Pendant la Commission d'enquête parlementaire sur les sectes et la santé, qui se déroule actuellement au Sénat, les fameux chiffres sur les "enfants en danger" sont revenus sur le tapis.

C'est le 6 novembre, au cours de l'audition de l'ancien député Philippe Vuilque (non réélu), qui avait participé à la Commission parlementaire sur les sectes et les enfants (2006) à l'assemblée, que le sujet est abordé :
Question du sénateur Jacques Mezard : "Vous avez parlé d'environ 60000 enfants environ qui sont concernés par ces dérives. Vous êtes arrivés à cette constatation comment ? parce que 60000 enfants, c'est pas neutre !"

Réponse de Philippe Vuilque : "Alors, en la matière il n'y a pas de chiffres. On estime... environ... Il y a un chiffre noir entre 60 et 80 000. Par rapport à ce que... les témoignages, par rapport à ce que l'Unadfi peut récupérer comme information, la Miviludes, etc. Donc, le chiffre, encore une fois, est... n'est pas très précis. Mais malheureusement c'est un phénomène qu'on ne peut pas sous évaluer. Alors, si on dit 60 000 enfants concernés, ils sont concernés à des titres divers. (...) Mais, on est assez démunis parce que comment voulez-vous avoir une statistique sur le nombre d'enfants concernés par des gens qui justement masquent et n'ont pas très envie de faire connaitre leur nombre, leurs adeptes, et leurs pratiques."


Bref, comme d'habitude, impossible de savoir sur quel oracle ces quelques parlementaires obsédés par les sectes se fondent.

Pour revenir à la réalité telle qu'elle est ressortie de la commission d'enquête de 2006 précitée : La-grande-arnaque-de-la-commission-parlementaire-sur-les-sectes et Rapport-Miviludes-sectes-et-enfants-rien-a-signaler