Traduction SOTT

© Inconnu
Qu'on soit homme ou femme, qu'on le réalise ou non, l'inégalité entre les sexes nous affecte tous au quotidien.

Tandis qu'au Moyen-Orient, les femmes subissent cette inégalité de façon flagrante, particulièrement dans les régimes théocratiques comme l'Iran - dont l'une des auteures a une expérience directe - l'équivalent de cette tendance en Occident est de nature bien plus subtile et, donc, bien plus dangereuse. Il est plus difficile de discerner la source d'un problème quand il se manifeste de façon plus sournoise, à l'insu de la plupart des gens.

De façon peu surprenante, sans doute, la manière dont les différents pays répondent au sexisme reflète la manière dont les élites dirigeantes conduisent leur politique. Un gouvernement religieux au Moyen-Orient, par exemple, dirigera avec une main de fer et annoncera sans détour les règles du jeu à ses concitoyens. L'idéologie professée par les autorités est manifeste et laisse peu de place au doute.

En Occident, c'est l'inverse. L'influence du gouvernement est subtile, et il manipule ses citoyens pour leur faire croire à des idéaux (par ex, « l'égalité des droits ») tout en changeant les règles de façon à ce qu'elles correspondent aux objectifs de ceux qui gouvernent - en somme, ils font en sorte que la vie soit plus égale pour certains que pour d'autres.

Couvre-Toi

Dans des pays comme l'Iran et l'Arabie Saoudite, le sexisme est clairement défini par des lois qui stipulent que les femmes doivent couvrir leurs cheveux. Curieuses de découvrir les origines de cette coutume et de la façon dont elle est devenue hautement symbolique de l'islam, nous avons fait des recherches et trouvé une source qui affirme la chose suivante :
Bien que longtemps considéré comme l'emblème distinctif de l'Islam, le voile n'est, étonnamment, prescrit aux femmes musulmanes nulle part dans le Coran. La tradition du voile et de la réclusion (connues toutes deux sous le terme d'hijab) fut introduite en Arabie bien avant Mahomet, principalement par les contacts des Arabes avec la Syrie et l'Iran, où le hijab était un signe de statut social. Après tout, seule une femme qui n'avait pas besoin de travailler dans les champs pouvait se permettre de rester recluse et voilée.

Dans l'Oumma, il n'y avait aucune tradition du voile jusqu'à environ 627 E. C. quand le prétendu « verset du hijab » s'imposa soudainement à la communauté. Ce verset, cependant, ne s'adressait pas aux femmes en général mais exclusivement aux femmes de Mahomet :
« Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu'invitation ne vous soit faite... Mais lorsqu'on vous appelle... quand vous aurez mangé, dispersez-vous. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau [hijab] : c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs » (33 :53)
Cette restriction est parfaitement logique lorsqu'on se souvient que la demeure de Mahomet était aussi la mosquée de la communauté : le centre de la vie religieuse et sociale dans l'Oumma. Les gens entraient et sortaient constamment de cette enceinte à toutes heures du jour. Quand des délégations d'autres tribus venaient parler à Mahomet, elles installaient leurs tentes pour plusieurs jours d'affilée dans la cour en plein air, à quelques mètres seulement des appartements où les femmes de Mahomet dormaient. Et les nouveaux émigrants qui arrivaient à Yathrib (Médine) restaient souvent dans l'enceinte de la mosquée jusqu'à ce qu'ils pussent trouver des maisons qui leur convinssent.

Tant que Mahomet n'était guère plus qu'un Cheikh tribal, cette agitation constante pouvait être tolérée. Mais en 627 E. C., quand il devint le chef suprêmement puissant d'une communauté croissant de plus en plus vite, un certain type de ségrégation dut être imposée pour maintenir l'inviolabilité de ses femmes. Donc, la tradition emprunta aux femmes syriennes et iraniennes des classes supérieures le fait de voiler et soustraire au regard des pairs les femmes les plus importantes de la société.

