Enfant de la Société
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Che Guevara

Pendant les préparatifs de la Coupe du Monde au Brésil, des manifestations pacifiques sont violemment réprimées par la police

Police - violence - Brésil - juin 2013
© Inconnu

« Je me fiche de la coupe, je veux santé et éducation »

Manifestation, le 16 juin à Rio de Janeiro

Le gouvernement de Dilma Rousseff fait face à une grande vague de manifestations au Brésil qui ont été réprimées violemment par la Police militaire (PM) du Brésil. Vendredi dernier, le 14 juin, madame Rousseff faisait la promotion de la Coupe du Monde de 2014 dans la plus grande favela de Rio de Janeiro, Rocinha, pendait que des manifestants affrontaient la violence policière.

La présidente tente de construire l'image d'un miracle brésilien amené par la Coupe du Monde :
« Quand ils vous demandent ce que nous gagnons avec la Coupe du monde, outre la joie de voir le Brésil jouer, outre la Coupe des confédérations où nous tous espérons voir le Brésil gagner, nous gagnons en améliorations dans la sécurité publique, nous gagnons avec tous ces travaux d'infrastructure qui sont essentiels comme le métro, les routes. »
Le mouvement de protestation contre les mesures d'austérité du gouvernement s'est d'abord manifesté dans la mégapole de Sao Paulo par le mouvement Passe Livre qui revendique la gratuité du transport public (11 et 13 juin 2013). L'augmentation abusive du tarif a provoqué un premier appel sur Facebook à manifester au centre-ville de Sao Paulo.Le mouvement de protestation s'est vite étendu à l'ensemble du pays en dénonçant également le prix du transport à l'échelle nationale, la mauvaise gestion des ressources publiques et la corruption. Ces manifestations ont été marquées par la violence des forces de l'ordre. Des manifestations similaires ont eu lieu dans le reste du pays, par exemple à Rio de Janeiro et Goiânia.
Che Guevara

Terreur répressive à Istanbul

Hier soir la guerre a été déclenchée par la police, je suis un témoin direct puisque j'étais sur place.

La violence démesurée de la police a fait des centaines de blessés, le parc a été évacué de force avec gaz, jet d'eau contenant des produits chimiques causant des brûlures sur la peau, les balles en plastique ont blessé des dizaines de personnes, dont une femme enceinte. Par ailleurs, des grenades cataplexiantes (incapacitantes) ont semé la terreur dans tous le quartier.

L'intervention a eu lieu alors qu'il n'y avait aucune manifestation, aucun rassemblement ni dans le parc Gezi ni sur la place. C'était un samedi ordinaire et les habitants étaient venus avec leurs enfants pour prendre l'air dans ce parc.

Cette intervention a été faite hier à partir de 19 h 40 alors que la Plate-forme de Taksim avait annoncé à 11 heures le retrait pacifique des occupants du parc dès lundi.

Les affrontements ont duré jusqu'au petit matin, j'étais coincée entre les barricades et la police. Je me suis réfugiée dans un passage commerçant, la police a même lancé le gaz à l'intérieur de tous ces passages où les gens s'étaient réfugiés. J'ai été gazée, et j'ai vu des gens tomber comme des mouches sur la rue Istiklal.
Che Guevara

Des manifestations pacifiques sont violemment réprimés par la police au Brésil



Le mouvement contre la politique gouvernementale s'amplifie et prend des allures de révolte populaire. Du jamais vu depuis 1992, quand la population avait gagné les rues pour demander le départ de l'ex-président Fernando Collor de Mello, accusé de corruption. Les manifestants, durement réprimés par la police, ont à leur côté une armée virtuelle, qui s'organise sur les réseaux sociaux et dénonce les abus des policiers.


Samedi 15 juin, peu avant le début du match Brésil-Japon comptant pour la Coupe des Confédérations à Brasília, l'ambiance était loin d'être festive, comme on pourrait l'imaginer au pays de la samba, du football et du carnaval. Quelques jours après les violentes manifestations à Sao Paulo, qui ont fait des dizaines de blessés, la mobilisation, qui s'étend à presque toutes les régions, ne faiblit pas. Cette fois, des milliers de personnes se sont retrouvées devant le stade Mané-Garrincha, flambant neuf, pour protester contre les 1,2 milliards de reals dépensés pour sa construction, au détriment des programmes sociaux pour la population.
Red Flag

Turquie : des produits chimiques dans l'eau des canons qui visent les manifestants ?

