Comet
© Inconnu
Alors que j'avançais dans l'étude des observations atmosphériques de Thomas Forster que nous avons en partie parcourues dans la première partie, « Influence des comètes, phénomènes atmosphériques et pandémies », j'ai commencé à réaliser que l'examen des données anciennes est totalement dépendant de deux choses :
  • la première est la possibilité limitée de découvrir des traces littéraires ou archéologiques plus ou moins dégradées par le temps ;
  • la seconde est la possibilité d'établir un nouveau paradigme en accédant à des informations occultées ou ignorées par le monde scientifique et le public.

  • Ainsi, l'accès à certaines données reste du domaine totalement spéculatif. Cette difficulté, que de nombreux historiens ou autres chercheurs de vérités doivent bien connaître, aurait pu faire l'objet d'un développement plus approfondi, mais, bien qu'il soit d'une importance majeure dans tous types d'enquêtes, j'ai pris le parti de ne pas le développer plus avant ici, lui préférant une brève évocation. De plus, le voyage est loin d'être terminé...


    Les événements célestes et leurs influences sur le vivant que Thomas Forster observe en tant que scientifique avant tout, et précisément comme astronome, naturaliste et médecin d'un XIXe siècle particulièrement foisonnant en comètes et autres événements « cosmiques », devraient être pris pour ce qu'ils sont : un témoignage de premier plan.

    Outre la valeur d'un témoignage direct, lorsque l'on est amené à effectuer des recherches sur un auteur, scientifique notamment, sa psychologie est à prendre en compte quand cela est possible. En bref, rechercher l'objectivité du témoin relatant son expérience.

    Le Dr Alice Miller est doctoresse en philosophie, psychologie et sociologie, et spécialiste de l'enfance ; elle enseigna et exerça la psychanalyse à Zurich et écrit plusieurs ouvrages et thèses sur la violence cachée. A la question : « Pourquoi tant d'adultes doués, qui réussissent dans la vie, souffrent-ils de se sentir étrangers à eux-mêmes, intérieurement vides ? » Alice Miller répond dans son livre Le drame de l'enfant doué, publié la première fois en 1979. L'auteur y expose ses recherches l'amenant à conclure que cette violence cachée caractérise souvent les relations entre parents et enfants :
    « [...] Le refoulement des blessures de l'enfance détermine non seulement la vie de l'individu, mais aussi les tabous de la société. Un phénomène qu'illustrent très clairement la plupart des biographies. Quand on lit celles des artistes célèbres, par exemple, leur vie commence quelque part aux alentours de la puberté. Avant, l'artiste avait eu une enfance « heureuse » ou « joyeuse », ou « insouciante », ou une enfance « de privations », ou « riche en stimulations ». Mais la façon dont cette enfance s'est déroulée, avec ses particularités, semble ne présenter aucun intérêt. Comme si la vie entière ne s'enracinait pas dans l'enfance. [...] »
    ~ Alice Miller, Le drame de l'enfant doué, Puf, 1996, p. 5
    Il n'y a pratiquement aucune documentation sur Thomas Forster en français, et aucune selon mes recherches qui permette de « cerner » un peu plus l'auteur. J'ai tout de même pu trouver un portrait de ce scientifique, exécuté à l'encre, où il pose avec l'un de ses chiens, Shargs, et ce qui semble être un club de golf. Je laisse aux passionnés de morphologie le soin de procéder à l'étude de ce portrait... J'ai également trouvé en langue anglaise, un article à propos des Perséides, se référant en partie à ses travaux et datée du 9 août 2012. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce scientifique suscite peu d'intérêt, bien qu'à mon sens, son approche objective de la science ne peut l'exclure des sources à considérer comme étant sérieuses. Dans cet article il est écrit :
    « Bien que Quetelet[1] soit le premier à avoir fait le lien entre les nombreux météores présents durant le mois d'août et la constellation de Persée (c'est la raison pour laquelle cette pluie de météores se nomme les Perséides), la découverte d'une récurrence annuelle de chutes de météores durant le mois d'août était connue depuis plusieurs années et même plusieurs décennies.

    En 1827, Thomas Forster a écrit un livre intitulé L'Encyclopédie de poche des phénomènes naturels. Dans la section Calendrier, il écrit le 10 août : « Les étoiles filantes et les météores foisonnent en cette période. »
    Cet homme, ce scientifique dont les travaux semblent méconnus ou quelque peu oubliés,
    Thomas Forster
    © The Royal Society
    Thomas Forster et son chien, Shargs
    semble avoir été précurseur dans ses domaines de prédilection. Il fut reçu au Corpus Christi College à Cambridge, pour y étudier le droit selon les volontés de son père, mais dégoûté par des sujets qui n'avaient rien avoir avec ses intérêts pour la science, il abandonna le droit pour entreprendre des études de médecine, obtenant son diplôme en 1819. Inspiré par le travail de Franz Joseph Gall, il entreprit en 1806, des études de phrénologie. Plus tard, il rencontra Johann Spurzheim et étudia avec lui l'anatomie et la physiologie du cerveau. Dans les dernières années de sa vie, Thomas Forster a continué à écrire, il a également composé de la musique (pour violon) et écrit des poèmes. Le moins que l'on puisse en conclure est que cet homme était plein de ressources ! Son cadre d'observations était élargi par son éclectisme scientifique.

    En bref, il reliait les points. De nos jours, les scientifiques n'œuvrent que dans un seul domaine, le leur. Ils sont rarement multidisciplinaires, comme le furent par exemple, Gottfried Wilhelm Leibniz et Antoine Lavoisier en leurs temps. Ce morcellement des disciplines scientifiques a considérablement réduit la capacité scientifique d'œuvrer dans sa globalité - en prenant en considération divers facteurs scientifiques qui n'ont, a priori rien en commun, méthode qui offre le recul nécessaire pour avancer une théorie, voire la confirmer. La science de Thomas Forster appartient à une époque révolue, mais cette science - parce qu'elle est révolue et multidisciplinaire, pourrait bien nous étonner, et nous verrons bientôt ce que nous pouvons extraire de cette science multidisciplinaire du 19e siècle, une science qui n'existe pour ainsi dire plus aujourd'hui.

    Quoiqu'il en soit, son livre, disponible en français, Recueil de ma vie, mes ouvrages et mes pensées, donne à penser que ce fut un personnage singulier, passionné par les sciences depuis son enfance (son père était naturaliste) déterminé, philosophe, d'une curiosité fort variée, autodidacte, allant jusqu'à proposer des théories physiologiques qui me sont apparues pour le moins « étonnantes ». Il émet dans ce livre un concept très intéressant que l'on nomme aujourd'hui « Programmes, tampons et « esprit du prédateur » :
    « [...] Le caractère de l'homme résulte de deux sources principales. 1° son organisation cérébrale, qui est la plus importante, et 2° son éducation qui donne, pour ainsi dire, une direction à ses facultés, et cette éducation consiste en toutes les influences externales, que le monde et les choses exercent sur lui. »
    ~ Thomas Forster, Recueil de ma vie, mes ouvrages et mes pensées, 1836, p. 72.
    De ce livre - véritable autobiographie, j'ai pu relever quelques passages qui lèvent un peu le voile sur l'environnement familial qui fut le sien durant son enfance : son père, Thomas Furly Forster, était un gentilhomme descendant d'une famille très ancienne originaire de Normandie : ses « ancêtres, les Forster de Bemborough en Northumberland, reçurent leurs armes dans les fameuses batailles de Cressy et d'Azincourt. Mais s'étant distingués dans la guerre civile de l'an 1718, comme partisans de la dynastie catholique des Stuarts, ils furent dépouillés de leurs états. ». Son père cultivait la botanique et sa mère, née Suzanne Williams, était une descendante d'une ancienne famille galloise. Voici ce que notre astronome écrit sur l'un de ses trois oncles, Benjamin M. Forster - un botaniste qui s'était particulièrement distingué par ses illustrations des Fungi (champignons). Il ne fait presque aucun doute que Thomas Forster ait considéré cet oncle à l'instar d'un mentor :
    « [...] C'était un homme d'une bonté, d'un talent, d'une excentricité extraordinaire ; sa vie mérite d'être écrite séparément, elle remplirait un volume. Ses découvertes en électricité et ses expériences en galvanisme restent encore en manuscrit. Il avait les mœurs les plus simples avec un esprit profond, et trop de sensibilité pour les malheurs des autres ; mais comme beaucoup de philosophes, il méprisait tout-à-fait les préjugés et même les opinions du monde. Le philosophical Magazine de Londres est plein de ses écrits sur la physique, particulièrement l'électricité. Il est auteur du bill du Parlement qui rend le vol ou la séduction d'un enfant du soin de sa mère, un crime pénal. Il fut toute sa vie l'ennemi de la superstition, et il mourut, comme il avait vécu, tranquillement, mais subitement. [...] »
    ~ Thomas Forster, Recueil de ma vie, mes ouvrages et mes pensées, 1836, p. 5, 6.
    Son troisième oncle, fut également botaniste, élu membre de la Société Royale de Londres en 1818, et en 1836, membre de la banque de Messieurs Lubbock, Forster et Comp. Lorsque Thomas est né, la famille Forster résidait à Londres, mais se rendait fréquemment dans la résidence du grand-père de Thomas, passant « les plus délicieux moments » de sa jeunesse dans « le beau jardin de ce château » de Walthamstow. Sans aucun doute, un début de réponse à notre interrogation se profile à l'horizon. Thomas Forster écrit ensuite à propos de son père :
    « [...] Amateur de principes de Jean-Jacques Rousseau, mon père a trop négligé ma première éducation ; il me laissa, pour ainsi dire, au gré des vents et des ondes, comme un navire sans gouvernail, dans l'océan trouble de la vie. Doué par mon organisation d'un esprit vif et de passions ardentes, je ne sais jusqu'où cette liberté, mère de tous les vices, m'aurait porté, si le bon exemple de mes aïeux et un fort penchant pour l'étude de la physique ne m'avaient inspirée l'amour de la nature. Certainement, je dois à cette disposition naturelle plutôt qu'à l'éducation, tout ce que j'ai accompli en fait de science. [...] »
    ~ Thomas Forster, Recueil de ma vie, mes ouvrages et mes pensées, 1836, p. 7.
    Pour en revenir à l'astronomie, notre scientifique en herbe commença - à l'âge de sept ans, une collection de toupies, « pour comparer leur mouvement roulant avec celui des sabots chantants, et en faire des spéculations sur les corps célestes, et sur leurs mouvements en grand, fondées sur l'observation des choses en petit ». Son oncle Benjamin utilisa ce penchant pour lui enseigner l'astronomie : « Ce fut donc à l'âge où le cerveau est capable de recevoir les plus fortes impressions, que mon oncle, la pendule dans une main et le modèle du système solaire dans l'autre, me donna la première idée du mécanisme céleste que j'ai étudié depuis avec tant de plaisir. » D'autres passages de son livre sont extrêmement intéressants, et remplis de concepts que l'on pourrait qualifier de novateurs. Je ne puis en faire le détail ici, mais je recommande vivement sa lecture (voir le lien plus haut).

