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dim., 24 juil. 2016
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
Carte


Cardboard Box

L'arrogance de l'ignorance

Comment un système de contrôle, appliqué par une minorité de la population, est-il en mesure de manipuler toute une majorité ? C'est simple : il suffit de faire régner la peur, l'insécurité et de gonfler l'orgueil des individus tout en les montant les uns contre les autres, puis de proposer les seuls solutions viables.

Ce système agit même jusqu'au niveau individuel : en effet, toute (tentative de) conversation est immédiatement perçue comme une menace, aussi logique son propos soit-il. Il y a toujours des projections récurrentes telles que : « Tu veux toujours avoir raison ! » ou encore « Tu veux que tout le monde soit de ton avis ! ». En gros, il s'agit toujours de pointer du doigt un ennemi externe plutôt que de réellement écouter les idées et la logique que l'on cherche à exprimer. Voici donc la base du « diviser pour mieux régner » : en l'occurrence, une conversation entre des individus, forgés par un contexte et des expériences similaires, qui finit par les opposer les uns aux autres en un rien de temps, sur la seule base de quelques mots échangés, d'incompréhensions et de craintes de voir leur ignorance révélée au grand jour.

Gear

Un petit coup de conformité ?


Comment: Les biais cognitifs agissent toujours sans que l'on s'en rende compte ; ils sont comme un mécanisme de sécurité que l'esprit met en place pour éviter à celui-ci la remise en question brutale et dangereuse des conventions, des croyances et des opinions sur lesquelles se basent une grande partie de nos interactions sociales. Devant la réalité des faits, nous préférons souvent le confort du consensus ; peu importe que celui-ci soit aux antipodes de la réalité objective. Comprendre le mécanisme et la nature des biais cognitifs permet de réaliser à quel point nous sommes manipulables. Et de prendre conscience que cela fait bien sûr le jeu des hommes de pouvoir. Et pour aller plus loin :

« Les gens ont tendance à juger que ce qui est typique est également bon et approprié. Comment expliquer ces jugements, étant donnée leur validité qui est, au mieux, incertaine ? »
© Inconnu
Les psychologues Christina Tworek et Andrei Cimpian de l'Université de l'Illinois ont fait l'hypothèse que ce raisonnement est en partie dû à un biais cognitif systématique dans la façon d'expliquer les choses.

Ce biais cognitif consiste à expliquer les choses (par exemple, donner des roses à la Saint-Valentin) en se concentrant surtout sur leurs caractéristiques inhérentes ou intrinsèques (les roses sont jolies) et en négligeant le contexte (les annonceurs font la promotion des roses).

Dans une étude, publiée dans la revue Psychological Science, Tworek et Cimpian ont constaté que les gens ayant tendance à se concentrer sur des traits inhérents et à ignorer le contexte sont effectivement plus susceptibles de penser que ce qu'ils voient autour d'eux est bon.

Better Earth

L'être humain posséderait un sixième sens : celui de percevoir le champ magnétique terrestre


D’après une étude, qui n'a pas été publiée, le cerveau humain réagirait au champ magnétique. agsandrew, Shutterstock
D'après Joe Kirschvink, du Caltech, l'être humain possède un sixième sens qui lui permet de détecter le champ magnétique terrestre. Une telle capacité a déjà été repérée chez des oiseaux et est suspectée chez des mammifères. Chez l'Homme, l'hypothèse a été évoquée mais sans preuve tangible.

Oiseaux, insectes, mammifères... De nombreux animaux semblent posséder un sens magnétique. Alors pourquoi pas l'Homme ? Les oiseaux, bien sûr, l'utilisent pour s'orienter lors de leurs migrations. Mais il a aussi été mis en évidence chez des mammifères : ainsi, des souris des bois et des rats taupes utilisent les lignes de champ magnétique pour construire leurs nids ; dans les pâtures, le bétail a semblé, lors d'une étude, s'orienter le long de ces lignes et les chiens se placent peut-être en position nord-sud quand ils font leurs besoins.