Les manifestants turcs affirment que l'eau des canons est mélangée avec des produits chimiques. Photos à l'appui, un agent de la police turque est surpris entrain d'ajouter du "Jenix" dans le réservoir d'un véhicule.

Ce dernier est un gaz poivré conçu à Istanbul, en Turquie. Exclusivement réservé aux institutions publiques et aux autorités, ce bidon de 10 litres est donc directement versé dans les camions propulsant les jets d'eau.
Pendant ce temps, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré dimanche qu'il était de son "devoir" de "nettoyer" la place Taksim d'Istanbul, après l'intervention de la police samedi soir contre le dernier bastion des manifestants qui réclament sa démission.
Flashlight

Interview d'Alain Soral sur le survivalisme

Wall Street

GEAB 76 - Alerte second semestre 2013 - Crise systémique globale II : seconde déflagration dévastatrice / explosion sociale à l'échelle planétaire

fire
© inconnu
Le choc de 2008 a certes été violent, mais la réaction du système, des pays et des banques centrales, par leurs plans de sauvetage d'une ampleur sans précédent, a réussi à en camoufler les pires conséquences : déclassement de l'Occident en général et des États-Unis en particulier, assainissement forcé de l'économie, lourde chute d'un niveau de vie artificiel, chômage de masse, amorce de mouvements sociaux... ont pu être en partie négligés au profit d'espoirs de reprise entretenus par les politiques irresponsables de déversement de liquidités sur les systèmes bancaires et boursiers. Malheureusement, pendant que la planète se dopait, les problèmes globaux n'étaient pas abordés... cinq ans de perdus : la solidité de l'édifice est encore plus faible qu'avant la crise ; la « solution » US orchestrée par la Fed, que tout le monde a laissé faire pour prendre le temps de panser ses propres plaies, a consisté à éteindre avec de l'essence l'incendie qu'ils avaient eux-mêmes allumé. Rien d'étonnant alors que ce soit encore eux, pilier du monde-d'avant refusant de rentrer dans le rang, avec leurs fidèles flotteurs japonais et britannique, qui enflamment à nouveau la situation mondiale. Et cette fois, il ne faudra pas compter sur les pays en faillite pour sauver la situation : ils sont à genoux suite au premier choc de 2008. C'est donc pratiquement une seconde crise mondiale qui s'annonce, provoquée une nouvelle fois par les États-Unis. Cette période de cinq ans n'aura finalement consisté qu'à reculer pour sauter de beaucoup plus haut, ce que nous avions nommé « la crise au carré ».

Plan de l'article complet :
1. Une situation désormais hors de contrôle
2. Une seconde crise US
3. Les impacts du second choc
4. Stratégies des différents acteurs
5. Faillites des institutions internationales
6. Recommandations urgentes

Nous présentons dans ce communiqué public les parties 1 et 2

Une situation désormais hors de contrôle

Les illusions qui aveuglaient encore les derniers optimistes sont en train de se dissiper. Nous avons déjà dressé le sombre bilan de l'économie mondiale dans les GEAB précédents. La situation a encore empiré depuis. L'économie chinoise confirme son ralentissement (1) ainsi que l'Australie (2), les monnaies des pays émergents dévissent (3), les taux des obligations remontent, les salaires britanniques continuent de baisser (4), des émeutes touchent la Turquie et même la tranquille Suède (5), la zone euro est toujours en récession (6), les nouvelles qui parviennent à filtrer depuis les États-Unis ne sont pas plus réjouissantes (7)...
Che Guevara

Erdogan fait évacuer le parc Gezi par la force



La police turque a procédé samedi soir à l'évacuation des milliers de manifestants et à plusieurs interpellations. Les opposants dénoncent des brutalités.


Les policiers turcs ont évacué samedi soir par la force le parc d'Istanbul qui abritait le dernier carré des manifestants qui défient depuis plus de deux semaines le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, entraînant la dispersion de dizaines de milliers de personnes dans les rues de la ville.

Deux heures après un dernier ultimatum du chef du gouvernement, les forces de l'ordre sont passées à l'action dans la soirée en investissant le parc Gezi qu'elles ont vidé en quelques minutes de ses milliers d'occupants en les noyant sous un nuage de gaz lacrymogènes.