Le fait que le voile s'appliquait uniquement aux femmes de Mahomet est plus amplement démontré par le fait que le terme pour revêtir le voile, « darabat al-hijab », était synonyme et interchangeable avec les termes « devenir la femme de Mahomet ». Pour cette raison, pendant la vie du Prophète, aucune autre femme dans l'Oumma ne se conforma au hijab. Bien sûr, la pudeur était exigée de tous les croyants et il était demandé aux femmes en particulier :
« de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. » (33 :59)
Plus spécifiquement, les femmes devaient :
« ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines » en présence d'hommes étrangers (24:31-32)
Mais comme l'observe Leila Ahmed, nulle part dans tout le Coran le terme hijab ne s'applique aux femmes qui ne sont femmes de Mahomet.

Il est difficile de dire avec certitude quand le voile fut adopté par le reste de l'Oumma, bien que ce fût probablement bien après la mort de Mahomet. Les femmes musulmanes commencèrent probablement commencé à porter le voile pour imiter les femmes du Prophète qui étaient vénérées comme « les Mères de l'Oumma ». Mais le voile n'était pas obligatoire, et ne fut d'ailleurs adopté à grande échelle que des générations après la mort de Mahomet, lorsqu'un grand nombre d'exégètes masculins des écritures et de la loi commencèrent à se servir de leur autorité religieuse et politique pour regagner la domination qu'ils avaient perdue à la suite des réformes égalitaires du Prophète.
Hmmm, voilà qui est intéressant, n'est-ce pas ?

Aussi, selon ce qui précède, observer le hijab était à l'origine une adhésion vestimentaire des femmes de classe supérieure de l'époque en Syrie et en Iran. On considérait aussi comme important que les femmes de Mahomet se distinguassent en faisant de même. Plus important, nous remarquons ces omniprésents « exégètes masculins des écritures et de la loi », la caste sacerdotale au sein de la société, caste qui, à travers les siècles, a cherché à contrôler les masses par le biais des écritures et d'une politique basée sur la peur. Les psychopathes au pouvoir d'aujourd'hui ont un arsenal technologique impressionnant à leur disposition, mais ne font en fait que suivre les traces de leurs prédécesseurs en utilisant les mêmes vieux dogmes.

À propos du hijab, Wikipedia nous dit :
Le Coran enseigne à la fois aux hommes et aux femmes musulmans de se vêtir de façon pudique. Le verset le plus clair sur l'exigence du hijab est la sourate 24:30-31 qui demande aux femmes de rabattre leur khimār sur leur poitrine.
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. [la traduction anglaise parle des petits enfants qui ignorent la honte du sexe - NdT] Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. (Coran 24:31)
Dans le verset suivant, les femmes musulmanes sont enjointes de mettre leur jilbab (quand elles sortent) afin qu'on les distingue des autres et qu'elles ne soient pas harcelées. La sourate 33:59 dit :
Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu'ils l'aient mérité, se chargent d'une calomnie et d'un péché évident. Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. (Coran 33:58-59)
Iran
© Ali Torkzandeh.com
Cette photo montre comment la plupart des femmes modernes à Téhéran portent le hijab au lieu du « tchador » plus traditionnel.
Cette règle imposant le hijab à toutes les femmes a entraîné un climat de terreur modéré mais persistant qui est imposé par la « police morale » dans les pays islamiques. Cela montre non seulement leur manque de respect pour les femmes, mais aussi pour les hommes. Bref, cela montre leur mépris de l'humanité. Dans les faits, on ordonne aux femmes de se soustraire au regard indiscret des hommes. Pourquoi ? Parce que les fanatiques religieux croient, qu'à l'origine, toutes les femmes sont des « tentatrices » et que les hommes n'ont pas une once de self-control. Certainement qu'un homme normal se sentirait insulté par une telle idée ; toutes les femmes devraient se couvrir en sa présence parce qu'il n'a aucune auto-discipline ? Contraindre la moitié de l'humanité à se cacher aux yeux du monde démontre clairement l'influence pathologique qui imprègne les variantes extrêmes du gouvernement islamique, qui place la responsabilité de toutes les actions de la société sur les femmes. Par une drôle de tournure des choses, parce qu'on leur dicte quoi porter, les femmes sont alors traitées comme des enfants, et les hommes, en « bons » fils, acceptent aveuglément et scrupuleusement leur rôle imposé de « baby-sitter ».

