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lun., 20 fév. 2017
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Une « révolution de couleur » est en cours aux Etats-Unis

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Cat pour le Saker francophone

C'est une plaisanterie russe : « Question : pourquoi ne peut-il y avoir de révolution de couleur aux États-Unis ? Réponse : parce qu'il n'y a pas d'ambassade américaine aux États-Unis. »

C'est peut-être drôle, mais c'est faux dans les faits : je pense qu'il y a en ce moment même une tentative de révolution de couleur aux États-Unis.

Politico semble éprouver le même sentiment. Voyez leur dernière couverture :
© Politico
Lettre du monde arabe: Amérique, tu ressembles à un pays arabe en ce moment. Bienvenue au club.
Alors que je prédisais que Les États-Unis sont à la veille d'affronter la pire crise de leur histoire en octobre dernier, un mois avant les élections, je dois admettre que je suis surpris et stupéfié par l'ampleur de la lutte que nous voyons se dérouler sous nos yeux. Il est clair maintenant que les néocons ont déclaré la guerreà Trump et certains, comme Paul Craig Roberts, croient que Trump leur a maintenant rendu la pareille. J'espère sincèrement qu'il a raison.

Considérons un exemple parlant.

Les agences de renseignement américaines mènent maintenant des enquêtes sur leur propre patron ! Oui, selon de récents rapports, le FBI, la CIA, l'Agence de la sécurité nationale et le département du Trésor enquêtent sur les conversations téléphoniques entre le Général Flynn et l'ambassadeur russe Serguei Kislyk. Selon Wikipedia, le Général Flynn est l'ancien
  • Directeur de l'agence de renseignement du ministère de la Défense.
  • Membre du centre de commandement opérationnel conjoint pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance.
  • Président de la Direction du renseignement militaire.
  • Directeur adjoint du Renseignement national.
  • Officier supérieur du renseignement au commandement des opérations spéciales conjointes.
Il est aussi le conseiller de Trump à la sécurité nationale. Autrement dit, ses compétences en matière de sécurité sont à des hauteurs stratosphériques et il deviendra bientôt le patron de tous les services de renseignement étasuniens. Et pourtant ces mêmes services de renseignement enquêtent sur lui pour ses contacts avec l'ambassadeur russe. C'est absolument extraordinaire. Même dans la vieille Union soviétique, le KGB censément tout puissant n'avait pas le droit d'enquêter sur un membre du Comité central du Parti communiste sans autorisation spéciale du Politburo (une grave erreur, à mon avis, mais peu importe). Cela signifie en gros que les 500 plus hauts membres de l'État soviétique ne pouvaient pas du tout faire l'objet d'enquêtes du KGB. En outre, la subordination du KBG au parti était telle que pour les affaires criminelles courantes, il lui était interdit d'enquêter sur un membre de la nomenklatura soviétique tout entière, environ 3 millions de personnes (une erreur encore plus grave !).

Eye 1

La propagande anti-Trump : petite réflexion avec exemple à l'appui

Vous avez le droit d'aimer Trump ou de le détester. Vous avez le droit de considérer que nos frontières doivent être ouvertes et que tout puisse circuler, des idées aux hommes en passant par les flux financiers, de façon libre et accepter que cette immense liberté soit accompagnée de quelques actes terroristes comme étant un prix largement acceptable à payer pour un monde sans frontière et sans entrave.

© Inconnu
La propagande : la nourriture des médias de tous les jours
Vous avez le droit de penser l'inverse, à savoir qu'il faut se renfermer et se protéger à tout prix, quitte à restreindre nos libertés, à commencer par la facilité de circuler ou d'échanger. Dans tous les cas, et pour chaque point de vue, il y aura des avantages et des inconvénients.

Top Secret

Berlin fait mine de découvrir que Kiev est responsable de l'escalade dans le Donbass

Alarmés par la flambée de violence dans l'est de l'Ukraine, les milieux gouvernementaux allemands estiment que Kiev attise les tensions de façon délibérée. Objectif côté ukrainien : torpiller les projets de Donald Trump visant à atténuer les mesures antirusses.
© Fred PO/Flickr
Le Bundestag, l'assemblée parlementaire de la République fédérale d'Allemagne

Commentaire : Les milieux gouvernementaux allemands font mine de découvrir que Kiev ne respecte pas les accords de Minsk. Et il leur a fallu trois ans d'enquête minutieuse pour le découvrir ? Ou est-ce que l'élection de Trump et son désir de lever les sanctions russes change la donne ? Pendant ce temps, les habitants du Donbass subissent les pilonnages de l'armée ukrainienne et sont privés d'eau, d'électricité et de chauffage au coeur d'un hiver des plus rigoureux.
A noter également qu'en France ni les médias ni les hommes politiques ne parle de cette énième tragédie sur fond d'instrumentalisation dont une fois de plus les civils sont les victimes.