Deux hypothèses peuvent expliquer la magnétoréception chez les animaux. La première est que le champ magnétique terrestre influence des protéines appelées cryptochromes, trouvées dans la rétine d'oiseaux, de chiens et même d'humains. La seconde hypothèse est qu'il existe dans l'organisme des cellules réceptrices contenant de minuscules boussoles formées d'un minéral magnétique : la magnétite. Elles s'orienteraient en fonction du champ magnétique terrestre. La magnétite a été trouvée dans des cellules du bec des oiseaux.

Magnify

Le problème d'attendre des autres qu'ils agissent comme je le ferais


Commentaire : Un article intéressant, mais bien faire la part des choses. Il ne s'agit pas d'accepter n'importe quelle attitude chez l'autre, comme les attitudes manipulatrices ou psychopathiques.


L'origine de nombre de nos déceptions se trouve dans l'attente que les autres agissent comme nous le ferions nous-mêmes.

Nous attendons la même sincérité, le même altruisme, la même réciprocité, mais pourtant, les valeurs qui définissent notre cœur ne sont pas les mêmes que celles de l'esprit des autres.

William James, philosophe, fondateur de la psychologie fonctionnelle et frère aîné de Henry James, disait dans ses théories qu'une manière très simple de trouver le bonheur réside dans le fait de minimiser nos attentes.

Moins on attend, plus on peut recevoir ou trouver. C'est un raisonnement assez controversé, bien sûr, mais il a sa logique.
N'attendez rien de personne, attendez tout de vous-même. Ainsi, votre cœur sera moins sujet aux déceptions.
Nous savons tous qu'en ce qui concerne nos relations, il est inévitable de ne pas avoir d'attentes.

Nous attendons certains comportements et nous souhaitons être aimé, défendu et valorisé. Mais parfois, ces prévisions ne sont pas au rendez-vous.

Qui attend trop des autres finit par être blessé par un tout petit détail ou une petite nuance, d'où l'intérêt de tenir compte de certains aspects.

Bulb

Effrayant ! La guerre limbique et l'« Interrupteur de paranoïa » de Martha Stout

Traduction : SOTT

Le livre de Martha Stout, The Paranoia Switch (L'interrupteur de paranoïa - NdT), est une contribution bienvenue à la nouvelle science en développement de la ponérologie : l'étude des causes fondamentales et de la genèse du mal, à la fois au niveau social et au niveau interpersonnel.
© Inconnu
Les événements du 11 septembre ont traumatisé le public américain. L’administration Bush a exploité cette peur et continue à le faire.
Stout fait appel à ses années d'expérience en tant que thérapeute des traumatismes pour diagnostiquer cliniquement la maladie de notre « culture de la terreur » et ceux qui manipuleraient ce traumatisme dans leur propre intérêt personnel.

L'interrupteur de paranoïa

Snakes in Suits

L'odeur du psychopathe

Une étude suédoise révèle comment une personne est capable d'identifier un psychopathe criminel juste avec son odeur corporelle.

Le crime a-t-il une odeur ? C'est ce que suggère cette étude publiée dans le journal médical Frontiers in Psychology. "La police utilise des témoins oculaires et visuels mais jamais olfactifs", explique le Professeur Mat Olsson, psychologue à la tête de l'étude. Son groupe d'étude a alors tenté une expérience afin de savoir si des volontaires pouvait identifier un criminel par rapport à son odeur corporelle.

Le test à fonctionné dans 70 % des cas

Pour cela, les chercheurs ont demandé à plusieurs étudiants hommes de porter des serviettes hygiéniques sous les aisselles en simulant un acte de violence dans une vidéo. Pendant ce temps, d'autres volontaires regardaient la vidéo avec un échantillon de l'odeur corporelle du prétendu criminel. En faisant passer un test olfactif quelques minutes après parmi cinq propositions, tous les volontaires ont réussi à retrouver le criminel grâce à son odeur dans 70 % des cas. Selon l'étude ce test pourrait être utile en cas d'enquête où le témoin a approché le coupable de près lais n'a pas pu le voir.