Exhibe-Toi

À l'autre extrémité, les pays occidentaux, profondément drogués au matérialisme, sont marqués par une différente forme de misogynie. Ici, les femmes sont objectifiées [traitées en objet - NdT] dès leur plus jeune âge. La pop-culture médiatique promeut des images de ce à quoi les femmes « devraient ressembler » (refaites, allure de poupée, superficielles), et si elles ne s'y conforment pas, elles sont jugées comme « pas sexy » et indignes de mérite. Face à ces idéaux irréalistes, les hommes commencent à considérer les femmes comme des objets. Et qui peut les en blâmer ? Les femmes s'objectifient elles-mêmes et les unes les autres en prenant exemple sur les personnages de Sex and the City. Beaucoup ont l'impression que si elles ne souscrivent pas à cet idéal psychopathique, il y a quelque chose qui ne va pas chez elles.

Madonna
© Inconnu
Madonna, avant et après retouche Photoshop
Les médias occidentaux nous saturent d'images sexualisées de Katy Perry (une victime d'hypersexualisation et d'infantilisation), de Rihanna (une victime de violences qui garde le contact avec son agresseur) et de Kim Kardashian, dont le titre de gloire serait une sextape. Pas besoin d'être un génie pour découvrir pourquoi les enfants croient que c'est là un comportement normal et qu'ils peuvent se retrouver à imiter les comportements et les codes vestimentaires des célébrités dès leurs premiers pas. Il existe même des reality shows avec des enfants, et ces émissions ne sont guère plus que des programmes télé pour pédophiles.

D'une certaine façon, tout cela a façonné une image représentant la femme - ou ce qu'on estime qu'elle devrait être - comme un être puéril et sexuellement disponible (de manière à ne pas constituer une menace) et, en même temps, aspirant à être plus masculine et courant après ce que les hommes « ont ». Il semble que les femmes soient autant paumées que les hommes quand il s'agit de discerner ce que signifie vraiment embrasser la féminité et la véritable émancipation. Dans leur quête pour se découvrir elles-mêmes, beaucoup de femmes se tournent vers des concepts idéologiques développés par des personnes qui prétendent détenir des connaissances spéciales. Malheureusement, la plupart du temps, la situation équivaut à celle de l'aveugle qui guide le paralytique.

L'Émancipation féminine comme Religion New Age
Prenez garde à la désinformation. Elle distrait votre attention de la réalité, vous laissant ainsi exposés à la capture, à la conquête, et peut-être même à la destruction. - Adventures with Cassiopaea ; Transcription du 19-11-94
Un exemple de la façon insidieuse dont les femmes sont programmées à s'objectifier elles-mêmes en Occident nous vient d'un programme d'« exercices » qui comprend la pole dance qui, prétendument, « fait des merveilles ». Ce programme s'appelle S Factor. Nous y avons jeté un œil et avons été choquées par son aspect extrémement misogyne :


Sur le site de la créatrice de S Factor, nous lisons que :
Sheila Kelley est la leader féminine mondiale, auteur et créatrice du fitness pole dance et du mouvement féminin pour l'émancipation des femmes. C'est une actrice, réalisatrice et danseuse estimée qui défend avec ferveur l'avancement des femmes dans le monde.

Quand Sheila a produit et joué dans le film Dancing at the Blue Iguana, elle a dû se préparer pour le rôle de « Stormy » en apprenant le strip-tease et la pole dance. Son corps est alors devenu élancé, mince et athlétique. Elle a décidé d'utiliser ses connaissances en danse classique, exercice physique et danse exotique et de les combiner pour créer le programme de fitness le plus efficace jamais conçu pour et sur les femmes - S Factor.

