social donné peut être élevé depuis la prime jeunesse dans un autre ordre social et apprendre à parfaitement fonctionner dans cet ordre d'adoption.

Chaque groupe social crée ses propres contraintes et les impose à ses membres. Cela signifie que l'on peut remarquer beaucoup de diversité entre différents groupes sociaux, mais au sein de n'importe quel groupe, la diversité n'est pas très bien tolérée ! (Vous vous souvenez des traits de personnalité autoritariste listés plus haut ?) Si vous passez d'un groupe à un autre, vous devez changer votre façon de penser, vous adapter à un ensemble de contraintes différentes qui vous sont imposées par le groupe au sein duquel vous vivez.

Bien sûr, certaines personnes peuvent passer de leur groupe de naissance à un autre assez facilement parce qu'ils sont nés avec un état d'esprit qui est normal pour ce groupe. Les anthropologues ne sont généralement pas au fait des découvertes des sciences cognitives.

Ce que cela signifie, c'est qu'il y a un potentiel génétique à la diversification en ce qui concerne la pensée et le comportement en chaque être humain, un potentiel qui permet le développement dans n'importe quelle direction, qui peut être inhibé ou modelé par la société. La question est : comment ?

Une théorie de la société humaine est celle du « contrat social » qui postule qu'un groupe d'individus s'assemble et établit un accord à leur avantage mutuel auquel ils seront tous tenus, et une « société » est ainsi formée. Le problème avec cette théorie est qu'elle est circulaire. Elle présuppose la chose même qu'elle présente pour expliquer ce qui existe déjà : que les êtres humains sont déjà contraints par certaines valeurs qui leur permettent de s'assembler et d'établir ce soi-disant contrat. Un tel groupe doit déjà être capable de conceptualiser une situation future où ils bénéficieront d'être liés à ces autres personnes par contrat. (Gardez à l'esprit que ce sont des idées évolutionnistes que je décris ici !) Ernest Gellner esquisse la théorie anthropologique fondamentale en ce qui concerne la manière dont les sociétés se forment. Il écrit :
« La façon de refréner les gens de faire diverses choses incompatibles avec l'ordre social dont ils sont membres, est de les soumettre au rituel. Le processus est simple : vous les faites danser autour d'un totem jusqu'à ce qu'ils soient fous d'excitation et deviennent de la gelée dans l'hystérie de la frénésie collective ; vous renforcez leur état émotionnel par n'importe quel procédé, par toutes les aides audiovisuelles disponibles sur place, drogues, danse, musique et ainsi de suite ; et dès qu'ils planent bien, vous imprimez dans leur esprit le type de concept ou de notion à laquelle ils deviendront par la suite asservis. Le lendemain matin, le sauvage se réveille avec une mauvaise gueule de bois et un concept profondément intériorisé. L'idée est que la caractéristique centrale de la religion est le rituel et le rôle central du rituel est de doter les individus de concepts compulsifs qui définissent simultanément leur monde social et naturel et restreignent et contrôlent leurs perceptions et leur comportement, par renforcement mutuel. Ces notions profondément intériorisées les obligent désormais à agir dans la gamme des limites prescrites. Chaque concept a un contenu normatif obligatoire ainsi qu'une sorte de contenu descriptif organisationnel. Le système conceptuel dresse l'ordre social et le comportement requis et inhibe les penchants vers les pensées et les comportements qui transgresseraient ses limites.

Je ne vois aucune autre explication quant à la façon dont l'ordre social et conceptuel et l'homogénéité sont maintenus au sein des sociétés qui, en même temps, sont si étonnamment variées lorsqu'on les compare mutuellement. Une espèce a, pour une raison ou une autre, échappé à l'autorité de la nature et n'est plus génétiquement programmée pour demeurer dans une gamme relativement étroite de comportement, aussi elle a besoin de nouvelles contraintes. La gamme fantastique de comportement génétiquement possible est contenue dans n'importe quel troupeau spécifique et obligé de respecter des limites socialement marquées. Cela ne peut être atteint qu'au moyen de la contrainte conceptuelle et cela en retour doit être, pour une raison ou une autre, instillé. D'une façon ou d'une autre, les limites sémantiques transmises culturellement sont imposées aux hommes... » (Ernest Gellner, Anthropology and Politics, Blackwell, 1995.)
Bien que j'éprouve une grande admiration pour Gellner, je dois faire remarquer que cette théorie de la manière de contrôler les êtres humains se comprenaient à peu près de la même façon il y a des milliers d'années. Au cours de mes lectures, je suis tombée un jour sur un passage traduit d'une fouille archéologique - une tablette hittite - où le roi écrivait que le clergé avait besoin du roi pour établir leur autorité religieuse et que le roi avait besoin des prêtres pour asseoir son droit à gouverner. Ce contrôle apparaît nettement dans la falsification de l'histoire. L'histoire elle-même devient un moyen de contrôle. Après tout, le contrôle des informations quotidiennes n'est que l'histoire en cours de fabrication. Quant à la façon dont ce processus fonctionne au niveau individuel, un passage d'Evil Genes de Barbara Oakley décrit ce que « danser autour du totem avec son groupe social » fait au cerveau humain - y compris celui des scientifiques et des créationnistes qui sont tous deux fortement attachés à leurs systèmes de croyance :
« Une récente étude d'imagerie du psychologue Drew Westen et ses collègues de l'Université Emory appuie fermement l'existence du raisonnement émotionnel. Juste avant les élections présidentielles Bush-Kerry de 2004, deux groupes de sujets furent recrutés - 50 ardents démocrates et 50 ardents républicains. On présenta à chacun des déclarations conflictuelles et apparemment dommageables sur leur candidat ainsi que sur des cibles plus neutres comme l'acteur Tom Hanks (qui, semble-t-il, est un type sympathique pour les gens de toutes obédiences politiques). Sans surprise, quand on demanda aux participants de tirer une conclusion logique au sujet d'un candidat appartenant à l'autre - « mauvais » - parti politique, les participants trouvèrent un moyen de parvenir à une conclusion qui donnait une mauvaise image du candidat même si la logique aurait dû mitiger les circonstances particulières et leur permettre d'aboutir à une conclusion différente. Voilà où cela devint intéressant.


Les croyances en une fausse dialectique en politique et en religion font de drôles de choses au cerveau humain

Quand ce « contrôle émotionnel » commença à se produire, des zones du cerveau normalement impliquées dans le raisonnement n'étaient pas activées. Au lieu de cela, une constellation d'activations se produisirent dans les mêmes régions du cerveau où la punition, la douleur et les émotions négatives sont expérimentées (c'est-à-dire dans l'insula gauche, le cortex frontal latéral et le cortex préfrontal ventromédian). Dès que le moyen d'ignorer l'information qui ne pouvait être rationnellement négligée était trouvé, les zones neurales de punition s'éteignaient et le participant subissait une rafale d'activation dans les circuits impliquant la récompense - du genre de ce qu'un drogué reçoit quand il prend sa dose.

