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mar., 19 sept. 2017
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Fire

Macron confronté à l'hostilité des habitants de Saint-Martin dévastée

© Wozjer / AFP
Lorsque le président français Emmanuel Macron eut terminé mercredi son voyage à l'île de Saint Martin, détruite à 95 pour cent par le passage de l'ouragan Irma la semaine dernière, ses habitants y luttaient toujours pour leur survie. Les distributions d'eau et de nourriture restent totalement chaotiques et inadéquates, le risque d'épidémie s'accroît; des milliers de personnes, beaucoup fragilisées, sont sans abri, sans vivres et sans soins.

Officiellement, le cyclone a fait onze morts - presque le tiers de ceux dus à Irma dans les Caraïbes - sept disparus et de nombreux blessés pour lesquels le gouvernement n'a pas voulu jusque-là donner de chiffre. Une première estimation chiffre les dégâts à 1,2 milliard d'euros.

Macron a décidé de se rendre dans l'île sinistrée devant la montée de critiques dans la classe politique d'une part, pointant une « défaillance de l'État », et d'autre part dans la population, visant elle l'impréparation et l'indifférence du gouvernement envers les habitants alors qu'il était clair que l'ouragan le plus puissant de l'histoire de la région allait frapper l'île.

Une réunion de crise avait été convoquée à l'Elysée samedi 9 septembre alors que l'ampleur du désastre était visible depuis deux jours, juste après que la présidente du Front national néofasciste eut critiqué des « moyens de maintien de l'ordre tout à fait insuffisants ». Macron avait ensuite annoncé sur Twitter un « doublement des effectifs militaires et de police ».

Une fois dans l'île, Macron s'est vu confronté à l'hostilité d'habitants laissés pendant des jours se débrouiller seuls sans eau, sans nourriture et sans soins, l'approvisionnement en eau potable et en électricité s'étant effondrés. Aucune mesure d'évacuation n'avait été organisée préalablement et celle organisée après le cyclone a été très sélective, alors que de simples Guadeloupéens venaient secourir des habitants avec leurs voiliers. Les forces envoyées dans l'île auraient surtout protégé les cargaisons d'aide qui n'auraient pas été distribuées.

Info

Russie et Chine contre l'empire du dollar

Un vaste arc de tensions et conflits s'étend de l'Asie orientale à l'Asie centrale, du Moyen-Orient à l'Europe, de l'Afrique à l'Amérique latine. Les "points chauds" le long de cet arc intercontinental -Péninsule coréenne, Mer de Chine Méridionale, Afghanistan, Syrie, Irak, Iran, Ukraine, Libye, Venezuela et autres- ont des histoires et des caractéristiques géopolitiques différentes, mais en même temps sont reliés à un unique facteur : la stratégie avec laquelle "l'empire américain d'Occident", en déclin, essaie d'empêcher l'émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux.

© Le Courrier de Russie
Les BRICS
Ce que redoute Washington se comprend par le Sommet des Brics ( Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui s'est tenu du 3 au 5 septembre à Xiamen en Chine.

Commentaire: Lire aussi :


Chess

Changement de régime : c'est au tour du Qatar !

La crise entre le Qatar et l'Arabie saoudite est entrée dans son 100ème jour sans qu'aucune perspective de solution ne pointe à l'horizon. Au contraire, les relations se sont encore détériorées. L'émir du Qatar, Tamin ben Hamad Al Thani, s'est rendu ce jeudi 14 septembre en Turquie pour rencontrer son allié et protecteur, le président Recep Tayyeb Erdogan.

Pour que l'émir du Qatar décide de quitter précipitamment son pays pour la première fois depuis le début de la crise avec l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte, le 5 juin, c'est qu'il y a péril en la demeure. En effet, les menaces à peines voilées de Riyad contre son petit voisin se sont accentuées et la polémique a repris de plus belle. Le dernier clash a eu lieu mardi 12 septembre au Caire, entre le ministre d'Etat qatari pour les Affaires étrangères, Sultan ben Saad al-Mreikhi, et le délégué de l'Arabie saoudite à la Ligue arabe, Ahmad al-Qattan. Pendant plus d'une demie heure, les deux hommes ont échangé des propos peu avenants et le ministre qatari a accusé le royaume wahhabite d'essayer de priver son pays de toute «légitimité» et de «renverser» son régime. Le diplomate saoudien a évidemment nié ces accusations mais il a été pris d'une grande colère lorsque le ministre qatari a qualifié l'Iran de « noble ». Il a dit que les dirigeants de Doha « regretterons beaucoup » ces propos, affirmant que l'Arabie saoudite «est capable de faire tout ce qu'il faut» pour cela.

Le coup de fil stérile

Ce violent esclandre a été précédé d'une reprise de la polémique et des campagnes médiatiques réciproques entre les deux pays, à l'issue d'informations filtrées par le Qatar sur un entretien téléphonique entre son émir et l'héritier du trône saoudien, Mohammad Ben Salman. Cette conversation téléphonique a bien eu lieu à la demande de Donald Trump, qui a conseillé à Tamim d'appeler Ben Salmane. Venant de Washington, ce dernier n'a pas pu refuser l'appel, mais l'entretien entre les deux princes n'a rien donné. Au contraire, Ben Salmane a insisté que la seule solution est que Doha accepte les 13 conditions présentées par les quatre pays, ce qui équivaut à une reddition pure et simple.

