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dim., 24 juil. 2016
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Bad Guys

Mexique sous influence : à mort l'État, la civilisation, la culture, les arts


Comment: Difficile d'être optimiste et de croire en une indépendance possible des pays hispaniques qui ont le malheur d'avoir pour voisins de pallier les USA. Le Mexique subit le pire des influences délétères étasuniennes semble t-il ; un véritable laboratoire où il est possible d'assister, en direct et à l'échelle d'un pays entier, aux effets catastrophiques d'une domination économique inhumaine. Où la psychopathie des hommes de pouvoir, politiciens, criminels, administrateurs, s'exprime pleinement. Où l'on réalise que le signature de traités tels que le TAFTA est un premier pas en direction de cet enfer qui nous attend, à nous aussi, européens. Et pour bien comprendre de quoi il en retourne :

© Inconnu
Un homme, déguisé en faucheuse, brandit une affiche avec les photos des 43 étudiants disparus, surmontés de la phrase « Ils les ont enlevés vivants! »
Les grands pays d'Amérique Hispanique, après quelques efforts méritoires pour s'éloigner de l'inhumanité étasunienne, sont à train de plonger à nouveau dans le néant. C'est la conséquence normale des méthodes développées par les partenaires de la globalisation. Le fanatisme n'a pas de limite. Tous les États, centres d'indépendance et de civilisation, sont des obstacles au pillage. A mort l'État, la civilisation, la culture, les arts. Vive la camelote et la bigoterie.

L'an 2000, une date empoisonnée pour le Mexique

Depuis le début du XXI ième siècle, les services publics mexicains sont démolis. Certains services disparaissent, d'autres sont désarticulés pour devenir inefficaces et bons à ravir par les affidés au service de l'Empire du néant. Il y a aussi le don d'activités aux comparses de pays étrangers et la vente du patrimoine accompagnée d'un pourcentage pour les politiciens soldeurs. La justification emploie le schéma classique de l'inversion accusatoire. L'État est détruit pour lutter contre la corruption.

Les agences, un moyen de détruire l'État

La tyrannie des hommes d'affaires repose sur l'idée a priori que les Al Capone sont capables de prendre les bonnes décisions puisqu'ils sont devenus riches. Or, il n'y a aucune adéquation entre une réputation de compétence et la légitimité de la prise de décision. On voit donc que des conditions strictes doivent être respectées pour que des agences distinctes du gouvernement ne soient pas des centres de la tyrannie. Il convient que son conseil d'administration soit représentatif des intérêts de la population et que la direction soit responsable devant le peuple, avec possibilité d'imposer des changements de personnes et d'objectifs.

Comme ce n'est pas la situation dominante ni au Mexique, ni ailleurs, ces organisations constituent la mise en pratique de la volonté de soustraire à toute contestation le système légal installé. C'est la tyrannie de fait dont un des avantages est qu'elle multiple aussi les déficits publics car ces organismes s'endettent puisqu'ils dépensent en général plus que leurs ressources. Les « banksters » globalitaires s'en frottent les mains. Ils contrôlent de nouveaux esclaves en même temps qu'ils engrangent d'importants bénéfices.
Ce mécanisme de création d'agences "indépendantes" est à l'œuvre dans tous les pays esclaves de l'empire du néant. En Amérique hispanique on citera : Colombie, Argentine, Vénézuela, Brésil. Idem en Europe. Une telle évolution est bien le résultat d'ordres donnés par le soviet de la finance et par les partenaires de la globalisation qui terrorisent l'humanité depuis le début du XX ième siècle. Après tant d'années d'investissement dans la haine de l'État, dans la promotion de médiocres serfs, dans la propagande, du génocide des peuples, de la bestialité humaine, il est normal que les États soient devenus ingouvernables et déstabilisés.

Propaganda

L'UE veut centraliser sa propagande anti-russe

Le Parlement européen devrait adopter le 12 juillet 2016 une résolution sur « les communications stratégiques de l'Union européenne ».

À l'initiative de Zbigniew Brzeziński et de personnalités polonaises qui ont déjà lancé une « initiative pour la guerre de l'Information » contre la Russie au sein du Center for European Policy Analysis (CEPA) à Washington, l'Otan a créé un Centre des communications stratégiques en Lettonie et l'Union européenne devrait se doter d'une structure équivalente.