En essence, les participants n'étaient pas prêts à laisser les faits entraver leur prise de décision à propos d'une question brûlante et leur frisson rapide de récompense. « Aucun des circuits impliqués dans le raisonnement conscient n'était particulièrement engagé », déclare Westen. « Pour l'essentiel, c'est comme si les partisans faisaient tourner le kaléidoscope cognitif jusqu'à obtenir les conclusions qu'ils veulent et ensuite ils se retrouvent massivement renforcés pour cela, avec l'élimination des émotions négatives et l'activation des positives »...

Finalement, Westen et ses collègues croient que ce « raisonnement biaisé émotionnellement mène au « tamponnage » ou renforcement d'une croyance défensive, associant le décompte des données « révisionnistes » du participant à l'émotion positive ou au soulagement et à l'élimination de l'angoisse. Le résultat est que les croyances du partisan sont calcifiées et la personne ne peut apprendre que très peu des nouvelles données », déclare Westen. L'étude remarquable de Westen a montré que le traitement de l'information neural lié à ce qu'il dénomme « raisonnement motivé »... semble être qualitativement différent du raisonnement d'une personne quand il n'y a pas pour elle un fort enjeu émotionnel dans les conclusions à atteindre.

L'étude est donc la première à décrire les processus neuraux qui sous-tendent le jugement politique et la prise de décision, ainsi que décrire les processus qui impliquent le contrôle émotionnel, la défense psychologique, le biais de confirmation, et certaines formes de dissonance cognitive. L'importance de ces résultats s'étend au-delà de l'étude de la politique : « Chacun, des directeurs et des juges aux scientifiques et aux politiciens peuvent porter des jugements émotionnellement biaisés quand ils ont un intérêt personnel dans la façon d'interpréter les « faits », selon Westen. (Barbara Oakley, Evil Genes, Prometheus Books, 2008.)
En résumé, un cerveau humain calcifié dans un système de croyance - qui y croit parce que son groupe social, ses pairs, sa famille y croit aussi - ressent littéralement de la douleur lorsqu'il tente d'ouvrir son esprit et penser d'une manière non limitée et non biaisée. La même chose doit arriver à une personne qui essaye de comprendre les différentes contraintes sociales qui sont considérées comme parfaitement normales dans un groupe culturel différent. Les implications sont vraiment énormes. Cela peut aussi expliquer pourquoi la science est si corrompue ! C'est essentiellement une vision de l'intérieur du cerveau de la personnalité autoritaire.

Mais il y a bien plus qu'il n'y paraît. John Schumaker, dans son livre The Corruption of Reality, fait remarquer que les être humains semblent se présenter avec un besoin de se dissocier profondément ancré. Je pense que c'est en fait un besoin de contacter le soi supérieur - le champ d'informations, si vous préférez, qui est transduit par notre ADN. Certains d'entre nous ont un ADN qui nous connecte à la source créatrice, hérité de nos ancêtres Cro-Magnons, et certains d'entre nous ont un ADN qui nous connecte à nos ancêtres Néandertaliens - simple loterie génétique pour la plus grande part. (Voir The Prehistory of the Mind de Mithen pour les détails en sciences cognitives.) Chez l'individu où le Néandertalien domine (considérez cela comme une hypothèse), la capacité du cerveau à dissocier peut simplement être un état d'être normal - un cerveau sans superviseur ou sans conscience pleinement humaine permettant la coordination des diverses parties et fonctions du cerveau. Cela peut aussi aboutir à d'autres troubles mentaux. Chez l'individu à la connexion ADN Cro-Magnon/pleinement humain, la capacité du cerveau à dissocier a le potentiel d'être utilisée d'une manière totalement différente : un moyen d'accéder et de se connecter aux royaumes archétypaux, royaumes de pure conscience.

En tout cas, il semble clair d'après les preuves présentées par Schumaker que c'est une fonction ancrée chez tous les êtres de type humain qui ne fait qu'attendre que n'importe quel charlatan qui passe en tire profit. Il est aussi largement évident que ceux qui n'utilisent pas cette capacité du cerveau - ceux qui la répriment - souffrent d'une myriade de troubles physiques.


La dissociation positive est essentielle à la pleine santé des humains et de la société

Il y a une épidémie dans le monde aujourd'hui qui ne reçoit guère assez d'attention : l'épidémie de stress. Selon les dernières statistiques, les êtres humains risquent 100 fois plus de souffrir de problèmes émotionnels/mentaux importants que les gens nés il y a 100 ans. Les taux de dépression et d'anxiété chez l'adulte ont triplé rien que depuis 1990 !!! Plus de 80 % des gens qui vont chez le médecin pour des problèmes physiques se plaignent aussi d'un stress excessif. Ces problèmes augmentent si rapidement que dans les 10 ans à venir ou presque, la première cause de mort prématurée et d'invalidité sera le stress, surpassant la plupart des maladies, accidents et violence. Ainsi, quelque chose de sérieux est en cours et c'est vraiment moche. A mon avis, c'est dû aux efforts psychopathiques (alias dominance Néandertalienne) de totalement éliminer tous concepts de spiritualité de notre réalité. C'est, en essence, ce qui est à l'origine de la théorie de l'évolution et la raison de sa prédominance dans la science actuelle. Des individus à dominance Néandertalienne se sont emparés de la science, des êtres d'apparence humaine qui ne possèdent pas en fait de nature spirituelle bien qu'ils soient certainement dotés de fonctions cérébrales supérieures avec des connexions spirituelles en cul-de-sac ; sans possibilité de développer une conscience.

Łobaczewski souligne que les psychopathes adoptent naturellement une vision du monde matérialiste, évolutionniste (car c'est tout ce qu'ils peuvent concevoir). Il remarque : « Les spécialistes en psychologie et psychopathologie trouveraient une analyse de ce système de prohibitions et de recommandations [dans les domaines scientifiques] extrêmement intéressante. Cela rend possible la réalisation que cela puisse être une des voies qui nous mène au cœur de l'affaire ou à la nature de ce phénomène macro-social. Les prohibitions engloutissent la psychologie des profondeurs, l'analyse du substrat instinctif humain ainsi que l'analyse des rêves. » Même la psychologie du couple est sous embargo de peur que les femmes apprennent à éviter les hommes psychopathiques !

L'étude de la psychopathologie (de la psychopathie en particulier) est aussi interdite. Comme il le fait observer, toute compréhension bien élaborée de la psychopathie mènerait inévitablement au diagnostic du système lui-même, une issue que les élites pathologiques ne peuvent autoriser. Aussi, « un système de contrôle, de terreur et de diversion déterminé et conscient est donc mis en branle... L'abus de la psychiatrie pour des objectifs que l'on connaît déjà dérive donc de la nature même de la pathocratie en tant que phénomène psychopathologique macro-social. »

Cela nous donne une idée de ce qui a pu être à l'origine de la religion de Cro-Magnon, la chose qui les a rendus pacifiques, unis, créatifs et homogènes sans force ni domination. Les solutions aux problèmes que nous affrontons peuvent suggérer comment ils les ont affrontés. Alors, nous remarquons que les gens ont besoin de savoir comment 1) gérer leur stress d'une manière saine, c-à-d en utilisant des techniques de dissociation de manière positive pour se concentrer sur le royaume non matériel afin d'améliorer les capacités à être objectif lorsqu'on se concentre sur le monde matériel ; 2) utiliser les techniques de dissociation pour fusionner les nombreux aspects de l'esprit conscient tout en contactant directement le soi supérieur dans le même temps.