Berlin suit l'évolution de la situation dans l'est de l'Ukraine avec une anxiété grandissante, et est conscient que la responsabilité du regain de violence incombe, dans une grande mesure, à Kiev, affirme le Suddeutsche Zeitung se référant à ses sources au sein du gouvernement allemand.

Les informations basées entre autres sur les rapports de la mission de l'OSCE permettent à l'Allemagne de conclure que les militaires ukrainiens s'efforcent actuellement de déplacer la ligne de front en leur faveur.

Selon les milieux gouvernementaux allemands, Kiev cherche délibérément à attiser la tension, espérant que l'escalade du conflit mettra en échec les projets du président américain Donald Trump d'assouplir les sanctions antirusses.

Snakes in Suits

Immersion au cœur du Système de la sombre politique française

Du Général De Gaulle à Jacques Chirac, la France était respectée. Et avec le dauphin de Chirac, Dominique de Villepin, elle aurait continué à être respectée. Mais dans l'ombre, un CRIF voulut changer cette France, la dompter pour qu'il n'y eut plus d'électron libre capable, par exemple, de dire non à la guerre contre l'Irak (comme Jacques Chirac et Dominique de Villepin), sinon des agents soumis (1).
© Inconnu
Macron est aussi l'homme de Minc et de sa mondialisation outrancière, d'Attali et de son monstrueux Nouvel Ordre Mondial, du MEDEF ennemi des travailleurs, de Bruxelles et de ses diktats, des Atlantistes et des sionistes.
On commença par lancer l'affaire Clearstream (2), pour éclabousser artificiellement le dauphin, devenu le seul coupable, la victime expiatoire, tandis que Nicolas Sarkozy devint blanc comme une colombe. D. de Villepin fut mis hors jeu, mais les médias aux ordres avaient lancé le produit « super Sarko », avec un slogan prometteur, « Ensemble, tout devient possible ». Même le ridicule !

A partir de ce moment, le monde cessa de considérer notre pays, et avec Hollande (lui soi-disant Monsieur « le changement, c'est maintenant »), en particulier obsédé par le Président Assad (3) et appréciant le « bon boulot » des terroristes d'Al Nosra, ce fut encore pire ! Ses pitreries, depuis les escapades la nuit, en scooter, pour voir sa maîtresse, jusqu'au rejet par les Français, conduisirent le piteux Président, abandonné de tous, à renoncer à se représenter.

Le Système songea d'abord à propulser Valls, longtemps présenté par les sondeurs bidons comme le « favori des Français », puis y renonça, face à l'impopularité d'un homme maladivement autoritaire, brutal, dur, caméléon, et lui chercha un remplaçant. Alain Juppé devint ainsi le soi-disant nouveau « favori des Français », toujours selon les mêmes sondeurs bidons et les merdias laquais, en dépit de ses casseroles. Mais quand on plaît au Système, les casseroles ne comptent pas. Et si un candidat n'est pas agréé, on lui trouve des casseroles, et elles font la Une.

Las ! L'inattendu se produisit, François Fillon fut choisi par les Français de Droite pour les représenter. Et Donald Trump fut élu. Basta les imprévus !

Bulb

Donald Trump met un point final à l'organisation de l'impérialisme étasunien établi en 1947

Donald Trump vient de procéder à la plus importante réforme des structures administratives aux États-Unis depuis 69 ans. Il vient de mettre un terme au projet impérial et de refaire de son pays, un État comme les autres.
Mise à jour (31 janvier 2017) : face aux réactions indignées de la classe dirigeante états-unienne, Donald Trump a fait annoncer par son porte-parole que ce Mémorandum serait amendé, probablement en autorisant le directeur de la CIA à siéger de manière permanente au Conseil.
© Inconnu
Une réunion du Conseil de sécurité nationale présidée par le président Obama.
Modifiant le système de gouvernement établi en 1947, le président Trump a publié un Mémorandum relatif à l'organisation du Conseil de Sécurité nationale et du Conseil de Sécurité de la patrie (Homeland Security) [1].