    C'est donc au travers de ses écrits et de sa façon de communiquer avec le lecteur ou avec d'autres personnages issus de ses correspondances, que l'on peut « imaginer » un homme libre, passionné, objectif s'il en est, puisque sans se départir d'une capacité à philosopher ou à remettre en question les théories parfois parmi les plus reconnues par les scientifiques en général, et donc acceptées par le public comme telles. Malheureusement, de nos jours la corruption règne dans la science et certainement bien plus qu'au XIXe siècle. Nous vivons dans un « monde » où les scientifiques sont achetés par les Pouvoirs en Place, quel que soit leurs « type(s) de pouvoir(s) » - militaires, industriels, politiques, financiers, privés (liste non exhaustive), et ce, pour leurs propres intérêts et certainement pas dans le nôtre.

    Nous pouvons à présent nous pencher à nouveau sur les observations et sur les recherches effectuées par Thomas Forster, qui se révèle accorder la plus extrême importance aux faits ainsi qu'aux écrits anciens, sans omettre les différents témoignages culturels qui survivent de génération en génération.

    Rappelons-nous qu'il écrivait :
    « Il n'y a que trois moyens d'arriver à la connaissance des causes et effets : l'observation des coïncidences constantes, l'analogie, et l'appui de la tradition générale. De ces trois, le dernier est le plus certain ; car notre raison nous trompe, et cela trop souvent. »
    ~ Thomas Forster, Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 10
    En réexaminant pour la troisième fois, son « catalogue des comètes », l'auteur aborde ensuite leur influence sur les épidémies, pour la période ayant précédée l'ère chrétienne. Son propos est que, « contrairement à ce que disent certains astronomes [...] une liaison entre ces phénomènes célestes et ceux qui s'appellent atmosphériques est soutenu par la balance des probabilités ». Il poursuit :
    « [...] Si nous admettons que les pestes, les épizooties et les maladies des plantes sont des productions de l'air, les probabilités d'une influence cométaire deviendront bien plus nombreuses. Par un long examen de ces maladies et de leur rapport avec les variations de l'atmosphère, je suis convaincu que leurs causes excitantes consistent en certaines conditions morifiques de l'air qui, agissant d'une manière spécifique, sur diverses parties ou organes de la machine animale des individus prédisposés à recevoir leur influence, produisent les symptômes extraordinaires qui caractérisent les épidémies ; classe de maladies qui méritent d'être étudiées par les médecins avec la plus grande attention. Infiniment variées comme les nuances des couleurs, poursuivant une course invisible dans l'élément de la vie, attaquant les personnes en apparence les plus fortes et portant le fléau de la famine et de la mort à des nations entières, elles ont été regardées, en tous les temps, comme les plus mystérieux et les plus importants des maux de l'homme. [...] »
    ~ Thomas Forster, Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 31, 32
    Lorsque l'on parle d'épidémies aujourd'hui, une de celles qui vient en premier à l'esprit est la grippe ; saisonnière, aviaire, porcine, H1N1, H5N1. La raison en est que les médias mainstream - soutenant les politiques, cherchent à promouvoir une propagande à coups de matraquage médiatique, afin de convaincre un peuple de se faire vacciner contre une maladie qui chaque année est loin d'endosser la responsabilité de la plus grande mortalité, même sans vaccin. L'Institut Pasteur relève 1 500 à 2 000 cas par an, en France (chiffres 2012). L'OMS conclut quant à elle, que la grippe saisonnière est responsable de 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde ; le chiffre passe donc du simple au double, belle et vague fourchette ! Une des premières causes de maladie dans le monde est l'obésité et ses multiples conséquences dramatiques.
    ADN
    © iStockphoto/David Marchal
    La grippe, elle, est un parfait exemple d'épidémie cyclique, dotée d'un cycle dit annuel ou saisonnier. En fonction des variations de l'atmosphère donc, comme le précise Thomas Forster dans l'extrait ci-dessus.

    Nous pouvons avancer que lorsque Thomas Forster écrit « agissant d'une manière spécifique, sur diverses parties ou organes de la machine animale des individus prédisposés à recevoir leur influence » et « attaquant les personnes en apparence les plus fortes », il aborde spécifiquement un concept génétique. Nous savons aujourd'hui - par les avancées récentes dans ce domaine, que le patrimoine génétique de l'espèce humaine est, en partie, à l'origine de la prédisposition à une maladie. L'éventuelle absence d'un récepteur situé à la surface de certaines cellules et nécessaire au développement d'un germe pathogène - un virus par exemple, bloque l'apparition de la maladie. Nous savons également que ce facteur génétique n'est pas le seul, puisque lors d'épidémies, certains membres d'une même famille sont infectés, tandis que d'autres ne le sont pas, voire le sont et guérissent. A ces deux facteurs, il faut ajouter celui du système immunitaire qui diffère d'un individu à un autre, sans omettre le fait que les manifestations pathologiques n'apparaissent que si des facteurs déclenchant, aggravant, internes ou externes s'ajoutent à cette prédisposition à la maladie.[2] Nous pourrions ajouter que les facteurs environnementaux, alimentaires et médicamenteux, sans omettre celui de la pollution électromagnétique, sont également des facteurs à risque. Une vraie recette de grand chef donc, et encore, la psychologie n'est pas incluse. Avec cet ingrédient supplémentaire, il nous faudrait un Super Grand Chef.

    Thomas Forster ne doute pas que ces épidémies, ces maladies, ces « fléaux », aient été la cause de la chute d'empires et de cités jadis florissantes : Babylone, Ninive, Thèbes, Palmyre, Ectabane, ont selon lui, cessé d'exister « principalement » suite aux épidémies. Quant à Tyre et Sidon, ces deux cités ont subi des troubles civils, « causes prédisposant aux pestes » et laissant derrière elles « les débris qui restent d'une population presque anéantie par la famine et par la guerre. ». Pour lui, « il serait difficile d'imaginer comment tant de villes immenses, des nations opulentes de l'antiquité auraient été ruinées ! » Selon les chroniqueurs Ricciolus, Eckstorm et Whiton[3], cités dans l'ouvrage, une grande comète fut visible à Sodome et Gomorrhe en -1897, avant sa destruction :
    « [...] et quant à cela, il faut dire que le nombre immense de grand météores qui ont été observés tombant [...] sur Terre aux temps des comètes de 1811 et 1832, porte à supposer la possibilité d'un pareil phénomène comme la cause de la combustion de ces deux anciennes villes. [...] Que ces météores ont été les causes des incendies, est déjà matière d'histoire ; dans une ancienne chronique de Londres, sous la date de 1202*, nous trouvons qu'après un violent orage avec de la pluie et de la grêle grosse comme des œufs, il tombait, dans la nuit, un nombre de météores semblables aux charbons ardents qui ont mis le feu à plusieurs maisons. Ces météores venaient quelquefois si horizontalement que le peuple s'imaginait qu'ils étaient portés par des oiseaux. Encore en 1224*, le 18 octobre, on a enregistré un ouragan qui démolit plusieurs églises et déracina une foule d'arbres, pendant que des dragons de feu volèrent dans l'air. * Chronicle of London, 1202 et 1224. [...] »
    ~ Thomas Forster, Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 35, 36
    Ce passage m'a immédiatement évoqué un article de Laura Knight-Jadczyk, « La comète Biela et la vache de Mme O'Leary », article qui éclaire l'histoire de l'incendie de Chicago qui laissa des quartiers entiers de la ville en ruines et fit des centaines de victimes, en 1871. L'auteur se réfère à quelques extraits très intéressants d'un livre publié en 1871, et notamment ici, à un témoignage directe de ce feu céleste qui détruisit Chicago :
    « [...] L'été 1871 avait été excessivement sec ; l'humidité semblait avoir disparu de l'air par évaporation ; et le dimanche, les conditions atmosphériques dans tout le Nord-Ouest étaient d'un caractère des plus particulier. [...] Une sensation desséchée, combustible, inflammable, comme un four dans l'air, était réellement alarmante.
    Ruines incendiées par suite d'une comète, vues du carrefour des rues Dearborn et Monroe, Chicago 1871
    © Inconnu
    Ruines incendiées par suite d'une comète, vues du carrefour des rues Dearborn et Monroe, Chicago 1871
    On sentait qu'il n'y aurait fallu que d'une allumette, une étincelle pour provoquer une explosion mondiale. C'était étrange et surnaturel. « Je n'ai jamais ressenti quelque chose comme cela avant ou depuis lors. Ceux qui le vécurent corroboreront avec moi ces déclarations ». [...]

