* Référence à l'ouvrage du Dr Sherry Rogers Detoxify or Die.

Les tergiversations pour reconnaître des problèmes manifestes, entraînant des retards dans la prévention de l'exposition et la diminution des effets, viennent des défenseurs de la puissance nucléaire, plus motivés pour préserver le statu quo que pour aider des millions de personnes innocentes qui souffrent alors qu'elles n'y sont pour rien. - Nesterenko, A. V., Nesterenko, V. B. et Yablokov, Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment.

© AP/NTV
Fumée se dégageant de l’Unité 3 de la centrale nucléaire de Dai-ichi le lundi 14 après une deuxième explosion d’hydrogène.
Les reportages et articles publiés par les médias officiels concernant l'urgence nucléaire à Fukushima sont contradictoires. Certains disent que ce n'est pas aussi grave que la catastrophe de Tchernobyl, d'autres que ce sera bien pire. Que devons-nous en penser ? À qui pouvons-nous faire confiance ?

Au vu de la situation actuelle, je pense qu'il est raisonnable de s'attendre et se préparer au pire, tout en restant optimiste et n'en anticipant rien. C'est dans cet état d'esprit que je vais passer en revue la littérature disponible sur les thérapies accessibles et alternatives en cas de désastre nucléaire, ainsi sur les données sur la catastrophe de Tchernobyl. Ce que j'ai découvert est choquant en soi, mais sachez que des recherches essentielles bien documentées existent sur le sujet, qui pourront vous protéger, vous et vos proches.

Le présent article inclut un résumé de la publication Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment qui est parue dans Annals of the New York Academy (2009). Les auteurs, Alexey V. Nesterenko (Institute of Radiation Safety (BELRAD), Biélorussie), Alexey V. Yablokov (Russian Academy of Sciences) et Vassily B. Nesterenko ont fait la synthèse d'informations trouvées dans plusieurs milliers de rapports scientifiques référencés et dans d'autres supports ; ces informations portent également sur les thérapies naturelles, efficaces, effectives et à la portée de tous. Il existe de nombreuses études sur les traitements alternatifs efficaces en cas de radiation. Cet article vous donnera une idée claire de ce à quoi vous attendre et de ce que vous pouvez faire en cas de catastrophe nucléaire au Japon.

C'est un sujet qui nous concerne tous, car aucun pays au monde n'est capable d'offrir une protection exhaustive contre les radiations à ceux qui vivent dans les zones à risque, ni contre les aliments cultivés localement et contaminés par les radiations.

Une leçon d'Histoire, ou À quoi s'attendre : La catastrophe de Tchernobyl

Nous ne devons pas chercher plus loin que Tchernobyl pour comprendre pourquoi nous avons tant de rapports contradictoires et si peu d'informations sur la situation au Japon.

Durant les derniers jours de printemps et au début de l'été 1986, de la radioactivité fut libérée de la centrale nucléaire de Tchernobyl, irradiant des centaines de millions de personnes. Les niveaux de radionucléides résultant de l'incident étaient des centaines de fois plus élevés que ceux de la bombe d'Hiroshima.

Les vies de dizaines de millions de personnes furent anéanties. Aujourd'hui, plus de 6 millions de personnes vivent sur des terres présentant des niveaux dangereux de contamination. Plus de 20 ans après la catastrophe, à cause de la migration naturelle des radionucléides, les conséquences dangereuses dans ces zones n'ont pas diminué, mais ont en fait augmenté et continueront de le faire pendant encore de nombreuses années.

Les autorités, comme à leur habitude, ne fournirent pas la moindre aide financière pour des thérapies de détoxication et de contrôle de la catastrophe, tout en niant les faits et les données documentées sur les niveaux dangereux de radiation au sein de la population, dans l'alimentation et dans l'environnement.

Cela vous semble familier ? Cette attitude est plutôt la norme que l'exception.

Conséquence de la catastrophe, 40% de l'Europe fut contaminée par une dangereuse radioactivité. L'Asie et l'Amérique du Nord furent exposées à des quantités importantes de retombées radioactives. Selon Yablokov & co., la déclaration de l'International Atomic Energy Agency (IAEA), the United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation (UNSCEAR) et de certains autres groupes selon laquelle les retombées radioactives de Tchernobyl « n'ont fait qu' » ajouter 2% au paysage déjà naturellement radioactif ignore certains faits :
« Premièrement, de nombreux territoires continuent de présenter des niveaux dangereusement élevés de radiation. Deuxièmement, des niveaux élevés de radiation ont été propagés sur une large zone géographique durant les premières semaines de la catastrophe. Troisièmement, il y aura des décennies de contamination chronique de faible niveau après la catastrophe. Quatrièmement, chaque augmentation de la radiation nucléaire a un effet à la fois sur les cellules somatiques (du corps) et sur les cellules reproductives de tous les êtres vivants. »
Une autre leçon importante de l'expérience de Tchernobyl est que les experts et les organisations liés à l'industrie nucléaire ont rejeté et ignoré les conséquences de la catastrophe. Ce n'est qu'après 8 ou 9 ans après la catastrophe que les autorités médicales ont finalement admis l'augmentation générale des cataractes au sein de la population. Même chose pour le cancer de la thyroïde, la leucémie et les troubles organiques du système nerveux central.

En outre, c'est un fait reconnu que le pourcentage de produits alimentaires contaminés radioactivement au-delà des niveaux permis officiellement n'a pas diminué durant 14 ans après la catastrophe de Tchernobyl de 1986. Au contraire, ce pourcentage a commencé à augmenter en 1996. Malgré le secret officiel, la contamination de la nourriture due à Tchernobyl dans des pays aussi lointains que les États-Unis a finalement commencé à émerger dans toute son entièreté :
« De nombreuses personnes souffrent de radiation chronique à faible dose 23 ans après la catastrophe, principalement à cause de la consommation de nourriture contaminée radioactivement. Une considération importante est le fait que, à régime identique, l'exposition d'un enfant aux radiations est de 3 à 5 fois plus élevée qu'un adulte. Puisque plus de 90% des radiations aujourd'hui sont dus au Cesium-137, qui a une demi-vie d'environ 30 ans, des zones contaminées continueront d'être dangereusement radioactives pendant les 3 prochains siècles environ.