Le principe adopté jadis était de gérer la « Sécurité nationale » sous l'autorité conjointe de la Maison-Blanche, de l'état-major interarmées et de la CIA qui fut créée à cette occasion.

De 1947 à 2001, le Conseil de Sécurité nationale fut le centre de l'Exécutif. Le président y partageait le pouvoir avec le directeur de la CIA qu'il nommait et avec le chef d'état-major interarmées sélectionné par ses pairs. Depuis le 11 septembre 2001, le Conseil était de facto placé sous la supervision du « Gouvernement de continuité » de Raven Rock Mountain.
© Inconnu
La décision de Trump est donc une bonne chose non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour l'ensemble du monde.
Désormais le chef d'état-major interarmées ne sera pas systématiquement représenté aux réunions, mais uniquement lorsque le sujet traité exigera sa présence. En outre, la CIA perd sa place au sein du Conseil où elle sera éventuellement représentée par le directeur national du Renseignement.

La CIA, qui était jusqu'ici l'arme du président pour conduire des actions secrètes, devient enfin une agence de renseignement au sens propre du terme, c'est-à-dire chargée d'étudier les acteurs internationaux, d'anticiper leurs actions et de conseiller le président.

MIB

Il y a vraiment un coup d'état qui couve aux Etats-Unis

C'est commencé : le Maidan américain a fait son apparition

Quand j'ai présenté dans l'info-sphère russe la thèse que les États-Unis se transformeraient en une Ukraine, en plus grand, beaucoup ont d'abord pensé que c'était une bonne plaisanterie politique. Mais ce qui se passe à Washington et dans d'autres villes américaines et certaines européennes montre que ce n'est pas une blague, mais la dure réalité dans laquelle nous vivons.
Si nous regardons attentivement et impartialement comment l'administration de Donald Trump est ébranlée, il est facile de voir que les mêmes techniques qui sont utilisées contre lui ont été élaborés sur les places de Kiev, du Caire, de Hong Kong et de Moscou. Si nous entrons dans les détails, nous pouvons dire avec certitude qu'un Maidan américain est préparé non seulement sur le même modèle que les sanglantes révolutions de couleur des autres pays, mais avec les mêmes commanditaires. Analysons ceci.

Une vague de protestations contre le nouveau président Donald Trump déferle dans les villes américaines. Les manifestations auraient soi-disant lieu pour soutenir les droits des femmes, mais les médias américains et les manifestants eux-mêmes ont clairement dit qu'ils sont venus protester contre la nouvelle administration. Selon diverses estimations, le nombre de manifestants dans cette « action des femmes » à Washington totalise quelque 200 000 personnes, mais les organisateurs ont dit qu'ils ont une « marche d'un million de femmes sur Washington ». « Marche de millions » ... cela ne vous rappelle-t-il rien ? C'est sous le même slogan que les libéraux russes organisent aussi leurs marches. Et les similitudes ne s'arrêtent pas là.

Le rôle de l'instigateur de la classe créatrice en révolte, lors du rassemblement, a été joué par Madonna qui, en passant, n'a jamais rempli sa promesse de satisfaire oralement tous ceux qui ont voté pour Clinton. En Russie et en Ukraine, le rôle de "meneur de protestation" a aussi été joué par les vedettes du rock : Shevcuk et Vakharchuk. Des manifestations en faveur de la « marche des millions » des Américains ont eu lieu dans de nombreuses villes européennes, ce qui rappelle réellement les manifestations de soutien aux Maidan et Bolotnaya.

Dollar

La dette d'Obama et le crash qui s'en vient

Alors que la plupart des américains sont restés focalisés sur l'investiture de Donald Trump, sachez qu'une véritable crise est en train de se développer en coulisse. Le monde participe à l'accélération de l'augmentation de la dette américaine à un rythme que nous n'avons jamais vu auparavant, et les rendements des bons du Trésor américain sont en train de monter en flèche.