Le fait que certaines techniques fonctionnent vraiment pour accomplir ces choses nous indique les moyens par lesquels l'humanité a été envahie et entraînée sur le chemin de la facilité vers la destruction. Ces vraies techniques exploitables (qui fonctionnent grâce au câblage cérébral) ont été utilisées de manière prédatrice par les charlatans hybrides Néandertaliens pour se remplir les poches, inculquer aux gens des idées et des croyances qui sont manifestement fausses et n'ont rien à voir avec la réalité. Elles ont été utilisées pour monter de grands groupes de gens contre d'autres dans l'intérêt personnel des charlatans et de leurs copains (le mariage entre la religion et la politique est ancien), pour fomenter des guerres, des pogroms, des persécutions et ainsi de suite.


Cela a toujours fonctionné car c'est ainsi que le cerveau humain est câblé. Et il est câblé car c'est ainsi que les êtres humains ont évolué. Et ils ont évolué ainsi car, manifestement, depuis très longtemps dans notre histoire évolutionnaire, il nous a été avantageux d'avoir cette capacité qui a ensuite été utilisée contre nous par des types pathologiques. Łobaczewski est une exception chez les psychologues dans le sens où il accepte ce câblage « spirituel » comme naturel quoi qu'inexploité chez la plupart des humains.

Étant donné ce qui vient d'être dit, il n'est pas difficile de voir comment la corruption de la science s'est déroulée et ce que cela signifie pour l'humanité. Les psychopathes, une fois en position de pouvoir et d'influence, interdisent les domaines scientifiques qu'ils savent dangereux pour leur situation. Appliquer ceci à l'étude de la conscience est une progression naturelle. Ils encouragent leur propre paysage intérieur (matérialisme) par le biais de la science et le projette sur l'humanité dans son ensemble, bloquant efficacement les moyens par lesquels leur anormalité peut être identifiée. En créant une telle barrière sémantique, ils peuvent inhiber et modeler notre « potentiel génétique à la diversification de la pensée et du comportement » dans la direction de leur choix. Nous perdons les outils nécessaires avec lesquels découvrir les vraies origines de leur pathologie et les vrais potentiels au sein de l'humanité normale. En niant l'existence d'un principe de conscience ordonnateur, ils nient l'existence de tout ordre éventuel vers lequel nous pouvons tendre. Ils entravent notre retour vers l'Age d'Or.

Alors, comment ont-ils fait ? Comment les hybrides pathologiques se sont-ils infiltrés dans la société stable, pacifique, homogène qui était ainsi depuis littéralement des milliers d'années ? Je suggère que cela était dû au sexe, à certains de ces hybrides qui ont utilisé leurs talents de prédateur pour répandre leur gènes parmi la population Cro-Magnon.

C'est un problème qui m'a tracassée sans fin. Il est assez facile de dire simplement que les hybrides se sont mis à violer des femmes et répandre leurs gènes de cette façon ; certainement que cela s'est produit ainsi en partie. Mais quand vous considérez le mélange de types génétiques, vous commencez à réaliser que certainement certains d'entre eux ont mis en œuvre de manière plus créative cette faim prédatrice pour les biens matériels et les femmes grâce à la puissance cérébrale acquise par mélange. Non seulement ça, les bébés nés de tels viols seraient susceptibles de devenir victimes d'infanticide s'il n'y avait pas une certaine qualité irrésistible pour l'empêcher. Aussi, les types pathologiques évidents se seraient éteints et la psychopathie aurait été sélectionnée pour certains traits séduisants et destinés à assurer la survie de l'enfant.

Vous voyez, en lisant Women Who Love Psychopaths de Sandra Brown, j'ai réalisé que les choses qu'un psychopathe fait, les choses qui fonctionnent pour appâter, capturer et se lier aux femmes sont évidemment des caricatures de choses qui devraient se manifester de manières positives. Par exemple, un psychopathe peut utiliser ses yeux et ses paroles pour fasciner et attirer une femme dans son lit où il « s'attachera » à elle grâce à du « super sexe ». Il utilise la tendresse, des mots romantiques, des gestes, des promesses, etc.

D'un autre côté, les gars normaux ne se sentent généralement pas à l'aise pour fixer les yeux de l'être aimé, dire des mots romantiques, se lancer dans de grands élans romantiques et certainement, la plupart des hommes sont inhibés sexuellement ou carrément juvéniles dans leur comportement sexuel. Ils ne voient pas non plus le sexe comme il devrait l'être, comme l'une des meilleures opportunités pour tisser des liens avec leur partenaire de leur vie quotidienne. Ces attitudes négatives et infantiles des hommes envers les femmes sont imposées culturellement, principalement par le biais de la religion - mais cela ne commence que là. Pour comprendre pleinement à quel point notre société est tordue en ce qui concerne le sexe et la sexualité, lisez Caricature of Love d'Hervey Cleckley. C'est un livre très dur, mais si vous arrivez au bout, vous en serez heureux - à moins que vous ne soyez psychopathes bien sûr. Et vous verrez des descriptions brutes de « l'artiste cannibale » même qui a été envisagé précédemment.


Un psychopathe observe sa proie, fait toutes les choses qu'il a apprises pour s'en emparer et ensuite il la plie à sa volonté diabolique. Pourquoi les hommes normaux ne voient-ils pas leur fiancée, non pas comme une proie, mais comme l'objet de leur dévotion et de leur attention ? Pourquoi n'apprennent-ils pas tout sur elle, ce qu'elle est, ce qu'elle veut, ce dont elle a besoin pour ensuite le leur donner comme preuve d'amour ?

Bon, c'est une chose qui m'est arrivée. Et la raison pour laquelle je le soulève est, comme je l'ai dit, car l'interaction entre le psychopathe et sa proie est une caricature de ce qui semble faire partie de la vision religieuse du monde Cro-Magnon qui a prévalu pendant l'Age d'Or et que nous avons complètement perdue. Si les histoires à propos de Sodome et Gomorrhe sont les maigres souvenirs de la destruction de l'Atlantide amalgamés à un impact cométaire ultérieur, comme je le soupçonne, et si nous considérons les histoires anciennes qui relient le Déluge à une certaine « faute rituelle » ou un excès de sexe, nous pourrions maintenant avoir un petit aperçu de ce qui a pu se passer. Cela donne aussi un sens tout nouveau à l'histoire des Néphilims :
« Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu'ils choisirent... Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu'elles leur eurent donné des enfants : ce sont ces héros qui furent fameux dans l'antiquité. L'Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. » (Genèse 6:1-5, extraits)
John van Seters pense que la Bible a en fait été écrite très tard et a été fortement influencée par la mythologie grecque. D'autres experts sont d'accord. Alors n'est-ce qu'une imitation des contes héroïques des Grecs qui parlent à l'évidence de certaines personnes sérieusement perturbées ? Et ces anciens récits sont-ils des souvenirs rédigés des temps cataclysmiques ? (A nouveau, voir The Diluvian Impact et Man and Impact in the Americas pour une lecture assez complète des histoires réelles et des mythes.)