« S Factor est né quand j'ai découvert mon pouvoir sensuel et développé un corps idéal en me préparant pour le rôle d'une danseuse exotique », explique Sheila. « Le simple fait de bouger de cette manière organiquement féminine a changé si profondément ma vie que j'ai entrepris de partager ce voyage extraordinaire avec les autres femmes. »

Sheila était danseuse de formation classique et soliste dans la Westmoreland Ballet Company à l'âge de 15 ans. Elle a étudié la Danse à la célèbre Tisch School of Arts de l'Université de New York. Elle est l'auteur de The S Factor: Strip Workouts for Every Woman et de 6 DVD d'exercices de S Factor. Les nombreux rôles de Sheila à la télévision (dont dans Gossip Girl, Lost, La Loi de Los Angeles, Les Sœurs Reed, Urgences et Les Sopranos) et au cinéma (dans, entre autres, Singles, Les Associés, Nurse Betty et Un Beau Jour) lui ont valu un grand respect à Hollywood et dans le monde entier, en tant qu'actrice qui n'a pas peur d'embrasser le pouvoir de sa féminité. Elle est mariée à l'acteur Richard Schiff, de À la Maison Blanche, et a deux enfants, Gus et Ruby.
Ainsi, Sheila Kelley, qui s'est auto-consacrée « leader féminine mondiale » après avoir joué dans un film sur des strip-teaseuses, a créé un programme de fitness qui inclut la pole dance. Personne ne trouve ça légèrement tordu ?

Comment quelqu'un qui « défend avec ferveur l'avancement des femmes dans le monde » en arrive-t-il à une telle idée ? Ne réalise-t-elle pas que les femmes se dévêtissent principalement pour des raisons économiques, parce que ne travailler que dans un fast-food ne permet pas de payer le loyer ? Peut-être Kelley a-t-elle réalisé qu'il était plus avantageux pour elle d'apprendre aux femmes à se mouvoir « de cette manière organiquement féminine » et à embrasser le « pouvoir de la féminité » que de travailler dans quelque bouge ou gargote comme tant d'actrices en herbe. Aussi, bien qu'elle glorifie ce style de vie, elle est assez intelligente pour savoir qu'elle ne veut pas l'adopter.

Le problème ici est que se dévêtir pour des hommes alimente les notions socio-pathologiques occidentales d'« intimité contrefaite » et d'illusion de pouvoir via un « motif égalitariste » - l'aberration selon laquelle se dévêtir serait une expérience libératrice. Kelley a pris l'idée du strip-tease, un style de vie que la plupart des gens ne trouvent guère séduisant, et tente de la rendre « cool ».
Calhoun, Fisher et Cannon (1998) ont découvert qu'il y avait un « motif égalitariste » en place dans le contexte du strip-tease. Cela signifie que le club tente de donner l'impression que le concours de strip-tease amateur est une expérience libératrice pour les hommes et les femmes, mais la réalité est que c'est « marrant » pour les hommes mais « aliénant » et opprimant pour les femmes. Leur analyse a montré que les femmes qui participent à ces concours sont en fait manipulées par les gérants mâles pour le bénéfice personnel de ces derniers.

~ 'Motivations of Professional Strippers', Lisa Monchalin, 2006, p.10
Corrompre le Féminin

© Thomas Sheridan
Les femmes. Qu'est-ce qui s'est passé, bordel ?
Nous encourageons tout le monde à lire l'article de Thomas Sheridan (auteur de Puzzling People) intitulé "The 'Empowered' Whore Archetype Destroying the Feminine" [L'archétype de la putain « toute puissante », destructeur de la féminité ; en français ici - NdT]. Un article bref et concis qui aborde le problème crucial : la mainmise des psychopathes qui ont fait de la société leur progéniture pathologique.

« L'archétype de la putain toute puissante » émancipée est exactement ce que Sheila Kelley et les médias occidentaux propagent. Nous devrions remettre en question, au lieu de les encenser, les déclarations de Sheila Kelley qui se prétend féministe soucieuse de l'avancement des femmes. En réalité, « S Factor » est tout ce que la plupart des vraies féministes détestent. Ce n'est pas un programme qui incite les femmes à « embrasser leur féminité ». Au contraire, comme tant d'autres, il déforme l'idée de ce que signifie vraiment être une femme.

Malheureusement, Kelley est loin d'être la seule dans son illusion. Il existe des milliers de faux prophètes comme elle, et même un plus grand nombre de gens désespérés qui exploitent leurs idées. Ces programmes de désinformation couvrent toute la panoplie, du fitness aux reality shows en passant par les associations à but non lucratif, tous promus sous couvert de libération des femmes et d'égalité.