Commentaire: Précisons tout de même que si l'on commet un crime, c'est en regard de la loi. Les criminels sont bien loins d'être tous des psychopathes ; criminels ou pas, ces derniers ont des troubles de la personnalité avérés, avant tout.

Les chiens se sont révélés être de bons détecteurs de cancers ; amusons-nous d'imaginer, un instant, un bon toutou dressé pour détecter l'odeur des psychopathes...


Family

Des voix dans la tête


Commentaire : Le phénomène des voix intérieures est un sujet complexe : il semble exister de multiples possibles causes à ce problème. Si le documentaire explique fort bien le lien entre ces manifestations et certains traumatismes vécus dans le passé, avec des chocs psychologiques engendrant par exemple une dissociation, il passe sous silence certaines autres explications tout à fait... concevables. La médecine officielle avoue elle-même son incapacité à comprendre réellement l'origine de ce trouble.

Pourquoi ne pas accepter l'idée que le phénomène puisse avoir, aussi, une origine extérieure ? Les cas de « possession » sont suffisamment bien documentés pour que l'on puisse se poser la question. Si on laisse les manifestations grand-guignolesques de la chose (bien qu'elles puissent sans doute exister) à Hollywood, on constate que les traditions du monde entier témoignent toutes de la présence et de l'influence de forces invisibles, extérieures à l'être humain. De nos jours, en occident, on parle d'« entités ».

Extraits :
Dans la tradition judéo-chrétienne, les textes parlent couramment des « forces du mal » , des « forces démoniaques » ou encore des « forces des ténèbres » pour évoquer ces manifestations. (...) Dans l'islam, il est question de « djinns », sorte de créatures issues d'un « feu sans fumée », qui habiteraient dans les lieux non occupés par l'homme (déserts, terrains vagues), et aussi dans les lieux sales (poubelles, W-C, etc.). (...)

Dans la tradition chinoise, ces entités sont nommées « gui » (prononcer « kouei » ), ce qui signifie « spectres, fantômes, revenants ». Il y a plus de 1 500 ans, la médecine chinoise décrivait déjà treize points gui à piquer en acupuncture pour les sujets possédés par des spectres. Pour les Chinois, ces kouei ont pour origine une partie d'une personne décédée- en l'occurrence la partie végétative de l'âme terrestre attachée au poumon -, qui peut rester après la mort du défunt et ne souhaite pas disparaître. Cette partie cherche alors à se nourrir d'un vivant, le tourmentant et l'amenant à des pulsions cruelles et sanguinaires. On comprend alors pourquoi, dans beaucoup de traditions, on brûle le corps des défunts ... La médecine chinoise décrit au moins deux formes de kouei : une forme apparente et toujours présente par des signes cliniques permanents, et une forme cachée qui n'apparaît que de temps en temps, à 1' occasion de crises. La psychiatrie moderne décrit évidemment les mêmes choses. (...)

Les traditions chamaniques n'ignoraient rien de ces phénomènes, et c'est un peu grâce à leur résurgence actuelle que le grand public est informé de l'existence d' entités qui squattent l'humain (cf. les traditions des Amérindiens, des aborigènes d'Afrique, d'Amérique du sud, de Mongolie, du Tibet, etc.). (...) Les écrits de Carlos Castaneda (1), issus censément de 1' enseignement d'un sorcier mexicain, décrivent ces phénomènes comme des forces « extraterrestres » qui cherchent à prendre possession de l'esprit de l'homme pour lui imposer d'autres schémas de pensée, notamment de convoitise, d'envie et de cupidité.