Il s'agit de centraliser tous les efforts de manipulation des médias jusqu'ici divisés selon les compétences en guerre psychologique, propagande etc.

Le programme initial était entièrement dirigé contre la Russie. Cependant, au cours des derniers mois, un volet a été ajouté contre Daesh (et non pas contre le jihadisme).

Binoculars

Quand les psychopathes mènent le monde : intervention britannique illégale en Irak via Tony Blair et rapport Chilcot

Le rapport Chilcot sur l'engagement controversé du Royaume-Uni dans la guerre en Irak en 2003, publié mercredi, critique sévèrement l'action de l'ancien premier ministre Tony Blair et le rôle des services secrets et dévoile que "la planification et les préparatifs pour l'Irak étaient complètement inadéquats", et l'invasion "prématurée". Le rapport de la commission Chilcot, du nom de son président John Chilcot, dresse un portrait sévère du travailliste Tony Blair, qui était à l'époque à la tête de l'exécutif britannique.

© Google
Blair et Bush, deux amis dans la guerre en Irak qui a fait des milliers de victimes inocentes entre elles des centaines de milliers d'enfants
Le 28 juillet 2002, soit huit mois avant l'invasion de l'Irak, M. Blair écrit au président américain George Bush pour lui assurer qu'il serait avec lui "quoi qu'il arrive". M. Blair n'a pas non plus "insisté auprès du président Bush pour obtenir des assurances fermes sur les plans américains". L'épais rapport de quelque 2,6 millions de mots affirme également que M. Blair a engagé son pays dans une activité diplomatique telle qu'il aurait été "très difficile pour le Royaume-Uni de retirer par la suite son soutien aux Etats-Unis".

Commentaire: En attendant il y aura toujours l'humour "anglais", vitriolique et direct:




Stormtrooper

Attentats de Paris : l'intervention au Bataclan en accusation

© LE PARISIEN/JOFFREY VOVOS.
Paris, le 13 novembre 2015. Des policiers près du Bataclan le soir des attentats.
L'assaut mené au Bataclan aurait-il pu être plus rapide et efficace ? La question est posée, en filigrane, par le président de la commission parlementaire Georges Fenech. Selon le député (LR), les auditions ont mis en relief la décision des autorités de ne pas déclencher la force d'intervention de la police nationale (FIPN). Ce dispositif permet de mobiliser l'ensemble des unités spécialisées de police sous la direction du patron du RAID. Cette structure avait notamment été déployée lors de l'attentat de l'Hyper Casher. « On peut s'interroger sur la raison pour laquelle ce choix n'a pas été fait », indique-t-il.

Selon lui, le patron de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) - les policiers d'élite de Paris compétents pour intervenir au Bataclan - n'aurait pas demandé le soutien de la FIPN alors qu'il en avait la possibilité. Les deux autres officiels capables de prendre une telle décision - le préfet de police, et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve - se seraient eux aussi abstenus d'actionner le dispositif. « J'ai demandé pour quelle raison, je n'ai pas obtenu de réponse », assure le parlementaire.

Pourtant, quelques minutes après le début de l'intervention de la BRI, des policiers du RAID viennent en renfort. Qui a pris cette initiative ? Durant les auditions, deux versions s'affrontent. Le directeur général de la police nationale dit qu'il en est à l'origine. Le patron du Raid, lui, indique avoir pris lui-même cette décision. Mais, en l'absence du déploiement de la FIPN, le commandement des opérations reste aux mains du chef de la BRI. « J'ai néanmoins eu le sentiment de subir cette intervention », a critiqué le patron du RAID devant la commission. « Quelque chose ne va pas lorsqu'un groupe spécialisé de compétence nationale se met sous la compétence d'un groupe non spécialisé de compétence locale », a-t-il ajouté.

Stormtrooper

Il y avait 6 militaires en arme devant le Bataclan au moment de la tuerie


Georges Dallemagne
Georges Dallemagne, député CDH de la commission attentat, était l'invité de la rédaction de Bel RTL ce matin. Il répondait aux questions de notre journaliste Antonio Solimando et revenait sur les conclusions émises par la commission d'enquête parlementaire française, au sujet des attentats de Paris du 13 novembre.

