Enfant de la Société
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Che Guevara

Brésil : un policier jette son arme à feu et rejoint les manifestants

Traduit par Fawkes News

"Une vidéo incroyable d'une manifestation à Rio de Janeiro qui a obtenu des milliers de visites sur YouTube (NDLR: 110 000 en 24H). Au milieu d'une manifestation, un policier a rejoint les manifestants et a dit qu'il avait honte de la situation dans le pays.



L'officier se mit à genoux devant le feu, a déchargé son arme et l'a jeté dans les flammes. "Servir un tel gouvernement?"J'ai honte, putain j'ai honte de ce que le peuple doit traverser!" Dit-il.

Pour contrôler les manifestations le gouvernement brésilien a autorisé l'envoi de troupes dans les Etats brésiliens de Minas Gerais, Bahia, Ceará, Rio de Janeiro et le district fédérale, où ils ont cherché à renforcer la sécurité pour la Coupe des Confédérations de la FIFA.
House

Les psychopathes au pouvoir fabriquent leur réalité au G8 : de fausses devantures pour masquer la crise en Irlande du Nord

Plusieurs commerces des villages proches du lieu où se tient le sommet ont été repeints, et parfois affublés de fausses vitrines, pour avoir l'air luxuriants.


En marge des discussions du G8, qui débute lundi 17 juin à Enniskillen, ville située à 130 km de Belfast, en Irlande du Nord, une curieuse initiative attire le regard des médias. Dans cette région frappée durement par la crise, les autorités ont décidé de placer des trompe-l'œil sur les façades de commerces et de repeindre certains immeubles. L'objectif est de ne pas trop exposer la misère aux yeux des grands dirigeants (et des caméras) du monde.
Bad Guys

Des journalistes brésiliens dénoncent les exactions des policiers dans les manifestations




"Je n'aurais jamais imaginé qu'un policier en uniforme puisse me tirer sur le visage."
L'image de son œil tuméfié choque. Giuliana Vallone, photographe du quotidien brésilien la Folha de Sao Paulo, a été visée par un tir de balle en caoutchouc alors qu'elle couvrait une manifestation contre la hausse du prix du ticket de bus à Sao Paulo, jeudi 13 juin.

Dans un reportage de 12 minutes, le journal s'interroge sur l'utilisation de la violence par la police lors des manifestations. Le récit de journalistes, agrémenté d'interviews et d'images des policiers dans les mouvements de contestations, pose l'hypothèse d'un manque de préparation des forces de l'ordre et de la démesure de leur réaction.

"J'ai vu des policiers mettre à terre un cycliste qui ne manifestait même pas", raconte encore Giuliana Vallone. Un éditorialiste de la Fohla les accuse de manque d'entraînement : "Ils n'étaient pas préparés à gérer une situation aussi tendue."
Bad Guys

Brésil : la police d'élite envoyée dans cinq villes de la Coupe des confédérations


Le gouvernement brésilien va envoyer la force nationale, un corps d'élite de la police, pour assurer la sécurité dans cinq des six villes accueillant la Coupe de football des confédérations qui ont été secouées par des manifestations violentes, a annoncé mercredi l'agence de presse Agencia Brasil.

Des membres de cette force, qui assume le rôle de la police dans chaque Etat en cas de conflits sociaux ou dans des situations exceptionnelles, seront dépêchés à Rio de Janeiro, Bahia, Minas Gerais, Ceará et dans le district fédéral, a indiqué le ministère de la justice cité par l'agence.

Cette mesure ne s'applique pas pour le moment à l'état de Pernambouc, dont la capitale, Recife, accueille également certaines rencontres de la compétition, sorte de répétition générale de la Coupe du monde de football. "La force nationale a un rôle de conciliateur, de médiateur et non de répression", a tenu à préciser le ministère de la justice dans son communiqué.
Handcuffs

Bahar Kimyongür arrêté : la vérité dérange, Milquet se venge

On vient d'arrêter à Madrid notre ami et collègue Bahar Kimyongür, auteur du livre Syriana et de nombreux articles démontrant l'hypocrisie des gouvernements européens sur la Syrie. Ces dernières semaines, il s'était activement mobilisé pour aider les parents désemparés de ces jeunes qui partent en Syrie. Il est attendu au débat que nous coorganisons sur ce thème à Bruxelles mardi 25 juin. Bahar est menacé d'extradition vers la très démocratique Turquie. Nous sommes très inquiets et convaincus que le gouvernement belge est complice : Bahar dérange, la vérité dérange.

D'ailleurs, la chronologie est très claire :

22 mai, communiqué de la ministre de l'Intérieur :
"Joëlle Milquet a longuement rencontré ce matin, lors d'un déjeuner, le directeur de l'Organisation du renseignement national turc, Hakan Fidan. Lors de cet échange très constructif, plusieurs modalités de collaboration et d'échanges d'informations dans les différents dossiers évoqués ont été précisées et renforcées, en ce qui concerne notamment la présence de ressortissants belges en Syrie mais aussi le suivi et le contrôle des différents groupements terroristes".
28 mai : la Turquie délivre en secret un nouveau mandat d'arrêt international contre Bahar (qui avait été acquitté il y a dix ans par la Justice belge pour ces accusations arbitraires).
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Brésil, assassinats des SDF pour préparer la Coupe du Monde 2014


Un clochard dans les rue de São Paulo / Credit photo Charles Rassaert
Le journal El Pais a publié un article faisant froid dans le dos. A Rio de Janeiro, les sans-abris seraient assassinés pour nettoyer les rues à un an de la coupe du monde de football.

