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jeu., 20 juil. 2017
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La Russie a proposé aux États-Unis un traité de cyberguerre en 2015 qui a été ignoré par l'administration Obama

© Global Look Press via ZUMA Press
S'il y a une chose que l'administration Obama n'a eu de cesse de marteler avant de tirer sa révérence, c'est bien l'ingérence de la Russie dans le processus électoral des États-Unis, notamment, dans le cadre de la dernière élection présidentielle, celle qui a donné Donald Trump vainqueur. On se souvient en effet que les Russes ont tour à tour été accusés du piratage du Democratic National Committee et qu'Obama avait même annoncé des sanctions à l'encontre de la Russie.

Vladimir Poutine, le président russe, a eu maintes occasions pour répondre à ces accusations contre son pays. Le dénominateur commun de chacune de ses interventions est que la Russie au niveau État n'a rien à voir avec celles-ci. D'ailleurs, il a récemment fait d'une pierre deux coups en dissociant l'État russe des activités des groupes de hacker et, en adressant une pique aux États-Unis lorsqu'il a comparé les pirates informatiques à des gens « free spirit » qui pourraient cependant être dotés d'un esprit patriotique et entreprendre à leur propre compte des actions contre ceux qui disent du mal de la Russie.

Sur un ton plus sérieux cependant, le président russe serait d'avis que la sphère de la cybersécurité est un domaine où des règles de conduite devraient être édictées et connues de tous. D'après ce que rapporte Quartz, il a déclaré, dans une interview accordée au réalisateur Oliver Stone, qu'« à l'automne 2015, nous avons proposé à nos partenaires américains de travailler en étroite collaboration pour résoudre ces questions et conclure un traité relatif aux règles de conduite dans cette sphère. Les Américains n'y ont donné aucune suite ».

Un rapport du Royal Institute of Internal Affairs suggère que ce comportement des États-Unis vis-à-vis de cette proposition des Russes date même de 2012. S'engouffrer dans un traité de cyberguerre avec les Russes serait amoindrir les possibilités que se réservent les États-Unis d'user d'Internet comme d'une arme. Le célèbre ver Stuxnet que les Américains ont développé et lancé contre les infrastructures iraniennes en est la parfaite illustration.

Gold Coins

Les gardiens de Bruxelles parlent : il faut vous serrer la ceinture

Bruxelles se rappelle régulièrement au souvenir des Français, souvent au lendemain d'un scrutin. Après la victoire de LREM, Pierre Moscovici rappelle ses exigences en matière de déficit budgétaire. Depuis 2013, les Etats membres sont sous tutelle.
© JOHN THYS / AFP
Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques
Ça devient une habitude. Au lendemain de presque chaque scrutin national, la Commission européenne fait part de son avis. Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, mais aussi à la Fiscalité et à l'Union douanière, Pierre Moscovici a appelé une nouvelle fois la France, ce 19 juin, à contenir son déficit budgétaire sous la barre des 3%, comme le lui impose le Traité fondateur de l'Union européenne (TFUE).

Commentaire: Quel plan magnifique pour les gardiens : appauvrir les citoyens, les dominer, les contrôler, les manipuler, et du même coup faire de l'argent sur le dos de ces mêmes citoyens qui n'arriveront pas à finir le mois. Un coup de maître pour des gardiens qui protègent les intérêts des grandes multinationales qui voient les citoyens comme des esclaves.


Jet4

Trump fait un pas de plus vers la guerre en Corée du Nord

Dans un autre acte menaçant de sa politique de la corde raide, le président Donald Trump a annoncé hier que la Chine n'avait pas pu forcer la Corée du Nord à accéder aux demandes des États-Unis, ouvrant la porte à une action américaine unilatérale, y compris des frappes militaires. Le tweet survient juste avant les négociations de haut niveau entre les responsables américains et chinois qui ont lieu mercredi à Washington.

« Bien que j'apprécie beaucoup les efforts du président Xi [Jinping] et de la Chine pour aider avec la Corée du Nord, cela n'a pas fonctionné. Au moins, je sais que la Chine a essayé ! » a tweeté Trump.

L'administration de Trump a exercé une grande pression sur Pékin afin de contraindre Pyongyang à abandonner ses programmes nucléaires et antimissiles, mais elle a toujours indiqué que le temps était limité. « La Corée du Nord cherche des problèmes. Si la Chine décide d'aider, ce serait génial. Sinon, nous allons résoudre le problème sans elle ! USA », avait tweeté Trump en avril.

