Enfant de la Société
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Phoenix

Une nouvelle tentative d'immolation dans une agence Pôle emploi à Bois-Colombes

Nouveau drame à Pôle emploi. Trois semaines après la tragédie de Nantes, un chômeur a tenté de s'immoler par le feu mercredi 6 mars en fin de matinée dans les locaux de l'agence Pôle emploi de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine).

D'après une source policière, l'homme, un cadre de 59 ans, sortait d'un entretien houleux avec Pôle emploi. Revenu dans l'agence, il s'est aspergé d'un bidon d'essence et a menacé d'y mettre le feu s'il n'obtenait pas rapidement un nouveau rendez-vous. Il a été maîtrisé par des pompiers et des forces de l'ordre avant de pouvoir passer à l'acte.

"L'entretien s'est très mal passé avec les conseillers. Il a quitté l'agence avant de revenir vers 12h30 un bidon d'essence à la main", a expliqué la mairie de Bois-Colombes. L'homme ne souffre d'aucune séquelle physique et a été transporté dans un hôpital proche pour rencontrer un psychiatre.
Che Guevara

Chavez évoquait la possibilité de complots à l'origine de cancers

Chavez s'interroge sur les cancers et évoque un complot

Décès d'Hugo Chavez : retour en images sur le parcours
Che Guevara

Chavez, aussi vivant que le peuple vénézuelien

En Occident, la gauche a renoncé à démocratiser les médias. Les grands groupes privés sont libres d'imposer leur image du monde. C'est parce qu'au Vénézuela et dans l'Alba économique ne domine plus la politique et que la démocratie participative s'accélère, que les médias personnalisent le processus : « Chavez ceci, Chavez cela », « populiste », « dictateur », « iranien »... Voici donc la révolution par ceux et celles qui la font et qui la pensent de l'intérieur, loin de l'AFP ou de Reuters...

Caracas, 5 mars 2013.
© Inconnu
Caracas, 5 mars 2013.
Ceux qui subissent jour après jour, depuis tant d'années, loin d'ici, la personnalisation médiatique des démocraties latino-américaines pour en faire des « dictatures » ou des « populismes » seraient sans doute étonnés de connaître les réactions des mouvements sociaux et des gouvernants latino-américains à l'annonce du décès du président Hugo Chavez à Caracas, ce mardi 5 mars 2013, à l'âge de 58 ans. Mais quel grand média dira le mélange de douleur, de fierté pour le travail collectif accompli, de mobilisation populaire et de volonté de vivre pour livrer les batailles de l'avenir, ce « tout ne fait que commencer » qui remplit ce soir les avenues, les places publiques du Venezuela et même du continent ?

Hugo Chavez visite une unité de production du Mouvement des Sans Terre (Brésil, Tapes, janvier 2003)
© Inconnu
Hugo Chavez visite une unité de production du Mouvement des Sans Terre (Brésil, Tapes, janvier 2003)
People

De la pauvreté extrême à la richesse humaine : les femmes au Venezuela

Femmes Venezuela
© Inconnu

Au cours des premières années de la Révolution bolivarienne, le journaliste belge Michel Collon a visité le Venezuela et cette visite lui a inspiré le livre Les 7 péchés de Chavez qui s'ouvre par un chapitre intitulé ''Premier péché : il leur apprend à lire''. Voyage des femmes de l'analphabétisme au savoir... En 2012, de retour à Caracas, accompagné de l'ancien parlementaire vert belge Lode Vanoost, Collon participe à des rencontres interactives avec des femmes issues des milieux populaires. Au Venezuela, 70 % des représentants des organisations communautaires sont des femmes. J'y ai assisté...

Nous avons réalisé quelques entretiens de femmes ayant bénéficié de programmes comme 'Madres del Barrio', Mamans du Quartier (qui vient en aide à des communautés de femmes pour créer des organisations de production autosuffisantes), ou 'Hijos de Venezuela', Enfants de Venezuela (aide aux femmes pour élever et éduquer leurs enfants). Premières surprises !

