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mar., 18 déc. 2018
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
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Hardhat

Les Gilets Jaunes, l'économie morale et le pouvoir

Difficile de ne pas être saisi par le mouvement en cours. Tout y est déconcertant, y compris pour qui se fait profession de chercher et d'enseigner la science politique : ses acteurs et actrices, ses modes d'action, ses revendications. Certaines de nos croyances les mieux établies sont mises en cause, notamment celles qui tiennent aux conditions de possibilité et de félicité des mouvements sociaux.
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© Inconnu
Les Gilets Jaunes
D'où sinon la nécessité, du moins l'envie, de mettre à plat quelques réflexions issues de la libre comparaison entre ce que l'on peut voir du mouvement et des connaissances portant sur de tout autres sujets. A côté des recherches sur le mouvement en cours, espérons que l'éclairage indirect que donne la confrontation à d'autres terrains pourra dire quelque chose de différent sur ce qui a lieu.

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Gilets jaunes en France : La hausse de la taxe sur les carburants mène à la pauvreté en finançant la guerre et le remboursement de la dette publique

Les médias occidentaux soutiennent en chœur le président Macron contre le mouvement des gilets jaunes en France, qu'ils qualifient de « négationnistes du changement climatique ». Le New York Times décrit tout bonnement la hausse de la taxe sur les carburants de politique économique formulée avec soin pour combattre le changement climatique mondial.
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© Inconnu
C'est un mensonge. La hausse des taxes sur les carburants qui s'applique partout dans le monde dans plus de 120 pays fait partie d'un ensemble de réformes macro-économiques meurtrières qui servent à appauvrir des pans entiers de la population mondiale.

TV

Gilets jaunes : « On veut montrer que la foule est hystérique, sauvage, barbare »

Arret sur Image, gilets jaunes, Ludiwine
Attention, ne pas confondre ! Il y aurait d'un côté les "vrais" Gilets jaunes, ceux des fins de mois impossibles et des problèmes de pouvoir d'achat, et de l'autre côté les casseurs, les pillards, les incendiaires. Telle a été, tout au long des quatre premiers actes du mouvement des Gilets jaunes le discours médiatique et politique dominant.

Que vaut cette distinction en 2018, et que vaut-elle en regard de tous les mouvements insurrectionnels, petits et grands, dont notre Histoire est jalonnée, en remontant à mai 68 et pourquoi pas aussi à la Révolution française ? Questions posées à nos trois invités : Isabelle Sommier, sociologue spécialiste des mouvements sociaux et de la violence politique ; Gérard Bras, philosophe, auteur des "Voies du peuple" (Ed. Amsterdam, 2017) ; et Ludivine Bantigny, historienne spécialiste notamment de mai 68.

Montrer une foule "barbare" ?

Question

Sur le plateau de CNews, interrogation sur comment Cherif Chekatt a bien pu traverser un barrage de police

Attentat terroriste Strasbourg
- Il y a quand même quelque chose d'un peu étrange dans toute cette affaire-là. Les gendarmes, vont l'arrêter le matin chez lui, hier matin. Pourquoi des gendarmes ? Parce que l'infraction commise était en zone gendarmerie. Donc OK, normalement les gendarmes, la section de recherches ou quoi va l'arrêter.

Avec les gendarmes qui vont l'arrêter le matin, il y a, deux policiers de la DGSI, je ne comprends pas pourquoi après ça, le secrétaire d'État vient dire on n'est pas sûr que ce soit un islamiste, enfin la DGSI ne se déplace pas pour les voleurs de poules. Donc premier point d'étonnement.

Commentaire: Les allégations de Xavier Raufer sont effectivement assez graves, il pourrait être facilement poursuivi si elles sont fausses et que son but est de se faire de la publicité.


Bulb

En plein mouvement des Gilets jaunes, Jean-Claude Juncker se fait porter pâle

C'est l'Union européenne qui pilote la « conversion écologique » des Etats membres et encourage l'adoption des taxes environnementales, rappelle Pierre Lévy, rédacteur en chef du mensuel Ruptures.
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© REUTERS/Francois Walschaerts
Monsieur Juncker
Finalement, le discours à Paris du président de la Commission européenne, prévu de longue date, a été annulé. Officiellement, a indiqué la présidence de l'Assemblée devant laquelle il devait intervenir le 4 décembre, il s'agissait de faire de la place pour une séance de questions au gouvernement. Bien sûr, on peut comprendre que dans le contexte d'un mouvement social sans précédent, l'actualité dicte l'urgence.

Snakes in Suits

Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ?

On présente souvent le président Macron comme un Rothschild Boy. C'est exact, mais c'est accessoire. Thierry Meyssan montre qu'il doit sa campagne électorale principalement à Henry Kravis, le patron d'une des plus grandes sociétés financières globales, et à L'OTAN ; une lourde dette qui pèse aujourd'hui sur la solution de la crise des Gilets jaunes.
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© Inconnu
Emmanuel Macron avec le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg
Emmanuel Macron ne se destinait pas à la politique. Jeune homme, il espérait devenir philosophe, puis haut-fonctionnaire, puis banquier d'affaire. Pour arriver à ses fins, il fréquenta les bonnes fées de l'Oncle Sam : la French-American Foundation et le German Marshall Fund of the United States.