    Quand nous quittâmes le Wisconsin et parcourûmes deux cent cinquante miles (400 km) vers l'est, au-dessus du lac Michigan et à travers tout l'état du Michigan, nous trouvâmes le même état de choses, mais un moindre nombre de morts. Quinze mille personnes se retrouvaient sans logis à cause des incendies ; leur nourriture, leurs récoltes, leurs chevaux et leur bétail étaient détruits. De ceux-ci, cinq à six mille furent brûlés la même nuit où les incendies éclatèrent à Chicago et au Wisconsin. La destruction totale des biens excéda un million de dollars ; non seulement les villages et les villes, mais aussi des municipalités entières furent anéanties.

    Mais c'est à Chicago que nous devons nous tourner pour les résultats les plus extraordinaires de cette perturbation atmosphérique. [...]

    Le feu fut spontané. L'histoire de la vache de Mme O'Leary ayant initié la conflagration en cognant une lanterne s'est avérée être fausse. Ce fut l'excès de gaz de la queue de la comète Biela qui brûla Chicago ! [...] »
    ~ Sheathan & Upton, History of the Great Conflagration, Chicago, 1871
    MAP USA Secheresse August 2012
    © Inconnu
    Durant l'été 2012, chaleur, sécheresse et autres météos extrêmes se sont révélées désastreuses pour l'agriculture et par voie de conséquence, pour les réserves alimentaires mondiales. Autant dire qu'il n'y en a pas, ou presque pas. Les pays les plus touchés sont ceux qui exportent le plus. La Russie, qui va devoir importer plus de blé que prévu, les États-Unis, où près des deux-tiers des 48 états continentaux touchés par la sécheresse, l'Argentine où la récolte de blé a été compromise, sans oublier la Chine.

    Ces grands pays ont vu leurs récoltes chuter par rapport à l'année 2011 - jugée comme exceptionnelle, lorsque des vagues de chaleur se sont abattues sur des régions entières de leurs immenses exploitations agricoles. Tant et si bien que la FAO - répondant à la demande de la France, a prôné la constitution de stocks alimentaires stratégiques
    MAP USA Secheresse January 2013
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    et que l'ONU annonce une crise alimentaire mondiale pour 2013.

    Les événements « célestes » et « terrestres » ne se sont pas arrêtés à la date du 21 décembre 2012, date qui a véhiculée tant de flux informationnel - peut-être dans le but de détourner l'opinion publique de l'apartheid génocidaire exercé par les israéliens en Palestine, ou des véritables raisons d'un des derniers massacres américains dans un établissement scolaire, ou encore de la dernière guerre en date jetant ses bombes sur le Mali. Le choix est vaste. Mais ce non-événement, annoncé comme la fin du monde et/ou la plus belle opportunité d'« ascension » - c'est selon, a occupé toutes nos chaînes/radios/journaux/sites d'informations mainstream, sans aucune exception.
    « Nous n'avons pas besoin de la menace céleste pour dissimuler les intentions de la Guerre froide ; nous avons plutôt besoin de la Guerre froide pour dissimuler les intentions célestes ! »
    ~ Victor Clube, auteur avec Bill Napier des livres Hiver cosmique, Le jardin des Livres, 2006 et The Cosmic Serpent, Universe Pub, 1982.
    Les météos extrêmes à travers le monde continuent, mais ce n'est pas tout. Les événements célestes se sont également multipliés ces dernières années et ont particulièrement été vus et filmés ces derniers mois. Afin d'en appréhender la fréquence, il suffit de suivre le flux d'informations disponibles pour réaliser que quelque chose d'inhabituel est en train de se produire - si l'on se rapporte au présent, tant l'ignorance semble grande dans le public en général, spécifiquement sur ce sujet. Afin de confirmer un peu plus la tendance, il s'est peut-être passé un événement similaire à celui du grand incendie de Chicago, bien que les conséquences n'aient pas été aussi « dramatiques ». Mais cet « événement » reflète toute l'attention que nous devrions avoir pour ce qui se déroule sous nos yeux. Le 15 octobre aux États-Unis, une météorite impacte la Terre à Minden en Louisiane. L'auteur nous dit dans son article :
    « [...] Cette nuit-là, à travers le Texas, la Louisiane et le Mississippi, des gens ont rapporté avoir vu des éclairs lumineux dans le ciel et des traînées de boule de feu. Dans la région de Shreveport, au Nord-Ouest de la Louisiane, de nombreux habitants ont également entendu de forts « boums » qui ont fait trembler les maisons et ont brisé de nombreuses fenêtres dans la ville de Minden. [...]
    Et de poursuivre :
    « [...] Compte tenu des preuves disponibles, ma théorie à l'heure actuelle est la suivante :

    Les événements de lundi soir qui ont été signalés dans la région du Nord-Ouest de la Louisiane, et plus précisément près de la base du Camp Minden, ont été causés par l'entrée d'une météorite/fragment cométaire dans l'atmosphère terrestre selon une trajectoire Sud-Est/Nord-Ouest, à peu près au-dessus du centre de la Floride. L'objet a poursuivi sa trajectoire, atteignant le golfe du Mexique puis les États du Mississippi et de la Louisiane. L'objet a alors explosé au-dessus de la zone Nord-Ouest de la Louisiane, provoquant une forte détonation.
    Avec nos plus sincères condoléances - météores
    © Sott.net
    Un fragment a poursuivi sa course et heurté le sol dans la région du Camp Minden. Les cendres que l'on a vues tomber provenaient de l'explosion aérienne initiale.

    Avant de terminer, il y a une autre idée qui, à mon avis, mérite d'être prise au sérieux. On a beaucoup spéculé et soutenu l'hypothèse selon laquelle les virus peuvent provenir - et proviennent en fait - « de l'espace », alias la panspermie. C'est-à-dire que les virus atteignent la terre sur des rochers spatiaux transportant des formes de vie à base de carbone. Ces rochers pénètrent dans notre atmosphère et déposent lesdites formes de vie sur notre planète. Il a été suggéré que la comète de Halley, par exemple, avait provoqué l'épidémie de « grippe espagnole » (qui ne venait pas d'Espagne) de 1918. Cette théorie souligne que la manière dont la « grippe espagnole » s'est propagée ne peut pas s'expliquer par une transmission d'homme à homme, et que la seule explication raisonnable est qu'elle a été transportée par voie aérienne, à très haute altitude, comme dans l'atmosphère supérieure. Plus récemment, d'éminents scientifiques ont rendu les poussières de comètes passant près de la Terre responsables de la saison grippale particulièrement mauvaise de l'année 2000. Par ailleurs, la « météorite » de Toungouska de 1908 était en réalité un fragment de comète qui transportait des matières organiques. [...] »
    Ce qui nous ramène à Thomas Forster et à ses recherches sur l'origine atmosphérique des maladies et qui poursuit un peu plus loin en évoquant d'« anciennes épidémies égyptiennes qui furent suivies par la peste des mouches ou des insectes » ; il cite ensuite quelques exemples à propos de la disproportion dans le nombre des insectes « probablement » causés par une substance dans l'atmosphère :
    « [...] l'an 1821, les guêpes devinrent par leur quantité énorme une peste en Sussex ; bientôt après, presque toutes les abeilles disparurent ; et en d'autres endroits, pendant l'hiver, [des] millions de ces insectes utiles furent trouvés morts près de leurs ruches. En 1836, les bêtes-à-Dieu, je crois coccinella sexpunctata, traversaient en armées immenses le pays avec le vent du nord ; dans leur marche vers le midi, elles sont restées, pendant la nuit, sur la coupole de l'église de St Paul à Londres, dont le côté du nord se trouva tout-à-fait rouge à l'aube du soleil le matin suivant, au grand étonnement des gens. Que le lecteur s'imagine le spectacle d'un dôme, colorié d'une vive écarlate [rouge] et cela subitement par l'arrivée inattendue de myriade d'insectes. Je pourrais citer de mon journal d'histoire naturelle, bien de pareils exemples. [...] »
    ~ Thomas Forster, Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 36
    Lors de l'été 2011, les résidents et touristes de la côte atlantique française eurent la surprise de partager leur espace avec des nuées de coccinelles : « la précédente invasion de cette ampleur remonte, de mémoire de Lorientais, à 1976 ».

    baleines échouées Australie
    © Inconnu
    Baleines échouées sur une côte d'Australie
    Aujourd'hui, les nombreuses variables des causes de la multiplication ou de la disparition de certains insectes - changements terrestres, pollution, culture intensive, OGM, nanotechnologie, ne permettent pas vraiment de faire la distinction entre les origines naturelles et anthropiques. Cependant, il n'est pas exclu que ces deux origines soient liées.

    Mais ces insectes qui disparaissent ne sont pas les seuls représentants du règne animal à subir ce fléau ; 198 cas de mort massive d'animaux dans le monde sont référencés sur cette Google Map pour la période du 2 décembre 2010 au 24 mars 2011.