Le Foot déchaîne les passions c'est bien connu, mais la préparation de la coupe du monde au Brésil fait-elle perdre la tête aux autorités brésiliennes ? Le 4 avril dernier, j'avais déjà commenté les limites de la politique de « pacification » des favelas brésiliennes notamment à Rio. Cette fois-ci, la question est plus grave
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Record historique du nombre de détenus en France

Au 1er juin, on comptait près de 68 000 personnes incarcérées dans les prisons françaises.

Au 1er juin, il y avait 67 977 détenus en France pour 57 325 places de prison - un chiffre que Libération s'est procuré confirmé par l'administration pénitentiaire. Une hausse de 1,6% par rapport au 1er juin 2012 et un pic historique : la seule période où l'on ait connu pire, c'était l'immédiat après-guerre et ses condamnations pour collaboration. «Le taux de détention est de 103 pour 100 000 habitants, un record absolu», confirme le démographe des prisons Pierre-Victor Tournier, chercheur au CNRS.
Che Guevara

Pendant les préparatifs de la Coupe du Monde au Brésil, des manifestations pacifiques sont violemment réprimées par la police

Police - violence - Brésil - juin 2013
© Inconnu

« Je me fiche de la coupe, je veux santé et éducation »

Manifestation, le 16 juin à Rio de Janeiro

Le gouvernement de Dilma Rousseff fait face à une grande vague de manifestations au Brésil qui ont été réprimées violemment par la Police militaire (PM) du Brésil. Vendredi dernier, le 14 juin, madame Rousseff faisait la promotion de la Coupe du Monde de 2014 dans la plus grande favela de Rio de Janeiro, Rocinha, pendait que des manifestants affrontaient la violence policière.

La présidente tente de construire l'image d'un miracle brésilien amené par la Coupe du Monde :
« Quand ils vous demandent ce que nous gagnons avec la Coupe du monde, outre la joie de voir le Brésil jouer, outre la Coupe des confédérations où nous tous espérons voir le Brésil gagner, nous gagnons en améliorations dans la sécurité publique, nous gagnons avec tous ces travaux d'infrastructure qui sont essentiels comme le métro, les routes. »
Le mouvement de protestation contre les mesures d'austérité du gouvernement s'est d'abord manifesté dans la mégapole de Sao Paulo par le mouvement Passe Livre qui revendique la gratuité du transport public (11 et 13 juin 2013). L'augmentation abusive du tarif a provoqué un premier appel sur Facebook à manifester au centre-ville de Sao Paulo.Le mouvement de protestation s'est vite étendu à l'ensemble du pays en dénonçant également le prix du transport à l'échelle nationale, la mauvaise gestion des ressources publiques et la corruption. Ces manifestations ont été marquées par la violence des forces de l'ordre. Des manifestations similaires ont eu lieu dans le reste du pays, par exemple à Rio de Janeiro et Goiânia.
Che Guevara

Terreur répressive à Istanbul

Hier soir la guerre a été déclenchée par la police, je suis un témoin direct puisque j'étais sur place.

La violence démesurée de la police a fait des centaines de blessés, le parc a été évacué de force avec gaz, jet d'eau contenant des produits chimiques causant des brûlures sur la peau, les balles en plastique ont blessé des dizaines de personnes, dont une femme enceinte. Par ailleurs, des grenades cataplexiantes (incapacitantes) ont semé la terreur dans tous le quartier.

L'intervention a eu lieu alors qu'il n'y avait aucune manifestation, aucun rassemblement ni dans le parc Gezi ni sur la place. C'était un samedi ordinaire et les habitants étaient venus avec leurs enfants pour prendre l'air dans ce parc.

Cette intervention a été faite hier à partir de 19 h 40 alors que la Plate-forme de Taksim avait annoncé à 11 heures le retrait pacifique des occupants du parc dès lundi.

Les affrontements ont duré jusqu'au petit matin, j'étais coincée entre les barricades et la police. Je me suis réfugiée dans un passage commerçant, la police a même lancé le gaz à l'intérieur de tous ces passages où les gens s'étaient réfugiés. J'ai été gazée, et j'ai vu des gens tomber comme des mouches sur la rue Istiklal.
Che Guevara

Des manifestations pacifiques sont violemment réprimés par la police au Brésil



Le mouvement contre la politique gouvernementale s'amplifie et prend des allures de révolte populaire. Du jamais vu depuis 1992, quand la population avait gagné les rues pour demander le départ de l'ex-président Fernando Collor de Mello, accusé de corruption. Les manifestants, durement réprimés par la police, ont à leur côté une armée virtuelle, qui s'organise sur les réseaux sociaux et dénonce les abus des policiers.


Samedi 15 juin, peu avant le début du match Brésil-Japon comptant pour la Coupe des Confédérations à Brasília, l'ambiance était loin d'être festive, comme on pourrait l'imaginer au pays de la samba, du football et du carnaval. Quelques jours après les violentes manifestations à Sao Paulo, qui ont fait des dizaines de blessés, la mobilisation, qui s'étend à presque toutes les régions, ne faiblit pas. Cette fois, des milliers de personnes se sont retrouvées devant le stade Mané-Garrincha, flambant neuf, pour protester contre les 1,2 milliards de reals dépensés pour sa construction, au détriment des programmes sociaux pour la population.
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