Traduit de l'anglais par Info Palestine

Pain in Gaza
© Anne Paq/Al-Jazeera
Scènes de douleur à l’entrée de l’hôpital al-Shifa à Gaza
Israël a encore attaqué Gaza. Dans ses attaques aériennes et terrestres qui ont commencé samedi 10 novembre, au moins 7 Palestiniens ont été tués. Cinq d'entre eux étaient des civils, trois étaient des enfants. Jusqu'à cinquante-deux autres, dont six femmes et douze enfants, ont été blessés.

Comme à chaque fois qu'Israël lance une offensive militaire sur Gaza, le récit dominant est que c'est une réponse à l'attaque du sud d'Israël par des missiles venant de Gaza. C'est ainsi que cela est rapporté aux États-Unis, et c'est comment pratiquement chaque Américain le comprend.

Et c'est un mensonge !

Il est vrai que samedi, avant que le bombardement israélien n'augmente, l'aile militaire du Front Populaire Pour la Libération de la Palestine (FPLP) a tiré un missile antichar sur un véhicule des forces israéliennes d'occupation près de la frontière de Gaza, blessant quatre soldats israéliens. Mais qu'est-ce qui a incité à tirer ce missile antichar ?

Les forces d'occupation assassinent un malade mental et un tout jeune garçon

D'abord, lundi 5 novembre, les forces israéliennes abattent à bout portant Ahmad Nabhani, âgé de 23 ans, « quand il s'est approché de la barrière fixant la frontière avec Israël. » Selon ses proches, Nabhani était mentalement retardé.

Puis, jeudi 8 novembre, les forces israéliennes d'occupation (FIO) - huit tanks et quatre bulldozers, pour être précis - envahissent le sud de Gaza, et assassinent un tout jeune adolescent, âgé de 13 ans.

Le Centre Palestinien pour des Droits De L'homme (PCHR) rapporte : selon des investigations conduites par PCHR, approximativement au vers 16h30 ce jeudi, les véhicules militaires des FIO qui étaient entrés dans le village d'Abassan, ont tiré aveuglément dans le village, blessant gravement Ahmed Younis Khader Abu Daqqa, âgé de 13 ans, touché d'une balle à l'abdomen. Lorsqu'il a été abattu, Ahmed jouait au football avec ses amis devant la maison de sa famille, située à presque 1 200 mètres du secteur envahi par les FIO.

Ainsi, même si les observateurs honnêtes des événements laissent de côté la question du blocus cruel et inhumain imposé par Israël à la population de Gaza, et ne font pas entrer ce blocus dans l'équation de savoir qui a débuté le cycle de violences, il est clair qu'Israël a délibérément provoqué cette situation. Et en réponse à la réplique palestinienne inévitable, Israël lance un assaut militaire sans limite dans la violence.

Ce serait une chose simple à comprendre si, par exemple, les médias occidentaux prenaient la peine de demander au côté palestinien ce qui s'est produit. Les médias palestiniens ont immédiatement signalé que le missile antichar tiré sur la jeep israélienne était revendiqué par le FPLP, qui l'a présenté comme une « vengeance » face à la récente violence israélienne sur Gaza. Mais faire honnêtement son travail de journaliste est apparemment inadmissible.

Chaque incursion ou attaque israélienne sur Gaza est accompagnée du même récit : Israël exerce des représailles face aux attaques délibérées par des missiles palestiniens. La dernière grande offensive sur Gaza, durant l'hiver 2008-2009, a également véhiculé ce mensonge. Israël a commis des crimes de guerre du fait d'avoir unilatéralement déclenché ce conflit, visant et tuant des centaines de civils, utilisant des armes prohibées, et détruisant intentionnellement les infrastructures civiles.

C'est devenu un fait admis - même parmi des gens critiques d'Israël - que l'offensive était une réponse à l'attaque par missiles à l'initiative du Hamas. L'attaque par missiles s'est en effet produite juste avant l'assaut, mais elle était elle-même une riposte à la rupture par Israël d'un cessez-le-feu de six mois, et respecté par le Hamas. Même les officiels israéliens l'avaient admis.