En fin de compte, le « mouvement de la femme » ne contribue qu'à maintenir les femmes à leur place. Quand l'idée d'« entrer en contact avec son côté féminin » a-t-elle été dégradée au point de promouvoir des activités minables comme actes positifs d'émancipation ? Traîner dans des boîtes de strip et payer des femmes pour du sexe ne sont-ils pas des activités dont on accuse en général les hommes ? Et bien, peut-être autrefois. Aujourd'hui, on trouve des boîtes de strip-tease masculin où les femmes peuvent aller et se comporter de manière aussi dépravée que les hommes, objectifier les hommes de la même manière qu'elles sont elles-mêmes objectifiées.

Depuis quand s'humilier et se donner en spectacle sont-ils devenus synonymes d'estime de soi ? Quand l'expression personnelle de sa féminité et de l'aspect créatif de nous-mêmes (qu'on soit homme ou femme) est-elle devenue tordue, pleine de dédain et considérée comme faible ? Cette spirale descendante qui se fait passer pour une émancipation ascendante est-elle quelque chose à laquelle quiconque souhaite vraiment être associé ? Comment se fait-il que des qualités comme l'attention, l'éducation, le développement, la création et la vulnérabilité - envers les autres comme envers soi-même - soient considérées comme indignes ? Il nous semble qu'un sacré nombre de personnes aurait sérieusement besoin de revenir sur terre !

Il y a vraiment quelque chose qui cloche dans ce tableau. Quand les femmes se décrivent elles-mêmes comme des sal***s, des ch*****s et des p***s, que cela signifie t-il vraiment ? S'agit-il d'une tentative, issue d'un raisonnement faussé, de « se réapproprier » le sens de ces mots ? Nous avons connu des femmes qui portaient fièrement ces étiquettes et se demandaient ensuite pourquoi les autres avaient une piètre opinion d'elles. Peut-être croient-elles qu'elles seront moins blessées si elles s'insultent elles-même avant que quelqu'un d'autre n'ait l'occasion de le faire, mais cela ne réussit en réalité qu'à perpétuer un cycle d'autodestruction et indique au reste de la société que cela est « normal » et « acceptable ». Ça ne l'est pas. C'est le signe d'une grave maladie sociale. Les gens oublient que leurs pensées et leur langage mêmes sont les graines qui influencent leur comportement et leurs actes.

Le Vrai Pouvoir du Divin Féminin et les Ténèbres qui l'Assombrissent
Il semble que les sociétés anciennes étaient organisées très différemment des nôtres, et l'élément important qui ressort des fouilles, ce sont les nombreuses images de la Déesse, de la femme. Nous sommes alors mieux à même d'interpréter les références à la Grande Déesse dans les arts, les mythes, et même les récits historiques du passé.

L'idée principale de ces peuples était que l'univers est une mère qui donne tout ce qu'elle a. Cette idée a en fait survécu jusqu'à nos jours. En Chine, les divinités féminines Ma Tsou et Kouan Yin sont encore très largement honorées comme des divinités bienveillantes et pleines de compassion.

De même, la vénération de Marie, la Mère de Dieu, est très largement répandue ; et même si, dans la théologie catholique, il ne lui est pas accordé de statut divin, sa divinité est implicitement reconnue puisqu'elle est appelée « Mère de Dieu » et priée par des millions de gens qui font appel à sa protection bienveillante et à sa compassion. En fait, l'histoire de la naissance, de la mort et de la résurrection de Jésus ne semble être qu'un remaniement des « mystères » des premiers temps tournant autour d'une Mère Divine et de Son fils, ou, dans le cas de Déméter et de Koré, de Sa fille.

Il est bien sûr raisonnable de penser que la compréhension humaine la plus profonde de la puissance divine soit représentée sous forme féminine plutôt que masculine. Après tout, la vie émerge du corps de la femme, et s'il nous faut comprendre le macrocosme à partir du microcosme, il est naturel de voir l'univers comme une Mère infiniment généreuse, une matrice de laquelle sort toute vie et vers laquelle, comme pour les cycles de la végétation, toute vie retourne après la mort pour pouvoir renaître à nouveau.

