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mar., 30 mai 2017
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
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Stormtrooper

Attentat à Manchester. Jusqu'à 5 000 soldats déployés dans les rues

© MoD
Après l'attentat de Manchester, déployer 5 000 soldats britanniques va demander des efforts durables. Mais il s'agit de rassurer l'opinion publique.
Après les armées française (opération Sentinelle) et belge (opération Vigilant Guardian), voici les Britanniques qui mettent en place l'opération Temperer. Plus de 5 000 soldats vont être mis à disposition de la police pour assurer des missions de garde statique.

Suite à l'attentat de Manchester, le Secretary of State for Defence a donné son feu vert pour mettre en œuvre l'Opération Temperer.

Ce dispositif comparable au dispositif Sentinelle français a été créé en 2015. Il prévoit le déploiement de 5 100 soldats qui vont assurer des missions de sécurisation dans l'espace public. Il s'agit d'engager ces personnels pour des missions de garde statique et ainsi de dégager des effectifs policiers pour des missions plus mobiles (patrouilles, quadrillage etc.). Selon Amber Rudd, la ministre de l'Interieur, 3 800 soldats sont déjà concernés par cette mesure.

Le MoD (ministère britannique de la Défense) va devoir trouver des soldats immédiatement disponibles pour les déployer dans les grandes villes. Un défi pour l'armée de terre (78 400 hommes) dont les unités sont engagées en Afghanistan, Irak, Syrie, Estonie et qui ne peut compter que sur quelques bataillons d'infanterie. À moins de réquisitionner des unités d'élite pour des missions finalement ingrates.

Chess

Macron et Poutine : les enjeux de Versailles

La visite que Vladimir Poutine doit faire en France le lundi 29 mai excite beaucoup l'imagination des journalistes et du personnel politique. Le fait qu'il sera reçu au château de Versailles, avec un decorum tout à fait singulier est l'une des causes de cette excitation. Elle montre surtout que les enjeux, que ce soit pour Vladimir Poutine ou pour Emmanuel Macron de cette visite ne sont pas entièrement perçus. Il est en effet hautement symbolique que Vladimir Poutine soit le premier dirigeant reçu par le nouveau Président de la République.

Les enjeux pour Emmanuel Macron

Dans quel contexte cette visite aura-t-elle lieu ? À l'heure actuelle, les relations bilatérales entre la France et Russie sont sévèrement contraintes par la politique de l'Union européenne à l'égard de la Russie. Ces contraintes dépassent la simple question des sanctions, dont l'importance, hors les sanctions financières, a été plus symbolique que réel. L'Union européenne a développé depuis 2014, qu'on l'approuve ou qu'on le réprouve, une véritable politique d'hostilité vis-à-vis de la Russie. Ce sera donc un test pour savoir si le Président Macron veut alléger la contrainte de l'UE et mettre en œuvre une politique plus française, plus tournée vers les intérêts de la France, envers la Russie ou s'il place la politique étrangère française sous le cadre de l'UE.

Le fait qu'il souhaite que cette visite ait lieu avec un décorum tout particulier à Versailles ne doit pas être considéré comme une indication quant à la réussite ou non de cette visite. Cela traduit uniquement l'importance que revêt cette visite. Elle constitue, il est vrai, pour Emmanuel Macron, son véritable baptême du feu en politique internationale. De plus, Emmanuel Macron sait très bien que cette visite sera scrutée à la fois par ses opposants comme par ses soutiens. Son action envers la Russie et Vladimir Poutine sera donc observé avec un grand intérêts à la fois par ses opposants (le parti des « Républicains », mais aussi la gauche radicale de M. Melenchon et le Front national de Marine le Pen sont tous en faveur d'une amélioration des relations franco-russes) et par ses partisans (qu'il s'agisse du MODEM de François Bayrou, du Parti socialiste ou de son propre parti maintenant appelé LREM). Si cette visite devait se conclure par une annonce dramatique quant à l'amélioration des relations bilatérales, il serait fortement critiqué par ses propres amis. Si la visite est un échec, ses adversaires cette fois le critiqueront. On peut donc penser que cette visite débouchera sur certaines améliorations dans les relations bilatérales, mais rien de particulièrement spectaculaire. Mais cela ne signifie pas qu'un processus général d'amélioration n'aura pu être lancé par cette visite, un processus qui se déroulera dans les prochains mois.