Ainsi, l'idée que des présences étrangères à l'homme pourraient prendre possession de son esprit est évoquée un peu partout dans le monde à l'aide de vocables différents, mais dans des descriptions similaires. Il y a là tout de même beaucoup de convergence entre des traditions aussi éloignées géographiquement et culturellement.(...)

Posons-nous la question : « Et si nos idéaux alimentaient des entités ? » Sommes-nous certains que nos pensées et nos idées sont bien les nôtres ? Les exemples cités ci-dessus montrent à quel point les messages véhiculent de la culpabilité. Qui peut faire toutefois la différence entre la voix de son juge intérieur (le surmoi) et les voix de ces entités ?
On voit donc qu'il est préférable d'envisager toutes les possibilités, en particulier quand on voit à quel point la vie des « entendeurs de voix » peut devenir un véritable enfer. On pourra consulter les articles suivants, pour aller plus loin, et concevoir, peut-être, que le phénomène n'est sans doute que la partie visible de l'iceberg... N'oublions pas enfin qu'il est techniquement possible de faire entendre des voix dans la tête des gens...


Agressives ou apaisantes, des voix interieures envahissent leur vie. Ce documentaire surprenant lève le voile sur un phenomène meconnu, qui touche 10 % de la population mondiale.

On les appelle les "entendeurs de voix". Rainer Maria Rilke, Virginia Woolf, Andy Warhol et bien d'autres createurs comptaient parmi eux. Stigmatises et longtemps consideres comme des schizophrènes (pourtant minoritaires dans cette singulière communaute), ils sont envahis par des voix, agressives ou apaisantes, qui ne les lâchent plus. L'une est ingenieure du son et entend l'archange saint Michel, qui est devenu son plus fidèle compagnon. Un autre, victime d'abus sexuels dans son enfance, comme bon nombre d'entre eux, souffre le martyre en entendant à nouveau ses bourreaux. De son côte, une psychologue a appris à accueillir ses voix interieures pour s'en faire des alliees.

Gear

Théorie du désengagement moral : un peu de folie contagieuse ?

Le psychologue américain Albert Bandura, a publié en décembre 2015, à l'âge de 90 ans, un livre intitulé « Moral Disengagement : How People Do Harm and Live with Themselves » (1) dans lequel il expose sa théorie du désengagement moral qu'il développe depuis les années 1980.

Bandura est considéré comme l'un des psychologues les plus influents du XXe siècle. À la différence de ses nombreuses publications académiques, ce dernier livre est destiné à un large public.

Comment des gens, par ailleurs normalement prévenants et attentionnés, font des choses cruelles et vivent encore en paix avec eux-mêmes ?

Se basant sur sa théorie de l'agentivité, Bandura expose les mécanismes psychologiques par lesquels les gens désengagent sélectivement leur « auto-sanction morale » faisant normalement partie de leurs processus d'autorégulation.

Ces mécanismes sont les suivants :
  • ils sanctifient leur comportement dommageable comme servant des causes louables, comme étant mieux que certains comportements des autres... ;
  • ils se déchargent du blâme pour le préjudice qu'ils causent en déplaçant et en diffusant la responsabilité ;
  • ils minimisent ou nient les effets néfastes de leurs actions ;
  • ils déshumanisent ceux qu'ils maltraitent ;
  • ils blâment leurs victimes en attribuant leurs malheurs à leurs défauts et leurs défaillances.
La plupart des théories de la moralité sont presque exclusivement centrées sur le niveau individuel. « "La théorie de Bandura étend le désengagement moral au niveau des systèmes sociaux à travers lesquels des inhumanités sont commises, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives" », indique la présentation de l'éditeur.

Le livre analyse, à la lumière de ce modèle, le désengagement moral impliqué dans plusieurs problèmes sociaux contemporains : peine de mort, crise financière de 2008, déni du réchauffement climatique, terrorisme, comportements de grandes industries...


Comment: On passera sur l'exemple malheureux du réchauffement climatique...