Ce qui nous importe le plus ici, c'est l'idée que les sociétés qui voient l'univers comme une Mère devraient avoir une structure sociale bien différente de la nôtre. Nous pouvons aussi conjecturer que, dans une telle société, les femmes ne seraient pas considérées comme inférieures. Bienveillance, éducation, croissance et création deviendraient des valeurs importantes. En même temps, il serait absurde de penser que ce type de sociétés étaient « matriarcales » au sens où les femmes dominaient les hommes. Au contraire, de toute évidence, ces sociétés appréciaient les différences, qui n'étaient pas classées comme preuves d'« infériorité » ou de « supériorité ».

~ Laura Knight-Jadczyk, L'histoire secrète du monde, pp 681-682 ; traduction légèrement remaniée
© Women's eNews
Le viol - arme de destruction massive
Le viol et la violence envers les femmes partout dans le monde sont la conséquence la plus extrême de la promotion de « l'archétype de la putain ». Dans un reportage récent en Afrique du Sud au sujet d'une vidéo de viol collectif qui est devenue virale, CNN fait remarquer que :
Les ONG estiment qu'une femme est violée toutes les 26 secondes dans le pays.
C'est un chiffre effroyable. Pourquoi de telles choses se produisent-elles sur notre planète à une fréquence aussi élevée ? À quoi ressemblera le futur si les choses continuent ainsi ?

En y réfléchissant plus avant, c'est comme si notre planète avait été transformée en terrain de reproduction pour les psychopathes. Postulons que des femmes, à la suite d'un viol, conçoivent et accouchent d'enfants qui portent des gènes psychopathiques. Cela signifie que de plus en plus d'enfants issus de ces « unions sans amour » continueront à engendrer eux-mêmes des enfants qui à leur tour seront incapables de prendre soin de leurs enfants, ayant été élevés sans guidance paternelle, et très probablement non-désirés et mal-aimés de leur mère. Même si les enfants n'héritent pas de gènes psychopathiques, ils sont plus susceptibles de développer de graves troubles de la personnalité et deviendront probablement sociopathes.

C'est pourquoi l'abus de sexe est un autre « outil » utilisé par les psychopathes pour modeler la société à leur image, nous entraînant dans une spirale descendante vers la dégénérescence. Enfants, la plupart d'entre nous n'avons pas abordé la question de la sexualité dans un contexte de relations saines. Bombardés d'imagerie sexuelle dès leur plus jeune âge, les enfants qui grandissent aujourd'hui en Occident ne sont pas seulement exposés à des magazines et des émissions de télé vulgaires (bien que cela n'améliore pas la situation) ; ils sont aussi exposés à de la pornographie hardcore, ce qui est extrêmement préjudiciable, avilit le sexe, objectifie les femmes et donne aux hommes une image horrible des femmes.

Que ce soit dans les pays « développés » ou dans les pays « en voie de développement », les statistiques élevées de viol semblent aller de pair avec d'autres formes de violence prédatrice. Quand nous réfléchissons à la manière dont nous traitons la planète et ses habitants, est-il surprenant que les femmes et les enfants subissent aussi en si grand nombre d'indicibles souffrances ? Ensemble, nous avons détruit la planète de toutes les manières imaginables, détruisant les océans et les forêts tropicales. Des cultures entières ont été anéanties, via le « choc et l'effroi » et la « guerre humanitaire », par les mêmes psychopathes de Wall Street qui nous violent tous économiquement.

Voilà la conséquence « naturelle » d'une société ponérisée qui est devenue si pleine de haine envers le Féminin. Nous avons tous été sérieusement trompés par une élite psychopathique qui nous gouverne par la peur afin que nous exécutions ses ordres. L'une des plus grandes peurs des hommes étant d'avoir des traits qu'on pourrait percevoir comme féminins (ne serait-ce que vaguement), ils s'efforcent par tous les moyens de se présenter comme l'antithèse du féminin - et ce, même à leur propre détriment. Ceux qui tentent d'être eux-mêmes découvrent rapidement qu'ils ne sont pas acceptés socialement et voient leur besoin d'amour bien légitime nié. Dans leur tentative d'obtenir un peu de pouvoir dans un monde qui en est assoiffé, les femmes cherchent à l'extérieur d'elles-mêmes, inconscientes du fait que le pouvoir qu'elles recherchent est une illusion (car les hommes ne l'ont jamais réellement eu eux-mêmes), et échouant à reconnaître leurs propres dons innés. Les hommes et les femmes qui cherchent la véritable émancipation feraient bien de réfléchir aux paroles de sagesse atemporelles offertes à Dorothy dans The Wiz (remake du Magicien d'Oz), alors qu'elle cherchait un moyen de rentrer chez elle :
Glinda la bonne fée : Bonjour Dorothy.