À menu égal, les enfants reçoivent 5 fois plus de doses de rayonnement issu d'aliments produits localement que les adultes, à cause de leur poids moindre et des processus plus actifs de leur métabolisme. Les enfants vivant dans des zones rurales ont des doses de rayonnement 5 à 6 fois plus élevées que les enfants du même âge vivant en ville.

L'exposition quotidienne à de faibles quantités de radionucléides (Cs-137 pour la plupart) est pratiquement inévitable comme ils pénètrent dans le corps avec la nourriture (jusqu'à 94%), avec l'eau (jusqu'à 5%) et par l'air (environ 1%). L'accumulation des radionucléides dans le corps est dangereuse, principalement pour les enfants et pour ceux vivant dans les zones contaminées où des niveaux élevés de Cs-137 sont présents dans les denrées locales. L'incorporation des radionucléides est maintenant la cause principale de la détérioration de la santé publique dans les territoires contaminés.

L'expérience a montré que les systèmes de surveillance officiels existants de la radioactivité sont inadaptés (pas seulement dans les pays de l'ex-URSS). En général, les systèmes couvrent les territoires de manière sélective, ne mesurent pas chaque personne et cachent souvent des faits importants lorsqu'ils diffusent l'information. Le facteur commun à tous les gouvernements est de minimiser les dépenses pour lesquelles ils ne sont pas directement responsables, comme la fusion du réacteur de Tchernobyl il y a 23 ans. Ainsi, les autorités ne sont pas pressées d'obtenir des données sur la contamination radioactive des communautés, des individus et de la nourriture.

Nous devons prendre la responsabilité non seulement de notre propre santé, mais également de la santé des générations futures d'êtres humains, de plantes et d'animaux, qui peuvent souffrir de mutations résultant de l'exposition à un niveau même minime de contamination radioactive. » [Nesterenko, A. V., Nesterenko, V. B. and Yablokov]

La catastrophe de Tchernobyl
Les gens vivant sur les territoires fortement contaminés par les retombées de Tchernobyl continuent d'être exposés à de faibles doses de radiation chronique. Sans équipement spécial pour identifier les niveaux de contamination environnementale, il est impossible de savoir quels niveaux de radionucléides se trouvent dans notre nourriture, notre eau, ou notre corps.

Les éléments radioactifs Cesium-137 (Cs-137), Strontium-90 (Sr-90), Plutonium (Pu) et Américium (Am) libérés à Tchernobyl sont concentrés dans les racines des plantes, et l'on sait maintenant qu'ils continueront d'être mobilisés pendant des décennies, même jusqu'à plusieurs centaines d'années dans le futur. Les produits agricoles ont contenu - et continueront de contenir - de la radioactivité dans tous les pays de l'hémisphère Nord contaminés par Tchernobyl.

Le niveau d'incorporation de radionucléides dans notre corps varie selon chaque organe. À Tchernobyl, les organes les plus affectés (selon les autopsies) étaient la glande thyroïde, les glandes surrénales, le pancréas, le thymus, le muscle squelettique, la rate, le cœur et le foie (en ordre décroissant).

La glande thyroïde est la plus affectée car l'iode radioactif (Iode-131) s'y lie, faisant de la supplémentation en iode non radioactif la thérapie clé en cas de radiation nucléaire. L'iode naturel se liera à la thyroïde, empêchant l'iode radioactif de faire de même. L'affection des glandes surrénales est intéressante car beaucoup de « nouvelles » maladies apparues après la catastrophe de Tchernobyl ont des symptômes ressemblant à ceux de la fatigue surrénale.

Le nombre total de victimes de Tchernobyl entre 1987 et 2004 a atteint presque 417 000 dans d'autres régions d'Europe, d'Asie et d'Afrique et presque 170 000 en Amérique du Nord, faisant presque 824 000 morts dans le monde entier. Ce nombre de victimes de Tchernobyl continuera d'augmenter pendant plusieurs générations.

Un mot sur la radiation

L'empoisonnement par radiation endommage les tissus organiques par exposition excessive à la radiation ionisante.
La radiation ionisante consiste en des particules ou des ondes électromagnétiques qui sont assez énergiques pour détacher les électrons des atomes ou molécules, les ionisant donc. L'ionisation directe suite aux effets de particules simples ou de photons isolés produit des radicaux libres, qui sont des atomes ou des molécules contenant des électrons non appariés et qui ont tendance à être particulièrement réactifs chimiquement en raison de leur structure électronique.

Ceci signifie qu'ils deviennent des ions chimiquement instables et hautement réactifs à mesure que les radicaux libres sont formés. Ces déchets métaboliques instables essaient de se stabiliser en « volant » un électron de remplacement à n'importe quelle molécule voisine, laissant des molécules encore plus endommagées derrière eux. C'est ainsi que les radicaux libres sont produits dans notre corps et causent de l'inflammation, un processus connu sous le nom de stress oxydant, dommages oxydatifs ou péroxydation lipidique. L'oxydation peut même altérer votre ADN de façon débilitante.
Voilà pourquoi les antioxydants sont si importants. Les antioxydants aident à contrer ou neutraliser les radicaux libres avant qu'ils n'endommagent nos cellules saines, en donnant un coup de main (ou plutôt un électron) lorsque la stabilisation est nécessaire. C'est la raison pour laquelle nous sommes friands de nombreux antioxydants comme la vitamine C, E, les carotènes, le resvératrol, la taurine, la coenzyme Q10 et la mélatonine, pour n'en citer que quelques-uns.