Cowboy Hat

Victorieuse Syrie

Comme par un matin calme, le paysage s'éclaircit peu à peu en Syrie. Partout à l'offensive, l'armée nationale a reconquis des milliers de kilomètres carrés de territoire à l'est d'Alep, de Homs et de Damas. Elle s'apprête à reprendre le contrôle intégral des frontières syro-jordanienne et syro-irakienne, traditionnelles voies de transit des mercenaires venus dévaster le berceau de la civilisation pour une poignée de pétrodollars. En restaurant la souveraineté de l'État sur le sol national, cette courageuse armée de conscrits inflige un camouflet à tous ceux qui rêvaient de détruire cet État récalcitrant, à tous ceux qui voulaient le mettre en charpie parce qu'il osait déjouer leurs plans néo-coloniaux.

Victorieuse sur le plan militaire depuis la libération d'Alep, la Syrie souveraine l'emporte aussi sur le plan politique. Le temps paraît lointain où « Le Monde diplomatique » pouvait prédire, sans craindre le ridicule, l'exil doré de la famille Assad quelque part en Sibérie. Ses adversaires, le président syrien les a vus défiler, qui psalmodiaient les mêmes stupidités sur un pays dont ils ignoraient tout. À en croire les Occidentaux, le départ de Bachar Al-Assad devait être un « préalable » à la solution de la crise. En réalité, c'était tout le contraire. La résistance de l'État syrien dont le président est la clé de voûte exigeait son maintien. Là où tant d'autres auraient pris la poudre d'escampette, le chef est resté à son poste, et il a bien fait.

Attention

Sarajevo 2.0 ? Chasseur syrien abattu par les Américains : pour les Russes, c'est un acte de guerre

Traduction : SOTT

La Russie a lancé un avertissement de type « Sarajevo » aux États-Unis, d'après l'une de mes meilleures sources de renseignements au Moyen-Orient.

En référence au chasseur syrien abattu par le Pentagone, cette source a affirmé :
« Les États-Unis n'ont pas suivi l'accord de désescalade, ce qui a rendu les Russes furieux. Cela doit être interprété comme une provocation préméditée vis-à-vis de la Russie dans le but de déclencher une guerre, et les Russes y ont répondu. »
Le Pentagone semble avoir reçu le message - et a décidé de se retirer, du moins pour le moment.

Cette source ajoute :
« En attendant, le Sénat des États-Unis a décidé à la quasi-unanimité de déclarer la guerre à la Russie (les sanctions sont une mesure belliqueuse) et l'Allemagne a menacé les États-Unis de représailles s'ils engageaient des sanctions. L'Allemagne a accusé les États-Unis de tenter d'empêcher la construction du gazoduc russe Nord Stream 2 destiné à l'Union Européenne. Les États-Unis veulent pouvoir y importer leur gaz naturel liquide, ce qui rendrait l'Union Européenne dépendante d'eux. »
Les nouvelles sanctions contre la Russie reviennent en essence à demander à l'Union Européenne d'acheter le gaz onéreux des Américains à la place du gaz russe bon marché. En réponse, les Allemands et les Australiens ont dit aux Américains d'aller se faire voir.

Cult

L'illégalité des USA en Syrie : totale. Et cependant ...

Ayant abattu un avion syrien, les Etats-Unis invoquent la légitime défense. Rick Sterling, du Mouvement de solidarité avec la Syrie, se demande ce qu'il se passerait si un pays ne laissait pas les avions américains voler dans leur propre ciel.

© HAIDAR MOHAMMED ALI / AFP
L'illegalité des Américains en Syrie
Washington affirme que son action contre un avion de chasse syrien relevait de la « légitime défense ». Moscou a fait part de son mécontentement en mettant un coup d'arrêt à la coopération en Syrie avec la coalition dirigée par les Etats-Unis.

Yoda

Missiles iraniens contre les terroristes en Syrie : les médias israéliens abasourdis


L'Iran a tiré des missiles contre le QG des terroristes à Deir ez-Zor en Syrie.
Les frappes aux missiles iraniennes contre les positions des terroristes en Syrie ont fait réagir les grands titres de la presse israélienne.

Pour le journal israélien Haaretz, « il s'agit d'une démonstration de force ; cette mesure des Iraniens transmet un message clair aux États-Unis, à Israël et à la Russie ».