© Inconnu
Un autre crash pour bientôt
Tout ceci pourrait devenir un énorme problème, car le train de vie des américains est uniquement entretenu par de la dette en raison de pays étrangers qui prêtent aux Etats-Unis de gigantesques montagnes d'argent à des taux d'intérêt extrêmement faibles.

Bell

D. Trump renvoit les diplomates étasuniens ayant participé au coup d'Etat en Ukraine

Victoria Nuland, assistante du secrétaire d'État américain pour l'Europe et l'Eurasie, ainsi que plusieurs diplomates haut placés, démissionnent cette semaine et quittent le département d'État, relate l'agence de presse AP.
Mme Nuland a visité Kiev à maintes reprises lors de la crise politique, en 2013-2014. En décembre 2013, elle distribuait des biscuits sur la place de l'Indépendance à Kiev, parmi les manifestants. Plus tard, elle a déclaré qu'il s'agissait de sandwichs qu'elle distribuait non seulement parmi les manifestants mais parmi les policiers.

Outre Victoria Nuland, Patrick Kennedy, sous-secrétaire d'État chargé de questions administratives, Joyce Barr et Michele Bond, assistants du secrétaire d'État, démissionneront également. Gentry Smith, chef du Bureau des missions étrangères quittera également son poste.

Source : https://fr.sputniknews.com/international/201701261029789536-victoria-nuland-departement-etat-usa/

Newspaper

La presse, incorrigible, vérifie les faits sous l'angle qui l'arrange

La « vérification des faits », ou « fact checking », que les journalistes s'imposent pour dévoiler les mensonges à caractère politique et idéologique, est devenue, avec le Brexit, puis avec la campagne de Donald Trump, une injonction primordiale pour la presse, qui veut en faire l'antidote à l'intox des tenants de la « post-vérité ».
Noble mission, mais dans un contexte manifestement très polarisé, qui voit les médias en rupture marquée avec les nouveaux leaders populistes, le fact checking peut se parer d'une objectivité de façade, pécher par omission, être utilisé à des fins partisanes, et se réduire au final à une riposte idéologique. Au nombre des justiciers anti-Trump, Vanity Fair en fournit une illustration, volontaire ou involontaire, parmi bien d'autres. Voulant faire œuvre de salubrité publique, le magazine culturel chic a « fact-checké » le discours d'investiture de Donald Trump du 20 janvier 2017, truffé, selon l'article, « de demi-vérités, de désinformation, et de clichés éculés ».

Voulant proposer plus pure information, il dresse une liste de rectifications des «pires contre-vérités» qu'il a identifiées. Le résultat ? Nous avons vérifié les vérifications de notre confère, pour découvrir qu'elles contiennent autant de présupposés, de clichés et d'approximations que le discours qu'elles entendent corriger. Vanity Fair n'est certes pas la référence en matière de politique washingtonienne, mais ses critiques se retrouvent dans d'innombrables comptes-rendus du discours inaugural. Voici donc un cas d'étude des difficultés en matière de vérification objective des faits.

Bizarro Earth

Imaginez un monde à l'envers... où les troupes russes menacent les frontières étasuniennes

© Sputnik/ Dmitriy Vinogradov
Ce qu'il suffit de faire pour mettre en évidence l'énorme hypocrisie et les deux poids deux mesures qui caractérisent la politique, intérieure comme étrangère, c'est d'intervertir les noms.

Les mesures prises par les pays et acteurs approuvés par l'establishment occidental et considérées comme totalement irréprochables auraient été vues comme «absolument scandaleuses» si elles avaient été appliquées contre eux-mêmes.

Voici quelques exemples :

Imaginez... qu'un proche allié de la Russie, dont les troupes avaient été formées par la Russie, bombarde le pays le plus pauvre du Moyen-Orient, avec des bombes à fragmentation fournies par Moscou. En outre, dans le pays attaqué, une famine menace la vie de millions de personnes.

Eh bien, le pays le plus pauvre du Moyen-Orient c'est le Yémen. Il est bombardé et réduit en cendres par l'un des pays les plus riches, l'Arabie saoudite - proche allié de la Grande-Bretagne et qui utilise des bombes à fragmentation britanniques. Et vous savez quoi ? La brigade occidentale des «il faut faire quelque chose!», qui a exprimé tant de préoccupations «humanitaires» à l'égard des combats visant à chasser les terroristes d'Al-Qaïda / Al-Nosra d'Alep, garde le silence. Comme c'est étrange.