Syndromes médicaux

La radiation ionisante ou nucléaire qui pénètre dans le corps peut affecter votre corps de différentes manières, et les effets secondaires d'une exposition extrême aux radiations peuvent ne pas être apparents pendant de nombreuses années.

Parmi les troubles médicaux spécifiques associés à la radiation de Tchernobyl, on trouve une morbidité et une prévalence accrues du groupe suivant de maladies :
  • Système circulatoire (dû principalement à la destruction radioactive de l'endothélium, la couche interne des vaisseaux sanguins).
  • Système endocrinien (plus spécifiquement problèmes de thyroïde bénins)
  • Système immunitaire (« SIDA de Tchernobyl », incidence et gravité accrues des maladies)
  • Système respiratoire
  • Désordre du tractus urogénital et de l'appareil reproducteur
  • Système musculosquelettique (y compris des changements pathologiques dans la structure et la composition des os : ostéopénie et ostéoporose)
  • Système nerveux central (changements dans les lobes frontal, temporal, occipito-pariétal du cerveau menant à une intelligence diminuée et des troubles comportementaux et mentaux)
  • Yeux (cataractes, destruction du vitré, anomalies de réfraction et désordres de la conjonctive)
  • Tractus digestif
  • Malformations et anomalies congénitales (incluant les malformations autrefois rares des membres et de la tête)
  • Cancer de la thyroïde (toutes les prédictions à propos de ce cancer étaient erronées ; les cancers de la thyroïde liés à Tchernobyl se déclarent rapidement et se développent de manière agressive, frappant les enfants et les adultes. Après la chirurgie, la personne devient dépendante à vie aux traitements par hormones de substitution)
  • Leucémie (cancers du sang), pas seulement chez les enfants et les liquidateurs, mais dans la population adulte en général vivant sur les territoires contaminés.
  • Autres néoplasmes malins.
[Nesterenko, A. V., Nesterenko, V. B. and Yablokov, Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment.]

D'autres conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl incluent :
  • Changements dans l'équilibre biologique du corps, menant à un nombre accru de maladies graves dues à des toxicoses intestinales, des infections bactériennes et de la septicémie.
  • Intensification des maladies infectieuses ou parasitaires (par ex. : hépatite virale et virus respiratoires)
  • Incidence accrue de troubles médicaux chez les enfants nés de parents irradiés (liquidateurs et individus ayant quitté les territoires contaminés), tout particulièrement ceux irradiés in utero. Ces troubles, impliquant pratiquement tous les organes et les systèmes du corps, incluent également des changements génétiques.
  • État catastrophique de la santé des liquidateurs (tout particulièrement les liquidateurs qui travaillaient en 1986-1987).
  • Vieillissement prématuré chez les adultes et les enfants.
  • Incidence accrue de mutations multiples somatiques et génétiques.
Tchernobyl a en fait « enrichi » le vocabulaire médical avec des termes tels que « rajeunissement dû au cancer », ainsi que trois nouveaux syndromes :
  • « Dystonie végétative-vasculaire » - régulation dysfonctionnelle du système nerveux incluant les organes cardiovasculaires ou autres (aussi appelé dysfonctionnement du système nerveux autonome), avec des signes cliniques qui se présentent dans un contexte de stress.
  • « Radionucléides à vie longue incorporés » - troubles structurels et fonctionnels des systèmes cardiovasculaire, nerveux, endocrinien, reproductif et autres dus à l'absorption de radionucléides.
  • « Lésions aigües de l'inhalation dans le tractus respiratoire supérieur » - une combinaison de rhinite, de toux sèche, de difficultés à respirer et de respiration courte dues à l'effet des radionucléides inhalés, y compris des « particules chaudes. »
  • [Nesterenko, A. V., Nesterenko, V. B. and Yablokov, Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment.]
D'autres symptômes nouveaux, reflétant l'incidence accrue de certaines maladies, sont apparus après Tchernobyl. Parmi ceux-ci :
  • « Syndrome de fatigue chronique » - fatigue excessive et non soulagée, fatigue sans cause particulière, dépression périodique, pertes de mémoire, douleurs musculaires diffuses et des articulations, tremblements et fièvres, changements d'humeur fréquents, sensibilité des ganglions lymphatiques cervicaux, perte de poids ; il est aussi souvent associé à un dysfonctionnement du système immunitaire et des désordres du système nerveux central.
  • « Syndrome de maladie irradiante et persistante » - combinaison de fatigue excessive, de vertiges, de tremblements et de maux de dos.
  • « Syndrome de vieillissement précoce » - divergence entre l'âge physique et chronologique, avec des maladies caractéristiques des personnes âgées se manifestant à un âge précoce.
Des syndromes spécifiquement tchernobyliens tels que la « radiation in utero », le « SIDA de Tchernobyl », le « cœur de Tchernobyl », les « membres de Tchernobyl » et autres attendent des descriptions détaillées médicales définitives.

Mais la détérioration de la santé publique (tout particulièrement des enfants) dans les territoires contaminés par Tchernobyl 23 ans après la catastrophe n'est pas due au stress psychologique ou à la radiophobie, ou à la relocalisation... elle est due principalement à l'irradiation de Tchernobyl. À côté du choc puissant de 1986, il y a également l'exposition continue et chronique à des taux peu élevés de radionucléides.

Les facteurs psychologiques (« phobie des radiations ») n'ont pas d'effet sur les pathologies décrites, parce que la morbidité a continué d'augmenter pendant plusieurs années après la catastrophe, alors que les inquiétudes liées aux radiations ont diminué.