Bad Guys

Les visites de Trump

Le président Trump, après avoir été en Arabie Saoudite et Israël, est demain en visite à Rome, pour ensuite aller le 25 au Sommet Otan de Bruxelles et revenir en Italie les 26-27 pour le G7 de Taormina et la visite à la base USA/Otan de Sigonella.
© REUTERS/ Dylan Martinez
Trump
Quels sont les objectifs de son premier voyage à l'étranger ? Principalement trois, explique le général McMaster, conseiller du président pour la sécurité nationale : lancer un « message d'unité » aux musulmans, juifs et chrétiens ; construire des relations avec les leaders mondiaux et projeter la puissance étasunienne à l'étranger.

Bad Guys

La version officielle de l'attentat suicide de Manchester se révèle fausse


Alleged Manchester bomber, Salman Abedi
Il n'a pas fallu 24 heures pour qu'il soit révélé que l'affirmation de la Première ministre Theresa May selon laquelle le kamikaze de Manchester n'était connu des services de renseignement britanniques que « jusqu'à un certain point » était mensongère.

Les informations données par des connaissances d'Abedi et une série de fuites provenant de sources des services de renseignement américains et français indiquent clairement que les services de sécurité savaient que le jeune homme de 22 ans qui a pris la vie de 22 personnes au concert d'Ariana Grande à la Manchester Arena lundi soir était une menace sérieuse pour la sécurité publique.

Les services de renseignement britanniques ont été prévenus il y a cinq ans qu'Abedi était un kamikaze potentiel. La BBC a signalé que deux amis de faculté d'Abedi avaient chacun de son côté appelé la police durant cette période parce qu'ils s'inquiétaient du fait qu'il « soutenait le terrorisme » et avait exprimé l'opinion qu'« être un kamikaze était OK ».

Le journaliste de la NBC Richard Engel a tweeté qu'un agent du renseignement américain a déclaré aux journalistes que la famille d'Abedi avait averti les responsables de la sécurité britanniques qu'il était « dangereux ».

Le ministre français de l'intérieur, Gérard Collomb, a révélé qu'Abedi avait des liens « avérés » avec l'État islamique et que les services de renseignement britanniques et français avaient des informations indiquant qu'Abedi s'était rendu en Syrie, d'où il était revenu récemment.

Vader

La chronologie des interventions des États-Unis à travers le monde

Voici une chronologie non exhaustive (1846 - 2010) des différentes interventions impérialistes des États-Unis dans le monde depuis le Manifest Destiny de 1845. Une idéologie de colonisation, sous la présidence de James Polk, selon laquelle les États-Unis ont pour mission divine d'apporter la démocratie et la civilisation vers l'Ouest, sur les terres amérindiennes.

Au début du XXe siècle, le président Théodore Roosevelt a repris le concept afin de justifier l'expansionnisme et l'interventionnisme des États-Unis hors de ses frontières quand les intérêts américains étaient menacés. Il déclara notamment : « Je crois que Dieu a présidé à la naissance de cette nation et que nous sommes choisis pour montrer la voie aux nations du monde dans leur marche sur les sentiers de la liberté. »

1846 : Mexique. A l'issue d'une guerre qu'ils avaient programmée et provoquée, les États-Unis s'emparent de la moitié du territoire mexicain. Ce territoire conquis s'appelle aujourd'hui : la Californie, le Nevada, l'Utah, l'Arizona, le Nouveau-Mexique, le Colorado (en partie).

1852-1853 : Argentine. Les Marines débarquent et s'installent à Buenos Aires pour protéger les intérêts américains face à une révolution.