Selon l'agence de presse Fars News qui cite le journal Haaretz, « les frappes iraniennes transmettent un message en ce sens que l'Iran est prêt à défendre ses acquis en Syrie, en Irak et au Liban et à protéger le gouvernement d'Assad ».

« Les États-Unis qui n'ont pas eu le temps de se préparer, se sont fait prendre au piège par l'Iran. Le gouvernement de Trump n'a aucune politique propre à lui, envers la crise syrienne, à moins qu'il continue de frapper la Syrie, tout comme son prédécesseur. »

Le journal Haaretz estime probable que les décisions « tactiques » prises par Donald Trump entraînent les États-Unis vers un grand conflit non voulu.

Jet5

Un F-16 de l'Otan a cherché à s'approcher de l'avion du ministre russe de la Défense

Un rapprochement entre un chasseur de l'Otan et l'avion du ministre russe de la Défense de Sergueï Choïgou a eu lieu au-dessus de la Baltique.

Un chasseur F-16 des forces de l'Otan a tenté un rapprochement avec l'avion du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, dans le ciel au-dessus des eaux internationales de la Baltique, mais a été «chassé» par un Su-27 qui escortait l'appareil de M. Choïgou, relate un correspondant de Sputnik présent à bord.

Plusieurs chasseurs de l'Otan cherchaient à escorter l'avion du ministre lorsque celui-ci se dirigeait vers la ville russe de Kaliningrad (ouest du pays). En réponse au rapprochement, le Su-27 s'est incliné et a fait voir son armement. Suite à la manœuvre, le F-16 s'est éloigné.

Sergueï Choïgou tiendra ce mercredi à Kaliningrad une réunion d'un collège de la Défense, qui sera consacrée à la sécurité dans les régions ouest du pays.


Sherlock

Royaume-Uni : May obligée d'ouvrir une enquête publique sur l'incendie de Grenfell Tower

Face à la colère montante locale et nationale contre le nombre élevé de morts et l'étendu de la destruction dans l'embrasement qui a réduit en cendres la Grenfell Tower à l'ouest de Londres, la Première ministre Theresa May a été contrainte d'ouvrir une enquête publique.
© Inconnu
La tour Grenfell
Alors que de nombreuses personnes manquent à l'appel dans une tour qui comptait entre 500 et 600 résidents, la Police métropolitaine de Londres a annoncé que le nombre de morts confirmés dans l'incendie de mercredi s'élevait maintenant à 17. Selon plusieurs sources, une grande partie, ou même la totalité, de ceux qui occupaient les derniers étages seraient morts.

Commentaire: Les gens vont peut-être se rendre compte que les politiciens n'aiment pas les humains.


Briefcase

La justice se penche sur un déplacement de Macron à Las Vegas

Des perquisitions ont été menées ce matin chez Havas et Business France. Le parquet s'interroge sur l'organisation d'un déplacement d'Emmanuel Macron début 2016, facturé un peu moins de 400.000 euros.

© Jean-Marc David/SIPA
Emmanuel Macron, au CES de Las Vegas en 2016. Son déplacement avait été très remarqué.
Après plusieurs membres de son gouvernement, Emmanuel Macron va-t-il lui aussi apparaître sur le radar de la justice ? Selon Le Parisien, le parquet de Paris a mené mardi matin des perquisitions chez le groupe publicitaire Havas et chez Business France, l'agence chargée d'accompagner les entreprises françaises dans leur développement à l'étranger.

En cause, un déplacement au Consumer Electronics Show de Las Vegas, en janvier 2016. Emmanuel Macron, qui était encore ministre de l'Economie mais cachait de moins en moins son ambition présidentielle, avait passé quelques heures dans ce salon, grand-messe de l'innovation technologique où des dizaines de start-ups françaises prometteuses font chaque année le déplacement. Un déplacement ultra-médiatisé, au terme duquel il avait été ovationné par de nombreuses personnalités.

Ce qui intéresse la justice, c'est la façon dont ce déplacement a été financé. Mi-mars, une enquête préliminaire a ainsi été ouverte sur les chefs de favoritisme, complicité et recel de favoritisme. Business France, qui dépend de Bercy et était au moment des faits dirigé par Muriel Pénicaud (devenue depuis ministre du Travail), est soupçonné d'avoir confié l'organisation du déplacement à Havas sans passer par un appel d'offre préliminaire. Un juteux contrat, facturé 381.000 euros selon le Canard Enchaîné, organisé "dans l'urgence, à la demande expresse du ministre"