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dim., 28 août 2016
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Bullseye

C'est simple: voici les trois raisons pour lesquelles l'alliance Russie-Iran-Turquie est prometteuse... pour tous

La Russie, l'Iran et la Turquie ont renforcé leur coopération politique et militaire dans le but de lutter contre l'Etat islamique (EI, Daech) et de résoudre la crise syrienne. Voici trois raisons pour lesquelles cette coopération est prometteuse. La semaine dernière, Téhéran a permis à Moscou d'utiliser sa base aérienne de Hamadan pour ravitailler les bombardiers chargés de frapper des cibles terroristes en Syrie, principalement à Alep, un pas sans précédent dans l'histoire moderne de l'Iran. D'un autre côté, la Turquie, qui a lancé le processus de normalisation des relations avec Moscou après une grave crise entre les deux pays, cherche à coopérer avec la Russie dans tous les domaines, y compris militaire.

© Google
Une alliance qui donne espoir de changement
Le journal China Youth Daily cite trois raisons qui pourraient expliquer l'amélioration de la coopération entre les trois pays. Premièrement, si la Russie, l'Iran et la Turquie joignent leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme, cela augmentera leurs capacités de vaincre Daech. En outre, ils feront comprendre aux Etats-Unis, à l'Europe et aux pays proche-orientaux qu'ils sont les acteurs principaux en Syrie. "Toute tentative politique, économique et militaire de résoudre la crise en contournant Moscou, Téhéran et Ankara est vouée à l'échec", note le journal. En second lieu, l'alliance offre une occasion d'exercer une pression sur l'Arabie saoudite, l'allié le plus proche de Washington au Proche-Orient.

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Il faut redresser les médias tordus


ATTENTION : Les médias ne reflètent pas la réalité.
Le « kilomètre tordu » de la comptine anglaise où tout est complètement tordu [1], c'est Fleet Street, bien connue des journalistes londoniens. C'est ce qui m'avait été dit, quand j'ai rejoint la BBC à Bush House, tout au bout de Fleet Street. Ce n'est pas seulement la rue qui est tordue, mais nombre de ses occupants. Et c'est un problème professionnel dans les médias, qu'on dit aussi « retors » ou « véreux » de façon tout à fait justifiée.

Et pourtant, autrefois (un brin de nostalgie n'est jamais de trop) le journaliste avait le choix. Il pouvait travailler dans un journal soutenant les conservateurs ou les travaillistes, ou encore les libéraux. Maintenant, c'est du pareil au même : tous les journaux anglais, y compris le Guardian, détestent Jeremy Corbyn, le dirigeant travailliste. Aux US, tous les médias détestent Trump. On n'a plus le choix, qu'on soit lecteur ou rédacteur.

Et c'est très grave, l'opinion à sens unique. Voyez ce que ça a donné, chez les Russes. Je ne parle pas d'aujourd'hui, ils jouissent d'un supermarché très complet, pour choisir leurs idées, mais de 1991.

Chess

Russie, Turquie, Syrie : analyse du Saker

© AP Photo/ Alexander Zemlianichenko
Sputnik : - À la suite de la rencontre entre Vladimir Poutine et Recep Erdogan, Stratfor a suggéré que Ankara pourrait faire des concessions à Moscou et à l'Iran sur la Syrie. Une alliance russo-turco-iranienne est-elle possible ? Est-il possible que la Turquie adoucisse sa position ferme sur le gouvernement syrien et Bachar al-Assad ?

