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dim., 05 avr. 2020
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
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Aujourd'hui plus que jamais : Fahrenheit 451 de François Truffaut ou la passion des livres

Dans ce pays, les pompiers sont là pour brûler les livres, tous interdits ; mais un pompier est pris de doute... Seul film de Truffaut tourné avec des techniciens anglais, en anglais, une langue qu'il maîtrisait mal, ce qui le mit mal à l'aise. Le projet, adapté d'un roman de Bradbury, fut très difficile à monter, mais Truffaut tenait à tourner ce versant noir de sa passion pour la littérature.
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Il ne cachait pas son peu de goût pour la science fiction cinématographique et ses effets spéciaux : d'où sa volonté d'ancrer l'action dans des décors réels avec des éléments d'anticipation prévisibles - le rôle de la télé. Le choix de demander à Bernard Herrmann de composer la musique ajoute une dimension hitchcockienne à l'action. Un film unique dans son œuvre.

Commentaire: Avec tout ce que nous voyons de nos jours, combien de temps encore serons-nous libres de lire et d'apprendre, libres de penser, libres de réfléchir. Le temps sembler nous presser a garder nos livres, à les chérir et à les protéger. Et du coup nous protéger.

Lire aussi :


Books

La « banalité du mal » revisitée

L'expression « banalité du mal » provient du sous-titre du livre qu'Hannah Arendt a consacré au procès d'Adolf Eichmann, le haut fonctionnaire nazi chargé de la logistique de la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale (1).
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© Inconnu
Adolph Eichmann pendant son procès
Ayant fui vers l'Argentine après la guerre, A. Eichmann est retrouvé par les services secrets israéliens en 1960, arrêté puis conduit en Israël où son procès s'ouvre en 1962. H. Arendt assistera à tout le procès pour le New York Times.

Commentaire: Lire aussi :


Bulb

Renaud Capuçon prodigue ses remèdes musicaux face au confinement

La semaine passée, il avait enjoint sur Twitter : « Écouter Bach. Et prier ». Le cœur de Renaud Capuçon a la sensibilité d'un sismographe. Quand les événements tournent au tragique - la dernière fois, au moment de l'incendie de Notre-Dame -, il dégaine sa meilleure arme : son violon.
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© Inconnu
Depuis dimanche, le musicien, qui a déjà dû annuler une trentaine de dates de concerts à cause de la pandémie, poste un extrait musical chaque jour. Dvorak d'abord, Massenet et Fauré ensuite. D'autres suivront, tout au long du confinement. En plus de ce remède quotidien, Renaud Capuçon nous a glissés une ordonnance de musiques à écouter pour soulager les cœurs. Et ça marche !

Les Partita pour piano de Bach, par Murray Perahia. « Ce compositeur est un remède à tout, affirme Renaud Capuçon. Il dépose un baume, donne à la fois de l'énergie et du réconfort. »

Commentaire:




Gem

Pendant le confinement et en famille : et si on relisait « Le Journal d'Anne Frank » ?

Le 20 juin 1942, Anne Frank écrit dans son journal intime : "Il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans." Il est aujourd'hui l'un des livres les plus connus au monde. Le journal d'un confinement très particulier. A-t-il quelque chose de nouveau à nous apprendre ?

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Calmann-Lévy -2017
« Je considère notre clandestinité comme une aventure dangereuse, qui est romantique et intéressante. Dans mon journal, je considère chaque privation comme une source d'amusement ». Anne Frank, 1944

Magic Wand

Confinement : du yoga avec vos enfants ? Ça relaxe et ça fait du bien


Commentaire : Les enfants tout comme les adultes vivent avec stress et fatigue ce confinement. Quoi de mieux pour détendre l'atmosphère qu'une petite session de yoga pour tous, parents et enfants ? Les bienfaits se feront sentir et permettront à tous de mieux supporter ces jours à la maison sans pouvoir sortir.


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© Youtube
Lise Bilien, professeur de yoga, vous propose une séance de yoga intitulée « Le yoga du petit rat de l'opéra » à partager avec vos enfants. Au programme : souplesse, mouvement, et amusement !

Hearts

La gentillesse, une grande vertu à cultiver pendant le confinement ?

« La raison du plus fort est toujours la meilleure. » Ce sont sur ces mots que s'ouvre l'une des plus célèbres fables de La Fontaine : Le Loup et l'Agneau. Il est une croyance collective selon laquelle il vaut mieux être loup qu'agneau au risque de se faire piétiner (ou dévorer) par les autres.
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Pourtant, c'est bien la gentillesse qui vous permettra de gagner les plus grandes batailles de votre vie. On vous explique pourquoi il est important de la cultiver.