Dorothy : S'il vous plaît, y a-t-il un moyen pour moi de rentrer à la maison ?

Glinda la bonne fée : Eh bien Dorothy, tu as été assez sage et bienveillante pour aider tes amis à venir ici et à découvrir ce qui était en eux depuis toujours. C'est aussi vrai pour toi.

Dorothy : La maison ? En moi ? Je ne comprends pas.

Glinda la bonne fée : La maison est un endroit que nous devons tous trouver, mon enfant. Ce n'est pas juste un endroit où manger et dormir. La maison, c'est connaître. Connaître ton esprit, connaître ton cœur, connaître ton courage. Si nous nous connaissons nous-mêmes, nous sommes toujours chez nous, où que nous soyons.
En termes spirituels, on pourrait dire que l'âme est tout ce qui importe et que le corps n'est qu'un véhicule dans lequel se trouve l'âme. Si nous nous efforçons de garder cela à l'esprit, alors les questions de genre s'effacent devant les plus grandes leçons de l'âme que l'on peut apprendre lors de notre « période » sur Terre. En les considérant dans une perspective objective, on peut se servir de ces leçons pour guérir. S'il y a un but à la vie, que l'on soit homme ou femme importe peu, car ces considérations ne servent qu'à nous distraire et nous empêchent d'atteindre notre plein potentiel et notre but en tant qu'être humain.

Malheureusement dans notre monde, le sentiment naturel, commun à de nombreuses personnes, selon lequel il existe un but à la vie s'exprime rarement de façon saine. Cela est dû en majeure partie à l'emprise séculaire de l'influence psychopathique, où la soif de pouvoir sur autrui réprime et déforme tout raisonnement sain. Par le biais de l'endoctrinement religieux et aujourd'hui des grands médias, les gens sont manipulés de sorte à croire que la matérialité - en particulier ce qui a trait à l'apparence physique - est l'emblème par lequel on définit l'« être humain » ; aussi les gens demeurent-ils incapables de dépasser et de surmonter les inégalités sous toutes leurs formes - entre les sexes, entre les races, entre les classes.

En fin de compte, que l'on lutte pour se sortir de l'influence de fanatiques puritains ou de mèmes sociaux dépravés, que l'on soit homme ou femme, quelle que soit notre race, nous restons enfermés dans les limites instillées en nous par les individus pathologiques. À notre tour, nous croyons les mensonges qu'ils nous racontent et renforçons ces limites à l'intérieur de nous. Quand elles s'élèvent pour défendre les femmes opprimées par des mollahs fous dans des pays lointains, les femmes occidentales devraient en parallèle examiner en profondeur ce que le féminisme est devenu au fil des ans. Les personnes sincères dans leur lutte pour le droit des femmes à être vues pour ce qu'elles sont vraiment et ce qu'elle peuvent véritablement devenir, doivent comprendre que le mouvement a été coopté par les Pouvoirs en Place. Il est temps d'examiner plus en détail ce que nous sommes tous devenus et de faire porter la responsabilité aux vrais responsables. Nous avons tous notre rôle à jouer là-dedans, aussi le problème ne vient-il pas des hommes. Il ne vient pas non plus des femmes. Le problème vient de notre prédateur inter-espèce commun - les psychopathes, qui ne sont ni des hommes ni des femmes - qui cherche à contrôler la moindre manifestation d'expression créative en tirant tout vers le bas avec eux, jusqu'au plus faible dénominateur commun et vers les profondeurs de l'entropie. Ce n'est qu'en nous dégageant de leur emprise sur nos croyances que nous pourrons commencer à envisager de restaurer le féminin divin.