Le Saker : - Il est extrêmement difficile de prédire ce qu'Erdogan va faire en raison de sa personnalité et de la situation objectivement difficile de la Turquie. Même si je suis entièrement d'accord pour dire que la Turquie devra probablement faire des concessions à la Russie et à l'Iran, c'est principalement dû au fait que M. Erdogan a maintenant aigri sa relation avec les clients traditionnels de la Turquie : l'OTAN, les US et l'UE. Je soupçonne que M. Erdogan sera beaucoup plus disposé à faire des promesses qu'à les tenir.
Les Russes sont très conscients de cela et il y a exactement zéro réelle confiance envers Erdogan au Kremlin. D'une part, la plupart des analystes russes considèrent Erdogan comme un homme intelligent, mais aussi comme un mégalomane tricheur à qui on ne peut absolument pas faire confiance. Mais d'autre part, la Turquie est un grand et puissant pays, stratégiquement situé, et un voisin clé de la Russie. Ainsi la Russie a tout simplement essayé d'établir la meilleure relation possible avec celui qui est au pouvoir en Turquie, même si cela signifie traiter avec un caractère désagréable comme Erdogan.

Contrairement à la Turquie, les Iraniens sont dignes de confiance, même si leurs intérêts ne sont pas toujours les mêmes que ceux de la Russie, et c'est comme ça que les choses doivent être. Je caractériserais la relation entre la Russie et l'Iran comme un partenariat stratégique de deux parties, différentes mais égales, qui collaborent mais conservent leur propre souveraineté et ordre du jour. Ce n'est pas une alliance formelle, mais, en quelque sorte, c'est encore mieux, car il s'agit de quelque chose de beaucoup plus souple et viable à long terme.
C'est comparable au type de partenariat stratégique que la Russie a avec la Chine, même si celui avec la Chine est beaucoup plus profond et devrait vraiment être qualifié de « symbiose stratégique ».
Ce qui pourrait − si Dieu le veut − émerger de la situation actuelle, est une communauté objective d'intérêts dans laquelle la Turquie se rendra compte que la collaboration à long terme avec la Russie et l'Iran est beaucoup plus bénéfique pour elle que d'essayer de jouer la carte russe contre l'Empire anglosioniste (ou jouer la carte Empire contre la Russie). Finalement, la Turquie devra choisir entre deux modèles civilisationnels mutuellement exclusifs : l'un dans lequel les États-Unis dominent le monde en imposant un modèle socio-économique unique, et un autre dans lequel des pays souverains libres travaillent ensemble pour bâtir un monde multi-polaire vraiment diversifié. Hélas, je ne pense pas que M. Erdogan soit prêt, ou même capable, de faire un tel choix, du moins pas dans un avenir prévisible.

Enfin, alors que très peu a été révélé au sujet des discussions entre les Russes et les Turcs sur la Syrie, je remarque que dans son entretien avec la télévision russe, juste avant de se rendre en Russie, Erdogan a de nouveau répété ses accusations selon lesquelles Assad était coupable de la mort de centaines de milliers de Syriens et qu'il doit s'en aller. Est-ce que Erdogan finira par changer son fusil d'épaule ? Peut être. Mais pour l'instant, il parle encore comme un disque rayé.

Chess

La stratégie russo-iranienne, une nouvelle donne



Les bombardiers russes Tu-22M3 Backfire - ainsi que les bombardiers Sukhoi-34 - partent de l'aérodrome iranien Hamadan pour bombarder les djihadistes et les « rebelles modérés
» assortis en Syrie, et immédiatement nous avons perçu nous-mêmes un changement majeur et imprévu de la donne géopolitique.

L'histoire montre que la Russie n'a pas été présente militairement en Iran depuis 1946 ; et c'est la première fois depuis la révolution islamique de 1979 que l'Iran a permis à une autre nation d'utiliser le territoire iranien pour une opération militaire.

On peu parier à coup sûr que le Pentagone, de façon prévisible, flippe comme une bande d'ados en colère depuis longtemps trop dorlotés. Ils n'ont pas déçu, se plaignant que l'avertissement de la Russie n'a pas laissé suffisamment de temps pour se « préparer » et hurlant sur toute la planète un autre épisode de « l'agression russe » et − cerise sur le gâteau − de mèche avec « les mollahs ». Le désespoir s'en est suivi, avec Washington se plaignant que l'Iran aurait violé les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Eye 1

Guerre au cash : en route vers la taxation des dépôts et la suppression du liquide

© Sean McMenemy – CC BY 2.0
La taxation des dépôts a commencé en Suisse puis maintenant en Allemagne. Elle va probablement toucher le Luxembourg dans deux mois. Certains se réjouiront que cette taxe frappe les riches qui ont de gros dépôts. Ils se réjouissent trop vite. Ce nouvel impôt deviendra universel avec la suppression du cash si nous n'y prenons pas garde.

