Après le mercure, le plastique envahit les pôles
Ce sont les chercheurs du CNRS et de l'université de La Rochelle (Charente-Maritime), qui ont mesuré la pollution antarctique aux polluants, et notamment la contamination au mercure. Leur conclusion ?
Dans les terres australes, le mercure a des effets visibles sur certaines populations d'oiseaux. « Une partie du mercure issu des activités industrielles et domestiques est balayée par les vents vers l'Arctique et l'Antarctique ».
Eh bien, ce phénomène joue également sur l'autre pôle, arctique, et avec d'autres types de polluants : les micro particules de plastique, décidément bien invasives.

banquise arctique plastique microplastiques. C’est pourquoi on retrouve dans la graisse des phoques ou des ours, dans les poissons de plus en plus de des composés bromés et de plus en plus de composés perfluorés utilisés dans la fabrication des poêles antiadhésives et des revêtements imperméabilisant, mais aussi des retardateurs de flamme.
Lors de leur expédition au pôle Sud de 2010, les scientifiques de la goélette polaire Tara ont confirmé la présence du plastique : ils ont collecté jusqu'à 42.826 morceaux de plastique par km 2 !
On se doutait donc bien que l'Antarctique et l'Arctique ne sont plus épargnés par la pollution qui gangrène déjà toutes les mers du globe. Mais une nouvelle étude de chercheurs américains et britanniques enfonce le clou.
Du plastique prisonnier des glaces
Pour la première fois, ils ont découvert la présence de microplastiques (1) dans les carottes de glace prélevée dans 4 endroits (bien isolés) de l'Arctique en 2005 et 2010.
Ils ont dénombré entre 38 et 264 débris de polyéthylène, de polyester, de nylon, de polypropylène, etc. par m3. Une quantité énorme puisque cela correspond, - lisez bien - à 1000 fois plus que ce qu'on trouve dans le fameux vortex ou 7ème continent de plastique du Pacifique nord !
La conclusion à en tirer est simple : la banquise arctique pourrait libérer de leur prison de glace des quantités énorme de particules de plastique ; des quantités qu'on ne s'attendait pas à trouver là en tels volumes...
Notes :
(1) particules de moins de 5 mm de diamètre





Commentaire : Il n'y a certainement plus d'endroits sur terre où se cacher du mal que nous faisons. Nul doute que la planète ne puisse se refaire une santé, malgré ce que nous lui faisons subir, à tous les niveaux possibles. Quand à savoir si nous serons les joueurs de la prochaine partie...
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