    Pour tenter d'en comprendre la ou les causes, nous trouvons sur le Web une version des médias mainstream - ces suiveurs autoritaristes qui reconnaissent donc comme réelles ces hécatombes, mais ne peuvent en fournir de raisons, et une autre source qui propose dix théories qui ont au moins le mérite d'être avancées. Nous pourrions, dans un esprit fortéen, n'en exclure aucune et envisager un mélange de ces dix propositions.[4]

    Ces morts massives d'animaux - que l'on ne peut que constater dans tous les biotopes, a fait l'objet d'une enquête dans l'article, « Le Règne du Feu : Météorites, Feux de Forêt, Chaos Planétaire et Sixième Extinction ». En voici un très court extrait :
    « Au cours de ces 18 derniers mois, nous avons été de plus en plus préoccupés par l'avenir de toute vie sur Terre. Bien sûr, les signes que les choses dégénèrent sont là depuis un certain temps mais notre inquiétude est devenue plus sérieuse tout début 2011 lorsque des nuées d'oiseaux commencèrent à tomber raides morts du ciel, partout dans le monde. Le phénomène continua pendant plusieurs mois et les oiseaux dans le monde continuent à mourir pour des raisons officiellement inconnues. Aucun des oiseaux morts ne présentait le moindre signe de maladie mais dans plusieurs incidents, on découvrit qu'ils présentaient des « blessures externes » comme s'ils avaient été « frappés par un objet contondant ». Toutes sortes d'explications à ces morts furent offertes (comme des feux d'artifice ou des collisions entre oiseaux) y compris les tentatives prévisibles des « experts scientifiques » de minimiser l'importance de ces morts bizarres. Mais parmi la rafale de spéculations, un rapport sortit du lot. [...]

    Pourquoi disons-nous que l'explication MoFC est la « plus probable » ? Principalement à cause de l'augmentation vraiment massive d'observations de MoFC et de détonations aériennes (« boums ») au cours des années passées. Il n'y a guère eu une semaine ces quelques dernières années sans un témoignage d'observation de bolide ou sans boums inexpliqués faisant trembler les maisons, partout dans le monde. Dans les mois précédant et suivant les morts d'oiseaux et de poissons de janvier 2011, nombre d'événements de ce genre furent rapportés. Allez voir le blog sur les météorites et les bolides de Sott.net pour davantage de preuves. [...] »
    Mort massive d’oiseaux dans l’Ontario, Canada, le 29 octobre 2011
    © Inconnu
    Mort massive d’oiseaux dans l’Ontario, Canada, le 29 octobre 2011
    Deux des derniers épisodes enregistrés à ce jour concerne des centaines de milliers de poissons qui se sont échoués sur une plage de Caroline du Nord aux États-Unis et d'autres milliers sur une plage de Caroline du Sud.

    La récolte et l'archivage de données mondiales se révèlent fort précieuses...

    Thomas Forster avait lui pour habitude d'enregistrer ses observations physiques dans un journal de météorologie et d'histoire naturelle, qui resta dans la famille de son père pendant soixante-dix ans et qui fut augmenté par ses observations propres, « tous les jours, sans intermission et presque sans une seule lacune ». Issu de ce fameux « journal », voici ce qu'écrivait son oncle Benjamin à propos du brouillard de 1783 en Angleterre :
    « [...] Mon oncle, B. M. Forster de Walthamstow, observa attentivement le brouillard en 1783, qui fut un stratus électrisé positivement, et par lequel le disque du soleil apparut pâle et rougeâtre. Il observa au contraire une couleur bleuâtre du soleil, le 18 août 1821, pendant un brouillard de cette espèce ; le même fut observé dans toute l'Angleterre.* L'année 1783 fut très malsaine : l'air fut partout obscurci par des vapeurs avec lesquelles le tremblement de terre qui détruisit la ville de Messina[5], ainsi que l'éruption de Hécla[6] ont été supposés avoir quelque rapport. Le mémorable météore du 18 août 1783 suivit, et tous ces phénomènes furent attribués à la comète qui passa son périhélie le 15 novembre. [...] *Philosophical magazine, vol. 58, p. 243 »
    ~ Thomas Forster, Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 41
    Dans son « catalogue des comètes », Thomas Forster évoque le brouillard cette même année : « Cette année fut une des plus prodigues. Brouillard général, aurore boréale, grand météore vu dans toute l'Europe le lundi 18 août à 8 heures du soir ; épidémies [dans] tous les pays. »

    La première édition de l'Encyclopédie, ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers de Diderot et d'Alembert, édité de 1751 à 1772, présente les divers sens du mot « brouillard » dont le tout premier est celui-ci :
    « Brouillard, s. m. (Physiq.), espèce de météore, composé de vapeurs & d'exhalaisons qui s'élèvent insensiblement de la terre, ou qui tombent lentement de la région de l'air, de sorte qu'elles y paroissent [paraissent] comme suspendues. Lorsque le brouillard n'est composé que de vapeurs aqueuses, il n'est point du tout nuisible à la santé des animaux, & il ne sent pas mauvais: mais lorsqu'il est composé d'exhalaisons, il rend alors une mauvaise odeur, & est très mal sain. Lorsque le brouillard est composé d'exhalaisons, on trouve quelquefois sur la surface de l'eau après la chute du brouillard, une pellicule grosse & rouge, assez semblable à celle que les Chimistes observent lorsqu'ils préparent leur soufre doré d'antimoine [...] »
    Selon Thomas Forster,
    les briques de Toulouse, la ville rose
    © Inconnu
    Toulouse, la ville rose
    « ces brouillards qui précèdent les orages et ceux qui sont quelquefois signes de grandes pluies [...] répandent une odeur fort désagréable. Cette odeur est égale à celle d'une briqueterie sentie à quelque distance. » Je me suis demandé à quoi pouvait bien ressembler une « odeur de briqueterie ». On trouve les plus anciens vestiges d'habitations en briques (adobe) dans les régions de l'Irak et l'utilisation de la brique (argile) devient générale pour les constructions dès le troisième millénaire avant J.C. Sa cuisson fut expérimentée en Mésopotamie et dans la vallée de l'Indus 2 500 ans avant J.C., pour ce qui en est admis usuellement aujourd'hui.

    Le patrimoine français nous a laissé beaucoup, et notamment, l'histoire de la briqueterie de Cricqueboeuf, usine du deuxième quart du XIXe siècle située dans le Calvados en Basse-Normandie. La réponse à la question « que peut bien être une odeur de briqueterie » est peut-être donnée dans l'extrait du livre Annuaire des cinq départements de la Normandie de M. Morière, publié en 1834 :
    « [...] Dans la fabrication de la poterie de ménage, M. Mermet emploie deux sortes d'argiles : l'une, connue sous le nom de terre, de Touques, se prend sur la route de Touques à Honfleur ; l'autre, désignée sous le nom de terre de Rouen, est tirée de St-Aubin, près Rouen.

    La terre de Touques est une argile rouge, ocreuse, présentant des veines jaunâtres ou grisâtres, très-onctueuse et très-plastique. Elle repose en gisement transgressif sur la craie, dont elle remplit les vides et les fissures supérieures. Dans les arrondissements de Lisieux et de Pont-l'Evêque, elle recouvre presque tous les plateaux occupés par cette roche, et elle n'est recouverte que par des terrains de transport. Sa puissance varie de 1 à 6m. Cette argile cuit rouge, à cause de la proportion notable de fer hydroxidé qu'elle contient. Elle donne une assez bonne poterie. [...]

    Voici, d'après M. A. Passy, la composition du terrain où l'on extrait cette argile :
    « On trouve, d'abord, le terrain superficiel composé de silex pyromaques blonds et gris, brisés ou roulés, plus abondants à la surface, et qui pénètrent dans le gravier et même dans les sables qui lui succèdent inférieurement. Ce sable à gros grains, jaune et blanc dans les parties basses, est mélangé de veines d'argile ; il est parfois à grains fins, plus pur, mais assez micacé : cette première masse a 8 à 10m d'épaisseur. La première argile que l'on rencontre sous le sable est jaune ou grise ; puis elle devient bigarrée, marbrée et rouge. Elle arrive ensuite à l'argile noire, qui contient des portions d'un lignite décomposé qui se consume avec flamme. Ses cendres sont rougeâtres ; une odeur bitumineuse accompagne la combustion. Entre ce lignite supérieurement et la craie inférieurement se trouve l'argile pure, ou terre à foulon, qui est le but principal de l'exploitation. Les foulonniers se servent surtout de cette dernière variété, qui est blanche et onctueuse ; mais les potiers les emploient presque toutes. » [...] »
    En recherchant la composition du bitume, je fus amenée à trouver une information depuis le site de la Commission de la santé et de la sécurité au travail canadien, qui nous dit en substance :
    « L'asphalte [...], plus communément appelé bitume en Europe, se présente principalement sous la forme d'un solide, et parfois sous la forme d'un semi-solide ou d'un liquide visqueux de couleur brun foncé à noir. Il est obtenu par distillation non destructrice du pétrole brut lors du raffinage. [...]