« La banque allemande Raiffeisenbank Gmund am Tegernsee a annoncé à ses clients particuliers qu'elle leur facturerait à partir de septembre un taux d'intérêt négatif de 0,4% sur les dépôts de leurs comptes courants. La mesure, qui réplique le taux de la facilité de dépôts de la BCE, ne concernera cependant que les comptes clients dépassant le seuil de 100 000 euros. », L'Agefi du 16 août

Jusque-là, cette taxe ne frappait que la trésorerie des entreprises. Peu de personnes se sentaient donc directement concernées. C'est oublier que derrière le mot entreprise, il y a des gens : les actionnaires, les salariés. Moins de résultats signifie moins d'investissements, moins d'argent pour les salaires, etc.

Commentaire: A propos de la disparition souhaitée de l'argent liquide :


Boat

Ils jouent avec le feu : un destroyer US tire des coups de semonce contre des vedettes iraniennes

Intercepté par des vedettes légères des Gardiens de la Révolution iranienne, l'USS Nitze, imposant destroyer américain, a tiré trois coups de semonce dans l'eau. Mais les garde-côtes ont tenu bon et le navire américain a finalement dû se dérouter. L'USS Nitze, imposant navire de guerre américain de 155,30 mètres et jaugeant 9 200 tonnes d'acier a dû s'incliner. Les quatre vedettes légères des Gardiens de la Révolution (GRI) n'ont pas cédé et ont continué l'interception du destroyer lance-missile, lequel croisait au large des côtes iraniennes.

© Google
Incident grave et dangereux dans le détroit d'Ormuz
Les embarcations des GRI se sont ainsi trouvées à moins de 300 yards (274 mètres) du bâtiment américain, qui tentait de maintenir son cap initial. A cette distance cruciale, les officiers supérieurs américains ont décidé de tirer trois coups de semonce. Mais c'était peine perdue, et l'USS Nitze a dû se résigner à changer de cap et s'éloigner des côtes iraniennes.

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Jet2

Les Etats-Unis auraient prélevé à leur usage une bande du territoire syrien


Commentaire : Information intéressante mais à prendre avec du recul. Wait and See.


« Voici un dangereux événement historique dont la survenue ne fait qu'augmenter le risque d'une guerre totale. »

Au cours des dernières 24 heures, les États-Unis ont rendu très clair leur statut de force d'occupation hostile en Syrie.

Hier, les USA ont transmis un communiqué au gouvernement légitime de la Syrie et à la coalition anti-terroriste essentiellement russe qui assiste les Syriens. Ce communiqué fait savoir que les USA ont prélevé à leur usage une bande du territoire syrien, qu'ils entendent occuper militairement en y maintenant des troupes en service actif, des forces d'opérations spéciales, des conseillers, des mécaniciens et des unités de soutien ; ils ont également décrété une zone d'exclusion aérienne (« no fly zone ») et averti qu'ils abattraient tout avion syrien ou russe qui survolerait cet espace réservé [au-dessus de la zone déclarée « zone kurde autonome », NdT ].

Comme le rapporte RT, le commandant des forces US en Irak et en Syrie, le lieutenant-général Stephen Townshend a déclaré : « Nous avons informé les Russes d'où nous en sommes (where we're at...)... ils nous ont dit qu'ils en avaient informé les Syriens, et tout ce que j'ai à dire est que nous nous défendrons si nous nous sentons menacés ». Depuis lors, comme le rapporte Reuters, les affrontements entre forces kurdes et syriennes se sont intensifiés.

