Bienvenue à Sott.net
jeu., 27 juil. 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
Carte


Attention

Pour la présidente du Syndicat de la magistrature, « La France prend le chemin d'un État policier »

Le Sénat a largement adopté mardi le projet très controversé de loi antiterroriste voulu par le gouvernement. Pour les citoyens, c'est une atteinte aux libertés fondamentales estime Clarisse Taron, magistrate à Besançon nommée à Paris et présidente du Syndicat de la magistrature.
© Radio France
Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature avocate générale à la cour d'appel de Besançon et prochainement avocate générale à la cour d'appel de Paris
Le 1er novembre, le projet de loi antiterroriste, adopté mardi par le Sénat, va remplacer le régime exceptionnel de l'état d'urgence. Pour Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature, c'est un recul et même un changement profond du droit. "On transfère des mesures de l'état d'urgence dans le droit commun pour pouvoir les appliquer tous les jours."

Des critères extrêmement vagues

Beaucoup de changements sont prévus. "Il y a d'abord les "visites" qui sont en fait des perquisitions administratives, certes autorisées par un juge mais sur des critères très flous." Il y a des "mesures de "surveillance", "ce ne sont rien de plus que des assignations à résidence" selon la magistrate. Décidées par le seul préfet à l'encontre de personnes qui pourraient constituer une menace pour la sécurité et l'ordre public, la formule est "extrêmement vague et ne concerne pas que le terrorisme".

"Atteinte aux libertés fondamentales"

Il y a aussi les périmètres de protection où l'on pourra interdire à certaines personnes d'entrer et organiser des fouilles et des palpations. "C'est une atteinte aux libertés fondamentales de l'individu pour un bénéfice plus qu'aléatoire" estime Clarisse Taron. "On ne peut pas rester éternellement sous le régime de l'état d'urgence, c'est son principe même, mais la loi française est déjà très étoffée contre le terrorisme, bien plus que d'autres pays européens. Ces changements auront des conséquences pour les citoyens alors que le renforcement de la lutte judiciaire contre le terrorisme a porté ses fruits."

Stop

Assez ! Nouvelles sanctions US contre la Russie : Bruxelles envisagerait des représailles contre Washington

Le Congrès américain s'apprête à voter de nouvelles mesures qui pourraient toucher par ricochet les géants de l'énergie européens. L'UE, qui soutient les sanctions politiques contre la Russie, pose ses limites : celles de ses intérêts économiques.
© Grigoriy Sysoev/Sputnik
L'UE va-t-elle réagir face à l'ingérence, surnoise, des USA ?
L'Union européenne, et plus précisément les multinationales européennes, en ont-ils assez de payer pour la politique de sanctions américaines contre la Russie ? Selon une note interne que se sont procurée le Financial Times et Politico, la Commission européenne envisagerait des contre-mesures, dans le cas où le Congrès américain votait de nouvelles sanctions contre Moscou.

Commentaire: Il est temps, mais seul le temps le dira, que l'UE se prenne en main.


Yoda

Trump arrête la « révolution » syrienne de la CIA

© Reuters Reuters
La nouvelle publiée pour la première fois par le Washington Post le 19 juillet - que l'Administration Trump arrête une opération vieille de cinq ans et formellement secrète de la CIA pour former, armer et même payer les salaires des milices islamistes en Syrie - a encore alimenté la guerre politique féroce à Washington sur les allégations de « collusion » entre Trump et Moscou.

Le sénateur John McCain, président républicain du Comité des services armés du Sénat, a publié une déclaration depuis l'Arizona, où il se rétablit d'une chirurgie liée au cancer du cerveau, selon laquelle « toute concession à la Russie, en l'absence d'une stratégie plus large pour la Syrie, est irresponsable et peu clairvoyante ».

Une dénonciation plus hystérique est venue du chroniqueur du Washington Post et ancien rédacteur de discours de George W. Bush, Michael Gerson, qui a accusé Trump d'effectuer une « reddition complète aux intérêts russes en Syrie » et d'agir « précisément comme s'il avait été acheté et vendu par un rival stratégique » avec sa « coupure ignoble de l'aide aux intermédiaires des États-Unis ».

Les allégations selon lesquelles fermer le robinet des armes et de l'argent aux prétendus « rebelles » en Syrie représenterait une sorte de capitulation stratégique face à la Russie, sont ridicules. La décision, prise par Trump avec son conseiller national en matière de sécurité, le général H.R. McMaster et le directeur de la CIA, Mike Pompeo, avant le sommet du G20 à Hambourg, était acquise d'avance.

Ce que l'on appelait « l'armée syrienne libre » a cessé de jouer un rôle majeur en Syrie. Les forces gouvernementales syriennes, soutenues par des milices alignées sur l'Iran et, depuis le mois de septembre 2015, les forces aériennes russes, ont fait fuire les « rebelles » de tous les grands centres urbains vers les zones rurales de la province d'Idlib, où ils ont été engagés dans une guerre intestine les uns contre les autres.