Revenons au problème de la caricature : comme je l'ai dit, je pense que ce que font les psychopathes est une caricature de ce à quoi pourrait ressembler l'amour normal entre personnes spirituelles, comment nous avons évolué pour interagir mutuellement émotionnellement.

De nombreuses personnes ressentent intensément ce manque de compréhension dans notre monde, désirent ardemment une Unité de but et d'« appartenir » à leur « propre genre », pour ainsi dire. Cette envie profonde est ce sur quoi jouent les Magiciens Noirs tels que les leaders religieux et politiques psychopathiques pour atteindre leurs propres buts entropiques. Ce désir ardent d'union avec une autre âme qui comprend et nous accepte et aime inconditionnellement et qui donne tout et à qui l'on peut tout donner est au cœur des femmes qui aiment les psychopathes. Et c'est au cœur de nombreuses personnes qui deviennent partisans de religions et d'idéologies et dont la « passion » est abusée de sorte qu'ils deviennent fanatiques et « radicaux ».

Bref, il me semble que ce que font les psychopathes fonctionne car ils ont observé les femmes et savent quoi faire pour les séduire et les capturer. Et cela fonctionne parce que ces femmes ont un certain « quelque chose » en elles qui cherche un amour vrai et elles prennent la caricature pour la réalité car elles ignorent les faits de la psychopathie. Elles ne réalisent pas qu'elles ont des « sites de liaison d'amour spirituel » qui peuvent se lier à une « drogue » (c-à-d le psychopathe) qui n'agit pas de la façon dont la substance neurochimique le ferait (c-à-d le vrai amour spirituel d'un homme qui peut donner et recevoir du vrai amour). Cette idée soulève un tas de questions dont non la moindre est ce que les hommes véritablement spirituels doivent faire pour surmonter leurs blocages et apprendre à donner à tous les niveaux : mentalement, émotionnellement, physiquement et spirituellement ; et les femmes qui doivent apprendre à distinguer le vrai du faux.

En retournant à notre étude sur ce qui a dû se produire pour mener l'humanité de l'Age d'Or au type de société qui peut créer tant de discorde cosmique que les corps célestes eux-mêmes s'arrangent pour son extinction, nous trouvons Ernest Gellner qui suggère que, parce que les concepts sociaux ne sont rien de plus que des « limites sémantiques » imposées aux gens depuis l'extérieur, le changement est possible. Mais il remarque que cela doit être cumulatif, une sorte de réchauffement lent de la grenouille dans la marmite.
« [Cela] rend aussi le changement social possible, un changement fondé non pas sur une quelconque transformation génétique, mais plutôt sur un développement cumulatif dans une certaine direction, consistant en une modification du système de contraintes sémantique plutôt que génétique... La préservation de l'ordre est bien plus important pour les sociétés que l'accomplissement du changement bénéfique... la plupart du changement n'est pas bénéfique du tout ; la plupart dérangerait un ordre social sans contrepartie... » (Gellner, op. cit.)
C'est là que nous trouvons la clé pour comprendre la corruption de la science et donc de la société et de sa compréhension du monde décrit par Zinoviev. Il semble qu'un nouveau concept sémantique soit en cours depuis la Renaissance. Chose curieuse, la Renaissance qui donna naissance à ce nouveau mode de pensée regarda presque 2000 ans en arrière vers les grands esprits de la Grèce et de la Rome classiques pour leurs approches mathématiques, philosophiques et logiques ! (Bien sûr, Fomenko suggère, avec de fortes preuves à l'appui, que les « écrits antiques » des temps classiques avaient en fait été écrits durant la Renaissance elle-même et étaient des contrefaçons magistrales !)


« David » de Michel-Ange, un exemple d'art de la haute Renaissance

Le « point de rupture évolutionnaire » au 19° siècle a marqué le sommet d'un glissement graduel de la société depuis un état dominé par la religion vers ce qui fut appelé la « pensée rationnelle » et la science. Le nouvel état d'esprit était que l'exercice de la raison pure faisait ultime autorité, pas l'expérience, l'autorité ou les croyances spirituelles. Cela engendra un glissement dans la façon dont les érudits se considéraient eux-mêmes ainsi que le reste de l'humanité. Ce fut, en général, une tendance positive. Cette méthode a pavé la voie à une vraie méthodologie scientifique et de cognition. Cependant, cette attitude a aussi favorisé une attitude très sceptique envers les systèmes de croyances et les traditions précédents. Les civilisations anciennes furent décrétées primitives malgré la sophistication évidente des vestiges qui étaient découverts et les histoires sur un Age d'Or perdu furent écartées d'un revers de main. Là Darwin est apparu et ses idées se sont retranchées dans toutes les sciences. Aussi, cela a été l'application continue de la pensée matérialiste évolutionnaire qui se trouve derrière l'explication de l'agencement de l'univers qui prévaut aujourd'hui. Il y a indubitablement des psychopathes dans le tas de bois ici qui agissent comme une éminence grise derrière la science - la chose qui contrôle la plupart de nos concepts sociaux et institutions - car on ne peut certainement pas dire que tous les scientifiques, ou même la plupart d'entre eux, sont psychopathes. La profession elle-même exclut la plupart des psychopathes en vertu de l'exigence d'un intellect supérieur. Cependant, cela peut certainement inclure de nombreux membres qui ont un type de personnalité autoritariste.

Il y a d'autres moyens d'induire des changements et l'un de ceux-ci est l'usage de chocs - physiques ou émotionnels - appliqués au système humain qui, si le choc est suffisant, « fond » plus ou moins et devient assez malléable pour se remodeler en une nouvelle configuration de croyances sociales (ou tout ce qu'on désire implanter dans le cerveau humain comme moyen de contrôle). Pavlov dénommait cela « Inhibition Transmarginale ». La violence sociale est une méthode éprouvée utilisée par les élites pour « fondre » une population et la rendre disposée aux changements de l'environnement qu'elle n'aurait pas acceptés précédemment. Cependant, il y a un problème ici : les élites ne peuvent le faire ouvertement à leur population car cela ne serait pas toléré ; cela serait considéré comme une violation intra-groupe. Aussi la violence doit être présentée comme venant d'un « ennemi » ou d'un groupe social différent.