Dans certaines industries, note l'auteur, le climat social de désengagement moral facilite la production de produits dangereux (tels que les cigarettes) et de résidus chimiques toxiques (dont le plomb, le chlorure de vinyle, la silice et la poussière de charbon) qui représentent des menaces importantes pour la santé et le bien-être.

Son objectif, écrit-il, n'est pas d'excuser ou de tolérer les conduites analysées, mais plutôt d'utiliser les connaissances scientifiques pour informer les efforts pour « "prévenir et contrer la suspension de la morale dans la perpétration d'inhumanités" ».

Notes :

(1) Littéralement : « Désengagement moral : Comment les gens font du tort et vivent avec eux-mêmes ».

Commentaire: La théorie du désengagement moral ne nous permet-elle pas de comprendre un peu mieux la notion de folie contagieuse ? Les comportements pathologiques pour ainsi dire « viraux » ne s'expliquent-ils pas un peu plus facilement ?

Si le désengagement moral est un moyen de ne pas faire face à ses responsabilités en court-circuitant toute culpabilité, qu'il est basé sur un code de conduite imposé, ou facile à apprendre et ne s'appuyant qu'en partie sur la réalité objective, on comprend bien qu'une nation, un peuple ou un groupe n'a pas besoin d'être composé à 100 % d'authentiques psychopathes, loin de là, pour être tout à fait nuisible aux gens normaux. Quelques-uns suffisent à donner une direction, une impulsion, un ordre, dans un cadre social, certes perverti, mais qui possède une capacité de fonctionnement efficient. Ce cadre fonctionnerait et perdurerait ainsi grâce à la multitude des petits rouages qui le composent, "nourris au désengagement" et qui ont troqué, eux, les "ressentis" de leur conscience contre un avantage ou un confort quelconque.

Et il est fort possible qu'une conscience ainsi amputée ne sache faire face aux défis de l'existence qu'en adoptant un comportement accordant une importance toujours plus grande au déni, à la soumission ou à la domination. Propageant ainsi, en elle-même, par la répétition d'attitudes sans conscience, et à l'extérieur, par l'"idéal" qu'elle représente, ce modèle d'une "folie normalisée", à suivre ou à revendiquer.

Dans sa thèse universitaire, H. Xu écrit aussi :
Les personnalités antisociales, qui se caractérisent par l'insensibilité et le manque de remords et d'empathie (par ex. Blair et al, 2006 ; Frick & Morris, 2004 ; Frick & White, 2008), sont considérées comme l'expression complète de cette stratégie (Mealy, 1995; Raine, 1993). L'intelligence, le charme superficiel et le manque d'émotions prosociales (comme l'empathie, la sympathie, la honte et la culpabilité permettent aux psychopathes de manipuler et profiter des autres sans être harcelés par la culpabilité (par ex. Raine, 1993). Le narcissisme est un autre type de personnalité qui se caractérise par des sentiments de supériorité et de conviction que tout leur est dû (Emmons, 1984; Raskin & Terry, 1988). Il est en corrélation positive avec la déculpabilisation. En particulier lorsque l'ego a été menacé ou froissé, les personnes narcissiques se vengent rapidement (Bushman et al, 2003 ; Campbell et al, 2004 ; McCullough et al, 2003). Comme Baumeister (1997) l'a observé, la culpabilité implique la réciprocité qui est rarement reconnue en présence d'un ego énorme.