    La composition chimique exacte de l'asphalte dépend de la complexité chimique du pétrole brut initial et du procédé de fabrication utilisé. Le pétrole brut est principalement constitué de composés aliphatiques, de cycloalcanes, d'hydrocarbures aromatiques, de composés aromatiques polycycliques (CAP), d'hydrocarbures polycycliques aromatiques (HPA), de soufre et des métaux comme le fer, le nickel ou le vanadium. La proportion de ces différentes substances varie considérablement car le pétrole brut diffère d'un champ pétrolifère à l'autre et même d'un point à l'autre d'un même champ. Le procédé de fabrication peut modifier les propriétés physiques de l'asphalte de façon importante, mais la nature chimique du produit ne change pas, sauf en cas de craquage thermique. Il n'y a pas deux asphaltes qui soient chimiquement identiques et l'analyse chimique n'est d'aucune utilité pour en définir leur composition chimique exacte. [...] Il n'y a pas deux asphaltes qui soient chimiquement identiques et l'analyse chimique n'est d'aucune utilité pour en définir leur composition chimique exacte. [...] »
    Fer, soufre, odeur bitumineuse, odeur de briqueterie : « avoir du nez » et l'exercer pourrait se révéler salvateur... Et, « avoir du nez » peut s'exercer au second comme au premier degré...

    Pour en revenir aux comètes et aux météores et à leurs conséquences dans l'évolution des cultures de l'humanité, je souhaite noter au passage que - ramené à sa phonétique en français, le mot « désastre » peut aussi s'écrire « des astres »[7]. La linguistique est parfois - souvent, « illuminante ». Le regard que Thomas Forster portait sur le monde me semble avoir bénéficié d'une forme de clarté certaine :
    « [...] Les comètes ont été regardées comme des messagers employés par Dieu à transporter mille matières utiles et nuisibles d'une planète à l'autre. Enfin, la superstition s'empare, en tous les temps, de l'imagination de l'homme, où la raison est faible, et l'ambition se sert de celle-là pour accomplir la conquête du peuple crédule. [...] »
    ~ Thomas Forster, Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 45
    Des astres - Désastre
    © Inconnu
    D'autres apports chronologiques relatifs aux influences de ces objets célestes ont été fournis sur le Web, des données historiques qui recensent une grande quantité de phénomènes météoriques et/ou cométaires sous forme de liste (pour les XVIe et XVIIe siècles, voir cet article). Le « catalogue des comètes » de Forster s'en tient strictement aux observations de l'atmosphère et aux épidémies ; c'est ce qui en fait son intérêt pour nous ici, bien que les « listes » dont il est question ci-dessus, apportent une valeur ajoutée aux conséquences « générales » de ces événements cosmiques. Je ne peux manquer de soumettre au lecteur la lecture du livre The Apocalypse - Comets, Asteroids and Cyclical Catastrophes de Laura Knight-Jadczyk, qui reprend sur cinquante-sept pages une liste époustouflante de « Dommages, désastres, blessures, morts et visites très rapprochées ». L'auteure va beaucoup plus loin que tout ce qui est disponible sur le Web et nous offre une mémorable chronologie « documentée » qui commence en -11 000 ans J.C. pour prendre fin en 2012.