1853 : Nicaragua. Protection des citoyens et intérêts américains pendant des troubles politiques.

1853-1854 : Japon. « Plan d'ouverture du Japon » et expédition Perry qui conduit, avec les navires de guerre américains, à forcer le Japon à ouvrir ses ports aux États-Unis. Attendant une réponse du Japon l'autorisant à se rendre dans ce pays, le contre-amiral américain Perry, opère une démonstration navale de force et débarque par deux fois. Il obtient des autorités de Naha, sur l'île d'Okinawa, la gestion d'une concession minière. Il opère la même démonstration de force dans les îles de Bonin afin d'obtenir des facilités commerciales.

1854 : Nicaragua. Pour venger une offense faite au ministre-président américain en poste au Nicaragua : destruction de la ville de Greytown (San Juan del Norte).

1855 : Uruguay. Les armées américaines et européennes débarquent pour protéger les intérêts américains au cours d'une tentative de révolution à Montevideo.

1859 : Chine. Intervention destinée à protéger les intérêts des États-Unis à Shanghai.

1860 : Angola. Intervention en Afrique occidentale portugaise pour assurer la sécurité des citoyens et des biens américains pendant une révolte indigène à Kissembo.

1893 : Hawaii. Sous couvert officiel de protéger les vies et les biens des Américains, cette intervention visa à mettre en place un gouvernement provisoire sous l'autorité de Sanford D. Dole.

1894 : Nicaragua. Intervention militaire pour protéger les intérêts américains à Bluefields à la suite d'une révolution.

Beaker

Le « choc des civilisations » et sa planification

Dans une interview du 7 janvier 2015 Gerhard Wisnewski a décrit le soi-disant « combat contre la terreur » qui a commencé le 11septembre 2001 : Ce serait « le résultat d'une prophétie » ou d'une planification de quelques experts politiques et stratégiques de tout le Pentagone et de ceux qu'on nomme les néo-conservateurs.


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Attention

Rodrigo Duterte est face à « la même dynamique » que le président Bachar el-Assad contre Daesh

Les ONG comme Human Rights Watch et Amnesty International mènent une sorte de guerre publicitaire contre les gouvernements qui ne sont pas amis des Etats-Unis, et maintenant c'est le cas des Philippines, explique le journaliste Patrick Henningsen.
© Erik de Castro
Les combattants liés à Daesh ont saccagé la ville de Marawi aux Philippines . Le président philippin, Rodrigo Duterte, y a déclaré la loi martiale.
RT : Pensez-vous qu'après s'être assigné le terrorisme comme nouvelle cible, Rodrigo Duterte aura un grand soutien international car sa sa guerre contre la drogue avait été condamnée par beaucoup et jugée trop brutale ?

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Control Panel

De quoi l'élection d'Emmanuel Macron est-elle le fruit ?

Emmanuel Macron a donc été élu président de la République et cela constitue, qu'on le veuille ou non, une surprise assez phénoménale. Il est aujourd'hui en théorie le président de tous les Français, et bénéficie, ce qui est habituel du spasme d'adoration des premiers temps, peut-être encore un peu plus déplaisant, alourdi qu'il est par la course à la gamelle des perdants dont l'absence totale d'amour-propre fini par être vertigineuse. Les gazettiers, qui adorent ça, spéculent sur la composition du premier gouvernement et sur le résultat des élections législatives. Les Français, dont une majorité conséquente déteste Macron et ce qu'il représente sont dans l'expectative et c'est bien normal. Ce n'est pas cette campagne électorale absurde qui a permis de deviner qui était le nouveau président et quelles étaient ses intentions. Le temps viendra de l'étude détaillée de cette étrange victoire. Jusqu'assez récemment on pouvait penser à une simple et habituelle bulle médiatique. Les congédiements d'Alain Juppé, et de Nicolas Sarkozy, puis ensuite la pantomime de la primaire socialiste montrèrent que dans les couches supérieures de la société, le dégagisme était puissant, ce qui permettait de donner une certaine consistance à l'hypothèse Macron. Mais cette explication est insuffisante. Et à la question de quoi cette victoire est-elle le fruit, je crois que parmi d'autres, trois réponses se dégagent qui ne sont pas réjouissantes.