La reprise de l'est d'Alep par le gouvernement en décembre 2016 a exprimé la débâcle finale de la stratégie américaine consistant à mener une guerre pour le changement de régime en utilisant les milices islamistes sunnites soutenues par la CIA comme mandataires de Washington.

Cette stratégie criminelle a été initiée à la suite de la guerre des États-Unis en 2011 pour un changement de régime qui a renversé le gouvernement de la Libye et a fini par le meurtre par une foule de lyncheurs de son chef Mouammar Kadhafi. Des combattants islamistes et d'énormes quantités d'armes ont été canalisés de Benghazi, ville portuaire de la Libye orientale, vers la Syrie.

Evil Rays

Comment « le système » impose la « vérité »

Un nouveau paradigme de la « liberté de la presse » a pris possession du monde occidental, imposant le récit officiel de l'establishment comme la « vérité », et écartant les analyses contradictoires en les qualifiant de « fake news », ce qui rompt avec le « marché des idées » du siècle des Lumières, affirme Gilbert Doctorow.

Au cours du dernier quart de siècle ou plus, la politique étrangère occidentale a affirmé être guidée par la promotion des « valeurs démocratiques », parmi lesquelles aucune ne brille plus intensément que la liberté de parole et la liberté de la presse liée à cette dernière. Les institutions de l'Union Européenne ont été promptes à dénoncer les régimes autoritaires de l'Europe élargie, pour l'arrestation ou le meurtre de journalistes, et pour la fermeture de médias, une ligne rouge que quelques gouvernements ont franchie.


Drapeau de l’Union Européenne
L'année dernière, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan était en haut de la liste de Bruxelles pour ce type d'infraction, spécialement après la répression qui a suivi la tentative de coup d'État l'été dernier. Les supposés gardiens européens d'une presse libre ont également placé la Russie de Vladimir Poutine sur la liste des pays où le journalisme est réputé être sévèrement contrôlé.

Cependant, contrastant avec la posture moraliste de l'Europe, on trouve des exemples troublants de la manière dont l'Union Européenne elle-même traite les journalistes qui remettent en cause la pensée majoritaire. L'Union Européenne trouve ses propres excuses pour étouffer la dissidence au travers de manœuvres bureaucratiques sans avoir à faire couler la moindre goutte de sang.

Par exemple, en avril 2016, j'ai décrit comment la diffusion d'un documentaire remettant en cause le récit officiel des circonstances de la mort du critique du Kremlin Sergei Magnitsky en 2009 avait été bloquée au parlement Européen à Bruxelles, en Belgique.

Le blocage de dernière minute du documentaire, « Les dessous de l'affaire Magnitsky », a été conçu par des avocats pour William Browder, l'influent président du fond d'investissement Hermitage Capital, et associé de Magnitsky.

USA

La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA ( 2nde partie )

Dans la seconde partie de son enquête, Wayne Madsen s'intéresse à la biographie de la mère et du beau-père du Président Barack Obama. Il retrace leur parcours en tant qu'agents de la CIA d'abord à l'Université de Hawaii, où s'élaboraient quelques-uns des projets les plus sombres de l'Agence, puis en Indonésie, alors que les États-Unis préparaient un immense massacre de sympathisants communistes. Leur carrière s'inscrit dans cette période qui vit les débuts de la mondialisation en Asie et dans le reste du monde.

© Inconnu
À la différence de la dynastie Bush, Barack Obama a su cacher ses propres liens avec la CIA et en particulier, ceux de sa famille, jusqu'à aujourd'hui. Madsen conclut par cette question : « Que cache encore Barack Obama ? »


Commentaire : Voir la première partie ici


Question

Trump : « Je veux savoir pourquoi nous sommes en Afghanistan depuis 17 ans »

© Reuters
Le président américain a rencontré 4 officiers de ce pays, qui ont combattu en Afghanistan pendant des années. Trump leur a demandé pourquoi ils sont en Afghanistan après dix-sept ans de guerre ?

Donald Trump, a rencontré mardi quatre officiers militaires en Amérique, qui ont servi en Afghanistan, pour connaître leurs points de vue sur les projets futurs de la guerre en Afghanistan.

« Nous voulons connaître les idées et les points de vue de « quatre grands soldats qui ont passé beaucoup de temps en Afghanistan» parce que ces gens étaient sur le champ de bataille. Ils sont probablement au courant de la situation mieux que les autres », a déclaré Tramp.

Donald Trump, lors d'une réunion avec des officiers américains a déclaré: « La guerre des États-Unis en Afghanistan est la guerre la plus longue...Nous y sommes presque depuis de nombreuses années. Nous sommes là depuis 17 ans et je veux savoir pourquoi ».