Certainement que des changements se produisent dans une société à la suite de la perturbation de son organisation ou de sa destruction par la guerre - attaque ennemie - et dans certains cas, cela ne fait que renforcer la résolution du groupe social agressé à se cramponner encore plus à son concept social. Cela peut aussi mener à des glissements de valeur qui incorporent la nécessité de se défendre, comme un peuple pacifique qui se transforme en vaillants combattants de la liberté sous l'oppression de l'occupation.

D'ordinaire, les forces d'occupation tentent d'éliminer tout individu qui a la propension de résister afin que la tâche de remodelage de la société en question - les « pacifier », comme ils disent - soit plus facile. La Pologne sous Hitler et plus tard sous les Soviétiques en est un bon exemple. Les Allemands considéraient les Polonais comme une race inférieure, comme ils le firent avec d'autres nations slaves. Aussi, selon le plan, les Polonais devaient être triés selon des critères strictement racistes. Les Polonais d'ascendance allemande seraient reclassifiés en Allemands ethniques. La transformation de la Pologne en province allemande devait être réalisée sur une courte période de 25 ou 30 ans. De là, aucune pitié ne devait être montrée à l'égard de cette population. Et pour garantir le succès de cette spoliation rapide, l'intelligentsia devait être liquidée. « Cela paraît cruel », aurait dit Hitler à Hans Frank, « mais telle est la loi de la vie ».

Utilisons un peu d'anthropologie sociale pour tenter de découvrir ce à quoi aurait pu ressembler la société Cro-Magnon. Gellner souligne l'évidence : que l'aptitude à être capable de « s'entendre » avec les autres, d'éviter le chaos du manque potentiel de contrainte de l'être humain, de découvrir comment utiliser des concepts profondément intériorisés, a dû venir en premier. Il pose la question : qu'est-ce qui est apparu en premier, cette capacité extraordinaire à s'autoréguler par commun accord et la grande variété de moyens d'y parvenir, ou le langage qui est nécessaire pour ne serait-ce que faire ces choses ? Ces deux capacités sont évidemment interdépendantes. Une fois que vous avez la possibilité d'une gamme illimitée de manières possibles de vous comporter, ce comportement doit être restreint afin de vous entendre avec les autres, et il doit y avoir un genre de système de signes qui indique les limites, ne serait-ce que dans votre propre tête ! Le langage est un ensemble de marqueurs qui dessine les limites de notre conduite dans notre engagement envers les autres ; autrement dit, le langage a remplacé les limites génétiques du comportement.

Cela signifie que nombre de choses doivent être venues ensemble toutes à la fois : la possibilité d'une large gamme de conduite, les moyens de signaler les manières optionnelles et optimales de se comporter entre membres d'un groupe et la présence d'un système qui inculque aux individus ce système, c-à-d le rituel. Cet ensemble de caractéristiques a dû apparaître conjointement et c'est un gros problème pour la science lorsqu'elle tente d'utiliser l'évolution comme explication.

Au même moment, un autre ensemble de caractéristiques est apparu. Pour la plupart des espèces, le feu signifie menace. Tout comme le contact des yeux direct et l'ouverture de la bouche qui expose les dents. Combinez ces éléments avec le fait de placer de la nourriture dans un groupe d'individus autre que parents et enfants et vous avez la recette du conflit et de la violence dans n'importe quelle autre espèce. Mais manifestement, à un moment donné, un groupe d'individus a renversé tous ces signaux et les a transformés en l'essence même de l'humanité. Ce changement de comportement est prouvé par des foyers centraux avec des espaces dégagés autour d'eux où les dîneurs se rassemblaient en cercle. Dans le partage de la nourriture et les courtoisies qui l'accompagnent, les humains manifestent leur distinction fondamentale et leur séparation d'avec le règne animal.

De toutes les choses que font les humains, partager la nourriture est le moins « évolutionnaire ». Aucune autre espèce n'a suivi ce chemin de partage et de soutien mutuels qui exigeaient d'être capables de conceptualiser l'espace et le temps de manière abstraite. Quelle logique de la nature, comme nous l'observons dans le règne animal, aurait suivi une telle trajectoire si étrangère au monde naturel ?

Il se trouve que le repas commun est un symbole important de presque tous les ensembles religieux anciens. Le partage de la nourriture infiltre les différences les plus fondamentales entre les visions de l'humanité et du monde dans son ensemble. Peut-être que cela témoigne de Cro-Magnon vs Néandertalien ? Je pense que c'était un rituel paléolithique qui fut transmis comme indice pour révéler qui était ou n'était pas pathologique en ces temps anciens. Pensez simplement à « La Cène » et à sa signification possible. Qu'y avait-il de si sacrément important dans le partage d'un repas pour que cela devienne la pièce maîtresse d'une religion ? Y avait-il là quelque chose de plus ancien que le Christianisme tel que nous le connaissons ? Peut-être que « La Cène » était quelque chose du genre « mangez ensemble - partagez la nourriture - en souvenir de moi - vous n'êtes pas des animaux, vous êtes des êtres spirituels ». Au cours des millénaires, le pain a remplacé le partage originel de la viande autour du feu mais la symbologie était toujours la même. Le fait est qu'il semble que les plus gros cerveaux et le comportement le plus « humain » proviennent de ceux qui cuisinaient et mangeaient de la viande.


« La Cène » de De Vinci – un exemple de l'importance portée au repas commun

Le fait est que sur cette terre - ou sur la Cinquième Planète ou sur Mars - il y a dû y avoir un début et quiconque veut comprendre le dilemme humain ne peut pas détourner son regard de la question de comment tout a commencé. Nous savons que les êtres humains sont éloignés d'eux-mêmes et des autres et nous avons désespérément besoin de comprendre pourquoi au sens le plus entier du terme, pas seulement d'un assemblage confus de bouts de théories. Bien sûr, cela présuppose que l'homme a une « essence » pour commencer.

La paléontologie essaye de découvrir les étapes qui auraient mené les animaux à un comportement entièrement humain. Peut-être que ce ne sont pas des étapes, peut-être que c'est simplement la différence entre ce qui est de nature animale et ce qui est vraiment humain ? Mais là encore la recherche nous est utile dans l'analyse des différences. L'anthropologie essaye de découvrir par quelles étapes on passe d'un certain ordre social qui est raisonnablement stable, imposé par le rituel, à une société où les humains peuvent, de leur propre gré, s'adonner de manière abstraite et à distance, à des comportements spécifiques qui ne sont pas génétiquement imposés, c-à-d le présumé « contrat social ».

Gellner croyait que nous vivons dans ce genre de société, celle du contrat social. Il sentait que la société contrainte par rituel n'était ni normale ni acceptable. Il n'a pas remarqué la myriade de manières qui ont permis de remplacer la danse autour du totem par d'autres moyens tout aussi efficaces pour inculquer à un individu l'identité d'un groupe - la dynamique autoritariste qui est probablement induite par les psychopathes et les blocs sémantiques qu'ils placent sur l'humanité via leur promotion de certaines sciences et l'embargo sur d'autres.