Books

Osez affronter des grandes oeuvres littéraires pendant le confinement ... qui risque de s'allonger, profitez-en !

Le confinement imposé pour endiguer l'épidémie de coronavirus devrait durer six semaines, voire plus, estiment les médecins. Dans ce contexte, avez-vous pensé à ces livres auxquels vous n'avez jamais osé vous attaquer parce qu'ils sont très longs, ou parce qu'ils ont la réputation d'être difficiles ? C'est le moment où jamais de s'y plonger, ou de s'y replonger.
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Pour ceux qui ont la chance de s'ennuyer durant cette période de confinement, on a sélectionné huit livres qui réclament d'avoir du temps devant soi. Vous pouvez retrouver ces livres en version numérique, la plupart sont libres de droits, donc trouvables en accès libre. Pour les autres, sur les sites de vos librairies.

Caesar

Viktor Frankl - Dire oui à la vie dans les moments difficiles

Le sens de la vie selon Viktor Frankl repose sur le fait de trouver un objectif, d'en assumer la responsabilité pour nous-même et pour l'être humain en tant que tel. Ainsi, en sachant clairement « pourquoi », nous pourrons faire face à tous les « comment ». En nous sentant libres et certains de l'objectif qui nous motive, nous serons capables de générer des changements afin de créer une réalité beaucoup plus noble.
Pensées libératrices

Commentaire : Une multitude d'études scientifiques démontrent les effets dévastateurs de ce que l'on appelle le stress : destruction du cerveau, affaiblissement du système immunitaire, altération des gènes et des fonctions cognitives, avec toutes les maladies qui en découlent.

Pourtant, ici, le mal n'est pas une bactérie ou un virus que l'on peut observer au microscope, et c'est ce qui est tout fait étonnant : le stress est une réponse de l'organisme qui « dépend toujours de la perception qu'a l'individu des pressions qu'il ressent ». Autrement dit, l'interprétation et l'importance que nous choisissons de donner à des stimuli extérieurs déterminent leur bénignité ou leur nocivité. Pour peu que l'on reste dans le domaine circonscrit à la notion de « pression sociale ordinaire », bien entendu.

On ne parle pas ici de guerre ou de torture. C'est alors une très bonne nouvelle puisque l'on peut donc choisir, en toute conscience, volontairement, d'adopter une attitude réflexive plutôt que réactive, ce qui permet de relativiser la nature et l'intensité d'un problème qui se pose à nous. Adopter un mode de pensée qui court-circuitera toute réactivité ordinaire, celle, malavisée et irréfléchie, dont nous faisons preuve quand survient une difficulté, une épreuve, un impondérable. En outre, il existe des pratiques très efficaces qui permettent de « recevoir» différemment ce que nous considérons être des agressions extérieures : exercices de respiration, de relaxation, de méditation, pratique sportive, alimentation appropriée, sommeil de qualité.

On pourra aussi en déduire que si la pensée qui nous anime nous rend malade et peut nous faire mourir, à l'inverse, et sans aucun doute dans les mêmes proportions, il existe des pensées et des attitudes qui guérissent, qui soignent, qui améliorent.

Nous le savons, nous savons tous qu'il n'y a pas de question plus compliquée que le fait de définir ce qui est pour nous « le sens de la vie ». Une telle question englobe parfois des aspects philosophiques, capitaux et même moraux. Nous restons souvent dans les étiquettes classiques à savoir « Être heureux et rendre les autres heureux. », « nous sentir satisfaits », « faire le bien », etc.
« L'Homme peut conserver un vestige de la liberté spirituelle, d'indépendance mentale, même dans les circonstances les plus terribles de tension psychique et physique. »
En revanche, ceux qui en cherchant la réponse à cette question expérimentent un profond vide existentiel sont nombreux. Quel est pour moi le sens de la vie si la seule chose que je fais est de travailler, si toutes mes journées sont identiques et si en réalité je ne trouve un sens en rien de ce qui m'entoure ? Face à cette situation si commune, le célèbre neurologue, psychiatre et fondateur de la logothérapie, Viktor Frankl, avait pour habitude de donner une réponse assez judicieuse qui doit nous inviter à une réflexion adéquate.