Augmentation des infections
Il existe des preuves d'incidence et de sévérité accrues de maladies caractérisées par des toxicoses intestinales, des gastro-entérites, des septicémies bactériennes, des hépatites virales et des virus respiratoires dans les zones contaminées par les radionucléides de Tchernobyl (Batyan and Kozharskaya, 1993 ; Kapytonova et Kryvitskaya, 1994 ; Nesterenko et al., 1993; Busuet et al., 2002 ; et autres). L'instabilité génétique a augmenté de manière significative dans les territoires contaminés et a résulté en une sensibilité accrue aux infections virales et d'autres types d'infections (Vorobtsova et al., 1995).

Enfants de Tchernobyl
On ne sait pas encore si l'activation et la dispersion d'infections dangereuses sont dues à des changement mutationnels dans les microorganismes (et qui les rendraient plus pathogènes), aux défenses immunitaires affaiblies dans les populations ou à une combinaison des deux.
Un gramme de terre contient environ 2 500 000 000 microorganismes (bactéries, microchampignons et protozoaires). Jusqu'à 3 kg du poids d'un corps adulte est constitué de bactéries, virus et microchampignons. Malgré le fait que ceux-ci représentent des écosystèmes vivants fondamentaux, il n'existe que peu de données sur les diverses conséquences microbiologiques de la catastrophe de Tchernobyl. Nesterenko, A. V., Nesterenko, V. B. et Yablokov.
Il y eu activation de rétrovirus (Kavsan et al., 1992). La tuberculose est devenue plus virulente dans les zones les plus contaminées de la Biélorussie (Chernetsky et Osynovsky, 1993 ; Belookaya, 1993 ; Borschevsky et al., 1996). De 1993 à 1997, les virus de l'hépatite B, C, D et G sont devenus actifs de manière significative dans les territoires les plus contaminés de la Biélorussie (Zhavoronok et al., 1998a,b). Les virus de l'herpès ont été activés dans les territoires contaminés de la Biélorussie 6 à 7 ans après la catastrophe (Matveev, 1993 ; Matveev et al., 1995; Voropaev et al., 1996). Parmi les bactéries se trouvant dans la terre qui accumulent le plus activement le Cs-137, on trouve Agrobacterium sp., Enterobacter sp. et Klebsiella sp. De fortes diminutions dans l'abondance des bonnes bactéries intestinales (bifidus bacteria) et une prévalence des microbes de la classe Escherichia ; particulièrement une forte augmentation d' E. coli a été remarquée dans les intestins des enfants évacués vivant en Ukraine.
Tous les microorganismes (virus, bactéries, champignons et protozoaires) et l'ensemble des communautés microbiologiques passent par des changements rapides après toute irradiation supplémentaire. Le mécanisme de tels changements est bien connu : inclusion et augmentation de la fréquence des mutations par sélection naturelle et préservation de gènes nouveaux bénéfiques qui, pour X raison, paraissent plus viables dans les nouvelles conditions. Le mécanisme de microévolution a été activé dans toutes les zones contaminées radioactivement et mène à l'activation d'anciennes et à l'apparition de nouvelles formes de virus et de bactéries. Presque tous les microorganismes qui ont été étudiés dans les territoires affectés par Tchernobyl ont subi des changements rapides dans les zones fortement contaminées.

Notre connaissance actuelle est trop limitée pour comprendre ne serait-ce que les conséquences principales des changements génétiques inévitables causés par la radioactivité parmi la myriade de virus, bactéries, protozoaires et champignons qui peuplent les intestins, les poumons, le sang, les organes et les cellules des êtres humains. La forte association entre cancérogenèse et virus (virus du papillome humain, virus de l'hépatite, Helicobacter pylori, virus Epstein-Barr, sarcome de Kaposi et virus de l'herpès) est une autre raison expliquant pourquoi le taux de cancers a augmenté dans les zones contaminées par l'irradiation de Tchernobyl (pour un rapport, voir Sreelekha et al., 2003).

Le cancer, mais également de nombreuses autres maladies sont liés aux virus et bactéries. Les changements pathologiques induits radiologiquement dans la microflore des humains peuvent augmenter la susceptibilité aux infections, les maladies inflammatoires d'origine bactérienne ou virale (grippe, maladies intestinales chroniques, pyélonéphrite, cystite, vaginite, endocolite, asthme, dermatite et ischémie) et diverses pathologies de grossesse.

Les conséquences à long terme pour les biotes microbiens pourraient être pires que ce que nous comprenons aujourd'hui.

- Nesterenko, A. V., Nesterenko, V. B. and Yablokov
Un mot sur les conséquences environnementales

Toutes les prévisions de disparition ou de détérioration rapides des radionucléides de Tchernobyl dans les écosystèmes se sont avérées fausses. Nous savons maintenant qu'ils prennent bien plus de temps que prévu parce qu'ils recirculent. L'état général de la contamination dans l'air, l'eau et la terre semble fluctuer fortement et les dynamiques de contamination de Sr-90, Cs-137, Pu, et Am réservent encore des surprises aux scientifiques.
« En conséquence de l'accumulation de Cs-137, Sr-90, Pu, et Am dans la couche de terre où se trouvent les racines, les radionucléides ont continué de s'infiltrer dans les plantes ces dernières années. Déplacés par l'eau vers les parties hors terre des plantes, les radionucléides (qui avaient auparavant disparu de la surface) sont concentrés dans les parties comestibles, résultant en des niveaux accrus d'irradiation interne et de débit de dose chez les gens, malgré la diminution des quantités totales de radionucléides par désintégration naturelle avec le temps.

