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mar., 28 juin 2022
Le Monde pour les Gens qui Pensent

La Science de l'Esprit
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Un film pour réfléchir sur la guerre et les rapports humains, l'âme, la condition humaine : « La Honte », de Ingmar Bergman

En 1968, Ingmar Bergman réalise un film de guerre. En réalité, la guerre n'est qu'un prétexte, un argument habile pour aborder de nouveau les rapports humains, les affres des relations amoureuses, la fragilité et la complexité de l'âme humaine. Liv Ullmann et Max Von Sydow incarnent, sans aucun artifice, un couple entraîné vers ses propres monstres, qui sommeillaient en eux et que la guerre va révéler à leurs yeux.
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Bergman a toujours été le cinéaste de l'introspection, du regard sur les tourments du couple, leur fragilité, leur instabilité, les douleurs familiales et les questionnements sur l'humanité ; un cinéaste qui transcende l'interrogation sur l'humain.

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Crise de l'homme et déclin de l'Occident : entretien de Mgr Viganò par le Dr Armando Manocchia

Excellence : nous sommes en faillite économique et financière avec une dette publique de plus de 2 700 milliards. À mon avis, le problème est la faillite morale et éthique non seulement de la classe dirigeante, mais aussi d'une partie de la population. Que pouvons-nous faire pour reconstruire un tissu social avec une éthique et une moralité ?
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La faillite est le résultat inévitable de multiples facteurs. Le premier est le transfert de la souveraineté monétaire de l'État à un organisme supranational tel que l'Union Européenne. La BCE est une banque privée qui prête de l'argent à des taux d'intérêt aux États membres, les obligeant à s'endetter perpétuellement. Je rappelle, en passant, que la Banque Centrale Européenne est officiellement détenue par les Banques Centrales des États qui en font partie ; par conséquent, puisque les banques centrales sont contrôlées par des sociétés privées, la BCE elle-même est essentiellement une société privée et elle agit en tant que telle.

Book 2

« Boule de suif » de Guy de Maupassant : une critique sociale très actuelle

L'histoire commence sur un tableau de la campagne normande en plein hiver où grouillent des soldats en déroute et en guenilles, hagards, que la faim et la défaite annoncée, ainsi que l'invasion prussienne bien réelle poussent à errer sans but et sans chef.
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Fantassins, hussards, soldats de la Garde Mobile Nationale, ne se reconnaissent plus entre eux et en viennent parfois à se tirer dessus comme des lapins. Ce premier tableau est important dans la mesure où il situe à la fois l'action dans le temps, mais il nous dit aussi ce que Maupassant en pense : « Car la même sensation reparaît chaque fois que l'ordre établi des choses est renversé, que la sécurité n'existe plus, que tout ce que protégeaient les lois des hommes ou celles de la nature, se trouve à la merci d'une brutalité inconsciente et féroce ».

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Seul avec tous : « La solitude est un rempart contre l'isolement »

Dans son essai, Solitude volontaire, le philosophe Olivier Remaud réexamine la pratique de la solitude en la rattachant à la volonté de participer à la vie sociale. Seuls et tous ensemble. À la différence de la « servitude volontaire », dont La Boétie identifiait en 1574 les pernicieux mécanismes à l'œuvre en chacun des hommes, La solitude volontaire invite à un usage pratique de la liberté et de la critique sociale.
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"Une expérience de la liberté et un ressort critique" : c'est l'hypothèse que fait le philosophe Olivier Remaud dans son essai Solitude volontaire, réflexion stimulante sur ce besoin de disparaître, souvent associé à un désir de retrait de la vie de la cité, alors même qu'il faudrait le comprendre comme un désir d'inclusion, de participation, simplement décalée, à la communauté humaine. Dans un retournement de la volonté même, la solitude s'oppose à la servitude en ce qu'elle cherche à se prémunir de ses effets cachés : être seul, c'est d'une certaine manière s'accrocher à l'idée de sa liberté.

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La fabrique des faux souvenirs et le dossier MK-Ultra

Paul Ingram était un officier de gendarmerie respecté dans sa petite ville proche de Washington. Il vivait paisiblement avec sa femme et ses cinq enfants et toute la famille fréquentait une église évangélique. Vers 1980, ses deux filles, Ericka et Julie, se mirent à fréquenter les retraites organisées par l'Église. C'est dans cette atmosphère charismatique de quête compétitive de l'Esprit saint et de combat contre le démon qu'Ericka eut son premier « flashback » d'abus sexuel.
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Quelque temps après, d'autres « souvenirs » ayant émergé, Ericka raconta à sa mère, Sandy Ingram, qu'elle avait été régulièrement violée par son père et par ses deux frères aînés. Les viols avaient cessé, dit-elle, en 1975, lorsqu'elle avait eu neuf ans. Confronté par sa femme, Paul Ingram nia tout.