Eye 1

La Belgique veut, elle aussi, sa « Garde Nationale »

Selon le journal belge La Dernière Heure, la Belgique devrait mettre en place d'ici 2017 un nouveau corps de sécurité. Une mesure pour appuyer les forces de l'ordre belges, surchargées de travail dans un contexte sécuritaire tendu. Son uniforme et nom officiel sont inconnus pour l'instant, mais cela pourrait être une petite révolution pour les forces de sécurité belges.

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Des policiers Belges
Selon plusieurs documents, dont un avant-projet de loi obtenu par le journal La Dernière Heure, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon s'apprêterait à créer une garde nationale. Confronté au risque croissant du terrorisme la police et l'armée belge sont quasiment dépassées. Il y a quelques jours, le syndicat belge des services publics, a tiré la sonnette d'alarme à propos de la situation des militaires.

Commentaire: Est-ce vraiment la fatigue de leurs fonctionnaires qui poussent les gouvernements européens à vouloir la création d'une "garde nationale" ? Ou... il y aurait-il une autre raison ? Pourquoi cette insistance et ce besoin d'avoir de plus en plus de policiers et de soldats dans les rues ?

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Merci Brexit : le Royaume-Uni veut normaliser ses relations avec la Russie

Traduit et édité par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone

Le 9 août, Vladimir Poutine et Theresa May se sont parlé pour la première fois depuis que le premier ministre britannique a pris ses fonctions et tous deux ont exprimé leur insatisfaction de l'état actuel des relations russo-britanniques.

Pendant l'appel téléphonique, qui a été provoqué par la Grande-Bretagne, les deux dirigeants ont convenu de développer un dialogue entre les organismes de sécurité sur les questions liées à la sécurité de l'aviation, et ont fait des plans pour une réunion en face-à-face dans un proche avenir. Le Premier ministre a souligné l'importance de la relation entre le Royaume-Uni et la Russie, et a exprimé l'espoir que, malgré les différences sur certaines questions, ils peuvent communiquer de manière ouverte et honnête sur les questions qui importaient le plus pour eux. Le Président de la Russie a de nouveau félicité Theresa May pour sa nomination à la magistrature suprême. Dans un autre signe d'un dégel dans les relations entre la Grande-Bretagne et la Russie le nouveau secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Boris Johnson a téléphoné au ministre russe des Affaires étrangères Serguey Lavrov, le 12 août, et a apparemment plaidé pour une «normalisation» des relations.

Son appel confirme définitivement qu'une tentative concertée de la Grande-Bretagne, pour améliorer ses relations avec la Russie, est en cours. Dans ses articles publiés par le Daily Telegraph M. Johnson a clairement fait savoir qu'il tient à l'amélioration des relations bilatérales.

Better Earth

La percée russe au Moyen-Orient est la preuve d'un mouvement tectonique de la géopolitique régionale

La Russie collabore étroitement au sein du quartet qui comprend l'Iran, l'Irak et la Syrie. On peut y ajouter le Liban, à cause de sa coopération sur le terrain avec le Hezbollah, un des partenaires de la coalition au pouvoir à Beyrouth.

Même les pays de la région perçus comme des partenaires des Etats-Unis commencent à apprécier la Russie et le leadership du président Vladimir Poutine. La remarquable réconciliation entre la Russie et la Turquie, à la suite de la tentative manquée de coup d'Etat dont Ankara attribue la responsabilité à un ecclésiastique qui réside aux Etats-Unis, est la preuve d'un mouvement tectonique de la géopolitique régionale.

Malgré de profondes différences, la Russie a su maintenir des relations cordiales avec d'autres pays normalement vus comme des protégés des américains et ennemis de l'allié syrien de la Russie. Au cours de l'année écoulée, Poutine a chaudement accueilli le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu tout en accueillant aussi avec respect les leaders saoudiens. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a été récemment accueilli dans le golfe Persique à Doha, la capitale du Qatar, pour des pourparlers de haut niveau sur le règlement du conflit au Moyen-Orient.