Commentaire:

"En décembre 2014, Henry Kravis, un des financiers les plus puissants de la planète, engage le général David Petraeus, ancien directeur de la CIA. Il l'annonce à travers cette vidéo. Kravis et Petraeus vont poursuivre le plus important trafic d'armes de l'Histoire, l'opération « Timber Sycamore », que le président Obama avait débuté. Ces armes ont servies à commettre des attentats en Afghanistan, au Congo (RDC), en Inde. Elles sont surtout servies à Daesh en Syrie et en Iraq."


Fire

Policiers, drones, hélicoptère... Quand Macron se terrait à l'Elysée transformé en bunker face aux « gilets jaunes »

Emmanuel Macron, Brigitte
© Jacques Witt/SIPA
D'après une information du "Canard enchaîné", l'Élysée prenait très au sérieux, le 8 décembre, la menace qui semblait peser sur Emmanuel Macron.

On imagine sans mal Emmanuel Macron, reclus au cœur du palais présidentiel, craignant pour sa vie... Comme le rapporte Le Canard enchaîné ce mercredi 12 décembre, les autorités avaient mis en place un dispositif particulièrement imposant pour éviter que la vie du président ne soit menacée, samedi 8 décembre dernier, à l'occasion de la mobilisation des « gilets jaunes », notamment à Paris.

« Un hélico prêt à exfiltrer le chef de l'État »

D'après le journal, « 500 gardes républicains du premier régiment d'infanterie, plus une petite centaine de flics et de gendarmes du Groupe de sécurité de la présidence de la République ont rappliqué » à l'Élysée, équipés de « lances à eau », de « drones », « tandis qu'à l'extérieur, un hélico était prêt à exfiltrer le chef de l'État ».

Gear

Gilets-Jaunes et attentat de Strasbourg

Le responsable de l'attentat de Strasbourg ayant eu lieu hier, se nomme Chérif C. Il est né le 24 février 1989. Cet homme était connu des services de police et de justice pour des « faits de droits communs », dont 27 ont été versés à son casier judiciaire.
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© Inconnu
Selon le Procureur de Paris, ces faits auraient été commis en Allemagne, en France et en Suisse. Il était également connu des services spécialisés et fiché « S » pour sa radicalisation: son nom était notamment inscrit au FSPRT et il était suivi par la DGSI. Le procureur de Paris déclare que le suspect a crié « Allahu Akbar », selon certains témoins sur place.

Commentaire: Lire aussi :


Bomb

Les attentats du Marathon de Boston : un tissu de mensonges

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Comme ce fut le cas avec bien des événements liés au « terrorisme » depuis le 11-Septembre, la version officielle des attentats de Boston se révèle être un tissu de mensonge alors que des faits importants voient le jour. Il s'avère que le FBI a menti à propos de sa connaissance des deux suspects, Tamerlan et Dzhokhar Tsarnaev, lesquels sont déjà présentés comme coupables, non seulement par les médias de masse, mais aussi par le président étasunien.

Selon la mère des suspects, le FBI les surveillait depuis des années :
Le FBI a d'abord prétendu ignorer l'identité des deux suspects des attentats de Boston, Tamerlan et Dzhokhar Tsarnaev, faisant appel à un public involontaire pour l'aider à « identifier » et « trouver » les suspects [...]
Dans un l'article « Ils ont été piégés, le FBI les a suivis durant des années » - La mère des Tsarnaev, Russia Today dit de la mère des suspects :
Mais son plus gros soupçon entourant l'affaire était la surveillance constante du FBI dont sa famille a fait l'objet au fil des ans. Elle est surprise qu'après avoir été si rigoureux avec toute sa famille, le FBI n'avait aucune idée que ses fils planifiaient prétendument une attaque terroriste.
À propos du FBI elle a déclaré à Russia Today :
Ils venaient à la maison, ils venaient me parler [...] ils me disaient qu'il [le plus âgé, Tamerlan, 26 ans] était vraiment un leader extrémiste et qu'ils en avaient peur. Ils m'ont dit que l'information qu'il obtenait provenait de ces site extrémistes [...] ils le supervisaient, ils vérifiaient chacun de ses gestes [...] et maintenant ils disent qu'il s'agit d'un acte terroriste! Ce n'est pas vrai du tout, mes fils sont innocents.
[...] Le FBI serait ensuite contraint d'admettre qu'en effet, il avait interrogé les suspects en 2011, 2 ans avant les attentats de Boston. (Tony Cartalucci Boston Bombing Suspect Tamerlan Tsarnaev Reported Killed, Was Alive When Detained: Tamerlan's Aunt, Global Research, 22 avril 2013.)

Eye 1

« Faux terrorisme » et conspiration : les services spéciaux derrière de nombreux attentats ?

Elias Davidsson, ce chercheur en droit international indépendant, est persuadé que les attentats ayant frappé les capitales européennes sont « souvent tramés par les services spéciaux ». Dans un commentaire à Sputnik, il défend son point de vue, évoquant les « marionnettistes » et les objectifs militaro-politiques qu'à son avis ils poursuivent.
madrid
© ANJA NIEDRINGHAUS/ASSOCIATED PRESS
Madrid 2004
« Après chaque attentat terroriste, on incrimine les islamistes de l'avoir organisé. Quant aux gouvernements et aux partis au pouvoir, ils ne tardent pas à annoncer les mesures qui dans les faits élargissent les prérogatives des forces de l'ordre. On peut dire que l'État policier se renforce ainsi. Cela à son tour limite certains droits de nos citoyens et, en effet, mutile notre doit pénal », explique à Sputnik Elias Davidsson, ce spécialiste en droit international.

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