En 1986, les niveaux d'irradiation dans les plantes et les animaux en Europe de l'Ouest, en Amérique du Nord, dans l'Arctique et en Extrême Orient étaient parfois des centaines ou des milliers de fois supérieurs aux normes acceptables. L'impulsion initiale d'irradiation de haut niveau suivie par une exposition à des radionucléides de faible niveau chroniques a résulté en des troubles génétiques morphologiques, physiologiques et génétiques dans tous les organismes des zones contaminées qui ont été étudiés - plantes, mammifères, oiseaux, amphibiens, poissons, invertébrés, bactéries et virus.

Ce qui est arrivé aux mulots et aux grenouilles dans la zone de Tchernobyl montre ce qui peut arriver aux humains dans les générations à venir : des taux de mutation accrues, une mortalité et une morbidité accrues, une espérance de vie réduite, une reproduction d'intensité réduite et des changements dans les proportions mâles/femelles. »
[Nesterenko, A. V., Nesterenko, V. B. et Yablokov, Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment.]
Protocoles de détoxication à l'efficacité avérée

Les thérapies décrites ici sont facilement accessibles sous forme de compléments en vente libre dans la plupart des pays.

Algues et autres produits de la mer

À Tchernobyl, 5 grammes de spiruline pendant 45 jours ont été utilisés avec succès contre l'empoisonnement par radiation. L'algue chlorella a aussi montré des propriétés radioprotectrices. Une étude a montré que la spiruline réduisait les niveaux de radioactivité dans l'urine de 50% après seulement 20 jours et donc, l' Institute of Radiation Safety en Biélorussie a développé un programme spécial pour traiter 100 enfants tous les 20 jours avec de la spiruline. De plus, la guérison a eu lieu durant la présence continue de la radiation de même qu'en présence de nourriture et d'eau contaminées par la radiation. Tout particulièrement, la spiruline administrée aux enfants présentant de fortes doses de radionucléides accumulés réduisait le césium radioactif. Aucun effet secondaire n'a été enregistré. N'achetez de la spiruline ou de la chlorella que de sources certifiées sans métaux lourds.

Des études sur les légumes marins contenant de l'alginate de sodium ont montré qu'ils se lient de manière sélective au strontium radioactif et l'éliminent du corps. L'alginate de sodium se trouve dans de nombreuses algues, tout particulièrement le plancton. L'alginate de sodium se lie fortement à des substances telles que le strontium, le calcium, le baryum, le cadmium et le radium. Certaines algues sont contaminées par le plomb ou l'arsenic, et il faut donc veiller à ne consommer que des algues qui sont récoltées dans les profondeurs de l'océan ou qui ont été testées pour la toxicité aux métaux lourds (comme le plancton de la côte occidentale d'Afrique du Sud).

Le thé noir et le thé vert ont montré des propriétés radioprotectrices lorsque pris avant ou après l'exposition à la radiation. Ces propriétés anti-radiation ont été observées dans plusieurs études japonaises, et des études chinoises montrent également que les ingrédients présents dans le thé sont des antagonistes radioactifs. Les catéchines se trouvant dans le thé sont associées à des propriétés antioxydantes et peuvent avoir des effets radioprotecteurs lorsque pris avant et après l'irradiation.

Le plancton présente aussi de l'iode organique qui va saturer la thyroïde afin que l'iode radioactif ne soit pas absorbé. Vous pouvez prendre 1 à 2 cuillères à café ou 5 à 10 tablettes/comprimés.

La pectine

La pectine est l'un des moyens les plus efficaces de protection contre les radiations lorsque la consommation de nourriture contaminée devient inévitable. Les préparations de pectine, accompagnées de vitamines et de minéraux, se sont avérées efficaces dans l'élimination des radionucléides incorporés. La dose recommandée est de 5 grammes une à deux fois par jour pendant un mois, quatre fois par an.
« En 1999, BELRAD, en collaboration avec « Hermes » Hmbh (Munich, Germany), a développé une composition d'additifs de pectine de pomme connue sous le nom de poudre Vitapect®, composée de pectine (concentration 18 à 20 %) et supplémentée en vitamines B1, B2, B6, B12, C, E, en bétacarotène, en acide folique, en éléments traces K, Zn, Fe et Ca et en arôme. BELRAD produit cet additif alimentaire depuis 2000. Il a été approuvé par le ministère de la Santé biélorusse.

L'additif de pectine Vitapect associé à une nourriture propre semble être 50% plus efficace pour réduire les niveaux de Cs-137 que la nourriture propre seule (Nesterenko et al., 2004).

Une étude clinique portant sur 94 enfants âgés de 7 à 17 ans, divisés en deux groupes selon leurs niveaux initiaux de contamination au Cs-137 déterminée par spectrométrie de la totalité du corps, et à qui l'on a administré oralement du Vitapect pendant 16 jours (5g deux fois par jour) a résulté à la fois en une diminution importante du Cs-137 incorporé et en une nette amélioration de leurs électrocardiogrammes.

De 1996 à 2007, un total de plus de 160 000 enfants biélorusses ont reçu des additifs alimentaires de pectine au cours de traitements de 18 à 25 jours (5g deux fois par jour). En conséquence, les niveaux de Cs-137 dans les organes des enfants ont diminué d'environ 30 à 40 % après chaque cure d'additifs de pectine.

Si l'on se fie aux expériences sur le long terme, l'Institut BELRAD recommande que tous les enfants vivant dans les territoires contaminés reçoivent une cure quadruple d'additifs alimentaires de pectine prise oralement toute l'année avec leur ration alimentaire conventionnelle. Les 11 années d'activités du BELRAD dans le contrôle des niveaux de Cs-137 incorporé chez plus de 327 000 enfants n'ont pas provoqué d'inquiétude ou de radiophobie et ont mené à la dissémination des connaissances concernant la protection contre les radiations et à un sens accru des responsabilités personnelles concernant sa propre santé »

[Nesterenko, A. V., Nesterenko, V. B. et Yablokov, Chernobyl: Consequences of the Catastrophe for People and the Environment.]
Antioxydants et Composés sulfurés


Le DMSO est disponible sous diverses formes
Le soufre est utilisé depuis longtemps comme antidote en cas d'exposition grave à des substances radioactives. Les antioxydants ont la capacité de réduire les effets toxiques des radiations dans notre corps. Des recherches plus anciennes ont découvert que les antioxydants contenant du soufre étaient parmi ceux ayant les effets thérapeutiques les plus bénéfiques.