Selon la vision scientifique conventionnelle, la Révolution Néolithique - le passage à l'agriculture - fut l'une des étapes qui nous a mené où nous sommes aujourd'hui. Cet événement impliqua le développement d'un système de production et de stockage de la nourriture. Apparemment, une société humaine déjà hautement diversifiée et en train de changer pour cultiver et stocker la nourriture était déjà - selon Gellner et d'autres - « une société restreinte rituellement ».
« Mais elle [l'agriculture] fut aussi un énorme piège. La principale conséquence de l'adoption de la production et du stockage de la nourriture fut l'omniprésence de la domination politique. Un dicton attribué au prophète Mahomet affirme que l'assujettissement s'introduit dans le foyer avec la charrue. C'est profondément vrai. Dès qu'il y a surplus et stockage, la coercition devient socialement inévitable, là où auparavant elle était optionnelle. Un excédent doit être défendu. Il doit aussi être divisé. Aucun principe de division ne se justifie ou ne s'impose par lui même : il doit être imposé par certains moyens et par quelqu'un.

Cette considération, conjuguée au principe simple de la violence préventive, qui stipule que vous devez être le premier à leur faire ce qu'ils vous feront s'ils en ont l'occasion, transforment inévitablement les gens en rivaux. Bien que la violence et la coercition n'étaient pas absentes de la société pré-agraire, elles étaient contingentes. Elles n'y étaient pas nécessairement constitutionnelles, pour ainsi dire. Mais elles sont nécessairement constitutionnelles dans une société agraire...

Le besoin de production et de défense force aussi la société agraire à valoriser la progéniture, ce qui signifie que, pour des raisons malthusiennes familières, leur population s'approche fréquemment du seuil critique... Les membres des sociétés agraires savent dans quelle situation ils se trouvent et n'attendent pas que le désastre les frappe. Ils s'organisent de manière à éviter, si possible, de se retrouver en bout de ligne.


La domination accompagne l'agriculture

Aussi, dans l'ensemble, la société agraire est autoritariste et fortement portée à la domination. Elle est constituée d'un système de magasins protégés et défendus à l'accès protégé et différentiel. La discipline est imposée pas tant par une violence directe constante mais par l'accès différencié forcé aux magasins. La coercition ne garantit pas seulement la position dans la file ; la menace de la rétrogradation, l'espoir de la promotion hiérarchique garantissent aussi la discipline. Donc, la coercition peut généralement être indirecte. L'épée n'est utilisée que contre ceux qui défient radicalement les maîtres hiérarchiques...

... l'écrasante majorité des sociétés agraires sont vraiment des systèmes de stockage et de protection des excédents violemment imposés.... La centralisation politique suit généralement, bien que ce ne soit pas universel, la production et le stockage du surplus... Une machinerie formalisée de maintien de l'ordre complète ou remplace partiellement le rituel. » (Gellner, op. cit.)
La prochaine étape est, bien sûr, l'écriture car celle-ci est nécessaire pour conserver des traces de ce qui a été stocké, de la position hiérarchique de chacun, etc. L'écriture mène ensuite à une autre chose intéressante : la codification des significations et le stockage de ces codifications, généralement des idées dogmatiques. Cela signifie que les idées peuvent être partagées dans le temps et l'espace. Si la doctrine est centralisée et n'a qu'un seul point d'origine, par ex. un dieu exclusif et jaloux, cela peut avoir de très graves conséquences dans l'espace et le temps. Cela ramène ensuite à des techniques sémantiques coercitives d'un coup de sabot : c'est répandu et centralisé par une très petite élite dirigeante. Il y a les spécialistes - les prêtres - qui légitiment les croyances, et les spécialistes de la violence qui les imposent. Leur prééminence atteste du fait que le maintien de la discipline sociale est un problème et est rarement réalisable sans eux.

Une société constituée sur les principes du mode de vie agraire de surplus et de stockage ne peut fonctionner sans l'aide de l'élite et une fois qu'une élite est acquise, il est très très dur de résister à ses demandes croissantes et encore plus dur de s'en débarrasser. De plus, une société agraire fondée sur l'accumulation, le stockage et la distribution des biens matériels se convertit facilement en société industrielle, et c'est ce qu'elle a fait. Anthropologiquement et sociologiquement, c'est la version courte de ce qui s'est passé. D'une façon ou d'une autre, l'homme aux capacités conceptuelles entières a sauté de la scène de l'histoire et s'est mis à danser autour du totem et n'a jamais vraiment arrêté. Évolution, vous le savez pas ?

Alors, à mon avis, à quoi ressemblait la société de l'Âge d'Or ? A nouveau la réponse se trouve en anthropologie sociale.

Selon les recherches archéologiques et paléontologiques les plus récentes, la plus ancienne forme de religion que l'on puisse attribuer à l'homme de Cro-Magnon est le culte de la Déesse Mère Céleste. Les figurines sculptées de l'ère paléolithique sont, d'une certaine manière, directement liées aux images contemporaines de la Vierge Marie qui serait, si l'on se réfère à mon précédent article, une « sorcière » de première classe, une Sainte. Donc il semble que ce concept saisissant se soit transmis de manière continue au cours de l'histoire. Le message implicite de l'image de la déesse est une vision de toute vie en tant qu'Unité vivante. L'image féminine est comme une lentille qui nous fait voir l'univers comme un tout sacré, vivant et généreux, et nous sur terre sommes les enfants du Cosmos. Dans ce contexte, vous pourriez dire que le Saint-Graal est la religion de la Déesse - en prenant religion dans son sens originel, quelque chose qui relie les gens. La terre et toute la création étaient de la même essence que la Déesse et le Divin était immanent en tant que Création.


La Vénus de Willendorf – un exemple de déesse mère de l'ère paléolithique

C'est ce que nous avons perdu. On ne trouve nulle part dans notre Âge Sombre actuel l'image de la déesse - la lentille du Saint-Graal par laquelle voir le monde. L'image de la Vierge Marie n'est pas celle de la Reine de la Terre ; elle est, nettement, seulement la « Reine du Paradis ». Puisque les images mythiques gouvernent en fin de compte une culture et que la nôtre est une culture qui a avili le féminin depuis des milliers d'années, nous trouvons ici l'origine de l'horreur de notre réalité : nous avons désacralisé la Nature. La terre n'est plus considérée comme un être vivant, au lieu de ça elle est polluée presqu'au point d'être détruite. « Pollution » signifiait à l'origine profanation du sacré, aussi le terme est tout à fait adapté.

Nous devons maintenant considérer le principe d'organisation des hommes de Cro-Magnon sans nous soucier d'où ils venaient. A un moment donné, il y a eu une impulsion à former des sociétés, que ce soit dû à une génération spontanée de l'ADN ou à une longue, lente et douloureuse évolution quelque part à un certain moment pour une quelconque raison. Peu importe ce que c'était, le principe est toujours le même. Clairement, quelque chose de spécial s'est produit pour que des animaux deviennent humains, quelque chose qui a différencié l'homme de ses ancêtres proto-humains (et jusqu'ici, l'évolution, telle qu'elle a été formulée, a été totalement incapable d'expliquer cela).