Les variables idéologiques spécifiques prédisent également bien la déculpabilisation intergroupe. Par exemple, les justifications de la discrimination, qui est causée par la menace symbolique, se produisent lorsque la méritocratie (par ex. la discrimination contre l'incompétence, Vala, Lima, et Lopes, 2004) plutôt que l'égalitarisme (par ex. l'égalité, la justice sociale et la lutte contre la discrimination, Moskowitz et al., 1999) est saillante (Pereira, Vala, & Leyens, 2009). Il a été démontré que les idéalistes évitent les sentiments de culpabilité en se convaincant qu'ils luttent contre le mal (Baumeister, 1997). D'autres exemples sont l'autoritarisme de droite (RWA, Right-Wing Authoritarianism, Altemeyer & Hunsberger, 1992) et l'orientation à la dominance sociale (SDO, Social Dominance Orientation, Pratto et al, 1994). L'autoritarisme de droite combine la soumission anxieuse aux autorités considérées comme légitimes et bien établies (la soumission autoritaire), l'agressivité contre les déviants (l'agressivité autoritaire), et le conventionnalisme (Altemeyer, 1998 ; Stone, Lederer, et Christie, 1993). L'orientation vers la dominance sociale est un ensemble d'attitudes et de croyances générales favorisant la préférence pour les relations intergroupes hiérarchiques (Pratto et al, 1994). La SDO est entraînée par la conception du monde comme une jungle concurrentielle dans laquelle seuls les individus les plus adaptatifs survivent (par ex. Duckitt et al., 2002).
Directement lié au sujet :


Hourglass

Le temps, pourquoi passe-t-il de plus en plus vite ?

Pour la plupart des gens, chaque année qui passe dans leur vie semble être plus courte que la précédente. Beaucoup de gens semblent surpris de voir les fêtes arriver si vite, certains réalisent qu'ils n'ont toujours pas fini leur liste de souhaits ou de résolutions. Et en général la durée de nos vacances raccourcissent aussi.Bien que toutes les horloges suivent la même symétrie du 12 heures / 60 minutes, des études indiquent que lorsque nous vieillissons, nous ne ressentons plus le temps de la même façon. Et beaucoup de théories expliquent pourquoi on a le sentiment que le temps s'écoule plus vite à mesure que nous vieillissons.

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Le temps, pourquoi va-t-il si vite ?
De nombreux psychologues sont d'avis que lorsque nous prenons de l'âge, notre perception du temps commence à accélérer en fonction du temps réel. Des études indiquent que les changements biologiques qui se produisent dans le corps humain pendant qu'il vieillit, comme la réduction de la production de dopamine dans le cerveau, ont un impact sur notre horloge biologique. En outre, certains pensent qu'avec l'âge, nous avons moins d'expériences qui suscitent l'émotion - comme le premier baiser, le premier voyage loin de la maison, le premier chagrin. De telles expériences sont plus faciles à retenir et peuvent conduire à une estimation plus élevée du temps.

Commentaire:

Lire aussi : Le programme de Éiriú Eolas est très efficace pour combattre le stress. Vous pouvez aller visiter la page ici


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La Musique, le Cerveau et nous ( Oliver Sacks )

Comment se fait-il que les êtres humains trouvent du plaisir à produire ou à écouter des sons ? « Que la musique soit un langage, à la fois intelligible et intraduisible, fait de la musique elle-même le suprême mystère des sciences de l'homme, celui contre lequel elles butent et qui garde la clé de leur progrès », écrit Lévi-Strauss dans Le Cru et le Cuit.

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Musique et cerveau
Trois livres analysent l'émotion musicale dans des gammes différentes. La première, que suit Jean-Jacques Nattiez dans les textes du grand anthropologue, consiste à chercher à travers la musique les structures universelles de l'esprit humain ; la deuxième, illustrée par Jean-Yves Tadié, établit le relevé minutieux d'une subjectivité émue où Debussy apparaît comme un fantôme intime ; la troisième, non moins fine que les autres, s'égrène dans les études de cas dont le neurobiologiste Oliver Sacks a le secret : où l'on voit les humains confrontés aux curieuses fonctions et dysfonctions de leurs neurones...

Commentaire: Voici la première partie d'une émission radio, d'une série de trois, sur Oliver Saks. Les deux autres émissions sont disponibles à France Inter. Pour les écouter cliquez ici et ici


Lire aussi : Sur le cerveau :