Butterfly

Le virus du wétiko - La plus terrible des pandémies connue de l'humanité

Ce qui suit est la première partie d'une série de trois articles. [La deuxième partie est en cours de traduction - NdT]


Commentaire : Est-il utile de prévenir le lecteur que ce qui suit constitue dans sa totalité un « éclairage » dans la compréhension de certains mécanismes des événements en cours ?


Dans Christophe Colomb et autres cannibales, l'auteur indigène Jack D. Forbes explore avec lucidité une pathologie qui a façonné chez l'humain une attitude autodestructrice connue depuis de nombreuses années par les Amérindiens. La description qu'il fait de cette maladie me semble clairement identique à la maladie psycho-spirituelle de l'âme décrite dans mon livre, The Madness of George W. Bush: A Reflection of our Collective Psychosis [« La folie de George W. Bush - Un reflet de notre psychose collective », ouvrage non traduit en français - NdT]. J'y expose le concept de psychose collective que j'appelle « égophrénie » maligne, à laquelle l'humanité est en proie depuis l'aube de son histoire. Forbes décrit cette même pandémie psychique ainsi :
« Depuis des milliers d'années, les êtres humains souffrent d'un fléau, d'une affection pire que la lèpre, d'un mal pire que la malaria, d'une maladie bien plus terrible que la variole. ».
Humain trois faces
© Inconnu
Depuis des siècles, les peuples natifs traquent le même virus « psychique » que j'appelle « égophrénie » maligne et qu'ils nomment wétiko, du terme cree pour désigner une personne ou un esprit malveillant qui terrorise les autres [« créatures par des actes terribles et diaboliques incluant le cannibalisme », d'après Christophe Colomb et autres cannibales de Forbes - NdT]. Le professeur Forbes, qui fut l'un des fondateurs du mouvement amérindien au début des années 60, déclare : « L'histoire épidémiologique de la maladie du wétiko constitue, en grande partie et de façon tragique, l'histoire du monde des 2 000 dernières années. ». « Maladie de l'âme ou de l'esprit », le wétiko/égophrénie maligne est au sens propre du terme une « psychose ». Nous désignons Forbes et moi, bien que sous un nom différent, la même maladie de la psyché, de l'âme et de l'esprit à l'origine de l'inhumanité de l'humanité envers elle-même.

L'étude de l'entité du wétiko nécessite au préalable d'invoquer son esprit et d'entrer en relation avec lui, comme pour un rituel magique. Pour éviter une trop grande « imbrication » avec l'objet de notre contemplation, le wétiko doit être considéré et abordé avec un maximum d'objectivité, comme s'il nous était extérieur. L'épidémiologie du wétiko se distingue de celle de toute autre maladie par son origine psychique unique. L'incarnation du virus wetiko dans la psyché même qui constitue le fondement de notre enquête, pose un vrai défi. Conscient de ce dilemme, Forbes indique qu'il tente d'examiner la maladie « d'un point de vue aussi libre que possible des hypothèses créées par la maladie même qui est étudiée. ». Si le cadre de référence nous permettant d'examiner le virus du wétiko nous est inconnu, la clairvoyance requise pour initier le processus de guérison sera obscurcie par la maladie et notre enquête compromise. L'observation à la fois chez les autres et dans l'« autre » aspect de soi du processus par lequel le virus se manifeste permet de « le » voir de façon plus objective. Voir et reconnaître les manifestations de cette psychose dans le monde constitue une image reflet nous permettant de voir et reconnaître la même maladie telle qu'elle se présente subjectivement dans notre propre esprit.

Commentaire: Fiction ou réalité ? « Les parasites de l'esprit » ou la description du wétiko dans le classique de science-fiction de Colin Wilson


Books

De Sophocle à Stephen King, quinze livres inspirés par des épidémies à lire ou à relire

Les ventes du roman d'Albert Camus, La Peste, se sont envolées ces dernières semaines, sous l'effet, dit-on, de la propagation du virus COVID-19. Thème hautement romanesque, l'épidémie n'a pas inspiré qu'Albert Camus, pour qui la peste était plus une métaphore de la "peste brune", à savoir le nazisme, qu'une épidémie au sens propre.
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De Sophocle à Philip Roth, en passant par Giono ou Stephen King, de très nombreux auteurs ont été inspirés par les phénomènes épidémiologiques, terreau dramaturgique de premier ordre où se révèlent les caractères et s'exacerbent les sentiments. De l'or pour les écrivains, chantres de l'âme humaine, de ses noirceurs, de sa grandeur. Voici une sélection de 15 livres inspirés par des épidémies ou des virus.