Ces femmes, qui, il y a peu de temps encore, étaient prisonnières de la pauvreté et de l'analphabétisme s'exprimèrent de manière exceptionnelle. Toutes exposèrent leur situation de manière claire, posée, instruite, avec une capacité de synthèse et en même temps avec fermeté et sérénité quant à leurs convictions et principes.
Nuke

« Dire qu'il n'y a pas de morts à Fukushima est un mensonge », Kenichi Watanabe, documentariste

Le Monde après Fukushima
© DR
Le Monde après Fukushima

Deux ans après la catastrophe au Japon, nous avons rencontré Kenichi Watanabe, réalisateur du documentaire "Le Monde après Fukushima", diffusé le mardi 5 mars 2013 sur Arte.

Propos recueillis par Sophie Bourdais

Documentariste et réalisateur d'origine japonaise, Kenichi Watanabe explore depuis 2009 l'histoire secrète du Japon d'après guerre dans de beaux films engagés et très documentés.

Après Le Japon, l'empereur et l'armée, et La Face cachée de Hiroshima (2011), où il revenait notamment sur les secrets et mensonges longtemps entretenus autour de l'irradiation des populations d'Hiroshima et Nagasaki, c'est fort logiquement qu'il s'est penché, dans Le Monde après Fukushima, sur les conséquences de la catastrophe qui a dévasté le Nord du Japon en mars 2011.

En tant que producteur, il prépare actuellement deux films, l'un sur le nucléaire français, Au nom de l'atome, pour France 3, l'autre sur une approche scientifique des effets de la radioactivité, Fukushima : laboratoire à ciel ouvert, pour France 5.

Sophie Bourdais - Dans La Face cachée de Hiroshima, vous établissiez d'emblée un lien entre l'explosion des deux bombes nucléaires à Hiroshima et Nagasaki et celle de la centrale nucléaire de Fukushima, dont les conséquences sont au centre du Monde après Fukushima. Jusqu'à quel point ces deux films sont-ils liés ?

Kenichi Watanabe - La centrale de Fukushima a explosé alors que je préparais mon documentaire La Face cachée de Hiroshima. Je voulais traiter de l'effet des radiations sur le corps humain pendant et après la fabrication de la bombe, et le tournage à Hiroshima devait commencer le 15 mars 2011. J'ai débarqué au Japon le 10 mars. Le 11 mars, la terre tremblait ! J'ai annulé le tournage, et j'ai vécu une semaine sur place, à Tokyo, au moment du séisme, du tsunami et de l'explosion de la centrale, les journées les plus noires, les plus graves, étant le 14 et le 15 mars.
Che Guevara

Lisbonne : une marée humaine contre la troïka

Des centaines de milliers de Portugais ont envahi samedi 2 mars les rues de Lisbonne pour une énième journée d'action contre les coupes claires faites dans les budgets de l'État. Des milliers de manifestants ont également crié leur colère dans quarante autres villes du Portugal devant les sacrifices toujours plus grands qu'impose la troïka. C'est un peu plus d'un dixième du pays, qui compte dix millions d'habitants, qui s'est ainsi retrouvé ce jour-là dans la rue.

La place Marquês de Pombal et l'avenue de la Liberté étaient à quatre heures de l'après-midi littéralement inondées de gens de tous les âges venus protester contre la politique du gouvernement de Pedro Passos Coelho. Tous les media du pays ont dû se rendre à l'évidence : cette journée de manifestations a été l'une des plus massives qu'a connues le Portugal ces dernières années. Certains journalistes parmi les moins progressistes y voient même l'expression d'une colère sociale grandissante dans un pays qui a vu son activité économique chuter de 3,2 % en 2012 après une récession de 1,6 % en 2011. Le taux de chômage a atteint quant à lui 16,9 % de la population active. Et c'est au moment où le marché de l'emploi connaît les pires difficultés que le gouvernement multiplie les mesures d'austérité imposées par la troïka.
Star of David

Israël : une ambiance de pogroms anti-arabes

Traduction : Info-Palestine.eu


Les agressions racistes et particulièrement anti-arabes tendent à devenir monnaie courante en Israël
Lundi, 25 février, un femme palestinienne a été attaquée par un groupe de femmes juives ultra-orthodoxes en plein jour à une station de tramway à Jérusalem.


La femme palestinienne a été frappée par une femme juive dans ce qui était une attaque délibérée et sans aucune raison, devant des amis de la femme juive qui se sont alors joints à elle, réussissant à arracher le foulard de la femme palestinienne tout en la rouant de coups.