    Revenons au « catalogue des comètes » de Thomas Forster. Je ne me suis pas spécialement amusé en les transcrivant, mais je n'ai pu me résoudre à en écarter certaines[8]. Tout au long du voyage qui suit à travers le temps, les empires, les comètes et leurs influences, - temps postérieurs à J.C., la prise de conscience que les incidences globales des « visites célestes » ont eues sur l'ensemble de l'humanité, tout au long de l'histoire, semble inéluctable :
    « 15 - Comète suivie d'une grande, peste générale en Asie
    40 - Comète ; peste et famine à Rome
    53 - Comète ; peste à Rome et surtout un parhélie[9]
    62 - Comète ; peste
    67 - Comète à grande queue, peste et épizootie
    79 - Grande comète, éruption du Vésuve, Herculanum et Pompéi sont détruites, une grande peste suivit, mort de Vespasian
    117 - Comète ; peste des mouches, Antioche détruite par un tremblement de terre
    127 - Comète ; Nicopolis détruite, peste, mais pas générale
    154 - Comète ; destruction de Rhodes, peste
    169 - Comète ; épidémie universelle et d'un caractère extraordinaire
    211 - Comète ; peste à Londres et dans toute l'Europe
    218 - Comète ; aucune peste enregistrée
    240 - Comète ; peste générale, hiver fort, météore
    250 - Comète ; hiver très sévère, partout, une longue période de pestilence aussi générale que Gibeon eut la hardiesse de dire que la moitié de la race humaine avait péri par elle ; puis famine, météores
    289 - Comète très large ; hiver sévère, et commença la peste carbuncutaire [peste des brebis]
    323 - Comète ; peste et puis famine presque générale
    335 - Très grande comète ; peste de Syrie et de Cilicia [ville aujourd'hui située en Turquie]
    339 - Comète ; tremblement de terre, l'Angleterre est couverte d'une neige profonde
    363 - Comète ; plusieurs gros météores
    383 - Comète décrite par Nicephorus, peste de Cocuster à Gaza et Ascalop
    400 - Comète de Halley ? Suivie comme toujours d'un hiver très sévère dans tous les pays, la mer Euxine [Mer Noire] gelée pendant vingt jours, tremblement de terre
    407 - Comète décrite par Nicephorus comme un cône de feu, pestilence et famine
    418 - Comète ; pestilence, orages de grêle très destructifs, hiver froid
    441 - Comète ; marée extraordinaire en Pays de Galles
    444 - Comète ; peste, mortalité générale des poissons, famine en Angleterre et dans l'Europe
    450 - Comète ? Sécheresse terrible, peste
    455 - Comète ; Antioche détruite par un tremblement de terre, sécheresse
    467 - Comète ; peste en Grèce, puis peste générale
    480 - 482 - 499 - Lors de la visite de ces petites comètes, pas de désastre enregistré
    531 - Comète avec une queue brillante ; on suppose que c'est celle de Jules César dont la période est de 575 ans. Le soleil était pâle pendant longtemps, et on s'étonnât de voir la même couleur pâle du soleil qui fut observée, à l'approche de cette comète, l'an 1767 avant J.C.
    539 - Comète en octobre ; c'est la première comète enregistrée dans le catalogue de l'Encyclopédie de Rees, par M. Steph. Lée. La peste et la famine la suivirent.
    550 - Comète de Halley, précédée et suivie d'hivers très rigoureux ; tremblements de terre fréquents
    565 - Comète le 9 juillet ; épidémies variées
    590 - Comète, suivie d'une peste presque universelle et d'une longue durée. Le pape Pelagius mourut de cette épidémie. St Grégoire institua de longues processions contre cette peste. La coutume de faire le signe de croix après avoir bâillé et de dire à quelqu'un après un éternuement « Dieu vous bénisse », prend son origine de cette peste, parce que ces fonctions furent des signes de la mort, comme j'ai déjà prouvé dans mon grand ouvrage
    672 - Comète suivie par la peste
    678 - Comète visible trois mois ; peste
    713 - Comète d'un éclat étonnant ; commencement d'une période pestilentielle
    729 - Comète avec aurore boréale ; peste partielle
    745 - Comète ; grande peste en Asie
    750 - Comète ; tremblement de terre, épidémies générales
    761 - Comète ; suivie d'hivers forts
    774 - Comète ; sécheresse, brouillard général, peste
    779 - Comète ; peste de Constantinople, etc. ; cette comète fut précédée d'une obscurité atmosphérique qui continua quatorze jours
    812 - Comète ; épizootie, éruption de l'Etna
    817 - Comète ; pluie de feu, probablement météores
    828 - Comète ; peste
    839 - Comète ; peste, pas générale
    842 - Comète ; point d'épidémie enregistrée
    855 - Comète de Halley ? Peste en Allemagne, etc., suivie d'un mauvais hiver, et de la famine
    882 - Comète à longue queue ; peste et famine
    930 - Comète de Halley ; grande comète, épidémies, mauvais hiver, un sable rouge tombe du ciel au Bengale
    940 - Comète enregistrée par le Chronik der Seuchen, suivie d'un hiver rigoureux ; la petite vérole commence à devenir générale
    974 - Comète ; l'authenticité n'est pas bonne ; hiver sévère, épizootie parmi les vaches
    989 - Comète le 12 septembre
    1006 - Comète de Halley ; météores, peste de carbuncles [anthrax]
    1066 - Comète le 30 mai ; commotions dans l'atmosphère [il est fort possible que ce terme recouvre un événement de type Toungounska]
    1097 - Comète le 31 septembre ; épidémies non générales
    1103 - Comète d'une couleur extraordinaire
    1106 - Comète avec une queue immense, peste
    1219 - Comète sans pestilence
    1222 - Très grande comète; été chaud, hiver froid, épidémies
    1230 - 1231 - Deux comètes ;pestilence, déluge en plusieurs pays, éclipse solaire prochaine ; la couleur de l'air fut jaune ; hiver malsain
    1240 - Comète, suivie d'une saison très malsaine, peste des poissons
    1255 - Comètes et grandes inondations en Europe
    1256 - Comète ; orages, suivis par la famine
    1264 - Comète le 6 juillet ; pas de famine enregistrée
    1268 - Comète à grande queue ; peste de la Terre Sainte
    1274 - Comète d'une espèce vive ; épizootie des moutons
    1285 - Comète ; obscurité de l'air, famines
    1293 - Comète ; grande neige en mai, épidémies
    1299 - Comète le 31 mars ; épidémies, grande mortalité parmi les juifs
    1301 - Deux comètes, l'une en septembre, la seconde, le 22 octobre ; pestilence générale
    1305 - Comète de Halley avec une grande queue, vers la fête de Pâques. Certains historiens l'appellent Cometa horrenda magnita dinis. Les épidémies se répandent par toute l'Europe
    1315 - Comète ; famine en Bohème et en Pologne
    1337 - Comète le 2 juin ; peste de Florence, moissons ravagées par les sauterelles
    1339 - Comète ; pluies diluviennes
    1347 - Très grande comète ; au temps d'Edward III, une grande peste et une mortalité presque universelle : à Londres 50 000 personnes moururent, à Venise 100 000, en Espagne encore plus que 10 000 000. L'année suivante, l'épidémie a varié sa forme et le Sorte Diod ou Mort Noire, une espèce de choléra, commençait au Danemark
    1351 - Grande comète en novembre ; les épidémies et les épizooties continuèrent jusqu'en 1363
    1362 - Comète à longue queue le 11 mars ; hiver rigoureux, épidémies
    1380 - Comète de Halley ; d'une magnitude prodigieuse avec une longue queue
    1402 - Comète dont la période est de 342 ans. Influenza [grippe] générale en Europe et en Amérique
    1406 - Comète ; peste : 30 000 personnes moururent à Londres ; hiver très froid
    1408 - Comète ; éruption de l'Etna, grippe
    1427 - Comète ; petite vérole, et toutes sortes d'épidémies
    1445 - Petite comète ; mal observée ?
    1449 - Comète ; peste en Asie, et en 1450, peste en Europe
    1456 - Comète de Halley le 8 juillet ; peste, beaucoup d'orages durant l'été et mauvais hiver
    1472 - Comète le 28 février ; peste de Paris ; on écrit au sujet de deux autres petites comètes, suivies de la Sudor Anglicus [suette]
    1531 - Comète le 19 octobre ; Halley suppose que ce fut la même qui apparut en 1661
    1532 - Comète à période de 129 ans, le 19 octobre
    1533 - Petite comète le 16 juin
    1538 - Comète ; éruption de l'Etna, peste
    1550 - Comète en mars ? Éruption de plusieurs volcans
    1556 - Le 21 avril, la même comète qu'en 1264, petite vérole
    1558 - Comète le 10 août ; été chaud
    1560 - Comète ; peste à Londres et tremblement de terre
    1564 - Comète ; inondations, aurores boréales, épidémies
    1569 - Comète, suivie d'une espèce de fièvre pétéchiale [typhus] , etc.
    1572 - Ladite comète fut décrite comme une nouvelle étoile en Cassiopée, durant 60 jours
    1577 - Comète à longue queue le 26 octobre suivie de la peste
    1578 - Comète mal observée ; pestilence générale
    1580 - Comète le 28 novembre ; peste, 500 000 personnes moururent au grand Caire
    1582 - Comète le 6 mai ; tremblements de terre
    1585 - Comète le 7 octobre ; innombrables épidémies
    1590 - Comète le 8 février ; grippe, peste des mouches de Hesse [Allemagne]
    1593 - Comète le 18 juillet ; il est à remarquer que l'on avait prédit l'apparition de cette comète par le nombre de maladies enregistrées
    1596 - Comète le 10 août
    1597 - Comète ; grippe, hiver sévère
    1607 - Comète de Halley ; sa couleur est pâle, suivie d'un hiver fort rigoureux et d'épidémies pour tout le monde
    1609 - Comète ; terribles pestilences sur la mer, temps orageux
    1618 - Deux comètes les 17 août et 9 novembre ; durant leurs passages, la peste ravagea l'Amérique1620 - Comète suivie d'un air très froid, variole
    1622 - Comète et la peste recommence à nouveau
    1625 - Comète ; temps généralement malsain
    1633 - Comète suivie d'un hiver rigoureux et de la peste
    1647 - Comète suivie de peste en Europe et de grippe en Amérique
    1652 - Comète le 12 novembre et fièvres générales en Europe
    1661 - Comète le 26 janvier ; supposée la même qu'en 1532, Cynanche trachaelis [difficulté respiratoire nommée le « croup » ou « laryngo-trachéo-bronchite»], épizootie, peste. Sydenham croyait que les épidémies devenaient en général plus fatales à cette époque.
    1664 - Le 4 décembre, une comète brillante fut suivie d'une grande froideur en février 1665
    1665 - Comète le 4 avril ; peste de Londres, suivie d'une peste presque générale, hiver froid ; la comète fut brillante ; incendie de Londres le 2 septembre 1666
    1668 - Une comète à vaste queue, mal observée ? Cette comète n'est pas dans les catalogues astronomiques. L'Angleterre devient très insalubre
    1669 - Comète à longue queue le 7 octobre ?
    1672 - Comète le 1er mars ; petite vérole, etc.
    1678 - Comète du 26 août ; peste, obscurité du ciel, hiver rigoureux
    1680 - Grande comète avec une queue immense, le 18 décembre ; à cette époque commence une période malsaine ; l'hiver froid, l'été chaud et sec, météores. On parle d'une comète en 1681 ?
    1682 - Comète de Halley avec une grande queue le 14 septembre ; la peste dans tous les pays du midi de l'Europe, l'hiver fut fort rigoureux
    1683 - Comète le 13 juillet ; épizooties et épidémies
    1684 - Comète le 8 juin ; dysenteries malignes partout
    1686 - Comète le 16 septembre ; fortes grêles, épidémies
    1689 - Comète le 1er décembre ; suivie de l'épizootie des moutons, fièvres
    1695 - Comète le 17 novembre ; apoplexie épidémique, épizooties
    1698 - Comète le 18 octobre ; grippe, épizootie des chevaux
    1699 - Comète le 13 janvier ; peste éruptive, épidémies d'angines
    1701 - Comète vue le 17 octobre ; épidémie des enfants en général
    1702 - Comète vue le 13 mars ; éruption de l'Etna, petite vérole, fièvres et autres épidémies
    1706 - Comète le 30 janvier ; temps pestilentiel, gros vents
    1707 - Comète vue le 11 décembre ; éruption du Vésuve, grippe par toute l'Europe, etc.
    1718 - Comète le 14 janvier ; été chaud, en mars 1719, grand météore observé par Halley à la hauteur de vingt lieues [La lieue métrique équivaut à 4 km, ce qui fait donc 80 kilomètres]
    1723 - Comète vue le 27 septembre ; peste et vérole confluente [dont les pustules sont très rapprochées]
    1729 - Comète le 23 juin ; grippe universelle
    1737 - Deux comètes vues les 30 janvier et 8 juin ; toutes sortes d'épidémies, mais principalement angines et fièvre jaune
    1739 - Comète le 17 juin, suivie d'un hiver fort et long, dit en Angleterre The long Frost ; famines
    1742 - 1743 - Comète le 8 février 1742 ; deux comètes les 10 janvier et 20 septembre 1743 ; les médecins remarquent une période fort malsaine pendant les deux années, et celle de 1744, en tous les pays
    1744 - Comète vue le 1er mars ; une des plus brillantes, hiver froid, la Seine gelée, éclipse du Soleil le 22 avril 1745
    1747 - Comète le 28 février ; peste de l'Amérique, tornade
    1748 - Deux comètes, les 17 avril et 18 juin ; on parle de trois comètes pour cette année ; période malsaine, été chaud, hiver froid, tremblement de terre à Lisbonne le 1er novembre 1755 [la ville fut détruite dans sa totalité, le séisme fut suivi d'un tsunami et d'incendies]
    1757 - Comète le 21 octobre ; grippe en Amérique, météore
    1758 - Comète le 11 juin
    1759 - Comète de Halley le 12 mars, suivie d'un hiver fort rigoureux, comme toujours
    1762 - Comète le 29 mai ; grippe en Amérique
    1763 - Comète le 1er novembre ; pestilence en Amérique
    1764 - Le 12 février, une comète fut suivie d'un été chaud et de dysenterie
    1766 - Deux comètes, l'une le 17 février, la seconde le 22 avril ; été chaud, hiver froid, air malsain, suivie l'année d'après par les épizooties de chevaux et la grippe ; neige à Naples
    1769 - Comète le 7 octobre, année malsaine partout
    1770 - Deux comètes, les 9 août et 22 novembre ; pluies diluviennes en plusieurs parties d'Europe
    1771 - Comète à orbite hyperbolique [une excentricité nulle correspond à une orbite circulaire, une excentricité de 1, à une parabole. Entre 0 et 1, on a une orbite elliptique. Pour une excentricité supérieure à 1, on a une hyperbole.], le 18 avril suivie de l'éruption du Vésuve, suivie d'épizootie
    1772 - Comète le 18 février suivie d'épidémies d'angine, de peste et de grandes neiges
    1773 - Comète le 5 septembre ; épidémies de petite vérole et de peste
    1774 - Comète le 14 août ; épidémies de scarlatina anigonosa [angine scarlatineuse, la scarlatine étant une phase plus aigüe de l'angine]
    1779 - Comète le 4 janvier, suivie d'un hiver fort rigoureux
    1780 - Deux comètes, les 30 septembre et 23 novembre ; printemps froid, peste en Levante [Levant espagnol, nom qui désigne la zone géographique de la côte méditerranéenne de l'Espagne], violentes tornades, The Breakbone fever [dengue] en Amérique
    1781 - Deux comètes les 7 juillet et 29 novembre ; aurores boréales de plusieurs couleurs en février, mars et septembre ; les hirondelles du rivage sont nombreuses à Londres
    1783 - Comète le 15 novembre ; la grippe l'avait précédée en 1782 ; cette année fut une des plus prodiges ; brouillard général, aurore boréale, grand météore vu dans toute l'Europe le lundi 18 août aux environs de 8 heures du soir ; épidémies dans tous les pays
    1784 - Comète du 21 janvier ; un temps malsain a été enregistré
    1785 - Deux comètes, le 27 janvier et le 8 avril ; grêle terrifique en Lombardie [Italie], terribles épizooties et épidémies en Amérique
    1786 - Deux comètes les 30 janvier et 7 juillet ; année froide avec des aurores boréales
    1787 - Comète le 10 mai ; la première année de comète enregistrée comme salubre
    1788 - Comètes les 10 et 20 novembre ;hiver froid, à Paris, la Seine gèle
    1790 - Comète le 15 janvier ; un temps malsain commençait en Amérique en 1789 avec famine ; l'an 1790 fut plus sain
    1792 - Deux comètes, les 13 janvier et 27 décembre ; épidémies de scarlatines angineuses en Amérique, guérie tout de suite par un changement d'air
    1793 - Deux comètes les 4 et 18 novembre ; pas de peste générale enregistrée ; cette année fut une exception
    1795 - Le 15 décembre, probablement la comète de l'an 1786 ; famine, on était obligé de faire le pain de châtaignes et de pommes de terre ; du pain blanc défendu à Londres
    1796 - Petite comète le 2 avril ; rougeole épidémique
    1797 - Comète télescopique [comète ne pouvant être vue à l'œil nu en raison de sa faible luminosité], le 10 juillet ; pas de peste
    1798 - Deux comètes, les 4 avril et 31 décembre, suivies l'une et l'autre par un été chaud, et un hiver rigoureux ; peste et fièvres
    1799 - J'ai vu la première comète distinctement en août, pendant un voyage à Bath [Sud de l'Angleterre] ; elle fut suivie d'un hiver rigoureux ; gros vent le 11 février ; le 25 décembre une seconde comète télescopique ; encore un gros vent le 9 novembre 1800
    1801 - Comète le 8 août ; grippe universelle
    1802 - Comète le 9 septembre, grippe toujours active
    1804 - Comète le 13 février, suivie de fièvre typhoïde ; aurores boréales
    1805 - Deux comètes les 18 novembre et 31 décembre ; peste en Orient, épidémies de grippe et épizooties en Europe
    1806 - Comète le 28 décembre, sirocco, vent en Allemagne
    1807 - Comète le 18 septembre ; le 9 mars de cette année, il y avait un grand météore, vu à Genève et à la fois à Glasgow ; épidémies, typhus, etc.
    1808 - Comète le 12 juillet ;
    1810 - Comète le 5 octobre ; année extraordinaire ; l'hiver avait été froid et nivose [neigeuse] ; tous les arbres platani orientales [platanes d'orient] moururent en Angleterre ; en automne, l'hypochondriasis [hypocondrie : peur et anxiété des maladies] fut épidémique ; l'action des électroscopes extraordinaires ; météores
    1811 - deux comète les 15 septembre ; mon père entra dans ma chambre le 5 septembre avant le jour, disant : voilà une grande comète ; elle fut en fait une des plus magnifiques qu'on ait vue ; pestilence en Europe, bonne récolte générale, les vins de cette année étaient fort estimés ; et la seconde comète, le 9 novembre, était une comète télescopique, l'année fut saine
    1813 - Comètes les 5 mars et 19 mai ; été magnifique, fièvre suivi d'un hiver froid
    1815 - Comète le 25 avril ; hypocondries en juillet
    1818 - Deux comètes, les 27 février et 5 décembre ; peste et accroissement extraordinaire de toutes sortes de Fungi [champignon]
    1819 - Comète d'Encke le 24 janvier ; seconde comète les 27 juin, 20 juillet, et 10 novembre ; j'ai découvert cette première comète le 3 juillet, un hiver rigoureux suivit ; le thermomètre tomba à -25°C le 14 juin 1820 ; la comète avait une longue queue, fort divisée d'une couleur rougeâtre
    1821 - Comète le 21 mars ; épidémies de choléra morbus aux Indes
    1822 - Comète le 5 mai et comète d'Encke le 23 mai et ; printemps et été chaud, orages en juillet, plusieurs épidémies en Europe
    1823 - Comète télescopique ? Air sain
    1825 - Grande comète en septembre, mais à la queue petite ; je l'ai observé en octobre
    1826 - Transit solaire de cette même comète le 26 novembre
    1828 - Comète d'Encke ; épidémies, lumière zodiacale ; l'année 1829 était malsaine partout, mortalité augmentée
    1832 - Comète de Biela ; le choléra Morbus entra en Europe en 1831 et fit des progrès funestes jusqu'à la fin de 1833
    1834 - Petite comète découverte à Rome ?
    1835 - Comète de Halley ; épidémies, etc., hiver fort et extrêmement malsain ; la petite vérole fait des ravages en Europe ; météores, etc.
    1837 - Air malsain à l'approche de l'hiver qui fut très sévère
    1838 - Comète ? Mois de janvier et février très froid : le 19 janvier, la température est tombée à -35°C. Le 20, un cône lumineux comme une lumière zodiacale s'étendait au-dessous du soleil avant sa levée. Beaucoup de neige cette année. Je remarquais beaucoup de taches sur le soleil pendant le temps rigoureux ; Temps malsain surtout pour les chiens. Shargs [son chien] mourut cette année le samedi 23 juin 1938 et Loski [son autre chien] le 12 novembre ; l'hiver fut rigoureux
    1839 - Les mois de janvier et février furent très rigoureux. Le thermomètre descendait souvent en-dessous de -20°C
    1843 - Comète ; été très chaud suivi d'un hiver changeant et avec de violents orages, en conséquence desquels les naufrages et les désastres sur la mer en général, étaient très nombreux [...]. Pendant l'approche de la comète, des tremblements de terre presque partout, des volcans et autres phénomènes inattendus, ainsi que des insectes hors-saison ; les étoiles filantes et les diverses météores attestaient suffisamment l'influence de ces astres sur l'atmosphère de la terre. Les taches que j'avais remarquées sur le soleil ont presque disparues pendant le temps chaud [...] ».
    La grande comète de mars (1843)
    © Wikimedia Commons
    La grande comète de mars (1843)
    Pour revenir un instant sur la dernière donnée historique du « catalogue des comètes » - complété dans l'ouvrage que Thomas Forster écrivit en 1845, Essai sur l'influence des comètes sur les phénomènes de la terre, examinons cette comète de 1843[10]. Elle passa au plus près de la Terre le 6 mars 1843 et fut nommée plus tard la « grande comète de mars ». Il s'agit d'une comète rasante au soleil (ou sungrazing) du groupe de Kreutz, qui fut visible en plein jour le 18 février.