Emmanuel Macron doit en premier lieu son élection à une forme de coup d'État, qui a impliqué la haute fonction publique, les médias, et le grand Capital. Ensuite, à l'absence de réaction des forces politiques et démocratiques devant cette manipulation qui a pourtant abouti à retirer à l'élection présidentielle 2017 son caractère de sincérité et de légitimité. En troisième lieu cette confiscation a été permise par une prise de pouvoir totale de la haute fonction publique d'État et de ses réseaux, pour porter l'un des siens à la présidence.

Eye 2

Zbigniew Brzezinski conseiller à la sécurité nationale des USA est décédé

Artisan du programme d'armement des moudjahidines en Afghanistan visant à renverser l'Union soviétique et fervent défenseur de l'hégémonie des Etats-Unis sur la scène internationale, le stratège américain s'est éteint à l'âge de 89 ans.
© Inconnu
Zbigniew Brzezinski
« Mon père s'est éteint en paix cette nuit », a écrit Mika Brzezinski sur Instagram le 27 mai, sans préciser les causes du décès de son géniteur, qui était âgé de 89 ans.

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Network

Comment les agences de renseignements ont planté les graines de la révolution technologique

Cette semaine le magazine Wired a publié une étude sur Steve Jobs (Apple) faite par la ministère de la Défense en 1988. Cette étude sur Jobs insiste sur son utilisation de la drogue LSD dans les années 1970 et de sa peur viscérale du chantage et d'être kidnappé à cause de sa fortune assez conséquente.

Cette étude faisait partie d'une enquête d'accréditation à la confidentialité faite par le ministère lorsque Jobs était avec l'entreprise Pixar (NdT: oui, oui, celle des dessins animés...), enquête qui a juste été révélée cette année (NdT: en 2012 donc). Pourquoi précisément Steve Jobs avait besoin d'une accréditation de confidentialité défense n'a pas encore été révélé, mais que Jobs ait certainement eu des relations avec le ministère de la Défense ne sera une surprise pour personne, encore moins pour ceux qui savent l'histoire étroite et intriquée entre l'armée américaine, l'appareil du renseignement des Etats-Unis et Silicon Valley.

Silicon Valley est née dans l'ère post seconde guerre mondiale lorsque le prévôt d'alors du Stanford College, Frederick Terman, proposa la création du Parc Industriel de Stanford, connu maintenant sous le nom de Stanford Research Park. Le terrain devait être loué à long terme à des entreprises de la haute technologie créées par des anciens (Alumni) élèves de Stanford.

Terman lui-même eut une histoire personnelle intéressante en tant qu'ingénieur radio et chercheur qui fut appelé par le gouvernement US à diriger le laboratoire top secret de recherche radio à l'université de Harvard pendant la Seconde Guerre mondiale. Là, Terman et ses chercheurs ont développé parmi les tout premiers équipements de signalisation et de transmission secrètes, incluant les détecteurs de radars, les brouilleurs de radars et les leurres en aluminium utilisés comme contre-mesures aux défenses anti-aériennes allemandes.

A son retour à Stanford après la guerre, Terman y amena son expérience et ses contacts militaires. Il commença à transformer la zone de la baie de San Francisco en une zone de recherche hi-tech affublée du sobriquet de "la vallée des micro-ondes".

En 1951, William Shockley, un des co-inventeurs du transistor, installa le Shockley Semiconductor Laboratory in Mountain View, en Californie, aujourd'hui base de Google Inc. Bien qu'il ne fut pas un homme d'affaires fructueux, les transfuges de son entreprise fondèrent ce qui est devenu le cœur du système de la Silicon Valley et de ses entreprises, incluant Intel Corporation, National Semiconductor, et Advanced Micro Devices.