Le diméthylsulfoxyde (DMSO) est le composé soufré classique et c'est un puissant antioxydant, exactement ce dont nous avons besoin pour la détoxication et la protection contre les radiations. Une étude japonaise a montré que même de basses concentrations de DMSO avaient des effets radio-protecteurs contre les dommages des radiations à tous les niveaux cellulaires dans tout l'organisme. Les informations et expériences sur le DMSO sont si fascinantes que ce produit ne peut être décrit que comme miraculeux. En raison de son importance, nous lui avons consacré un article à part entière. Voir DMSO: The Antidote for Radiation Poisoning. [Voir aussi : DMSO, la vraie solution miracle, article en français - NdT]

L'utilisation d'antioxydants tels que l'acide alpha lipoïque, la vitamine E, la vitamine C (acide ascorbique), la vitamine B, le sélénium, la N-Acétylcystéine et autres composés soufrés devient cruciale. Il est important d'utiliser plusieurs d'entre eux, car ils fonctionnent le mieux en synergie. En outre, les antioxydants individuels peuvent agir comme pro-oxydants lorsqu'ils sont eux-mêmes oxydés, donc les antioxydants individuels pourraient augmenter la progression des dommages post-irradiation des tissus et des organes. Plusieurs études ont montré l'importance des compléments anti-oxydants comme thérapie efficace contre les dangers des radiations.

L'acide alpha lipoïque (ALA) est un complément alimentaire crucial. Il est soluble dans l'eau et les graisses, et est également capable de traverser la barrière hémato-encéphalique. Cela signifie qu'il est capable d'atteindre et prévenir les dommages dans nos tissus graisseux, notre cerveau et tout bonnement chaque organe. L'ALA répare aussi l'ADN. C'est aussi un bon chélateur1 pour les métaux lourds, il protège le cœur et le cerveau de la mort cellulaire, stimule la régénération des tissus du foie et est rapidement absorbé dans le tractus intestinal. L'ALA recycle les autres antioxydants comme la vitamine C, la vitamine E et le glutathion qui est un antioxydant indispensable à la détoxication et qui est synthétisé à l'intérieur de la mitochondrie. Le glutathion ne peut pas être augmenté de manière fiable par voie orale parce qu'il ne peut pas toujours passer à travers la membrane mitochondriale. En conséquence, il doit être synthétisé à l'intérieur de la mitochondrie. L'ALA et son métabolite DHLA poussent la cellule à produire des niveaux de glutathion significativement plus élevés (même jusqu'à 70%). Ainsi, si les niveaux de glutathion dans une cellule sont donc maintenus à un niveau satisfaisant par l'ALA, même si la cellule est empoisonnée, celle-ci aura plus de chances de guérir que de mourir. L'ALA est d'une importance critique pour réduire ou inverser les dommages oxydatifs induits par les radiations après une radiothérapie. La dose d'ALA recommandée est de 100 mg deux fois par jour au moment des repas, bien que d'autres personnes aient utilisé des doses plus élevées - entre 300 et 600 mg. Une étude menée sur des personnes participant aux opérations de nettoyage à Tchernobyl 10 ans après l'accident a montré que 600 mg d'acide lipoïque pendant deux mois étaient capables de normaliser de nombreuses (mais pas toutes) anomalies de laboratoire.

L'antioxydant N-acétyl-cystéine (NAC), en tant que source de glutathion et de soufre, est un excellent complément à prendre. Des études ont suggéré qu'il pourrait s'avérer efficace pour sauver les individus exposés à des doses de radiations létales et sous-létales, avec peu ou pas d'effets secondaires sur les individus exposés à des doses plus faibles. La NAC est aussi largement disponible. Environ 500 mg deux fois par jour est une bonne dose, quoique certains aient utilisé avec succès environ 5 grammes de NAC (par jour, en environnement hospitalier) selon des cycles de 7 jours afin de se détoxiquer des métaux lourds.

Les autres compléments importants incluent le magnésium et la vitamine C. Pour plus d'informations sur les nombreuses formes de magnésium et les recommandation de doses, voir ici. Le calcium et le magnésium aident tous les deux votre organisme à éliminer le strontium 90, mais assurez-vous de prendre suffisamment de magnésium pour métaboliser correctement les niveaux de calcium.

Pour la vitamine C (acide ascorbique), 1 à 4 grammes par jour est une bonne dose en situation normale, mais pendant une détoxication ou une exposition grave, une plus grande quantité sera requise. La vitamine C peut non seulement protéger des radiations mais aussi réparer les dommages dus à une exposition antérieure. Elle sera aussi très commode en cas d'infections. Vous pouvez essayer de prendre 4 grammes de vitamine C trois fois par jour. Si vous avez la diarrhée ou des ballonnements intestinaux, supprimez une dose. S'il n'y a pas de signes de « gargouillis » intestinaux, vous pouvez augmenter votre dose tout au long de la journée.

Envisagez de prendre aussi un bon complexe de vitamines B qui aide à normaliser le nombre des globules rouges et blancs, puisque la destruction des globules blancs par les radiations peut durer sur des périodes de temps étendues.

800 à 1000 UI de vitamine E par jour et 200 mcg par jour de sélénium sont aussi importants, des études sur les radiations ayant confirmé les effets synergiques de la vitamine E et du sélénium dans la protection des dommages oxydatifs.