Quenelle

CETA etc. De nouveaux passages en force à l'horizon

Le gouvernement français a confirmé l'entrée en vigueur provisoire du traité avec le Canada dès le 21 septembre, malgré la publication d'un rapport critique sur le CETA. Tandis qu'à Bruxelles, la Commission Juncker dévoile le mandat de deux futurs traités de libre-échange, en y glissant une astuce qui permettrait de contourner l'avis des parlements nationaux pour ratifier le texte final...

De notre envoyé spécial à Bruxelles (Belgique).- Dans la dernière partie de son « discours sur l'état de l'Union » mercredi, Jean-Claude Juncker a cité, devant les eurodéputés réunis à Strasbourg, le nom d'Emmanuel Macron. Il l'a fait pour reprendre l'idée du président français de lancer des « conventions démocratiques » à travers toute l'Europe, en 2018, afin de rendre « l'Union plus démocratique ». À l'écouter, le Luxembourgeois est persuadé que « la démocratie européenne mérite mieux » et qu'il faut intensifier les débats avec les parlements nationaux et la société civile.

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Chess

Consternation en Occident : la guerre en Syrie touche à sa fin et Assad semble en sortir vainqueur

Nous étions tous occupés à attendre tous que Trump lance la Troisième Guerre mondiale, et nous n'avons pas vu que la carte de la guerre au Moyen-Orient avait considérablement changé. Il faudra des années pour reconstruire la Syrie et l'Irak (et le Yémen), et les Israéliens seront peut-être obligés d'aller demander à Poutine de les tirer du pétrin dans lequel ils se sont fourrés.

© Sputnik/ Mikhail Alayeddin
Un message est arrivé de Syrie sur mon téléphone portable la semaine dernière. « Le général Khadour a tenu sa promesse », disait-il. Je savais ce que cela signifiait.

Il y a cinq ans, j'ai rencontré Mohamed Khadour qui commandait quelques soldats syriens dans une petite banlieue d'Alep, sous le feu de combattants islamistes à l'est de la ville. À l'époque, il m'avait montré sa carte. Il reprendrait ces rues dans 11 jours, m'avait-il dit.

Et puis, en juillet de cette année, j'ai rencontré Khadour à nouveau, à l'est du désert syrien. Il allait, m'a-t-il dit, entrer dans la ville assiégée de Deir ez-Zor avant la fin du mois d'août. Je lui ai rappelé, un peu cruellement, que la dernière fois qu'il m'avait dit qu'il reprendrait une partie d'Alep en 11 jours, il avait fallu plus de quatre ans à l'armée syrienne pour le faire. C'était il y a longtemps, m'a-t-il répondu. À l'époque, l'armée ne savait pas se battre dans une guerre de guérilla. L'armée était formée pour reprendre Golan et défendre Damas. Mais depuis, selon lui, ils avaient appris.

Et c'est bien vrai ! Dans le désert, Khadour m'a dit qu'il allait bombarder la ville de Sukhna - les Russes le feraient en grande partie - et que ses troupes syriennes entreraient dans Deir ez-Zor encerclé par l'EI depuis trois ans, pour libérer les 80 000 civils et 10 000 soldats assiégés. Khadour a dit qu'il atteindrait Deir ez-Zor avant le 23 août. Il a tenu ses engagements à peu de choses près. Maintenant, il se dirige vers les autres parties de Deir ez-Zor et vers la frontière syrienne-irakienne.

Chess

Comment l'Italie veut sortir de l'Euro sans le dire

Les principaux partis d'opposition de l'Italie demandent l'introduction d'une monnaie parallèle à l'euro, ce qui, selon eux, stimulera la croissance et les emplois.

Trois des quatre plus grands partis du pays - le mouvement des cinq étoiles, la Ligue du Nord et l'ancienne Forza Italia, du Premier ministre Silvio Berlusconi - ont proposé d'introduire une nouvelle monnaie à la suite d'une élection prévue pour l'année prochaine.

Les propositions pour une monnaie parallèle ont remplacé les appels précédents des partis d'opposition pour laisser complètement l'euro.

En proposant une double monnaie, ces 3 partis politiques espèrent capitaliser sur le sentiment anti-euro du pays tout en évitant, pour l'instant, le bouleversement d'une sortie directe de l'euro.

Ambiance donc en Italie, alors qu'il est fort probable que sauver ce pays sera impossible. Aucun plan de sauvetage ne pourra être crédible à moins que la BCE ne mette sur la table 2 000 milliards d'euros... ce qui peut techniquement se faire, et dans un tel cas, la valeur de l'euro plongerait de manière importante et viendrait faire peser un lourd fardeau sur les peuples allemand et... français.

Surveillez l'Italie, c'est évidemment l'un des pays clés avec la France pouvant faire exploser en une nuit la zone euro. Surveillez et préparez-vous.