Les tentes dans lesquelles les occupants du parc s'apprêtaient à passer une nouvelle nuit ont été détruites, leurs banderoles arrachées et des dizaines de personnes interpellées, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Map

Le Venezuela en état d'alerte


Arrestation de paramilitaires colombiens portant des uniformes vénézuéliennes.
Ce n'est pas d'aujourd'hui que le Venezuela est mis à l'épreuve des forces oligarchiques nationales et des politiques agressives de Washington. Depuis l'élection d'Hugo Chavez, en 1998, de l'adoption d'une nouvelle constitution , en 1999, d'une nouvelle élection présidentielle, conformément à la nouvelle constitution, en 2000, les anciens maîtres du Venezuela ne déragent plus. Oligarchies nationales, cupule ecclésiale et Washington serrent les rangs pour briser à sa racine ce nouveau régime.

Dès 2002, une première tentative de coup d'État qui n'aura duré que quelques heures aura mis au grand jour les adversaires de la révolution bolivarienne. On se souviendra qu'avec l'aide de certains hauts gradés de l'armée, l'oligarchie nationale prit le contrôle des lieux décisionnels de l'État. Chavez fut transporté dans un lieu secret et les principaux acteurs de ce coup militaire (le patronat, la hiérarchie ecclésiale, les représentants oligarchiques et les médias meanstream célébrèrent cette victoire, le temps que le peuple et une partie de l'armée, restés fidèles à Chavez, interviennent et mettent fin à la fête. Chavez est aussitôt localisé, libéré et ramené au poste auquel le peuple l'avait élu, à savoir celui de Président.

En 2004, selon une procédure prévue par la constitution, les opposants de Chavez font campagne afin d'obtenir suffisamment de signatures pour demander sa destitution. Un référendum a lieu et Chavez en sort encore plus fort. Il peut compter sur la majorité du peuple. À la même époque, mai 2004, 126 Colombiens, paramilitaires en mission au Venezuela, sont capturés. Ils avaient pour mission d'assassiner Chavez et de déstabiliser le gouvernement par des actions de sabotages. À cette époque, la Colombie est sous la gouverne d'Alvaro Uribe.
People

Affaire Méric : les « antifa » traquaient Esteban depuis plusieurs mois

Affaire Clément Méric, suite. De nouvelles informations viennent battre en brèche encore davantage la version politico-médiatique des premiers jours, ruinant un peu plus les efforts de la presse et des Mélenchon, Besancenot, Désir et autres professionnels du théâtre politique pour transformer ce fait divers tragique en menace fasciste contre la « République ».

En visitant « Vigilance Végane Antifasciste », l'un des sites Internet des groupes « antifa », il est possible de découvrir un article daté du 1er décembre 2012 et intitulé « Les fascistes de la protection animale ». En fait d'article, il s'agit plutôt d'une liste de photos d'individus ou de profils Facebook d'individus agissant pour la protection des animaux.

Rappelons la définition du « véganisme », qui figure dans l'intitulé du site en question :
« Le véganisme est un mode de vie fondé sur le refus de l'exploitation et de la cruauté envers les animaux. Au-delà de l'adoption d'un régime alimentaire végétalien, le véganisme exclut la consommation de tout produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d'abeille, cosmétiques, loisirs, etc.). Par rapport au végétarisme et au végétalisme, qui désignent stricto sensu des régimes alimentaires, le véganisme vise plus largement un mode de vie rattaché à des choix moraux et politiques, comme ceux du mouvement des droits des animaux. On nomme communément végane la personne qui opte pour le véganisme. »

(Wikipédia)
Smoking

Fumer sur les terrasses closes est de nouveau interdit

La Cour de cassation a prononcé jeudi 13 juin l'interdiction de fumer sur les terrasses de café entièrement closes au terme d'un bras de fer entre association de défense des non fumeurs et restaurateurs parisiens.

La Cour de cassation a tranché : fumer sur les terrasses closes est de nouveau interdit, un an seulement après avoir été autorisé.

« Une décision historique » pour la DNF

L'association Droits des non fumeurs (DNF) a donc remporté le bras de fer qui l'opposait aux restaurateurs. « Depuis 2008, DNF alerte les autorités : les extensions couvertes et fermées qui ont envahi l'espace public (30 000 en 2007 pour 45 000 en 2009), ne sont plus des terrasses mais tout simplement des extensions d'établissement dédiées aux fumeurs », dénonce-t-elle.

Dans un communiqué, la DNF, à l'origine de la plainte, s'est réjouie de cette décision contre une pratique « de contournement de l'interdiction de fumer ».
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