Le zinc a été utilisé avec succès pour chélater l'americium 241 chez une victime d'accident nucléaire. Le zinc naturel aide aussi le corps à éliminer plusieurs métaux lourds toxiques comme le cadmium, l'aluminium et le plomb. La dose recommandée est de 50 mg par jour. Vous pouvez éventuellement ajouter un bon complexe minéral pour éviter les carences ou les déséquilibres apportés par l'accroissement de votre prise de zinc.

S'il y a carence en potassium, les radionucléides comme le césium 137, le césium 134, le potassium 40 et le potassium 42 sont absorbés par consommation sélective. Trop de compléments en potassium peuvent être dangereux, donc assurez-vous de suivre les instructions d'usage.

La mélatonine, en plus d'être votre « hormone du sommeil », possède aussi de puissantes propriétés antioxydantes. Les animaux sujets à une irradiation de tout le corps et qui reçoivent de la mélatonine ont présenté une survie accrue, et la protection contre les dommages oxydatifs induits par les radiations était apparente dans tout le corps. Plus important, la mélatonine administrée oralement a pour résultat des niveaux sanguins plus élevés et une augmentation plus rapide des concentrations dans les tissus. Dès qu'il y a exposition, en fonction de la direction du vent après l'explosion de la radiation, les gens vivant à distance pourraient se protéger en prenant de la mélatonine par voie orale ; elle peut être ingérée de manière répétée selon les besoins.

La curcumine est un composé de l'épice safran des Indes. Il a été démontré qu'elle avait une action antioxydante, anti-inflammatoire et anti-tumeur chez divers modèles animaux affectés par des maladies humaines, dont des maladies pulmonaires induites par les radiations.

Techniques de respiration et de méditation


Le programme de guérison et de rajeunissement Éiriú Eolas est un ingrédient-clé de la détoxication
Le programme Éiriú Eolas, éprouvé et efficace, inclut des techniques de contrôle du stress bien connues qui stimulent le nerf vague, ce qui active le système parasympathique, qui est un système anti-inflammatoire puissant. Il inclut aussi des techniques de libération émotionnelle bien connues. Il peut être utilisé pour améliorer les symptômes associés à des difficultés respiratoires, des maladies auto-immunes et des problèmes d'humeur. Il réduit le stress oxydatif, conduisant à une amélioration de l'état antioxydant global et a donc une application dans de nombreuses maladies, dont l'exposition chronique à la radioactivité.
Il ne fait aucun doute que les facteurs économiques et sociaux sont terribles pour ceux qui sont malades suite à une irradiation. Maladie, enfants déformés et handicapés, mort de la famille et des amis, perte de foyer et de bien personnels précieux, perte d'emploi et déplacements provoquent de graves stress financiers et mentaux. - Alexey V. Yablokov, Vassily B. Nesterenko, and Alexey V. Nesterenko.
Durant les exercices de respiration et la partie méditation du programme, les niveaux des hormones anti-stress GABA (acide γ-aminobutyrique), de mélatonine et de sérotonine augmentent, tandis que les niveaux des hormones de stress cortisol et noradrénaline diminuent. Pour en savoir plus sur les nombreux bénéfices de ce programme, cliquez ici. Le programme est disponible gratuitement sur eebreathe.com

Alimentation

Il existe plusieurs techniques de cuisson simples qui diminuent les radionucléides : faites bouillir les aliments plusieurs fois et jetez l'eau, lavez bien les aliments, faites tremper certains aliments et jetez l'eau, évitez de consommer les pelures des fruits et légumes, salez et faites mariner les aliments - mais jetez le jus de la marinade ! Évitez de consommer des bouillons forts, utilisez du beurre, etc.

Souvenez-vous que les aliments que nous consommons offrent un autre moyen de booster les capacités de détoxication et les niveaux d'antioxydants de notre corps. Ces aliments deviennent alors essentiels à la survie en ces temps de stress. Suivre un régime de détoxication est crucial pour regagner la santé dans un environnement toxique. Notre expérience et recherche étendue montrent que ceux qui suivent un régime sans céréales/pauvre en hydrates de carbone (sans gluten) et sans produits laitiers se portent BIEN mieux.

Les affections chroniques impliquent souvent un système immunitaire/de défense déséquilibré dans lequel des sensibilités alimentaires sont impliquées même si elles ne sont pas la cause du problème, menant alors à une inflammation chronique - qui se traduit par la maladie. C'est pourquoi il est important d'entreprendre un régime d'élimination pour équilibrer le système immunitaire du corps. Certaines de nos cellules immunitaires prennent 6 mois pour se régénérer, donc cela peut prendre jusqu'à 6 mois pour voir des résultats si vous êtes très malade. Mais souvent, vous pouvez voir des résultats positifs dès les deux premières semaines de régime approprié, même lorsque vous ne pouvez vous permettre aucune autre thérapie de détoxication. Vous pouvez trouver des détails sur ce régime et sur les moyens de faire la transition ici.

Chacun est différent et ce n'est qu'en testant les aliments que vous pourrez discerner ceux qui vous posent personnellement problème. Cela dit, personne ne devrait consommer de céréales, de produits laitiers ou d'aliments industriels, parce que le système humain n'est tout bonnement pas conçu pour les digérer correctement. Ce que nous consommons est crucial pour recouvrer notre santé, et l'alimentation est une formidable médecine curative lorsqu'elle est appliquée correctement.

L'ail et les oignons étant des aliments qui contiennent du soufre, ils aident à lier et désactiver les isotopes radioactifs et les métaux toxiques comme le cadmium, le plomb et le mercure. Le soufre aidera les reins et le foie à détoxiquer le corps.