    Cette comète - qui ne porte pas de nom à l'instar de nombre d'entre elles[11], a établi le record de la plus longue queue. Elle s'étendait sur plus de 250 millions de kilomètres et si on avait pu placer le noyau de cette comète au centre du Soleil, la queue se serait déployée au-delà des orbites de Mercure, de Vénus, de la Terre et de Mars ! Il faudra attendre la comète Hyakutake en 1996 pour faire mieux, avec une queue deux fois plus étendue.

    La vue d'une telle beauté a certes dû dérouter nombre d'observateurs ! L'auteur nous offre une quinzaine de lettres de correspondances ainsi que des extraits de « gazettes » et de journaux sur le « phénomène extraordinaire » qu'a représenté l'événement céleste de cette année-là. Notre astronome, n'ayant pu faire lui-même d'observations exactes sur cette comète en raison de sa position (et de la « brillance du crépuscule »), s'est servi de celles faites en Allemagne et ailleurs.[12]

    Dans les notes relatives à ce catalogue, Thomas Forster écrit dans cette « seconde édition » :
    « [...] L'authenticité pour les faits enregistrés est toute donnée dans mon ouvrage sur les épidémies » - « Je ne donne ici que de très petites notices [qu'un petit nombre] des maladies ; elles ont été décrites plus en détail dans l'ouvrage anglais. » - « Il a été remarqué que les hivers dont l'énumération est 9 et 0, ont été en général rigoureux et avec beaucoup de neige, comme ceux des années 929, 30, 939 et 40, 1739, etc. ; mais cette règle, comme celle qui nous rend un temps venteux par une nouvelle lune le samedi, sont peut-être accidentelles. » - « Il n'y a pas de maladie citée ici qui ne fut pas enregistrée dans au moins cinq pays. »
    ~ Thomas Forster, Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 55, 58, 59, 61
    L'auteur fait bien de mentionner qu'il ne recense qu'un petit nombre de maladies, car nous pourrions être effrayés - si nous ne le sommes pas déjà, à la lecture de cette « liste » qui pose quelques questions : quelle peut bien être la quantité réelle de ces épidémies ?
    Pluie d'étoiles filantes Orionides issues de la comète de Halley, le 21 octobre 2012
    © Universe Today
    Pluie d'étoiles filantes Orionides issues de la comète de Halley, le 21 octobre 2012
    Combien de millions de personnes ont été victimes de ces épidémies durant tous ces siècles ? Et combien encore avant J.C., période dont il n'est pas fait référence ici ? À ces questions, nous n'aurons sans doute jamais la réponse. Mais d'autres interrogations devraient déjà se poser à nous : quelles nouvelles formes de maladie pourrions-nous rencontrer ? Comment les populations seraient-elles affectées ? Comment les gouvernements réagiraient pour maîtriser les épidémies ? Quelles seraient nos ressources face à ces changements ? La question à laquelle nous pouvons déjà répondre trouve son explication dans la réalité objective. Le résultat ? Nous devrions chercher nous-mêmes les réponses à ces questions (et à d'autres, les exemples ne sont pas limités), puisque nous ne pouvons décidément pas compter sur nos gouvernements respectifs pour nous informer sur la réalité des faits - encore moins envisager qu'ils s'associent pour travailler ensemble à autre chose qu'à répandre la guerre et les horreurs.