Le président américain s'est adressé à Michael Wagner, Zkari Bumen, Henry Adam, officiers de l'armée et à Eric Bridge, officier de la force aérienne des États-Unis, et a déclaré : « La plupart des gens ont entendu beaucoup d'idées, mais je veux entendre de ceux qui étaient sur le champ de bataille. »

USA

La biographie cachée des Obama : une famille au service de la CIA (1ére partie)

Le journaliste d'investigation Wayne Madsen a compilé plusieurs archives de la CIA établissant les liens entre l'Agence et des institutions et des personnes ayant eu des relations étroites avec Barack Obama, ses parents, sa grand-mère et son beau-père.

© Inconnu
De 1983 à 1984, Barack Obama exerça en tant qu’analyste financier au sein de la Business International Corporation, connue comme société écran de la CIA.
La première partie de son dossier souligne l'implication de Barack Obama senior dans les actions menées par la CIA au Kenya. Ces opérations visaient à contrer la montée du communisme sous influence sino-soviétique dans les cercles étudiants ; au-delà, elles avaient également pour objectif de faire obstruction à l'émergence de leaders africains non-alignés.

Play

Juger par vous même Poutine sur sa rencontre avec les étudiants de l'école Sirius

© RT
Vladimir Poutine interviewé par les étudiants du centre Sirius à Sotchi.
Vladimir Poutine répond pendant près de 3 heures aux étudiants sur les questions qu'ils se posent. De l'économie à l'artistique en passant par des points de détails, Vladimir Poutine exprime sa vision aux forces vives de son pays en les encourageant et en les conseillant à partir de sa propre expérience. Les problématiques et les réponses évoquées vont bien au-delà du peuple russe et font tout l'intérêt de cet échange.

Cult

Pourquoi le général Lecointre est-il accusé d'avoir « collaboré » avec un génocidaire rwandais ?

Dans les colonnes de l'Humanité, Jacques Morel, spécialiste de l'Afrique, a affirmé que François Lecointre avait « défend[u] les auteurs du génocide rwandais ». En 1994, l'actuel chef d'état-major était en poste au Rwanda lors de l'opération Turquoise.

© Anne-Christine Poujoulat / AFP
Le général Lecointre
« De fait, le nouveau chef d'état-major [le général François Lecointre] défendait les auteurs du génocide rwandais », a accusé Jacques Morel, spécialiste de la politique française en Afrique et auteur du livre La France au coeur du génocide des Tutsi, dans un entretien accordé le 21 juillet au journal L'Humanité.

Commentaire: Lire aussi :


Newspaper

Ils se sont parlé !

© Carlos Barria / Reuters
Leur rencontre, tellement attendue, a été bien plus riche que tout ce que les uns ou les autres avaient pu prédire. L'anxiété était à son comble, et les attentes aussi basses qu'un lourd plafond de nuages juste avant l'orage, d'autant plus que Trump venait de passer par Varsovie, où il avait docilement repris les platitudes de la Guerre froide dictées par ses mentors. Il avait été expédié à Hambourg par l'establishment de Washington avec toutes les mises en garde de rigueur pour une novice au couvent à la veille d'une rencontre regrettable mais inévitable avec un don Juan. Ils ne faisaient pas confiance à un pareil débutant, et insistaient : il ne devait parler à Vlad que sous bonne garde, en présence d'adultes responsables tels tante Fiona Hill (conseillère de Theresa May) ou oncle H.R. McMaster (conseiller à la sécurité nationale US), tous deux bien connus pour leur aversion envers les Russes.

Ils l'avaient prévenu que, à deux pas d'une frappe nucléaire, toute autre réaction serait considérée une trahison envers la « Cité étincelante sur une colline » de Ronald Reagan. Chaque néocon et fanatique de la Guerre froide en Occident y était allé d'un petit avertissement au président : comment faire pour humilier Poutine et le remettre à sa place, plus bas que terre. En fait ils ne l'avaient pas autorisé à avoir une vraie rencontre avec Poutine, en lui bricolant un ordre du jour minutieusement surchargé, avec des conseillers et des ministres, et le tout ne devait pas prendre plus de quelques journées, format Camp David ou approchant. Et ils ont profondément raté leur coup.

La rencontre en marge du G20 était devenue le centre de tout, le G20 est devenu un rassemblement en marge du sommet Trump Poutine. Aucune pause, à partir du moment où ils se sont rencontrés : une grande sympathie réciproque se trahissait dans chacun de leurs sourires. Au début, Poutine était plutôt réservé ; il s'était endurci d'avance en cas de rejet, d'affront, toujours possible, et même d'insulte. Mais Trump a su le mettre à l'aise avec tact.

A la place de la demi-heure prévue, ils sont restés à parler pendant deux heures ; même la tentative de la femme de Trump pour remettre le grappin sur son mari n'a pas été couronnée de succès. Ils ne pouvaient pas s'arracher l'un à l'autre, c'est tout. Après quelques mois de séparation forcée par l'action des duègnes auto-désignées, ils étaient là, ensemble, comme deux compères, à la fin.