Les prévisions météorologiques annoncent un renforcement des intempéries dans les prochains jours alors que les médias locaux indiquent que plusieurs milliers d'habitants de la capitale et des agglomérations périphériques ont été contraints de quitter leurs maisons.
Selon les estimations, plus de 100 millimètres d'eau sont tombés en une nuit à Djakarta alors que la saison des pluies a vu les plus fortes précipitations enregistrées depuis cinq ans.
Plusieurs rues dans la ville sont inondées et la circulation automobile est paralysée. L'aéroport demeure ouvert mais plusieurs voies d'accès qui le desservent sont fermées. La majeure partie du trafic des trains de banlieue et des transports en commun routiers est interrompue.

La montée des eaux a notamment paralysé le quartier des affaires et des administrations jeudi. Le vaste boulevard situé en plein centre de la ville n'est plus qu'une immense piscine.
Des milliers de voitures étaient bloquées depuis le début de la journée, souvent abandonnées par leurs occupants. De courageux conducteurs d'« ojek » (motos-taxis) tentaient de pousser leur mobylette dans les eaux limoneuses, d'où ne dépassaient que les guidons.
Dans les rares quartiers encore au sec, les bouchons s'allongeaient sur des kilomètres, dans cette capitale d'une vingtaine de millions d'habitants où la circulation est déjà dantesque en temps normal.
La ville entière était paralysée, de nombreux bureaux restant vides, faute d'employés.
Le niveau d'alerte est à son plus haut et « la situation pourrait empirer », a prévenu le porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes Sutopo Purwo Nugroho. « Jakarta est assiégée par les eaux », a-t-il lâché dans une interview à l'AFP.