On peut examiner la société néandertalienne pour voir ce que les Cro-Magnons n'étaient décidément pas ! Les bandes de proto-humains - les Néandertaliens - étaient de petits groupes unis dominés par la violence. Le fort dominait le faible mais ils avaient besoin d'être unis pour survivre. Ce n'était que compétition primitive et vulgaire et conflit pour les ressources, à la fois la nourriture et les femelles. La cohésion était imposée, une sorte de loi de la brutalité. Un tel environnement n'est pas propice à quelque innovation que ce soit comme la création et le développement d'outils ou d'idées qui aboutiraient à des outils. Étudier l'histoire de l'homme de Néandertal suggère que c'était bien là la vie dans le camp néandertalien. 200 000 ans des mêmes vieilles panoplies d'outils recyclées sans jamais une innovation.

Les innovateurs, tels que nous les connaissons dans nos propres sociétés, ne sont très souvent ni forts physiquement ni agressifs. Peut-être qu'ils pensent car ils sont moins aptes à agir dans le monde physiquement ou peut-être qu'ils deviennent moins agressifs parce qu'ils pensent autant. Que ce soit l'un ou l'autre, ces individus n'auraient pas survécu dans une société gouvernée par des brutes car les brutes non seulement leur auraient volé leurs innovations (et auraient été incapables de les reproduire d'eux-mêmes) mais ils ne les auraient pas nourri non plus, aussi une telle société où les loups se mangent entre eux n'est pas un cadre où la créativité et l'innovation peuvent prospérer.


Représentation de la vie néandertalienne dans la caverne de Krapina en Croatie

Les sociétés Cro-Magnon avaient des foyers communs, des activités en commun et les sites montrent que des zones étaient réservées où des groupes de personnes accomplissaient différentes tâches pour le bien de la communauté. Et donc, l'anthropologue social marxiste Yuri Semenov a suggéré que le communisme (le vrai tel que les premiers chrétiens le pratiquaient, pas la version soviétique qui était du totalitarisme avec l'étiquette « communisme » collée dessus) était quelque chose de pratiqué par les premiers vrais humains - la chose qui faisait d'eux des humains ou du moins exprimait leur humanité - et quelque chose qui était l'essence de la vie elle-même.

Dans une communauté égalitaire, de partage, communiste où l'on prend soin de chaque individu qui redonne à son tour ce qu'il est capable d'offrir, les innovateurs peuvent prospérer. Le fabricant d'outils qui ne peut pas chasser est nourri en échange des outils de chasse qu'il fabrique, pour donner un exemple très simple. La vérité est que sans un système communiste en œuvre, il n'y aurait eu absolument aucun progrès de l'humanité. Le problème c'est qu'on nous a inculqués dès la naissance une réalité psychopathique et tous nos processus de pensée (nos programmes si vous préférez) se développent de manière à survivre dans une telle réalité. Ces programmes comprennent l'implantation précoce d'une mentalité autoritariste compétitive, de loi de la jungle, eux contre nous. Nous ne pouvons tout simplement pas imaginer la vie dans un monde différent où l'attention remplace la compétition, où personne ne demande jamais « suis-je le gardien de mon frère » car tous comprennent depuis l'enfance que « je suis mon frère ». C'est parce que les psychopathes manquent de ces qualités humaines essentielles qui favorisent les liens sociaux, le partage, l'attachement, l'affection (ce que Łobaczewski appelle les « réponses syntoniques naturelles » qui sont un produit de notre substrat instinctif humain).

Le communisme explique sans aucun doute comment les premiers humains ont pu survivre et développer des sociétés ; nous pouvons voir que c'était une condition nécessaire mais pas comment c'est apparu. Qu'est-ce qui transformerait une créature animale qui ne se soucie que de nourriture, d'accouplement, éventuellement de chaleur et de guère autre chose en un gentil homme fort généreux qui prend soin des membres les plus faibles de sa société ?

La science ne peut pas répondre à cette question de manière satisfaisante. Oh oui, elle utilise la « sélection naturelle » comme le dieu qui a doté les humains d'une série de caractéristiques en tuant ceux qui ne les possédaient pas, mais le même problème demeure : tout un ensemble de caractéristiques aurait dû émerger pleinement formé d'un seul coup sur la scène de l'histoire. Il est totalement absurde de suivre le raisonnement évolutionnaire sur ce point quand il dit que la sélection naturelle a agi sur des groupes d'individus plutôt que sur les individus car cela suggère déjà qu'un groupe de proto-humains comprenait des membres qui agissaient de manière vraiment humaine. Et gardez à l'esprit que je ne nie aucunement l'œuvre de l'évolution au sens large : il est clair que l'évolution constitue une grande partie du processus de la vie mais il y a quelque chose de plus que ce que fournit la version matérialiste stricte.

L'agriculture va de pair avec le Dieu dominateur et vengeur. A partir de la mythologie babylonienne (et sans aucun doute avant mais ce sont les premiers écrits que nous ayons), la Nature a commencé à être décrite comme une force chaotique qu'il faut maîtriser et le dieu a endossé le rôle de celui qui la conquiert et impose l'ordre sur le chaos. La déesse est devenue presque exclusivement associée à la Nature et le Dieu a pris la qualité d'un « esprit » contraire - une opposition qui n'existait pas auparavant. En conséquence, l'humanité et la nature sont devenues polarisées - opposées l'une à l'autre - et c'est la mythologie judéo-chrétienne qui a incorporé les mythes babyloniens, donnant lieu à nos afflictions actuelles.


Cette attitude est implicite dans l'idée que les mondes spirituel et physique sont différents et opposés et cela a mené à d'autres brèches dans notre pensée, à séparer l'esprit de la matière, l'âme du corps, la pensée du sentiment, l'intellect de l'intuition, à transformer les choses en noir ou blanc, bien ou mal, sans aucune compréhension de la troisième force : le contexte.

Les principes féminins de spontanéité, d'instinct et d'intuition ont été perdus en tant que guides pour ressentir la sainteté et l'unité de toute vie. Dans la pensée judéo-chrétienne, il n'y a pas de dimension féminine et notre culture est formée sur l'image d'un dieu masculin qui ordonne tout de l'extérieur et au-delà de la création où, bien sûr, la Vierge Marie est sous sa domination. Ce n'est qu'en 1950, à la demande générale, que la Vierge Marie fut finalement déclarée « Montée au ciel, Corps et Âme ».

Dans d'autres concepts mythiques, la déesse n'a pas disparu entièrement même si elle a été rétrogradée : par exemple Zeus (et d'autres dieux) a « épousé » les déesses et elles ont gardé leur place dans une certaine mesure, présidant la fertilité, l'enfantement, le foyer et même la transformation spirituelle.

La mythologie hébraïque - qui fut adoptée par le christianisme - a cependant complètement enfoncé sous terre la déesse : elle est devenue des dragons : Léviathan et Béhémoth ou la méchante déesse cananéenne, Astarté, et de manière plus abstraite, la sagesse de Yahweh - Sophia - ou sa présence - Shekhina. Ève, la tentatrice, était humaine et sujette au mal, et Adam lui donna le nom de la déesse « Ève, mère de toute vie ». Cette petite déformation fut fatale et restrictive pour le principe féminin.