Source Euronews ici

Fire

St Martin : la faillite totale de l'État

La semaine dernière, l'ouragan Irma est passé sur les Antilles françaises, provoquant des destructions comme on n'en avait que très rarement vues de mémoire d'Homme. En revanche, ce qui se passe depuis ressemble beaucoup trop à ce qu'on connaît déjà des pires faillites de l'État français.

On doit déjà redouter que cet ouragan soit notre « 11 septembre » français, non pas sur le plan météorologique (encore que sa puissance soit largement suffisante à le classer dans les phénomènes historiques) mais sur le plan médiatique, politique et surtout humain.

Sur le plan médiatique, toute la nullité de notre presse s'exprime maintenant avec une vigueur et une obstination qui confinent à la pathologie lourde. Entre le lien, débile et répété avec une insistance pathologique, que certains scribouillards s'emploient à faire entre cet ouragan et le réchauffement climatique (lien que même le GIEC n'ose pourtant pas faire) et les reportages, avant et après l'ouragan, qui - on va le voir - frisent la bêtise aux fers chauds, on se demande exactement pourquoi les Français continuent de chérir les subventions et les redevances payées à ces organes.

Côté politiciens, une aussi belle catastrophe ne devant surtout pas se perdre, le racolage le plus putassier fut de mise : Ségolène Royal en a profité pour tenter de vendre son pensum. Quant à Hulot, le vendeur de shampoings douteux échoué sur la banquise ministérielle, il a en bon reptilien su garder son sang froid et immédiatement préconiser des mesures opérationnelles et pragmatiques et ... Ah non. Il a péroré sur l'avenir, les générations futures, le climat dans quelques décennies et la faible condition humaine.

Chess

Steve Bannon sur CBS - Le résumé de son interview

Steve Bannon, ancien stratège en chef de la Maison-Blanche, s'est exprimé à la chaîne de télévision américaine CBS le dimanche 10 septembre, pour la première fois depuis sa démission en août.

D'une déclaration de guerre aux Républicains à une promesse de fidélité à Donald Trump quoi qu'il arrive, retour sur les cinq moments-clés de cette interview.


Wall Street

Un ancien de la Banque mondiale affirme que le système monétaire occidental est une escroquerie

L'économiste et géopolitologue Peter Koenig, ancien employé de la Banque mondiale, a expliqué à Sputnik Radio que la décision de la plus grosse banque russe, Sberbank, de fournir au marché chinois de 10 à 15 tonnes d'or d'ici 2018 n'est que le prolongement des accords commerciaux et économiques entre la Chine et la Russie.

« Aussi bien le rouble que le yuan sont entièrement garantis par l'or, il ne s'agit donc que d'une étape d'un projet plus vaste et assez avancé visant à dédollariser leur économie », a-t-il déclaré.

« L'ensemble du système monétaire occidental est tout simplement une escroquerie. Il a été créé par le privé et il appartient au privé. Tous les transferts internationaux doivent transiter via les banques de Wall Street, c'est la seule raison pour laquelle les États-Unis peuvent infliger des sanctions à leur guise aux pays qui refusent de se plier aux diktats de Washington. »

Mais d'après Koenig, cela pourrait changer rapidement parce que la Chine et la Russie travaillent pour obtenir rapidement leur indépendance économique.

Il a également déclaré que les nations qui composent l'organisation de coopération de Shanghai et les pays des BRICS « n'ont vraiment pas besoin de l'Occident pour survivre vu qu'ils totalisent plus de 50 % de la population mondiale ».

L'économiste a ajouté que la Chine et la Russie sont les plus gros producteurs mondiaux d'or. Le seul problème avec le métal jaune est qu'il est sous le contrôle du système monétaire occidental.

« Depuis ces 5 dernières années, la Chine, la Russie et les autres membres de l'organisation de coopération de Shanghai échangent de l'énergie non plus contre des dollars, mais en échange de leurs devises locales ou d'or », a-t-il déclaré.

Quenelle

La Corée du Nord appelle la France à abandonner son programme nucléaire

Le président français Emmanuel Macron avait appelé les Nations Unies à "réagir rapidement" aux actions de Pyongyang et sommé l'UE d'y apporter une réponse "claire et unie".

Alors que les Etats-Unis demandent formellement à l'ONU de voter lundi prochain un projet de résolution prévoyant de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord, un haut responsable nord-coréen a critiqué la France, samedi 9 septembre, pour avoir estimé que les ambitions nucléaires de Pyongyang pouvaient être une menace pour l'Europe, affirmant que Paris devait d'abord abandonner son propre programme nucléaire.

"Récemment, de hauts dirigeants politiques français ont alarmé les gens en affirmant des faits absurdes concernant l'explosion réussie d'une bombe H pour missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) de la DPRK (Corée du Nord)", a déclaré Ri Tok-Son, directeur adjoint du département européen du ministère des Affaire étrangères nord-coréen, à Pyongyang.
"Ils se sont occupés (..) à formuler des remarques absurdes comme 'le missile de la Cordée du Nord peut frapper l'Europe"

Ri Tok-Son

AFP