La maladie d'Alzheimer est caractérisée par l'accumulation anormalement élevée dans le cerveau d'une protéine connue sous le nom de bêta-amyloïde. Les laboratoires pharmaceutiques prennent tous cette protéine pour cible pour tenter de soigner cette maladie. Eli Lilly a participé à la création du médicament Semagacestat efficace pour retarder la formation des plaques de bêta-amyloïde dans le cerveau. Toutefois, dans les essais, Semagacestat a accéléré en même temps le déclin des autres fonctions cérébrales chez tous les patients qui l'ont pris. J'ai compris cela à la lecture de l'édition d'avril du European Journal of Internal Medicine intitulé « Nutrition et maladies d'Alzheimer : Les effets néfastes d'une alimentation riche en glucides ».

Un des points importants de l'article est le suivant : le cholestérol et les graisses sont vraiment importants pour le cerveau. Il souligne que même si le cerveau ne pèse qu'environ 2 % du poids corporel, il contient environ un quart du cholestérol total contenu dans le corps.

Les auteurs de cet article affirment que le cholestérol joue plusieurs rôles-clé dans le cerveau, y compris au niveau des synapses, cette zone de contact où une cellule peut communiquer avec une autre. La communication s'y effectue par des neurotransmetteurs, libérés d'une cellule nerveuse, et qui traversent la zone synaptique pour transférer l'information sur le nerf voisin.

Les auteurs résument l'importance du cholestérol dans le cerveau : le cholestérol est nécessaire dans tout le cerveau en tant qu'antioxydant, comme un isolant électrique pour empêcher les fuites d'ions ; en tant que base structurelle pour le réseau des neurones ; et c'est un composant fonctionnel pour toutes les membranes.

Le cholestérol sert également à compresser et à transmettre les informations des neurotransmetteurs dans la zone de contact. Il joue également un rôle important dans la formation et la fonctionnalité des synapses du cerveau.

Le cerveau utilise aussi des lipoprotéines de basse densité (LDL), ce qui suggère que le cholestérol est très demandé dans le cerveau et est très utile. Fait intéressant, un gène défectueux qui engendre une absorption anormale de cholestérol du cerveau peut également conduire à un risque accru de la maladie d'Alzheimer.

Les auteurs de cette étude soulignent également que le fluide dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière - le liquide céphalo-rachidien - est plus faible en cholestérol et autres matières grasses chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer que les individus non atteints par la maladie. Aussi, ceux dont le taux de cholestérol est faible connaissent un risque accru de démence.

Les observateurs soulignent que les glucides font augmenter la glycémie, et que le sucre, soit sous forme de glucose ou de fructose, peut endommager les tissus par la formation de produits terminaux de glycation (PTG). Ceux-ci peuvent affecter le taux de lipoprotéines de basse densité (LDL) et nuire à son absorption par le cerveau.

Les auteurs de l'étude remarquent également que les diabétiques de type 2 (qui ont tendance à avoir des taux élevés de sucre dans le sang) ont de deux à cinq fois plus de risque d'être atteints de la maladie d'Alzheimer parce qu'ils auraient un plus faible taux de cholestérol dans le cerveau.

Ce que nous retenons de tout cela :
Notre cerveau a besoin de cholestérol
Une alimentation riche en glucides peut empêcher notre cerveau d'obtenir suffisamment de cholestérol
Le Dr John Briffa exerce à Londres. Il écrit principalement sur la nutrition et la médecine naturelle.
Pour en savoir plus : www.DrBriffa.com