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jeu., 21 nov. 2019
Le Monde pour les Gens qui Pensent

Les Maîtres du Monde
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Bullseye

Un peuple désarmé sera toujours vaincu

La République espagnole croyait à la démocratie parlementaire, et Franco a instauré sa dictature. Salvador Allende croyait à la démocratie parlementaire, et on a eu Pinochet. Evo Morales croyait à la démocratie parlementaire, et un coup d'État l'a chassé du pouvoir.
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© Marco Bello/Reuters
Un homme s'agenouille devant des membres des forces de sécurité, à La Paz, le 15 novembre 2019
Illustrations parmi tant d'autres d'une loi de l'histoire : face à des loups, ne jamais faire l'agneau. Comme les expériences précédentes, celle de Morales n'était pas sans défauts, mais elle était prometteuse. Aucun gouvernement latino-américain, dans la période récente, n'avait obtenu de tels résultats : forte croissance, redistribution des richesses, recul spectaculaire de la pauvreté.

La Bolivie est le pays d'Amérique latine qui a la plus faible proportion d'illettrés après Cuba et le Venezuela. Or ces avancées sociales, fondées sur la nationalisation des compagnies gazières, sont précisément ce qui a scellé le sort d'Evo Morales. Un président indigène qui travaille pour les humbles, voilà le scandale auquel il fallait mettre un terme.

Yellow Vest

Face aux Gilets jaunes, « une dictature se met en place », selon l'écrivain Philippe Pascot

Le premier anniversaire des Gilets jaunes a été mouvementé. Alors que des groupes de casseurs ont semé le chaos à Paris le 16 novembre, de nombreux Gilets jaunes ont manifesté dans un calme relatif le lendemain. L'écrivain Philippe Pascot, soutien du mouvement, s'en prend aux autorités et dénonce des débordements orchestrés.

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La place d'Italie à Paris noyée sous les fumées et les gaz lacrymogènes. Voitures renversées, incendiées, poubelles brûlées et autres abribus saccagés, le monument en hommage au maréchal Juin vandalisé... En ce début d'après-midi du 16 novembre, date qui marquait le premier anniversaire des Gilets jaunes, peu de jaune, mais beaucoup de noir, celui des casseurs qui ont mené de violents affrontements contre les forces de l'ordre.

Bullseye

Quand néofascisme rime avec néolibéralisme : coup d'État en Bolivie et infox

Le dimanche 10 novembre un coup d'État a été perpétré en Bolivie. L'armée a contraint le président Evo Morales, nouvellement élu, à démissionner. Dans la rue la violence monte. Des bandes armées de l'opposition agressent des militants et dirigeants du Mouvement pour le Socialisme (MAS) d'Evo Morales. Elles intimident des journalistes, mettent le feu aux maison de membres du MAS, notamment de la sœur d'Evo.
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© Reuters
Daniel Ortega et Evo Morales
A certains endroits, toute personne qui semble indigène est agressée physiquement. Des femmes indigènes sont déshabillées et molestées. Il y a déjà eu plusieurs morts.

Alarm Clock

Bolivie : la présidente autoproclamée affirme que Morales ne pourra pas se présenter aux élections

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© Luis Echeverria / Reuters
Devant l’ambassade des États-Unis au Guatemala, un manifestant guatémaltèque brandit une pancarte qui dénonce ce qu’il considère comme un “coup d’État raciste” en Bolivie.
La tension en Bolivie est à son comble. Jeanine Añez, qui s'est autoproclamée présidente du pays, a estimé qu'Evo Morales ne pourrait pas se présenter à l'élection présidentielle, recommandant dans la foulée à son parti de « chercher un candidat ».

Commentaire: Lire aussi : Le coup d'Etat bolivien : ce que les médias grand public ne vous disent pas


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Le coup d'Etat bolivien : ce que les médias grand public ne vous disent pas

Le Comite Ciudadano ( Comité des citoyens ), une coalition de droite dirigée par l'ex-vice-président bolivien Carlos Mesa et Luis Fernando Camacho, entrepreneur multimillionnaire à la tête du groupe de pression d'extrême droite Comite Civico de Santa Cruz, a lancé conjointement une vague de violence brutale dans de nombreuses régions du pays visant explicitement à chasser le président Evo Morales, élu démocratiquement.
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La violence est perpétrée par des voyous armés et rémunérés dont la cible principale a été les bâtiments publics, les organisations associées au gouvernement ( syndicats, coopératives, communautés pauvres et quartiers soupçonnés d'être des bastions pro-morales, stations de radio communautaires et autres ), les personnes liées au gouvernement ( ministres, maires, etc ) et surtout les personnes d'origine autochtone qui ont enduré le plus de racisme. Ce sont les femmes indigènes qui ont été les plus ciblées.

Bad Guys

Le banquier et homme politique de droite Macron et son discours

Les divisions insolubles entre les puissances impérialistes qui à deux occasions ont éclaté au XXe siècle dans une guerre mondiale sapent à nouveau les alliances internationales essentielles aux affaires du capitalisme mondial.
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© Inconnu
C'était le contenu d'un long entretien profondément pessimiste accordée à l'Economiste britannique par le président français Emmanuel Macron, déclarant que l'alliance de l'OTAN entre l'Amérique et l'Europe était morte. L'entretien contenait des déclarations pratiquement sans précédent pour un président français de mémoire d'homme.

Snakes in Suits

Elections en Espagne : bond de l'extrême droite, les socialistes en tête

Le Parti socialiste (PSOE) du Premier ministre Pedro Sanchez arrive en tête des résultats des législatives du 10 novembre en Espagne. Le parti de droite nationaliste Vox est de son côté devenu la troisième force du Parlement.
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© Inconnu
Pedro Sanchez
Le PSOE régresse toutefois légèrement par rapport aux dernières législatives, de 123 à 120 sièges, les conservateurs du Parti Populaire (PP) remontent de 66 à 88 sièges, et le parti nationaliste Vox passe de 24 à 52 sièges, devançant la gauche radicale Podemos, qui descend de 42 à 35 sièges. Les centristes libéraux de Ciudadanos quant à eux se décomposent (10 députés contre 57 en avril). Malgré cette victoire, le PSOE ne parvient pas à améliorer ses chances de gouverner. La situation politique semble toujours bloquée.

Brick Wall

Les conséquences funestes de la chute du Mur de Berlin

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© Inconnu
Le ministre allemand des Affaires étrangères, dans une tribune publiée par Le Monde, falsifie et instrumentalise l'Histoire au service de « l'unification européenne ». Analyse de
Pierre Levy, du mensuel Ruptures.

Alarm Clock

Assad évoque les dangers pour l'Europe liés à la situation en Syrie

Soutenir les terroristes en Syrie est beaucoup plus dangereux pour l'Europe que de se préoccuper de voir venir sur son territoire les réfugiés accueillis par la Turquie, estime le Président syrien.
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© AFP
Le président syrien Bachar el-Assad
De nombreux réfugiés accueillis par la Turquie proviennent en effet de Syrie, mais pas tous, a affirmé Bachar el-Assad.

Eye 1

« Les Pays-Bas bâtissent un Etat de surveillance pour les pauvres »

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© Inconnu
Le projet date de plusieurs années, mais il provoque maintenant un débat national aux Pays-Bas. En cause: un système de surveillance qui, selon ses opposants, mine les fondements de la liberté démocratique. Sur les plus pauvres, l'ombre de Big Brother