Le moyen le plus direct de diminuer l'absorption de radionucléides est d'éviter les aliments potentiellement lourdement contaminés et de consommer des aliments contenant des niveaux plus faibles. Ce n'est toutefois pas évident, car le niveau moyen de bio-accumulation de radionucléides diffère dans chaque région en raison des différences dans les sols, les techniques agraires, etc.

L'expérience de Tchernobyl nous dit que faire tremper dans l'eau, faire bouillir, saler et faire mariner les aliments comme les légumes peut diminuer de plusieurs niveaux la quantité de radionucléides dans certains aliments. Le lait contient toujours des niveaux élevés de radiation ; les produits transformés qui réduisent les niveaux de contamination, comme le beurre et le ghî, sont plus sûrs.

Radionuclide concentrations in the visceral organs of animals are usually significantly higher than in muscle tissue. Among visceral organs the order of decreasing levels of Cs-137 is: lung > kidney > liver > fat.

Les concentrations de radionucléides dans les viscères des animaux sont habituellement plus élevés que dans les tissus musculaires. Dans les viscères, l'ordre des niveaux décroissants de césium 137 est : poumon > rein > foie > graisses.

L'expérience de Tchernobyl a montré que dans les territoires contaminés, les mêmes espèces de poissons des rivières et ruisseaux présentaient des niveaux de radionucléides significativement plus bas que ceux des lacs et des étangs. Les poissons qui se nourrissent d'herbes ont des niveaux de radionucléides trois à quatre fois plus bas que les espèces prédatrices (poissons-chats, brochets, etc.). Les poissons des profondeurs de l'océan (carpes, tanches, etc.) ont une contamination plusieurs fois plus élevée que les poissons vivant dans les eaux peu profondes (menu fretin, chabot, etc.)

Il est très important d'éviter les radionucléides dans la nourriture et, s'ils sont consommés, d'essayer de les éliminer du corps aussi rapidement que possible. Chez un bébé, la période (demi-vie) biologique du césium 137 est de 14 jours ; chez un enfant de 5 ans, de 21 jours ; chez un de 10 ans, de 49 jours ; chez les adolescents, d'environ 90 jours ; et pour un jeune adulte, d'environ 100 jours (Nesterenko, 1997).

D'après l'expérience de Tchernobyl, l'ordre des niveaux décroissants de césium 137 étaient : poulet > boeuf > mouton > porc. Les viandes d'animaux plus âgés contiennent plus de radionucléides que les viandes d'animaux plus jeunes, à cause de l'accumulation au cours du temps. Les os des jeunes animaux contiennent plus de strontium 90. Œufs : coquille > blanc > jaune.

Le porc et les graisses ne se sont pas seulement avérés les plus sûrs, ils sont également une option très saine pour la détoxication et la guérison. Pour plus d'informations, voir "I have high cholesterol, and I don't care" [J'ai un taux de cholestérol élevé et je m'en fiche - NdT].

Les propriétés biologiques du césium 137 sont similaires à celles du potassium et du rubidium stables, et le strontium 90 et le plutonium sont similaires au calcium. Ces propriétés déterminent leur lieu de concentration dans le corps, donc l'utilisation d'éléments stables peut aider à diminuer l'absorption des radionucléides.

Parmi les aliments riches en potassium, on trouve les pommes de terre, betteraves, raisins, abricots secs, bananes, thé, noisettes, citrons et prunes séchées. Parmi les aliments riches en calcium, on trouve le beurre et le ghî, les œufs, le raifort, les oignons verts, les navets, le persil, l'aneth et les épinards. Les légumes verts, pommes, graines de tournesol et baies d'aronia sont riches en fer ; le rubidium se trouve dans le raisin noir.

Une alimentation visant à protéger de la contamination radioactive devrait comprendre des fruits et des légumes non contaminés, surtout ceux riches en pectine, comme les pommes, pour provoquer l'élimination rapide des radionucléides.

Dormir dans l'obscurité totale

Une faible production de mélatonine vous rend non seulement sensible au dommage des radiations, mais elle vous rend aussi vulnérable à un vieillissement accéléré, à la dépression et à la prise de poids. Ceux qui ont de faibles niveaux de mélatonine ont une fonction immunitaire/de défense plus faible, moins d'activité antioxydante et une prolifération de cellules cancéreuses accélérée ; ils tendent aussi à avoir davantage de déséquilibres dangereux dans les bactéries intestinales. Dormir dans le noir total est un moyen naturel d'augmenter la sécrétion de mélatonine durant la nuit. La pièce où vous dormez doit être complètement noire, au point de n'y rien voir du tout. Si de la lumière filtre sous votre porte, placez une serviette en bas. Couvrez votre radio-réveil électrique. La moindre lueur - même si elle n'est pas visible pour vous - peut diminuer la sécrétion de mélatonine.

Divers

La zéolite naturelle (c'est-à-dire celle trouvée dans les roches volcano-sédimentaires) est un minéral qui possède des propriétés intéressantes contribuant directement à leur utilisation dans l'extraction du césium et du strontium des déchets nucléaires et dans la réduction des retombées radioactives. Elle est aussi utilisée comme complément alimentaire pour une détoxication des métaux lourds. Elle possède également des propriétés anti-bactériennes et stimule le système immunitaire. Elle a été utilisée avec succès à Tchernobyl.

Le germanium organique (Ge-132) protège les cellules exposées au césium 137 sans affecter la croissance ou la survie cellulaire. 25 à 100 mg par jour sont la dose typique. (Mon nettoyant du colon favori contient du germanium organique).

Le charbon actif a la capacité d'absorber et de neutraliser les substances radioactives et certains matériaux toxiques. Des chercheurs rapportent que 10 grammes ou une cuillère à soupe de charbon peuvent absorber de 3 à 7 grammes de substances.

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Treatments for Nuclear Contamination

Iodine Treatments for Radiation Exposure

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Sources

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