Le quotidien israélien Maariv a rapporté que l'agent de sécurité, ainsi que près de 100 hommes juifs religieux, se tenaient à la station ferroviaire de Kiryat Moshe, se contentant de regarder et se gardant bien d'intervenir.
People 2

Belgique : abattue par son frère parce qu'elle refusait de se marier à son cousin

Le mariage d'amour est une utopie moderne vouée à l'échec. Le mariage traditionnel est arrangé et forcé. Par le biais des héritages, le mariage constitue une alliance politico-financière entre familles. Et par proximité, pour conserver l'héritage « au sein de la famille », les unions consanguines sont privilégiées.

Sadia, victime d'un « crime d'honneur »

Son frère l'a abattue de deux coups de feu. Elle avait dû épouser un cousin musulman via Internet. Elle voulait se marier avec un Belge.

Mariée de force par internet

Sadia Sheikh
© Inconnu
Sadia Sheikh
Le 22 octobre 2007, à Lodelinsart, Sadia Sheikh est abattue de deux coups de feu par son frère Mudusar, au domicile de ses parents. La jeune fille a 20 ans. De nationalité pakistanaise, de religion musulmane, elle a suivi des cours de graduat en sciences juridiques à l'Université du travail. Son meurtre, c'est ce qu'on appellera bientôt un « crime d'honneur ». L'honneur, c'est celui que sa famille estimait avoir perdu : elle avait marié par Internet Sadia à un cousin résidant au Pakistan, mais la jeune fille projetait d'épouser un jeune condisciple, non musulman.
Star of David

En Israël, les bus de l'apartheid


En novembre 2011, six militants palestiniens ont été expulsés d’un bus par la police israélienne, alors qu’ils tentaient de se rendre à Jérusalem dans le cadre d’une campagne visant à dénoncer des mesures jugées discriminatoires contre les Palestiniens de Cisjordanie. Photo AFP
Dès aujourd'hui, les Palestiniens souhaitant se rendre en Israël à partir de la Cisjordanie seront forcés de prendre des bus leur étant réservés.

Dès ce lundi, sur certaines lignes reliant la Cisjordanie au centre d'Israël, les Palestiniens seront contraints de prendre des bus leur étant "réservés", indique le quotidien israélien Haaretz.

Ces bus, qualifiés de "bus de l'apartheid" par des activistes pro-palestinien, seront stationnés à un barrage israélien près du village palestinien de Kalkiliya, et ne s'arrêteront pas aux arrêts de bus "réguliers", désormais réservés aux Israéliens.

Cette initiative a été lancée par le ministère israélien des Transports suite à une plainte déposée par des colons qui "perçoivent les passagers palestiniens comme une menace potentielle", poursuit le journal.
People

L'être et la marchandise. Prostitution, maternité de substitution et dissociation de soi

L'être et la marchandise, Prostitution, maternité de substitution et dissociations de soi_Kajsa Ekis Ekman, Cover-book
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Depuis quelques décennies, on assiste à une marchandisation croissante du corps des femmes. D'un côté, la mondialisation capitaliste néolibérale a engendré une industrie prostitutionnelle mondialisée : d'un continent à l'autre prospèrent les réseaux de tourisme sexuel et de traite des femmes à des fins de prostitution. L'industrie du sexe est l'un des secteurs les plus lucratifs de l'économie mondiale. De l'autre, la maternité de substitution - des femmes portant des enfants pour autrui -, est désormais une activité économique considérable. En Inde seulement, elle rapporte plus de 400 millions de dollars par année.

Aujourd'hui, plusieurs justifient que le corps des femmes soit transformé en une marchandise sexuelle ou maternelle. D'un côté, on exige la décriminalisation ou la réglementation de la prostitution au nom du « travail du sexe ». Du plus vieux métier du monde, la prostitution est devenue le métier le plus moderne, un métier comme un autre, voire une pratique libératrice. De l'autre, de nombreux États légalisent la maternité de substitution. Pourtant, on nous assure qu'il n'est question ici que de la promotion des droits des femmes. Une femme qui vend son corps à des fins de prostitution ou qui loue son utérus pour donner naissance à un enfant accomplirait une action rationnelle prouvant son « autonomie » voire sa libération postmoderne des stéréotypes patriarcaux. Elle ne serait en aucune façon une victime, mais bien une personne active sachant quels sont ses véritables intérêts. En fait, la prostitution et la maternité de substitution ne seraient que des activités « compensatoires pour du travail féminin non rémunéré ».
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