Mais la réalité du principe féminin est toujours là, terré dans le subconscient de l'homme. L'action de la déesse, niée en doctrine formelle, a agi implicitement et indirectement, ignorée mais persistante et souvent déformée. Tenter d'éradiquer le principe féminin équivalait à essayer de détruire la bonne moitié de l'humanité, sans mentionner la moitié de la psyché humaine chez tous les humains, hommes y compris.

Les Cro-Magnons sont venus de quelque part et quelque chose a corrompu le monde de Cro-Magnon. Quoi que soit ce qui a mené ces types chasseurs-cueilleurs pacifistes à créer une civilisation technologique complexe qui a ensuite emporté les peuples du monde vers l'abîme, cela pourrait très bien être toujours présent dans notre propre société. Et cela fait tout son possible pour détruire la seule chose qui pourrait nous sauver : la Vraie Science.

C'est dans les découvertes de la science que la déesse a d'abord commencé à émerger à nouveau. Et ici, les images émergent telles qu'elles étaient dans l'ancien temps : pas un être personnalisé mais plutôt une vision de la vie sacrée, un tout, auquel tous les êtres vivants participent et sont liés dynamiquement les uns aux autres. La physique a démontré cela dans l'univers subatomique, il y avait le chaos qui attendait et voulait devenir réel en relation avec l'observateur, un peu comme l'amour entre l'aimant et l'aimé. La toile de l'espace et du temps est une image caractéristique des vieux mythes de la déesse où la déesse mère a autrefois tissé la toile du cosmos à partir de ses entrailles éternelles grâce à un fuseau, des spires pour en faire la toile cosmique de la vie. L'Océan d'énergie illimitée est l'image de toutes les déesses mères nées de la mer. Mais bien sûr, même en physique, la déesse fut assaillie par la fission de l'atome. Bref l'image mythique prédominante de l'Âge Sombre - le dieu sans déesse - continue à perpétuer et soutenir le paradigme oppositionnel et mécanique que la science elle-même réfute. Les effets sur l'esprit des êtres humains nous mènent vers un désastre sans précédent.


Les deux aspects essentiels de l'esprit humain sont toujours opposés l'un à l'autre et l'esprit humain a perdu son chemin. Les images mythiques ont un effet profond sur les humains, individuellement et collectivement, et cela est clairement montré par la psychologie des profondeurs qui révèle à quel point nous sommes radicalement influencés et motivés par ce qui gît sous la surface de notre conscience de veille. C'est aussi pourquoi c'est l'un des domaines ridiculisé et interdit par la science « officielle » (psychopathique).

Aujourd'hui, la haute technologie est considérée comme l'emblème des grandes civilisations. Et ainsi nous jugeons les anciens selon nos standards. Cependant, la conquête de l'espace, les ordinateurs, l'animation numérique et les transplantations cardiaques ont-ils amélioré notre vie ? Une société basée sur la théorie de l'évolution a-t-elle apporté paix et prospérité à toute l'humanité ? Aujourd'hui plus que jamais, le sens et le but manquent même si nous avons toute la technologie que nos cœurs pourraient désirer. J'ai fait un rêve puissant une fois où une voix sortit d'une lumière et me dit que toute technologie qui ne nécessite pas une contribution équivalente de l'être humain pour fonctionner est entropique et amène décadence et désordre dans le cosmos.

Nos ancêtres de l'Âge d'Or paléolithique semblent avoir eu de nombreuses technologies que nous n'avons pas. Ces technologies étaient subtiles, fonctionnaient avec des énergies naturelles, en harmonie avec le monde et les gens plutôt que de chercher à les maîtriser.

Aujourd'hui, les gens évaluent le succès à leurs possessions et aux avantages de la belle vie. Ils ont des voitures, de l'argent, des provisions, des résidences secondaires et ainsi de suite et se demandent pourquoi la terre s'est retournée contre eux.

Nous savons de la mythologie que « paix et abondance » était l'emblème de l'Âge d'Or. Il semble que le statut de l'individu se mesurait à la connaissance et à l'illumination, en témoigne l'honneur accordé au barde, au sage et au chaman. Oui, ils semblent avoir mis l'accent sur la spiritualité et sur l'amour et l'estime de la Nature et du Cosmos mais ils n'étaient certainement pas dénués de tout confort matériel. Les études archéologiques montrent qu'ils vivaient bien, mangeaient bien, s'intéressaient à l'astronomie, aux mathématiques, à la religion et étaient capables de produire des articles de luxe qui étaient équitablement distribués. La qualité et la quantité de joaillerie fine qui date des temps les plus anciens est renversante. Les conforts dont jouissaient les peuples Cro-Magnon continuent de surprendre continuellement les archéologues et c'est une certitude qu'ils étaient entourés par l'art le plus sophistiqué et exaltant jamais connu. De nombreux indices montrent que nos ancêtres de l'Âge d'Or menaient non seulement un vie riche et confortable mais aussi qu'ils vivaient plus longtemps.

Pour mener cette discussion à son terme, je voudrais dire que la science - la vraie science qui est assez ouverte pour explorer même nos réalités spirituelles - est notre seul espoir. Ce n'est que par la recherche scientifique que nous avons pu trouver le disjecta membra d'une civilisation perdue, une cosmologie préhistorique universelle qui a soutenu un Âge d'Or pendant des milliers d'années. Nous possédons toujours certaines des idées et des histoires sur la nature et l'origine de l'homme qui étaient jadis le patrimoine des gens sur la planète Terre toute entière.

Si nous admettons la possibilité d'intermédiaires de conscience impliqués dans l'évolution, alors nous pouvons aussi considérer que ces intermédiaires peuvent être nombreux et différents. Étant donné la grande diversité de la Nature, nous pouvons supposer qu'il y a une aussi grande variété d'intermédiaires spirituels que de formes de vie sur Terre. Les archanges, les anges et les démons sont des idées classiques familières qui sont aujourd'hui considérées comme désuètes entre les dieux monothéistes du créationnisme et de l'évolutionnisme. Mais l'existence d'armées d'intermédiaires spirituels fut la réponse articulée par les anciens. Peut-être qu'ils avaient raison à ce sujet comme ils nous ont montré qu'ils avaient raison sur tant d'autres choses ?

Aussi nous voilà, vraisemblablement au seuil d'une nouvelle ère, peut-être même un nouvel Âge d'Or. Il est très difficile de comprendre réellement son vrai potentiel. Oui, cela sera probablement une extinction mais comme cela se produit généralement dans de telles circonstances, certains survivront.

Les histoires anciennes de survivants ont toutes une chose en commun : ceux qui pouvaient voir les signes et savaient ce qui allait venir étaient prêts. Tel était le cas au temps de Noé...


« La Veille du Déluge » de William Bell Scott