Book 2

A lire : Colette et La Paix chez les Bêtes

En 1916, année des batailles de la Somme et Verdun, Colette, l'écrivain, publie « La paix chez les bêtes ». Une ode à la faune domestique et sauvage, mais aussi à la nature débarrassée de toute violence, où l'homme serait enfin libéré du fer et de la mitraille.
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Louis Fouché & Mehdi Belhaj Kacem : la Crise et ses contours

Entretien Louis Fouché, Mehdi Belhaj Kacem et Fabien Moine autour de la crise actuelle. Beaucoup d'encre a coulé depuis le déclenchement mondial de la "crise du Covid-19". Et pourtant, les réactions des philosophes sur la question laissent entièrement à désirer. La plupart ont pris pour argent comptant la narration officielle faite de ladite "crise", et n'ont pas songé à interroger les fondements mêmes de cette narration, pourtant d'évidence cousue de fil blanc en tous ses points stratégiques.
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C'est fort des concepts développés dans son livre-référent, Système du pléonectique, que Mehdi Belhaj Kacem montre que les questions les plus cruciales de la philosophie moderne sont reposées à tout nouveaux frais à la faveur de cette "crise", montée de toutes pièces par les plus hautes institutions supranationales et les plus puissantes multinationales du monde. Par exemple : Qu'en est-il du concept, crucial dans la modernité philosophique et politique, d'"anarchie" ?

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La persistance de l'âme des peuples chez Gustave Le Bon

Reconnu pour son ouvrage La psychologie des foules prophétisant dès 1895 les mécanismes psychologiques sur lesquels se sont appuyés les régimes totalitaires du XXe siècle et les démocraties modernes, Gustave Le Bon s'est aussi intéressé aux racines historiques des psychologies collectives. Médecin et psychologue, mais également anthropologue passionné par les civilisations orientales, ce penseur français était convaincu que chaque peuple est doté d'une âme propre, garante du maintien de son identité collective à travers les siècles.
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Gustave Le Bon affirme que l'évolution des institutions politiques, des religions ou des idéologies n'est qu'un leurre. Malgré des changements superficiels, une même âme collective continuerait à s'exprimer sous des formes différentes. Farouche opposant du socialisme de son époque, Gustave Le Bon ne croit pas pour autant au rôle de l'individu dans l'histoire. Il conçoit les peuples comme des corps supérieurs et autonomes dont les cellules constituantes sont les individus. La courte existence de chacun s'inscrit par conséquent dans une vie collective beaucoup plus longue.

Book 2

Préface de J.D. Michel au livre « Le débat interdit ◄

Il est des enthousiasmes qu'il importe de ne pas voiler, que ce soit par fausse pudeur ou par posture. Le livre que vous tenez entre les mains m'a procuré l'éclairement le plus magistral et le plus délectable que j'aie vécu depuis le début de la « pandémie ». À partir de mon propre domaine (qui étudie la santé dans ses différentes dimensions), j'avais d'emblée repéré, avec bien d'autres, une somme suspecte d'anomalies dans les réponses « sanitaires » à ce qui était — et aurait dû rester — une épidémie relativement banale, et somme toute peu compliquée à gérer.
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Le ou la Covid s'est révélé d'une létalité relative, ne présentant un danger (sauf exception) que pour les personnes en toute fin de vie ou atteintes de comorbidités graves. On sait par ailleurs que la règle de base pour faire face à une épidémie est de laisser la société fonctionner le plus normalement possible, tout en protégeant les groupes de personnes à risque et en confiant au « premier rideau » des médecins généralistes le soin de traiter et d'accompagner les malades — fût-ce avec les moyens du bord.

Book 2

Préface d'un livre sur « la théorie du complot » avec Jean-Dominique Michel

La publication en français du présent ouvrage revêt littéralement un caractère de salut public. Tous les professeurs le savent : entreprendre de transmettre des savoirs portant sur des phénomènes que les étudiants n'ont jamais rencontrés rend, par l'abstraction que cela suppose, l'opération incertaine. En revanche, si vous présentez des clés de lecture, peu après qu'ils en ont fait l'expérience (et possiblement souffert dans leur psychisme et leur chair), l'intégration des connaissances se fera comme celle d'un verre d'eau absorbé au sortir du désert.
La mort de Socrate

La mort de Socrate
Dans son ouvrage, Lance de Haven-Smith décrit et décode les tours et les manipulations qui ont mis nos sociétés sens dessus dessous depuis un funeste mois de janvier 2020. Malgré l'envergure et la complexité de l'analyse, le propos est pourtant fort simple. Dans son acharnement à effacer des pans entiers de la réalité, notre civilisation en vient (entre autres) à nier l'un des principes les plus fondamentaux des systèmes de gouvernance : ainsi que notre espèce en a acquis la nécessaire conscience au cours des âges, ceux qui détiennent le pouvoir tendent naturellement à en abuser, et à ourdir toutes sortes de conspirations pour camoufler leurs agissements derrière de vertueuses professions de foi et des discours qui, comme on le dit, « ne mangent pas de pain ».