Alors que la commission d'enquête parlementaire française présente ses conclusions ce mardi sur les attentats de Paris du 13 novembre, Georges Dallemagne, député CDH et membre de la commission belge explique que les autorités françaises se sont retrouvés face à de grosses difficultés. En effet, lors de l'attaque du Bataclan, non seulement la gendarmerie était sur place mais 6 militaires étaient postés devant la salle de concert.

Better Earth

L'Eurasie continue son union : le centre de gravité se déplace lentement mais sûrement d'Ouest en Est

© Wikimedia Commons
Le mouvement de balancier est flagrant et la concomitance amusante. Tandis que la créature US en Europe tangue sérieusement suite au Brexit, l'Eurasie continue son union. Au moment même où l'UE perdait un membre, l'Organisation de Coopération de Shanghai tenait son sommet annuel à Tachkent, en Ouzbékistan, et accueillait nouveaux membres et partenaires de dialogue.

L'Inde et le Pakistan deviendront membres à part entière en 2017. "Il ne reste que quelques formalités" a déclaré Poutine. Avec ces deux poids lourds asiatiques, l'OCS représentera 45% de la population de la planète, 19% de son PIB et 60% du territoire eurasiatique. La "moitié du monde" échappant à l'empire, on comprend que Mackinderse retourne dans la tombe...

L'Iran, à peine "désanctionné", devra attendre encore un peu. Ajoutons que, si son entrée aurait de gros avantages, elle pourrait également poser quelques problèmes. Fait rare qui mérite d'être souligné, Téhéran maintient d'excellentes relations à la fois avec les Chinois, les Indiens et les Pakistanais, et serait susceptible de jouer avec les Russes le rôle d'intermédiaire afin d'apaiser les tensions toujours existantes, quoique moins vives, entre Pékin et New Delhi d'une part, Islamabad et New Delhi d'autre part. L'Iran offrirait également à l'OCS une ouverture en or sur le Moyen-Orient et le Golfe persique.

Snakes in Suits

Psychopathie en action : comment le commandant de l'OTAN a tenté de pousser les USA à la guerre avec la Russie


Comment : Les psychopathes sont hélas bien là où on les attend : aux postes clés du pouvoir, prêts, s'il le faut, à entrainer le monde entier vers la catastrophe. Leur vision distordue de la réalité finit sans doute par les amener à croire parfois en leur propre mensonge, les rendant d'autant plus dangereux.

Breedlove perçoit-il « sincèrement » la Russie comme une menace ? C'est probable, même si totalement et pathologiquement irrationnel. S'il faut donc pour cela inventer toute une série de bobards pour inciter les aveugles et les incompétents à abonder dans son sens, il le fait donc, naturellement. Et par un manque de conscience inhérent à sa propre nature, il ne peut concevoir que ses actes puissent le mener aussi vers sa propre destruction. Hélas pour nous.

De façon générale :


© Reuters
Général Philip Breedlove
Alors que le général Philip Breedlove vient de prendre sa retraite après avoir laissé le commandement de l'OTAN, son compte Gmail a été piraté. Au menu de sa correspondance : lobbying intense tous azimuts, fausses preuves et complots.

Des dizaines de mails ont été mis en ligne sur le site DCLeaks, et ils permettent de retracer une correspondance active de Philip Breedlove avec de nombreuses personnalités, et pas des moindres, concernant la situation en Ukraine après le coup d'Etat de février 2014 qui a renversé le gouvernement élu en faveur d'un régime soutenu par les États-Unis.

Philip Breedlove a été commandant suprême de l'OTAN entre mai 2013 et mars 2016. Dans la presse européenne, il est décrit comme un homme belliciste connu pour s'appuyer sur des alliés afin de contourner la diplomatie et adopter un rôle plus agressif contre les rebelles en Ukraine. En février dernier, Philip Breedlove avait qualifié la Russie de « menace existentielle de long terme pour les États-Unis et pour nos alliés européens ».