    Nous arrivons au bout de ce voyage, mais je ne pouvais passer outre quelques observations d'influences cométaires, à propos de celle qui est sans doute la plus connue. Alors que le scientifique nous convie à cette traversée dans le temps et l'espace, il s'interroge également à déterminer si les changements observés en 1819 dans la forme de la comète de Halley sont réels, ou si ce sont des phénomènes produits par des « vapeurs interposés » :
    « [...] Quant à son influence, il faut dire que la comète de Halley a été précédée des étés chauds et suivie d'un hiver froid et malsain, comme dans ses apparitions antécédentes. Bien, qu'est-ce que ça fait. Le monde ne doit pas se terrifier de ces choses. Les épidémies entrent sans doute dans le plan général du créateur, et il est à se rappeler que pendant leur règne, peu de personnes, en comparaison, meurent d'autres maladies ; la mortalité moyenne n'était pas augmentée à Londres par le choléra ; et les médecins ont remarqué que ceux qui n'étaient pas attaqués durant la chute de cette effroyable épidémie étaient plus forts et plus sains qu'à l'ordinaire. [...] »
    ~ Thomas Forster, Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 54
    Dans ses notes il précise :
    « [...] Les variations de l'atmosphère, pendant l'approche et la durée de la comète de Halley, ne laissent point de doute qu'elles ont été produites par quelque cause extraordinaire ; la moyenne température de cet hiver a été basse, et les changements subits ; le ciel a été couvert de nuages et l'air obscurci par de légers brouillards d'une grande étendue. En examinant les dernières apparitions de cette comète, je trouve de pareils phénomènes [en]registrés, et particulièrement des hivers forts, chose qui presque toujours suit les grandes comètes, et surtout celles qui passent leur périhélie en été. L'hiver après la comète de 1819 fut très rigoureux. - Extrait du journal météorologique »
    ~ Thomas Forster, Essai sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 53
    Comètes se dirigeant vers la Terre
    © Inconnu
    Les comètes et leurs phénomènes associés - météores, séismes, changements climatiques, volcanisme, inondations, incendies, (mini-)âges glaciaires, etc., semblent avoir entraînés dans leurs sillages et tout au long des millénaires, de mauvaises récoltes suivies de famines, d'épidémies, de révolutions, de guerres et de chutes d'empires, d'évolutions et de déclins. Deux articles explorant la théorie du soleil compagnon (étoile sombre) de notre Soleil, sont essentiels pour comprendre les raisons de ces phénomènes célestes qui « tournent en boucle » dans le Temps et dans l'Histoire ; le premier aborde le sujet : « Le Palmarès des Cassiopéens n°6 : Dansons le twist planétaire sur l'air des Frères Héliopolis », et le second se propose de l'expliquer : « Le Palmarès des Cassiopéens n°7 : Étoile Compagne du Soleil, Pierres qui chantent et Visions de Fumée ».

    Cette revue d'observations des comètes et de leurs influences durant l'époque victorienne s'achève et je réalise que tenir compte de ces données historiques et ne pas négliger le sens qu'elles véhiculent peut se révéler très important, voire crucial. Comme un signe annonciateur, au moment où je terminais cet article, il s'est mis à neiger et je crois que ma vue demain matin se délectera d'un paysage immaculé. Comme l'exprime si bien un habitué des lecteurs de Sott :
    « Nous baignons dans une illusion d'une vaste paix cosmique dont les états, les églises et les universités ne font rien pour nous détromper, alors qu'observer les cieux suffirait à nous dessiller les yeux. Notre myopie fait de nous une espèce un peu plus évoluée que l'autruche, et qui attend le sort des dinosaures. »
    ~ Victor Clube, auteur avec Bill Napier de Hiver cosmique, Le jardin des Livres, 2006
    Notes

    ― [1] Adolphe Quetelet (1796-1874), « [...] découvre le caractère répétitif de l'essaim des Perséides et en prédira le retour en 1836. Il rédigera d'ailleurs un catalogue des essaims de météores avec leur périodicité en 1837. À côté des mathématiques pures et de l'astronomie comme nous le verrons plus loin, Adolphe Quetelet s'est intéressé à la gnomonique, à la météorologie et aussi à la poésie et à la musique. Il a effectué des travaux notables dans le domaine des statistiques, une science qu'il a pour ainsi dire inventée, et il s'est également impliqué en sociologie, qu'il dénommait « physique sociale »; c'est le Français Emile Durkheim (1858-1917) qui, voulant appeler sa discipline de la même manière, s'aperçut que le nom avait déjà été utilisé. Il est le premier à utiliser la courbe de Gauss dans des mesures de statistiques (et non pas pour des calculs d'erreur comme c'était l'usage) et à remarquer qu'elle reflète bien la répartition de toute une série de réalités sociales comme la répartition de la taille des conscrits, celle du seuil d'obésité, etc. C'est ce dernier point qui le conduit à créer l'indice IMC également appelé indice de Quetelet, toujours en usage de nos jours. De nombreux statisticiens font encore aujourd'hui référence à son œuvre dans ce domaine. C'est lui qui va introduire la notion d'« homme moyen ». En France, par exemple, le réseau des centres de données pour les sciences sociales du CNRS s'appelle le « Réseau Quetelet ». Ses recherches sur les statistiques le conduisent à faire des études sur les meurtres qui déboucheront ultérieurement sur une nouvelle discipline, la criminologie. [...] » - Plus d'informations avec ce cahier spécial consacré à cet astronome belge.

    ― [2] « Prédisposition d'origine génétique conditionnant la sensibilité particulière d'un organisme à une maladie », Encyclopédie Médicale Larousse

    ― [3] « Ricciolus, Eckstorm et Whiton se sont servi des traditions anciennes pour prouver que le déluge fut occasionné par une comète ; et puis, chose qui est au moins curieuse, les calculs astronomiques ont rendu l'apparition de la grande comète de 1680 assez probable, à cette époque : car assumant la période de la révolution de cet astre dans son orbite elliptique à 575 ans, elle correspondra avec les comètes des années 1106, 531 et l'an 43 avant J.C. » ~ Thomas Forster, Observations sur l'influence des comètes sur les phénomènes de l'atmosphère, 1836, p. 33

    ― [4] Charles Fort écrivait : « Selon l'angle duquel on regarde les choses, il est possible de démontrer, ou de presque démontrer, que la coïncidence n'existe pas. De démontrer qu'il n'y a pas de coïncidence absolue, c'est-à-dire. Par coïncidence, on entend qu'il y a apparence de relations, ou suggestions de relations entre circonstances distinctes. Toutefois, quiconque accepte que toutes les créatures sont enchevêtrées dans le tissu d'un Grand Tout admet qu'il ne peut y avoir de relations absolues ou d'absence absolue de relations entre des événements. » ~ Charles Fort, Talents insolites, Joey Cornu, 2011, p. 19

    ― [5] La ville de Messina, Messine en Sicile, a été l'objet d'une nouvelle destruction totale ne laissant que peu d'archives, lors du tremblement de terre du 28 décembre 1908. Ce séisme a été doublé d'un raz-de-marée, détruisant les villes de Messine et de Reggio di Calabria, faisant environ 100 000 morts.

    ― [6] Il s'avère que des données scientifiques ultérieures ont prouvé que l'éruption volcanique n'était pas due au volcan Hekla, mais au volcan de type rouge qu'est le Laki, en Islande. Cette éruption s'est poursuivie du 8 juin 1783 au 7 février 1783, soit pendant huit mois. Chutes de grêle, inondations, violents orages et famines furent les mémorables conséquences successives de l'éruption volcanique vraisemblablement cumulées à celles du « mémorable météore du 18 août 1783 ».

    ― [7] Merci au membre du forum qui a partagé ce particularisme linguistique.

    ― [8] Pour une meilleure lecture, j'ai parfois reformulé certaines annotations.

    ― [9] « Un parhélie (nom masculin), du grec ancien παρά [para], « auprès » et ἥλιος [hélios], « soleil », également appelé « faux soleil », « soleil double », « œil de bouc » ou « chien du soleil », est un phénomène optique, lié à celui du halo solaire, consistant en l'apparition de deux répliques de l'image du soleil, placées horizontalement de part et d'autre de celui-ci. » - Source : Wikipédia - Voir ce superbe cliché d'un parhélie en Antarctique en février 2012.

    ― [10] La grande comète de 1843 (C/1843 D1), également appelée grande comète de mars, est une comète rasante au Soleil appartenant au groupe de Kreutz qui fut observée pour la première fois le 5 février 1843. Son éclat, surpassant celui de la grande comète de 1811, est tel qu'elle devient visible à l'œil nu en plein jour. La comète sera observée pour la dernière fois le 19 avril 1843.

    ― [11] « Depuis le 1er janvier 1995, une nouvelle nomenclature, inspirée par celle appliquée aux astéroïdes, est attribuée comme ceci :
    - une lettre servant à identifier le type de comète : C indique une comète à longue période (supérieure à 200 ans) ou non périodique. P indique une comète à courte période (inférieure à 200 ans). D est utilisé pour les comètes disparues ou éteintes. X pour une comète dont l'orbite n'a pu être calculée,
    - l'année de la découverte,
    - une lettre majuscule correspondant à la quinzaine du mois de la découverte (voir tableau),
    - un chiffre précisant l'ordre chronologique de découverte durant cette quinzaine,
    - le nom du (ou des) découvreur(s). »

    ― [12] Pour la totalité de ces correspondances - en anglais notamment, je renvoie le lecteur au livre disponible au format Pdf sur Google Books.