Il apparaît à la lecture de ses courriels que le général correspond par exemple avec son prédécesseur à l'OTAN, le général Wesley Clark, ainsi qu'avec l'ancien secrétaire d'État, Colin Powell, resté célèbre pour sa fiole de pseudo-anthrax brandie devant l'Assemblée des Nations-unies, la responsable pour l'Europe de l'Est du département d'État, Victoria Nuland, et l'ambassadeur des États-Unis en Ukraine, Geoffrey Pyatt.

Chess

Pourquoi le Brexit n'aura pas lieu

Trop coûteux et trop complexe, le Brexit sera abandonné, tôt ou tard. L'Europe devra tout de même tirer les bonnes leçons de ce grand exercice de gesticulation symbolique.

Quelques heures à peine après l'annonce de la victoire du Brexit au référendum britannique les gagnants ont démontré qu'ils n'avaient aucune idée de ce qu'ils allaient faire concrètement dans les jours, les semaines et les mois qui viennent. Rien ne presse. On décidera plus tard d'activer ou non l'article 50 du Traité européen et puis on pourrait aussi conserver les bouts d'Europe qui nous intéressent - l'accès aux marchés par exemple. Peut-être même qu'on s'est trompé, ont laissé entendre certains.

Dans le même temps, les contrecoups de cette décision au plan politique international comme sur les marchés financiers restent très importants. Là aussi, on aurait pu s'attendre à une consolidation rapide, une fois que les électeurs auraient annoncé leur choix.

Cut

Objectif : OTAN-exit

Tandis que l'attention politico-médiatique est concentrée sur le Brexit et sur d'autres possibles détachements de l'UE, l'Otan, dans l'inattention générale, accroît sa présence et son influence en Europe. Le secrétaire général Stoltenberg, ayant pris acte que « le peuple britannique a décidé de quitter l'Union européenne », assure que « le Royaume Uni continuera à jouer son rôle dirigeant dans l'Otan ». Il souligne ainsi que, devant la croissante instabilité et incertitude, « l'Otan est plus importante que jamais en tant que base de la coopération entre les alliés européens et entre l'Europe et l'Amérique du Nord ».

© Google
Militaires de l'OTAN
Au moment où l'UE se fissure et perd des morceaux, par la rébellion de vastes secteurs populaires détériorés par les politiques « communautaires » et sous l'effet de ses propres rivalités internes, l'Otan se pose, de façon plus explicite que jamais, comme base d'union entre les Etats européens. Ceux-ci se trouvent de cette manière attelés et encore plus subordonnés aux Etats-Unis d'Amérique, lesquels renforcent leur leadership dans cette alliance.

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Hourglass

Comment le Brexit pourrait redistribuer la géopolitique mondiale


Favorable au Brexit, la reine Elizabeth va pouvoir réorienter son pays vers le yuan.
Alors que la presse internationale cherche des moyens pour relancer la construction européenne, toujours sans la Russie et désormais sans le Royaume-Uni, Thierry Meyssan considère que rien ne pourra plus éviter l'effondrement du système. Cependant, souligne-t-il, ce qui est en jeu, ce n'est pas l'Union européenne elle-même, mais l'ensemble des institutions qui permettent la domination des États-Unis dans le monde et l'intégrité des États-Unis eux-mêmes.

Personne ne semble comprendre les conséquences de la décision britannique de quitter l'Union européenne. Les commentateurs, qui interprètent la politique politicienne et ont perdu depuis longtemps la connaissance des enjeux internationaux, se sont focalisés sur les éléments d'une campagne absurde : d'un côté les adversaires d'une immigration sans contrôle et de l'autre des « pères fouettards » menaçant le Royaume-Uni des pires tourments.

Or, les enjeux de cette décision n'ont aucun rapport avec ces thèmes. Le décalage entre la réalité et le discours politico-médiatique illustre la maladie dont souffrent les élites occidentales : leur incompétence.

Alors que le voile se déchire sous nos yeux, nos élites ne comprennent pas plus la situation que le Parti communiste de l'Union soviétique n'envisageait les conséquences de la chute du Mur de Berlin en novembre 1989 : la dissolution l'URSS en décembre 1991, puis du Conseil d'assistance économique mutuelle (Comecon) et du Pacte de Varsovie six mois plus tard, puis encore les tentatives de démantèlement de la Russie elle-même qui faillit perdre la Tchétchènie.